lundi 31 mars 2008

Le champ des martyrs

J'ai évoqué dans un précédent message l'union de mon arrière grand-père Noël Thorel avec une jeune fille appartenant à une famille de gentilhommes verriers normands, les Le Vaillant. Le frère de Thérèse Le Vaillant dite de la Lande prit part au débarquement des émigrés à Quiberon en juillet 1795.
Avec ses compagnons, il fut fait prisonnier et fusillé malgré les promesses du Général Hoche de les laisser en vie ! Leurs noms sont inscrits sur le mausolée commémoratif de la Chartreuse de Brecht près d'Auray (Morbihan) où je vous emmène..... Mais auparavant, quelques éléments de la tragédie vécue par mon arrière-arrière-grand-oncle Adrien, il avait 28 ans !
"Le 27 juin 1795, sur les plages de Carnac, plusieurs milliers d'émigrés débarquent venus rejoindre les Chouans. Un objectif commun : restaurer la monarchie. Mais face à la réactivité et à l'organisation de l'armée républicaine, les "Blancs" se retranchent sur la presqu'île de Quiberon dans le fort de Penthièvre. Trois semaines à peine suffiront à l'armée du général Hoche pour réduire le dessein royaliste en cauchemar. L'Histoire lui a laissé le nom d' «Affaire de Quiberon»".
Cet épisode, a tourné au drame. Carnac, Auray, Vannes et Quiberon ont gardé des stigmates du débarquement et de la terrible répression qui s'ensuivit. Des stèles et croix rappellent sur les plages de Carnac et de Quiberon le débarquement des émigrés. Le fort Penthièvre existe bien entendu toujours.
Dès 1795, les lieux d'exécution des émigrés et des Chouans sont appelés «Champs des martyrs». C'est ainsi que 206 d'entre eux dont Adrien sont exécutés dans les marais de Kerzo sur la commune de Brech et ensevelis dans ce champ.

Août 2007... Saint-Gildas-de-Rhuys étant proche d'Auray, nous sommes partis avec trois de nos petits-enfants Gautier, Baptiste et Emilie sur les traces d'Adrien Le Vaillant. Nous avons retrouvé le "Champ des Martyrs", intact, protégé par un enclos et entouré de marais.

Le lieu chargé d'émotion invite au recueillement.
Dans l'enclos, a été édifiée une chapelle votive de style néo-classique qui nous a paru un peu délaissée ! Sur le fronton, deux inscriptions y sont portées



"Hic ceciderunt".....
ici ils tombèrent
"In memoriam eternam erunt justi"
..... dans la mémoire éternelle
ils seront justes.
A coté existe une Chartreuse dont les Chartreux furent expulsés en 1791. Le curé d'Auray rachète le domaine, y installe les "Filles de la Sagesse". En 1814 avec l'aide d'une souscription, il fait construire une chapelle en mémoire des victimes de Quiberon. Il donna l'ordre d'exhumer les corps du Champ des martyrs et de les transporter en cette chapelle. Le Duc d'Angoulême décide ensuite l'érection d'un Mausolée qui couvre le caveau.Nous ne pourrons pas visiter la chapelle et y lire le nom d'Adrien sur le mausolée fermés lors de notre passage. Il est toujours prudent de se renseigner !Nous avons cependant eu plus de chance que mon cousin Jean venu de sa Provence dans le courant de l'été 2006. Notre grand-père Camille Thorel dans une lettre adressée le 2 août 1918 de Gouarec (Finistère) à sa petite fille Geneviève, écrit : "Je regrette de n'avoir pu aller à Sainte-Anne d'Auray où un de mes grands oncles (il s'agit bien sûr d'Adrien) est enterré dans la crypte. C'est trop loin et serait trop coûteux". Se fondant sur cette lettre dont je lui avais communiqué le contenu, Jean ne trouva rien et pour cause... sa mésaventure me poussa à plus d'investigations et c'est ainsi que j'ai retrouvé sur Google le "Champ des Martyrs". Si vous passez dans la région, visitez ce lieu chargé d'Histoire et inscrit à notre patrimoine.

Archives: Je possède une copie du jugement du tribunal militaire condamnant à mort Adrien Antoine, fait prisonnier avec plusieurs compatriotes dans la presqu'île de Quiberon. Convaincus d'émigration, d'avoir porté les armes ou fait partie de rassemblement d'émigrés...Ce document m'a été communiqué par Paul Thorel qui, avant moi, fit des recherches sur la famille Thorel

Recherche infos (suite)

Je remercie mon frère Michel qui s'est interessé à l'histoire de ce navire qui, pour moi jusqu'ici, était le "France" n° 1 (cf. message du 22 mars dernier ). Heureusement qu'il y en a qui suivent ! et le font savoir.....
Michel a remarqué que ce navire ne pouvait être le bon puisque mis en service en 1912 alors que le navire évoqué au sujet de notre oncle Joseph Decq battait pavillon avant 1912. Je suis donc repartie à la recherche d'un autre France ou d'une erreur dans les archives familiales ! Je l'ai trouvé le fameux bateau... il s'agit du navire "La France" mis en service en 1865 et qui assura des liaisons outre-atlantique jusqu'en 1910.

Paquebot en fer et roues à aubes, "FRANCE" premier du nom et second de la première série de cinq paquebots construits dans les nouveaux Chantiers et Ateliers de Saint Nazaire (Penhoët) créés par la Compagnie Générale Transatlantique. Lancé le 1er octobre 1864 et mis en service en juin 1865 sur la ligne Saint Nazaire - Vera Cruz. Transféré en août 1872 sur la ligne Le Havre - New York. Le 30 septembre 1872 sa machine casse au large de Cherbourg, il revient à la voile au Havre. Le 6 avril 1876, il participe au sauvetage de l'équipage d'un navire en perdition sur le banc de Terre Neuve. D'avril à juillet 1884 "France" est affrété pour transporter les troupes du corps expéditionnaire du Tonkin. Fin 1884, il est affecté à la ligne des Antilles. Gravement endommagé en 1886 par un incendie en route pour Fort de France, il est réparé au Chantier de Penhoët. Remis en service sur la ligne Saint Nazaire-Colon (Panama), puis en 1906 sur Le Havre-Bordeaux-Colon et en 1908 sur Saint Nazaire Vera Cruz, souvent en cargo pur. Vendu à la démolition le 29 juillet 1910 à Cherbourg.Quelle histoire ! mais reste à retrouver les archives qui évoquent l'épisode cité à propos de notre oncle : sauvetage des passagers du "France" n°1 échoué sur la côte de l'île San Sébastien au Brésil !....Quoiqu'il en soit, nous progressons car il est désormais crédible vu l'affectation du "France" sur la ligne Le Havre-Colon en 1906 que le bateau de Joseph Decq ait pu se trouver là pour aider les passagers du navire en difficulté. A suivre..... et pour cela, je m'inscris sur le forum Généalogie et Marine où j'aurai, je l'espère, la chance de rencontrer quelqu'un qui en saura un peu plus !
Pour conclure, notre FRANCE 1962-1974 était donc le troisième du nom après le n°2 en service de 1912 à 1935 et celui qui nous intéresse aujourd'hui 1864-1910. Au moins j'aurai appris quelque chose et vous ?

La photo mystère ?

Reconnaissez-vous ????? sur cette photo ?
Pour certains, le mystère sera vite élucidé mais pour d'autres l'exercice sera peut-être moins facile sauf si un indice bien visible ne les guide... j'attends vos réponses nombreuses !!! par le biais du commentaire. A vos marques, prêt..... partez !

samedi 22 mars 2008

Nous sommes tous cousins ! ou presque....

C'est le titre d'un ouvrage paru, il y a quelques années. J'ai pu, au cours de mes recherches sur les différentes branches de nos familles, constater combien cette affirmation était exacte. Le lien n'est pas obligatoirement direct. Il peut être de proximité (parrainage, familles appartenant à un même patrimoine, lien collatéral). Quoiqu'il en soit, ces liens ouvrent toujours des perspectives nouvelles sur notre passé. Je vais évoquer aujourd'hui le lien des familles Thorel et de Caqueray, un lien que mes parents et au-delà ne connaissaient pas.....
L'histoire commence par le mariage de Noël Pierre Thorel (1753-1790) et de Thérèse Le Vaillant de la Lande. Au passage, on notera avec amusement que la mère de Thérèse, Marie-Charlotte de Ranfreville appartient à une famille largement citée dans le livre de notre grand-oncle Gaston de Caqueray. En effet, la grand-mère de Thérèse était une Louise de Caqueray et un oncle de Thérèse épouse une Françoise Thérèse de Caqueray.
Il en est de même de la famille Le Vaillant, une grande famille de verriers de Beauvoir-en-Lyons comme l'etait la famille de Caqueray. Des familles nombreuses qui vivaient sur les mêmes terres de Normandie et servaient la même industrie. Nous en reparlerons !
Plus fort encore, Thérèse et Noël Pierre, huissier à Lyons-la-Forêt, donneront à leur fils Louis Camille Thorel (1789-1861), mon aïeul, pour parrain un Charles Louis de Caqueray dit Sieur des Routieux. Or "les Routhieux" était une des grandes verreries de Normandie. C'est en déchiffrant son acte de baptême, il y a quelques années que je relevais avec surprise la signature "de caqueray" au bas de l'acte. L'enquête commençait ! quel lien unissait donc les familles Thorel et de Caqueray ?
Vous lirez sur cet acte que Louis Camille est né le 02/09/1789 et baptisé le cinq de ce mois. Vous y reconnaîtrez encore les noms des parents ainsi que celui des parrain et marraine avec leurs signatures au bas de l'acte.
Je crois pouvoir dire aidée en cela par un membre du forum consacré aux familles normandes que le parrain de mon arrière grand-père Louis Camille est ce Charles Louis de Caqueray cité p. 417 de l'ouvrage "Evocations du Passé familial" de l'oncle Gaston pour ceux qui possède le livre en question.
Il est dit, comme dans l'acte de baptême (ci-contre), écuyer, Sieur de Lorme et des Routhieux. A travers toutes informations recueillies sur ce forum et concernant la famille Le Vaillant de la Lande , nous pouvons voir combien nombreux étaient les liens existant entre toutes ces familles de gentilshommes verriers installés en Normandie (région de Lyons-la-Forêt) sur le même terroir et travaillant le verre. Il est émouvant de voir que quelque cent cinquante ans plus tard ma mère Geneviève Thorel (1903-1965), l'arrière petite-fille de Louis Camille épousera Yves Rabillon (1898-1971) le petit-fils de Gaston de Caqueray, père. Vous m'avez suivi ! Mes parents ignoraient que dans leur ascendance, des liens avaient existé entre leurs familles..... A suivre !

Recherche infos.....

L'histoire familiale rapporte que.....
"Joseph Decq reçut du Ministère de la Marine une médaille de Sauvetage "pour avoir fait preuve de dévouement en participant, en canot, à une longue et périlleuse expédition, afin d'assurer du secours à l'équipage et aux passagers du paquebot "France" échoué sur la côte de l'île St-Sébastien au Brésil en Février et mars 1906" .

Joseph, fils de Benoît et de Marie Caroline de Caqueray était un frère de ma grand-mère paternelle Caroline, épouse de Vital Rabillon. A l'époque des faits, Joseph était capitaine au long cours.

Si je sais qu'il a existé un bateau appelé "France" avant le prestigieux navire que nous avons tous connu et gardé en mémoire, je n'ai retrouvé aucune trace de l'épisode cité ci-dessus. Au cas où quelqu'un d'entre vous possède un indice, une piste à creuser, faites-moi signe !

mercredi 19 mars 2008

Du bon usage du blog.....

Ce blog destiné à nos familles d'hier et d'aujourd'hui reste privé. Cela implique que pour l'alimenter de vos nouvelles, photos, etc., vous devez me les adresser.

Mais sachez que cependant vous pouvez à tout moment intervenir par le biais des commentaires..... Jusqu'ici, seule Corinne a utilisé ce moyen de communication .

Regardez-bien... en fin de message, un petit encadré vert (ci-dessous) avec écrit "commentaires" illustré par un crayon. N'hésitez pas et communiquez !

Et toujours en Isère..... Sainte-Blandine


Le mardi 11 mars, remontant vers le Nord, nous ferons halte à Sainte-Blandine, fief de deux cousins germains de Jean-Pierre, Claude et Michel Ferrand. Leur mère, tante Aimée, épouse du Général Ferrand qui représentaient mes beaux-parents à notre mariage, était la soeur du papa de Jean-Pierre. Le matin, nous visitons La Tour du Pin où les grands-parents de Jean-Pierre ont passé les dernières années de leur vie ! Puis nous déjeunons avec Claude, Georges et leurs épouses Madeleine et Lucienne avant de reprendre le chemin de la Seine-et-Marne. Une route que nous ferons sous les bourrasques de pluie et de vent jusqu'à l'arrivée sur notre terre francilienne en fin d'aprés-midi.....

Vaulnaveys-le-Bas en Isère

Après Les Saisies, nous nous dirigeons vers le Sud en direction du département de L'Isère à la rencontre des cousins de Jean-Pierre. Mon beau-père Emile Boulloud était originaire de la région et le berceau de la famille Boulloud depuis le 17é siècle se situe dans ce village de Vaulnaveys-le-Bas que sa cousine Jeanne ainsi que ses enfants habitent toujours.



Son fils Pierre, ici avec Jean-Pierre, habite la maison de ses grands-parents avec Cécile et leurs deux enfants Zoé et Jules. Une ancienne ferme restaurée avec beaucoup de goût !





Nous y sommes toujours accueillis avec beaucoup de gentillesse et de convivialité.....
Au loin on aperçoit la maison de Jeanne où nous sommes venus tant de fois avec les enfants sur le chemin du retour après le ski.Que de souvenirs et une pensée pour Alphonsine (1906-1985) qui nous régalait de ses bons et plantureux repas ! et Jules (1931-2004), le mari de Jeannette si gentil avec les "Parisiens" !




Absente de la photo ci-dessus pour cause de concours équestre, Zoé nous présente son poney "Kirikou"...





Elle pratique l'équitation avec passion !

Brigitte, la soeur aînée de Pierre, habite, elle aussi tout à coté avec Laurie qui nous vient d'Ecosse et leurs deux filles Emma et Jennifer dite Jenny. Nous aurons même le privilège d'entendre Jenny au piano (deuxième année).

Jeanne a encore un fils, Fabrice, l'heureux papa de Robin, le gagnant du Slalom Benjamins évoqué dans un message précédent. Nous avons eu la joie de le revoir après plusieurs années faisant ainsi connaissance de Robin et de sa petite soeur Juliette
Vous aurez reconnu au passage et de gauche à droite Jean-Pierre, Jennifer, Juliette, le chat, Jeanne, Fabrice et Robin..... Au revoir !

mardi 18 mars 2008

Les Saisies...2008

Ozoir-la-Ferrière, Vendredi 29 février... vers 15h30, Céline et Michel, viennent nous rejoindre et, ensemble, nous prendrons la direction de l'A5 proche en direction de la Savoie ! Christel et les siens suivent quelques heures plus tard. Rendez-vous à Mâcon où nous passons la nuit. Le lendemain, dispersion des enfants dans les voitures, chacun possède un "talkie walkie" (économie des portables et joie des plus jeunes qui ne se privent pas d'en faire usage !). Baptiste et Gautier partent avec Céline et Michel... et regardent un film. Margaux et Emilie rejoignent la voiture des grands-parents... Clément est "navigateur" auprès de son papa.

Christel et Jean-Michel sont les plus rapides !!! nous précédant aux Saisies. Grâce à eux, nous trouvons place au restaurant "l'Ecoelle", des places déjà devenues très chères !


Suivent remise des clés, installation, prise de l'équipement loué à l'avance (casques, skis, chaussures), etc., etc.,etc.



Premier contact avec la neige devant l'immeuble. Le lendemain, de bon matin tout le monde s'affaire pour chausser les skis ou tâter de la luge...
Le matin, les garçons skient avec leurs parents, les filles font de la luge avec les grands-parents, enfin je veux dire accompagnées !



L'après-midi, ce sont les cours pour tous, sauf Gautier (à gauche) qui ne le souhaite pas cette année et suit les "grands" sur les pistes tandis que Baptiste et Clément vont tenter le "Cristal de vermeil" (équivalent 3ème étoile) et les filles la "Cristal" (équivalent Flocon). En effet, ils suivent les cours de l'école de ski internationale dont les dénominations des médailles ne sont pas les mêmes que l'école de ski français...

Les journées se suivent et se ressemblent, pas la météo : une neige mouillée à notre arrivée, pas agréable. Le jargon du skieur parle de "soupe" mais elle est accompagnée d'un grand soleil. Ceci explique cela... Puis, arrivera la neige qui laissera quelques traces sur les casques de nos petites championnes.....


Au bout de trois jours, Margaux et Emilie seront admises à suivre leurs parents le matin. Les grand-parents ont donc quartier libre ! L'après-midi aussi puisque tous sont sur les pistes.






Aussi, nous profitons de cette disponibilité au bénéfice de la promenade. Quelques télésièges sont accessibles aux piétons ce qui permet d'aller en altitude et de redescendre à pied si l'on ne se sent pas capable defaire l'aller et retour en deux heures car... attention, nous sommes attendus à la fin des cours pour le goûter : un succulente brioche au sucre. Notre première sortie, en
plein blizzard fut rude mais bien
tonique. Nos skieurs nous ont aperçus, serrés l'un contre l'autre, courbés sous les bourrasques sur la piste destinée pour piétons.


La seconde le fut sous un grand soleil... nous avions d'ailleurs retrouvé nos sportifs au sommet avant de redescendre... en admirant le grandiose panorama de la chaîne du Mont Blanc. C'est lui coiffé d'un petit nuage !

La fin du séjour s'annonce avec la remise des médailles. Tous et toutes ont rempli le contrat et arborent fièrement leur trophée. On pense déjà à l'année suivante !



Et pour fêter ces bonnes vacances, la soirée fondue au restaurant "Le Caribou"... Incontournable !.....

lundi 17 mars 2008

Eindhoven


Aujourd'hui, Corinne est partie aux Pays-Bas
précisément à Eindhoven
afin d'y couvrir les Championnats d'Europe de natation.


Ceux ou celles d'entre vous qui s'intéressent au sport n'oublieront pas de se "brancher" sur Europe 1 durant toute la semaine. Publicité gratuite ! Vous me raconterez.....

samedi 15 mars 2008

Robin Boulloud, champion Benjamin du slalom

Jeanne Boulloud est heureuse de nous apprendre
le succès de son petit-fils Robin
au Championnat de France Benjamins dans la catégorie Slalom
jeudi 13 mars à Châtel.
Vous le voyez sur la photo avec Fabrice, son papa et Jeannette, une photo prise lors de notre passage à Vaulnaveys, quelques jours avant.
Nos félicitations affectueuses et familiales à Robin. A 12 ans, déjà beaucoup de détermination et, nous le lui souhaitons, un bel avenir dans cette spécialité.
Je vous fais grâce des complets résultats, illisibles sur ce blog. Je m'en suis tenu aux cinq premiers de cette compétition mais sachez que ce slalom comptait 137 inscrits... Il y eut 40 abandons, 18 disqualifiés et 3 absents c'est dire la performance de Robin. A suivre....

jeudi 13 mars 2008

Souvenons-nous !

De retour de la Savoie (je vous raconterai...), je découvre le message suivant d'un correspondant, coordinateur d'un site dédié à "la mémoire".....
Communiqué de la présidence de la République, ce jour 12/03/08 :
Le dernier "poilu" survivant de la Première guerre mondiale, Lazare Ponticelli, est mort à l'âge de 110 ans.Le président de la République déclare ; "J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la Nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale".Un hommage national à l'ensemble des Français mobilisés durant la Première Guerre mondiale sera rendu "dans les prochains jours".....

A ce souvenir, je voudrais associer celui de tous ceux de nos familles qui ont donné leur vie courageusement au cours de cette époque terriblement meurtrière que l'on a coutume d'appeller "la Grande Guerre"......
..... 1914 .....
Paul Marie THOREL..... sixième fils de mon arrière-grand-père Camille. Officier, il fut mortellement bléssé au début de la guerre et mourut à 24 ans dans une ambulance allemande ! Un premier courrier du Comité international de la Croix-Rouge à Genève à ses parents dit...
"Nous avons le triste devoir de vous informer que nous trouvons sur les listes officielles allemandes : Thorel Paul, Sergent au 36è d'Infanterie est décédé le 3 Octobre 1914 au lazaret de campagne 8 du 7è corps allemand. Nous ignorons la date du décès et le lieu où il a été enseveli. Nous vous prions de croire, Monsieur, à l'assurance de notre profonde sympathie." D'après des renseignements donnés à son frère Jacques par un aumônier allemand, après la guerre de 1914-1918, Paul serait mort de la gangrène qui serait apparue sur la jambe où il avait été atteint. Toujours d'après cette même source, il serait décédé dans l'église du petit village de Bourgogne (51), transformée en hôpital de campagne."
Quelques photocopies de documents officiels adressés à l'époque à son père Camille nous parle encore de lui. Ils m'ont été communiqués par mon oncle Paul Thorel.

Jean Arthur ANNE-DUPORTAL..... le dernier des cinq enfants de la famille. Une parenté par les Noury (Jean Arthur descend d'une cousine germaine de mon AGM) mais avec un lien de plus grande proximité avec nos cousins Drouin et Thorel (branche Aulanier) dont il était un oncle. Etudiant en Droit, il fut incorporé au régiment d'infanterie de Vannes en 1913 pour faire son service militaire. Il partit sur le front dès les premiers jours d'août avec toutes les formations d'active et un mois après, âgé de 23 ans, il était porté disparu pendant les combats de la Marne . Ses soeurs conserveront longtemps l'espoir de le retrouver vivant. Il fallut la fin de la guerre, l'armistice, le retour de tous les prisonniers pour les convaincre que le petit frère avait succombé sous les balles allemandes dès les premiers combats.
Il fut sans doute au nombre de ces milliers de jeunes hommes broyés par les armes de destruction qui furent privés de sépulture et dont les ossements épars, ne permettant aucune identification, furent placés dans un des ossuaires de la ligne de feu, tel Douaumont par exemple.

Louis Marie Alphonse NOURY..... était soldat au 65è Régiment d'Infanterie au moment de sa mort le 27 août 1914 durant la bataille du Bois de Chaumont-Saint-Quentin (Ardennes). Louis nous est, comme Jean Arthur, apparenté par les Noury (même degré).

Louis DESCHAMPS.....décède en captivité en octobre ou novembre 1914 à Lechsfeld (Bavière). Il était sans doute gravement bléssé. Un petit neveu du coté de notre arrière grand-père Pierre-François Deschamps qui, par son union avec Judith Deschamps la Rivière reprit ce patronyme (cf. message du 13/02/2008).
..... 1915 .....

Alphonse Eugène BOULLOUD..... Caporal au 12è BCP, Matricule 2930 au corps, classe 1912 N° 216 au recrutement de Grenoble. Alphonse va trouver la mort en 1915 sur le champ de bataille de la première guerre mondiale en Alsace..... il n'avait que 23 ans ! Alphonse était un cousin germain du grand-père de Jean-Pierre. Même lien de parenté pour sa cousine Jeanne de Vaulnaveys ou ses cousins Claude et Georges Ferrand. Le souvenir d'Alphonse est rappelé sur le monument aux morts de Vaulnaveys-le-Bas dans l'Isère où il avait vu le jour en 1892.....
"Aujourd'hui vingt-neuf avril mil neuf cent quinze à Sulzern (Alsace) devant nous Favier Claudius, sous-lieutenant au 12è Bataillon de Chasseurs sont comparus les sieurs Pierre Henri Lespinasse, adjudant à la 1ère Section de mitrailleuses du 12è Bataillon de Chasseurs Alpins et Pierre Genein, Caporal à la même section, lesquels nous ont déclaré que le sieur Boulloud Alphonse Eugène Constant, caporal à la 1ère section de mitrailleuses du 12è Bataillon de Chasseurs, fils de Jean Baptiste dit Constant et de Blanc Joséphine, né le premier mars mil huit cent quatre vingt douze à Vaulnaveys-le-Bas, département de l'Isère, est décédé à Sulzern (Alsace) le vingt sept avril mil neuf cent quinze par suite de blessures reçues aux avant-postes de Sulzern le dit jour. Le tout quoi nous avons dressé le présent procés verbal qui a été signé par nous et les témoins, lecture faite".

Camille Eugène BOULLOUD était en 1914 sergent au 4è bataillon de chasseurs : Matricule 1002 au corps, classe 1895, n° 711 au recrutement de Grenoble.Porté disparu en 1915 (on a pas retrouvé son corps) à Bucy-le-Long (Aisne)... Son nom est porté sur le monument aux morts de la commune de Bucy (cf. site "Memorial Genweb") mais aussi sur celui de Vaulanaveys-le-Bas. Très proche de Jean-Pierre, de sa cousine Jeanne et de ses cousins ci-dessus nommés puisque Camille était le jeune frère de leur grand-père
Extrait des minutes du Greffe du Tribunal Civil de Première Instance de l'arrondissement de Grenoble, Isère - République française... "Au nom du peuple français, la première Chambre du Tribunal de Première Instance de l'arrondissement de Grenoble, Isère a rendu en audience publique tenue le 6 octobre 1920 le jugement dont le dispositif est ainsi conçu.....
"Prononce et déclare que Boulloud Camille Eugène né à Vaulnaveys-le-Bas le 18 novembre 1875 de Pierre et Emilie Pillon, cultivateur, célibataire à Vaulnaveys-le-Bas est décédé le treize janvier mil neuf cent quinze à Bucy-le-Long (Aisne). Mort pour la France..."


Jean UBICINI..... Comme son cousin Jacques Bodin (ci-dessous), Jean a trouvé la mort durant cette guerre maudite. Il est tombé en Septembre 1915 durant l'assaut de l'Epine de Velgrange dans le Secteur de Saint-Hilaire-le-Grand (Marne). Jean était alors sous-lieutenant au 155è RI. C'était un cousin issu de germain de mon père.
..... 1916 .....
Jacques BODIN..... 23 ans est tombé au champ d'honneur pendant l'attaque du village de Fleury devant Douaumont en Juillet 1916. Il rejoignait dans la mort et le sacrifice Jean Ubicini, lui-même, tombé en Septembre 1915 à l'assaut de l'Epine de Velgrange. Sur sa fiche relevée en 2006 sur la Base "Mémoire des Hommes", nous lisons que Jacques appartenait au 2è régiment de Tirailleurs Algériens (matricule 401 de la classe 1907).
Oncle Pierre Bodin, le jeune frère de Jacques, m'écrit le 9 septembre 1979 : "Leurs noms figurent sur le monument de Lavaré (Sarthe) mais ils sont restés au milieu de leurs hommes sur la terre de Champagne et de Verdun.se sacrifiant pour que la France, dans l'Europe qui devait se faire ne soit pas une colonie des Pays de l'Est, mais occupe une place honorable, à part entière."
Depuis 1979 bien des choses ont changé, le rideau de fer est tombé, le traité de Maestrich a été ratifié par plusieurs pays, d'autres sont encore à la porte de l'Europe attendant qu'on les autorise à y rentrer, un grand pas avec la monnaie unique l'euro en 2002. Il reste à consolider l'ensemble et à réaliser l'Europe politique avec un gouvernement Européen comme il existe depuis l'Euro, une banque européenne.
..... 1917 .....
René RAME..... fils aîné de l'oncle Edmond Ramé, respectable vieillard à la barbe blanche, plutôt impressionnant pour la petite fille que j'étais alors et à qui nous allions, tous les 1er janvier, présenter nos voeux. Le sergent René Ramé est tombé au champ d'honneur le 11 décembre 1917 à Fleury (55) intoxiqué par les gaz à l'âge de 22 ans. Et toujours la même parenté par les Noury.
..... 1918 .....
Claude RAME..... caporal et frère du précédent, bléssé, fait prisonnier, Claude décédera le 16 juillet 1918 à Heilbronn en Allemagne. Un exemple qui montre, si besoin était, combien de familles perdirent plusieurs enfants au cours de la terrible guerre.

Eugène BONAMY..... Capitaine au 9ème Cuirassiers. Militaire de carrière, il eut le temps d'être largement décoré : Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, Médailles coloniale et du Maroc, Officier du Mérite hafidien, Chevalier de l’Etoile noire du Bénin et de l’Ordre des Comores, 7 fois cité pour faits de guerre et finalement "tué à l’ennemi" le 25/3/1918 au Bois de Ferrières près de Chauny (Aisne). Il sera inhumé dans le caveau familial, cimetière de la Bouteillerie à Nantes (Loire-Atlantique). La photo de la tombe et de la plaque sur http://pagesperso-orange.fr/seynaeve. des années plus tard en 1940, son neveu françois le rejoindra au cimetière !

A cet hommage pour leur courage, j'associe le souvenir de mon grand-père maternel Philippe Thorel qui, s'il n'est pas tombé sous les balles ennemies est décédé en 1920 des suites de ce qu'il avait enduré dans les tranchées. Philippe, bien que père d'une famille nombreuse, partit en 1914. Il contracta, à la bataille de la Somme, une maladie de poitrine, suite aux gaz asphyxiants utilisés par les Allemands. Après une courte maladie, il s'éteignit dans la nuit du 19 au 20 février 1920 laissant derrière lui sept enfants dont l'aînée, Geneviève, ma maman n'avait que 17 ans et le plus jeune oncle Michel, deux ans à peine. Paul, cité en tête, était un de ses jeunes frères.

Les autres fils de mes grands-parents partirent aussi mais furent épargnés. Marcel, officier de carrière, mis hors de combat en 1914 par une grave blessure. Louis, près de Verdun, ramenant des blessés fut "repéré" par l'ennemi, son train bombardé... mais il s'en sortit. Enfin André pour lui, cette guerre restait très vivante, souvenirs ancrés profondément dans son coeur... la Somme, la Champagne, les Vosges, Verdun comme caporal mitrailleur de chasseurs à pied. Partout en première ligne, il poussera l'élégance jusqu'à revenir sans une égratignure. Tous n'auront pas eu cette chance !
Enfin, un mot d'Emile Driant, héros de cette guerre, tombé en 1916 au "Bois des Caures" à Verdun et gendre du général Boulanger*. Nous avons un "petit, très petit lien" avec lui par le biais de Rosalie Boulanger (grande-tante du général et dont le petit-fils épousera une Noury). Mais si je vous en parle, c'est que je suis souvent en contact aujourd'hui avec le petit-fils d'Emile, Régis Driant avec qui nous partageons bien des trouvailles. Il collabore à une base importante de données généalogiques. Son grand-père Emile Driant, un héros mais aussi un auteur, écrivait sous le pseudonyme de "Capitaine Danrit", l'anagramme de son nom choisi pour se protéger de la censure de ses supérieurs. J'avais, il y a bien longtemps remisé au grenier deux petits livres de ce "Capitaine Danrit" absolument inconnu de moi. Son petit-fils m' a permis d'extraire l'oeuvre de l'oubli et de la poussière mais, je vous l'avouerai, je ne l'ai pas encore lue !
* le général Boulanger fut immortalisé, entre autres, par une chanson écrite par Paulus "en revenant d'là revue"
Quelques sites qui, si vous le souhaitez, vous permettront de reprendre avec ceux qui y sont tombés les chemins de l'Histoire, notre Histoire :

mercredi 12 mars 2008

Une bougie pour Anne Edith


Je m'appelle Anne Edith Fraisseix et je vais vous dire un secret.
J'ai l'impression que l'on me cache quelque chose !.....
Quelle agitation autour de moi !


Je vous l'avais bien dit.....
Voilà ma maman Catherine qui me chuchote
quelque chose à l'oreille.



Ah ! mais oui, c'est mon anniversaire ?
j'savais pas mais c'est écrit sur le gâteau... Alors !



Youpi ! J'ai un an, vous vous rendez compte...

J'en suis toute surprise..... qu'en pensez-vous ?
Bon... passons aux choses sérieuses !



Quand va-t-on le manger mon gâteau ?

On ne va pas tout de même passer la journée à le regarder....

Joyeux anniversaire Anne Edith


PS : j'ai oublié de vous dire aussi que la maman de ma maman s'appelle Marie Edith dite "Madie" Rabillon quand elle était petite comme moi !