mercredi 31 octobre 2012

1er et 2 novembre... avec eux !


Une Pensée pour nos proches.....
Nous pensons à vous en silence !
Tout ce que nous possédons sont des mémoires
des souvenirs et des photos.
Le ciel vous a dans ses bras
nous on vous a dans notre cœur ♥


dimanche 21 octobre 2012

Janine Bourdier-Marquer...

Raymond et Janine en 2008


        Une bien triste nouvelle...
le décès de Janine Marquer,
 épouse de Raymond Bourdier
         survenu le 12 octobre dernier
                                     à Paris.
 
Depuis quelques années les lettres de notre cousin Raymond évoquaient bien des ennuis de santé. Toutefois, il me confiait encore en 2011 "après une courte période de désarroi, nous sommes résolument optimistes et ne négligeons rien pour réussir....." mais début 2012,  il évoque une année bien pénible avec des hauts et des bas ... il semble que tout soit allé alors bien vite. Malgré son courage et l'amour des siens, Janine s'éteint  ce vendredi 12 ..... 
 
Nous étions invités à la rejoindre
 une dernière fois avec les siens
 jeudi 18 octobre
 en l'église Saint-Rémy de Vanves, sa paroisse. 
Très belle cérémonie avec des temps forts
 comme le témoignage d'Isabelle, sa fille aînée 
qu'elle a bien voulu me confier à l'intention de "nos familles".....


"C’est avec beaucoup d’émotion que je voudrais remercier aujourd’hui maman d’avoir rempli son rôle jusqu’au bout en nous faisant grandir au travers de son attitude face à la maladie.

Elle nous a donné une vraie leçon de vie.

Les deux dernières années nous ont tous rapprochés et nous ont fait partager de merveilleux moments rythmés certes par les traitements, mais illuminés par l’amour immense entre Papa et Maman, chacun protégeant l’autre : papa essayant d’alléger ses souffrances physiques et morales, et maman les taisant pour le ménager.

Notre respect et notre admiration sont sans limite face à cette complicité de tous  les instants.

Maman, comme toute sa vie, ne voulait pas nous encombrer avec ses problèmes et s’est intéressée jusqu’au bout à nos projets qui la faisaient rêver, à  notre vie qui continuait.

Elle s’effaçait pour ne pas tenir le rôle principal.

Mais dans nos cœurs elle est et restera la plus grande et la plus forte des mamans.

Elle nous a confié Papa et c’est avec un immense bonheur que nous prendrons soin de lui désormais."

                                                  MERCI MAMAN



"Je ne suis pas loin
juste de l'autre côté
du chemin"
 
                                                                                              
 J'ajoute que bien des souvenirs me lient à cette branche de la famille. Raymond est un cousin issu de germain selon la terminologie usuelle. Nos grands-mères étaient soeurs. Nous descendons tous deux de Etienne Auguste Léon Sausse qui épouse en décembre 1859 à Sceaux Marie Blanche Bressel. Raymond a toujours été parmi les fidèles gardant le lien en dépit du temps qui passe et des occasions de rencontres se faisant plus rares au fil des années.Il y en eut tout de même en particulier des mariages dont celui d'Isabelle et d'Henri et quelques réunions de famille. Je pense en particulier aux invitations de Marie-Noëlle Martin-Caget qui nous ont permis d'y retrouver Raymond et Janine (photo), la dernière fois en 2008. 
Merci Raymond pour ta fidélité, 
conserve ainsi que tes enfants toute notre affection.

dimanche 14 octobre 2012

Je clique... vous cliquez !

 
Juste un petit rappel.....
Pour mieux visualiser les photos incluses dans les spots, ne vous privez pas d'un petit clic sur le cliché. Ce sera beaucoup mieux surtout si il s'agit d'un montage. Alors ne vous en privez pas, un petit clic vous demandera moins d'effort que de lire ma prose !
A très vite.....

samedi 13 octobre 2012

1812...2012 !

L'histoire de trois hommes que je réunis aujourd'hui en raison de nos liens familiaux mais pas seulement ! 
 Le premier est un habitué du blog... Jean-Marie Noury (1725-1806) dont une petite-fille épouse en 1804 Etienne Vital Rabillon donnant ainsi naissance à la branche bretonne des Rabillon dont je descends. 
Né à Châteaugiron, commune proche de Rennes, alors un village, Jean-Marie est issu d'une famille de notables dont le plus ancien Joseph s'y marie en 1550. En 1788, deux siècles plus tard, Jean Marie est notaire et Procureur en la baronnie de Châteaugiron, ainsi que Procureur fiscal de plusieurs juridictions. Il s'y marie et aura 17 enfants c'est dire les nombreux liens que nous avons encore avec la descendance dont plusieurs me rejoignent sur ce blog. Il avait, paraît-il, dans sa jeunesse, des goûts plus belliqueux que ceux qu'indique la carrière qu'il finira par embrasser. Il prit part à la guerre de succession d'Autriche et a même été blessé à la bataille de Fontenoy  en 1745. De source familiale, il aimait dans sa vieillesse à rappeler ses souvenirs lointains et, si le temps venait à changer, il ne manquait jamais de se plaindre des douleurs que lui causait sa jambe blessée. 
Jean-Marie m'a permis de connaître le second François Joseph Le Guay, un jeune cousin. Ils descendent tous deux de Julien Geslin dit Maître chirurgien en 1650 à Châteaugiron. Avant 1661, un maître chirurgien était souvent un artisan barbier. Possédant des outils tranchants, il était souvent requis pour les saignées et autre "douceurs" chirurgicales de l'époque ! François Joseph est aussi un enfant de Châteaugiron où il est né en 1764. Il choisit l'armée...  capitaine au 1er bataillon d'Ille-et-Vilaine en 1790, il sert à l'armée du Nord jusqu'en 1796. Nommé alors chef de bataillon, attaché au général Moreau, il le suit à l'armée du Rhin. Puis il passe avec lui à l'armée d'Italie et prend part à la bataille de San-Giulano. Au cours de cette bataille, François Joseph chargé de porter un ordre à l'extrémité de la ligne de bataille s'aperçut que la position de l'ennemi avait changé. Prenant alors sur lui la responsabilité qui pouvait lui être fatale, il n'hésita pas à donner un ordre contraire ! Le succès de l'opération lui valut les félicitations publiques de son général bien qu'un pareil exemple d'insubordination fut punissable d'après les les lois de la discipline militaire mais le succès justifie tout... Si il avait échoué François Joseph pouvait y perdre la vie ! Au lieu de cela, cette affaire hâta son avancement. Il retourne avec Moreau à l'armée du Rhin et fut nommé général de brigade en 1801, commandeur de la Légion d'Honneur en 1804. Baron de l'Empire en 1808,  on le retrouve à l'armée d'Allemagne où il assiste en 1809 aux batailles d'Essling et de Wagram. 
Pilwizki à gauche de Vilnius et sous Kaunas (Kowno)
Le destin de François Joseph n'est pas encore scellé... Il intègre la Grande Armée de Russie et se distinguera sur plus d'un champ de bataille pendant cette mémorable campagne. Et dans l'immense déroute qui suivit l'incendie de Moscou, il meurt de froid et d'inanition sur la route de Kowno à Pilwizki, le 16 décembre 1812.
Triste fin pour cet homme valeureux qui montra tant de courage sur tous les champs de bataille qui alimentent nos livres d'histoire.
Et voilà le troisième homme, Ignace Bressel (parfois appelé Jean). Il appartient, lui,à l'ascendance maternelle de ma mère Geneviève Thorel. C'est la racine la plus profonde de cet arbre. Aujourd'hui encore seule sa descendance m'est familière. La trace d'Ignace a disparu en ce début du 19è siècle. Seuls les actes de naissance de ses 4 enfants nous parlent de lui, de son épouse. Et sur celui du dernier (mon bisaïeul), Ignace est dit "culottier".  

J'ai retrouvé sa trace  p. 134 et p. 167 dans le livre "Les volontaires nationaux pendant la Révolution Tome 1"édité en 1899 (Source : Gallica). Ignace est d'abord recruté en 1791 dans le 10è bataillon (Saint-Roch) ce qui correspond bien à l'adresse que nous lui connaissons à Paris puis ce bataillon entre ensuite dans le 1er bataillon.
 Un culottier était un un grade de l'armée. En l'occurrence un maître ouvrier qui exerçait son métier (fabriquer ou racommoder les vêtements des soldats, et peut être plus particulièrement des gradés). Il serait donc bien engagé en 1791 mais  ses enfants étant nés entre 1799 et 1806, il a donc survécu aux premières campagnes comme François Joseph. Quand a-t-il disparu ? il est déclaré absent et sans nouvelles de lui lors des mariages de ses enfants dont la première s'est mariée en 1828. Cette formulation semble donc bien vouloir dire que la famille n'a jamais été informée officiellement de sa mort mais seulement de sa disparition au cours de la Campagne de Russie. Il figure donc très vraisemblablement au nombre de toutes ces victimes qui passeront dans l'anonymat à la postérité..... C'est là qu'il rejoint le sort du précédent qui, lui, dans cette tragédie vieille de 200 ans, laissera trace dans l'Histoire.
Le site "Mémoire des hommes:
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
 devrait "prochainement" mettre en ligne les fiches des soldats de l'infanterie et de la garde du 1er empire. Cette numérisation nous permettra peut-être d'y retrouver la trace de notre aïeul ! 

Bonus : François Joseph a pour descendante Marie Laure Le Guay, sculptrice, plus connue comme ex-épouse de Dominique de Villepin.

mardi 9 octobre 2012

Les Marie Duboé

Trébons
Ah ! ces Marie Duboé, elles m'ont fait courir d'une famille l'autre dans le dédale des archives de Trébons, petite commune des Hautes-Pyrénées.
Le patronyme Duboé est celui de Simone, la maman de Jean-Michel Dulac, l'un de nos gendres malheureusement disparu en 2011. 
Depuis un bon moment et chez moi cela peut se compter en années !.. j'avais dans cet arbre une Marie Duboé qui, née en 1716, aurait épousé en 1731 Jean Dutrey de la commune voisine de Montgaillard, fief des Dulac. Marie avait pour ascendants Ambroise Duboé et Marie Caubin, sommets actuels ( et depuis un moment) de l'arbre des Duboé. Cette petite Marie m'interpellait car... elle se serait mariée à 15 ans. Non que ce soit impossible mais c'était tout de même étonnant. J'en étais restée avec ce point d'interrogation !
Voilà qu'un jour, une autre source me donne pour cette même Marie, née en 1716, une ascendante différente, fille de Dominique et Domengea Soubies. Il y avait à l'évidence conflit !!!
Je reprends aussitôt mes recherches. Sollicitant une nouvelle fois l'Entraide 65, je demande aux bénévoles de rechercher, si cela était possible, le contrat de mariage de Marie Duboé et de Jean Dutrey. Pourquoi un contrat et non pas l'acte de mariage ? Tout simplement parce qu'au début du 18è siècle les actes transcrits par les curés ne sont guère bavards sur l'entourage des mariés. Au contraire, les notaires en disaient bien plus en particulier sur les témoins. Sur le contrat de Marie et de Jean, j'ai pu lire que Marie était née en 1711 et qu'elle était fille de Dominique. Plus encore, le contrat citait la présence d'un Michel Duboé né en 1710 à Trébons et cousin de la mariée.
Vérification faite, j'avais bien un Michel né à cette date, fils d'Ambroise et ayant une soeur Marie née en 1716. La boucle était bouclée. La première de mes sources était erronée ce qui prouve s'il en est besoin qu'il faut toujours être vigilant dès qu'un élément semble fragile.
Depuis avril 2012 les deux Marie sont bien identifiées et l'on peut supposer que leurs pères respectifs Ambroise et Dominique Duboé sont frères. Cela reste à prouver, le cousinage de Marie et de Michel n'étant pas forcément au 1er degré. A suivre si les archives de Trébons sont compréhensives et sans lacunes !
Quoiqu'il en soit, nos petits-enfants descendent d'Ambroise et plus précisément  de Pierre (1720), un frère de Michel (1710) et de Marie (1716) précédemment cités comme l'indique l'arbre ci-dessous.