dimanche 15 novembre 2009

Le 4L Trophy..... à la rencontre de l'Autre et de soi-même !

J'ai reçu dernièrement un lettre de notre neveu Christophe Boulloud nous faisant découvrir un projet qui lui tient à coeur ! Projet humanitaire mais aussi challenge sportif qui au-delà de l'investissement personnel engendre un coût. Christophe nous proposait alors de faire un don pour l'aider à réaliser ce projet ***. Je lui ai proposé de relayer son appel à "nos familles" sur le blog. Peut-être sera-t-il entendu de quelques-uns.....

LE 4L TROPHY
Une aventure à vocation humanitaire.

Qu'est-ce que le 4L Trophy ?
Le 4L Trophy est un raid humanitaire qui se déroule chaque année fin février. Il rassemble des étudiants venus de toute la France et de certains pays d'Europe.
Au volant d'une Renault 4L, ces étudiants (plus de 2000) partent sillonner le désert marocain pendant une dizaine de jours. Leurs objectifs : apporter argent et fournitures scolaires pour les enfants marocains, découvrir une nouvelle culture et nouer des contacts avec la population, et enfin participer à un véritable « rallye » automobile, avec au programme : course d'orientation, franchissement d'obstacles (dunes, cours d'eau) … etc.
Le 4L Trophy est donc avant tout un raid basé sur l'entr'aide et la solidarité : par exemple, un équipage victime d'une avarie reçoit souvent l'aide de la population ou d'un autre équipage pour aider à la réparation.

Qui sommes-nous ?

Notre équipage est constitué de 2 personnes : Christophe Boulloud, étudiant en deuxième année de médecine à la faculté de Versailles/Saint-Quentin en Yvelines, et Paul Olive, étudiant en première année de kinésithérapie à l'ADERF Paris.
Pour ce raid, nous avons créé une association qui nous permet de nous faire connaître et de récolter des fonds : l'association «SQY du désert» : «SQY» pour Saint-Quentin en Yvelines, la ville dont nous venons et «désert» pour souligner l'élément principal de notre périple au Maroc.

Comment se déroule le raid ?


Le départ aura lieu les 17 et 18 février 2010. Après un pointage et quelques ultimes vérifications techniques, les étudiants auront jusqu'au 19 au soir pour rejoindre le détroit de Gibraltar, où ils seront acheminés par ferry au Maroc.
Du 22 au 26 février, 6 étapes permettront aux équipages de rivaliser dans un esprit de fraternité, et d'aller à la rencontre des populations marocaines
Le raid s'achève le 26 au soir à Marrakech, le 27 étant consacré au repos et à la remise des prix.
Enfin, le 28, les étudiants reprennent le ferry dans le sens inverse et retournent en Europe.
Nous contacter ?
Le 4L Trophy, comme expliqué ci-dessus, a pour objectif d'aider à la scolarisation des enfants marocains. Pour ce faire, nous devons réunir une certaine somme d'argent pour nous acquitter des droits de participation. Cet argent sera utilisé pour permettre la construction d'écoles, l'achat de matériel … etc De plus, chaque équipage doit également récolter 50 kg de fournitures scolaires qui seront distribuées pendant le raid (l'année dernière, plus de 60 tonnes de fournitures ont pu être distribuées !).


Si vous souhaitez nous adresser un don
(déductible à hauteur de 66% de vos impôts)
vous pouvez nous contacter
au 06.03.22.24.16
ou sur les adresses suivantes : oxydthebest@hotmail.com
**** dans sa lettre Christophe me disait que les donateurs seraient informés de l'évolution de son projet par mail, recevront des photos du raid etc.

mercredi 11 novembre 2009

11 Novembre... aujourd'hui... comment et pourquoi ?

Le choix du titre est volontiers un peu provocateur ! J'entends ici et là que la disparition du dernier"poilu" remettrait en cause le motif de la célébration. On pourrait tourner une page pour en ouvrir une autre ? Il me semble que l'on a pas attendu ce 11 novembre pour se réjouir du rapprochement franco-allemand déjà illustré par l'accolade du Général de Gaulle à Adenauer ou la poignée de main de Mitterand à Kohl. Alors aujourd'hui, certes, la présence de Merkel aux cotés de Sarkozy ajoute encore à ces temps forts mais ils ne doivent pas se substituer à la mémoire de toutes ces jeunes vies sacrifiées au nom de la Patrie mais aussi, trop souvent par une hiérarchie politique bornée et sous la férule de généraux incompétents ou peu soucieux du sort de leurs hommes.
L'an passé, j'avais évoqué (sous le libellé "généalogie et histoire pour tous"), l'histoire de Camille Eugène Boulloud dont on a jamais su ce qu'il était devenu..... seulement disparu comme tant d'autres ! Une vie fauchée, un deuil impossible, une reconnaissance tardive avec (après jugement) son inscription auprès de son cousin et de ses frères d'armes sur le monument aux morts de Vaulnaveys dans l'Isère.
Cette année, j'évoquerai la mémoire de Paul Thorel, l'un des frères de mon grand-père paternel.
Je lui donne la parole à travers une lettre qu'il écrivait peu de temps avant sa mort à son frère aîné, Marcel qu'il nomme amicalement "mon bon vieux". J'ajoute que Marcel, lui militaire, est le grand-père de Bertrand Thorel, récemment venu à la généalogie et auquel j'ai fait souvent allusion depuis que le contact s'est établi entre nous. C'est lui qui m'a transmis ce document !
(Cliquez sur la photo ci-dessus pour une meilleure visibilité)

Cette lettre va peut-être en surprendre quelques-uns. Elle est assez éloignée des pauvres mots écrits dans les tranchées par ceux qui vivaient le calvaire des tranchées. Non, Paul en août 14 est à l'arrière. Trop vieux dit-il (il avait 32 ans !) "Il y a des compagnies de formées avec les jeunes, je n'en suis pas encore. Mon tour viendra sans doute. Car il en faut un peu par petites ponctions. Lorsque celles constituées seront épuisées, il faudra que d'autres les remplacent !" On ne peut être plus lucide.....
Paul y va même d'un peu d'humour, reflet sans doute un peu de l'esprit ambiant à l'arrière avant de descendre en enfer : "Dans quel coin décimes-tu les allemands avec tes mitrailleuses".
Touchante fin de lettre pourtant si courte où il n'oublie personne pas même de prier pour les siens. Son tour viendra effectivement... Paul tombera en octobre 1914 sans doute près de Bourgogne, un petit village de la Marne. D'après des renseignements donnés à son frère Jacques après la guerre par un aumônier allemand, Paul serait mort de la gangrène apparue sur la jambe où il avait été atteint. Toujours selon cette même source, il serait décédé dans l'église du village, transformé en hôpital de campagne par les allemands. Le lieu de sa sépulture est inconnu !
N'oublions pas !

mardi 10 novembre 2009

Le Mur..... les murs..... nos murs !

J'ai beaucoup hésité à évoquer ce jour ou le Mur est tombé ! car si, d'évidence, ce fut un jour exceptionnel, je ne ressentais pas le besoin d'en parler ici ! D'autres l'ont fait, le font ou le feront avec beaucoup plus d'éloquence et d'érudition ! quoiqu'il en soit qui pourrait banaliser ce magnifique symbole dans un monde dont l'horizon est encore bouché par tant et tant de murs. Et c'est la raison qui brise mon silence..... bonheur et joie pour tous ces hommes et femmes qui ont vu leur horizon s'élargir mais tant de détresse et de colère pour tous ces murs qui s'élèvent ou se contruisent encore dans le monde : mur de béton parfois mais plus nombreux encore murs d'indifférence, de haine, d'idéologies de quelque bord qu'elles soient, de fanatismes, d'égoïsme..... Il y a du boulot avant que nous puissions danser, rire et chanter sur les ruines de nos murs !
Je ne suis jamais allé à Berlin mais à l'époque Jean-Claude Boulloud s'y est rendu et je conserve précieusement ce petit morceau de mur qu'il nous a donné. Il sera transmis à nos petits-enfants pour qu'il n'oublient jamais comme je leur transmettrai encore de petits témoignages tactiles des deux grandes guerres qui ont secoué l'Europe.
En attendant, le mur fait encore parler de lui à travers des expositions de morceaux de béton sur lequel des artistes sont exprimés et qui ont été démontés après la chute. Expression d'un art qui voulait stigmatiser l'enfermement de ceux qui étaient restés du mauvais coté. Aujourd'hui, affaire commerciale avec des ventes qui marchent bien, paraît-il. Pourquoi pas ! de telles oeuvres, si elles entrent dans des musées, seront les fragments d'un symbole puissant comme une toile neuve destinée à la création de notre siècle.
Mais hors musées, réquisitoires ou célébrations..... n'oublions pas ces autres murs élevés depuis et qui attendent toujours leurs chutes et leurs artistes.

dimanche 8 novembre 2009

Utilisation du blog

Jusqu'en septembre dernier, ce blog proposait à ses lecteurs un moyen bien pratique et rapide d'accéder aux chroniques qui les intéressaient.
Curieusement et sans que j'ai pu, encore aujourd'hui, comprendre le pourquoi du comment, cette barre de navigation ("navbar" située en haut et à gauche de la page d'accueil) ne fonctionne plus ou du moins très très partiellement. Il semble, si j'en juge par ce que je lis (sans tout comprendre et de là ! sur le forum "blogger" c'est que des modifs ont été faites. J'en suis là !
Alors qu'en est-il aujourd'hui ? Hé bien si vous tapez un nom de famille ou un événement sur cette barre de navigation, vous n'obtiendrez réponse que sur des chroniques émises durant le mois courant. C'est évidemment un peu réducteur ! Auparavant, le balayage se faisait sur l'ensemble du blog depuis sa création en janvier 2008.
Que faire désormais pour une bonne lecture du blog ? Moins rapide, certes, mais tout de même pas si contraignant que cela, dirigez votre recherche vers les "archives" ou encore les "libellés" que vous trouvez en colonne de droite. Très facile !
Les archives remontent le temps, les libellés vous permettent de cibler les "posts ou chroniques" écrites sur telle ou telle famille ou groupes de familles, sur les événements, l'actualité, le carnet familial, etc. C'est archi-simple.
Par ailleurs, j'observe toujours que je reçois bien peu de commentaires. Allez, n'hésitez pas, c'est pas bien compliqué. Utilisez la méthode "Corinne" c'est-à dire répondez sous "anonyme" (pas besoin d'ouvrir un compte chez Google") mais n'oubliez pas de signer. D'avance merci.
Donnez-moi aussi de vos nouvelles, de celles des vôtres, des événements familiaux. Les liens entretenus sont porteurs de vie ! Je rappelle que ce blog est privé donc n'apparait pas sur le Net.

samedi 7 novembre 2009

Allez..... on parle encore un peu des vacances ! de Toussaint bien sûr

Voici donc notre petite bande venue rejoindre leurs grands-parents maternels en Seine-et-Marne, exception faite à la Bretagne depuis l'an passé. Le beau temps, durant presque toute la semaine, a pu permettre à la majorité du club des cinq de jouer ou courir dans le jardin ou aux alentours. Nous avons la chance d'avoir la proximité de la forêt et dans notre résidence de disposer de quelques six hectares de parties communes qui donnent vue sur prairies où paissent les chevaux du haras voisin, un petit ru nous séparant ainsi de nos voisins à quatre pattes !
Pas trop tentés d'aller plus loin nos jeunes compagnons !... les journéees furent donc ponctuées le matin d'un peu de travail (scolaire !) et les après-midi de quelques jeux (Scrabble, Il était une fois notre Terre, Code de Vinci, Taboo junior, etc.) ou encore l'inévitable Wii, les jeux sur ordinateur, quelques DVD le soir mais encore au cinéma "Le petit Nicolas" , un parcours réclamé au booling proche et cerise sur le gâteau (enfin, c'est moi qui le dit !) visite du château de Vaux-le Vicomte bien connu en raison des malheurs survenus à son propriétaire Nicolas Fouquet condamné par la jalousie de Louis XIV mais surtout victime de la fourberie de son ennemi Colbert. Une visite avec les seuls enfants de Christel et Jean-Michel, leurs cousin et cousine étant partis rejoindre la veille leur famille paternelle pour la fin des vacances. Promis Baptiste et Emilie, nous retournerons à Vaux-le-Vicomte !
Résumé en quelques clics....."at home"
























puis "Vaux-le-Vicomte" avec....... ses magnifiques jeux d'eaux, ses jardins de buis taillés que l'on appelle les "jardins de broderie" et les très belles perspectives que ce soit du château ou du parc vue du haut de sa coupole. Seuls Jean-Pierre et les garçons purent y accéder, cet accès étant interdit à Margaux trop jeune.










En découvrant cette magnifique fontaine en forme de couronne, Margaux dira avec beaucoup d'humour que la tête des rois devaient être bien grosse.....


dimanche 1 novembre 2009

Toussaint..... patrimoine et généalogie !

La pression foncière, l’évolution des mœurs accompagnant une certaine déchristianisation à laquelle s'ajoute parfois l'idée d' une disparition « propre » des morts, purifiés par le feu, l’économie générale suscitent actuellement un engouement certain pour l’incinération. Avec elle, les cendres se dispersent..... Les traces funéraires risquent donc de devenir de plus en plus ténues.

Ce n'était pas le cas des générations précédentes : pierres tombales, croix et inscriptions témoignaient fortement des présences ancestrales et affirmaient en résumé les dates extrêmes du défunt, naissance et décès. La tombe familiale des Rabillon au cimetière du Nord à Rennes en est le témoignage. On y relève pas moins de quatre générations de mes arrière-arrière grands-parents paternels à mes parents..... réunis avec les parents de mes cousins de Sallier Dupin dont la mère etait née Rabillon.













Ce patrimoine risque de disparaître. Du fait de son ancienneté mais aussi par négligence et abandon. Qui n'a pas remarqué de pauvres tombes, pierres levées moussues et décrépites, penchées, inscriptions presque effacées ou encore des croix de ferronnerie cassées, renversées..... On peut y trouver un certain charme car s'opère là le subtil mélange du temps, de la nature et des croyances face à la mort. Le charme cependant n'est pas une fin en soi. Si rien n'est fait, on va simplement à l'anéantissement des lieux. Les descendants sont ailleurs, dispersés. Les vieilles tombes finissent à la décharge, la nature reprend ses droits : les arbres, le lierre, les lichens font leur travail.
D'autres lieux de mémoire ont plus de chance protégés en raison d'un site particulier, d'une histoire, d'un lieu de pèlerinage. Ils font alors parfois l'objet d'une restauration ou d'un entretien grâce au volontariat de quelques-uns.
Il nous appartient de préserver ces lieux, les dates, les noms, les pierres érigées en souvenir des morts. Faire le relevé de ces inscriptions, photographier est un devoir patrimonial qui s'impose à nous pour pouvoir transmettre aux historiens, aux généalogistes, aux petits-enfants.....
C'est ce que font nombre de généalogistes bénévoles au sein de "CimGenWeb", un site qui collecte leurs relevés et les diffuse sans esprit de mercantilisme. Des bénévoles qui, dans leur commune, relèvent aussi les noms de tous ceux qui ont leur nom inscrit sur les monuments aux morts. Par devoir sans doute mais aussi par plaisir, le plaisir de transmettre.....
Afin que ces lieux émouvants, façonnés par le temps...
ne disparaissent pas à leur tour
victimes de l'indifférence générale...

Et que nous ne vivions pas à l'avenir de "regrets éternels" !