11 novembre ! une date qui fait histoire dans nos médias, dans nos familles.Qui n'a eu un, deux..... plusieurs membres de sa famille emportés par ce qui devait être la "der des der" ! On connaît la suite.....
En 2008 et 2009, je vous ai parlé de quelques-uns de nos familles qui ont été fauchés en pleine jeunesse par la bêtise des hommes : je vous invite à les retrouver sous le libellé "Histoire et généalogie (toutes familles)" dans la table des libellés (colonne de droite).
Ils sont inscrits en quelque sorte
sur notre monument aux morts familial :
Paul Thorel, Jean Anne-Duportal, Louis Noury, Louis Deschamps, Alphonse et Camille Boulloud, Jean Ubicini, Jacques Bodin, René et Claude Ramé, Eugène Bonamy.
J'y ajoute mon grand-père Philippe Thorel
mort en 1920 des suites de son gazage dans les tranchées
sur notre monument aux morts familial :
Paul Thorel, Jean Anne-Duportal, Louis Noury, Louis Deschamps, Alphonse et Camille Boulloud, Jean Ubicini, Jacques Bodin, René et Claude Ramé, Eugène Bonamy.
J'y ajoute mon grand-père Philippe Thorel
mort en 1920 des suites de son gazage dans les tranchées
Avant 1918, les monuments commémorent les victoires militaires, et portent rarement les noms des soldats morts, à moins qu'il ne s'agisse de personnalités. Quelques exceptions toutefois comme par exemple le mausolée commémoratif de la Chartreuse de Brecht près d'Auray (Morbihan) où sont inscrits les noms de 206 malheureux émigrés exécutés par le redoutable Général Hoche parmi lesquels le frère d'une de mes ancêtres (branche Thorel). La guerre de 14-18 est pratiquement la principale guerre commémorée par des monuments. Les pertes massives amènent, le plus souvent, non à glorifier la victoire, mais à honorer ceux qui ont perdu la vie. Cet aspect est important car la motivation de ces jeunes hommes avait d'abord été l’espérance que cette guerre serait la dernière et que leur sacrifice ne serait pas vain. Les monuments sont là pour rappeler ce sacrifice.
Leur construction commence dans l’immédiat après-guerre, mais se prolonge tout au long du 20è siècle. Dans la plupart des cas, on ajoutera à la liste ceux de la Seconde Guerre mondiale, puis des guerres suivantes (guerres de décolonisation).
Dans plusieurs endroits, au lieu d'ériger un monument, les autorités laissent les ruines servir de mémorial. C'est le cas, par exemple, des champs de bataille de la Marne ou plus tard du village d'Oradour-sur-Glane.
Aujourd'hui, une nouvelle sensibilité s'est développée autour de l'idée de devoir de mémoire. Il ne s'agit plus de glorifier des actes héroïques ni même d'honorer les soldats morts au combat, mais garder en mémoire les erreurs du passé ( Ex : Mémorial de Caen (débarquement Normandie)).

Il me semble que là encore, il nous appartient de recenser ces monuments ne serait-ce qu'en les photographiant lorsque nous passons dans un lieu où l'un des nôtres y est mentionné.
Pensez-y !.....
et si certains d'entre vous possèdent déjà quelques clichés
je suis intéressée. Pour l'instant, je n'ai relevé que celui de Vaulnaveys (38), fief de la famille Boulloud (photo).
Pensez-y !.....
et si certains d'entre vous possèdent déjà quelques clichés
je suis intéressée. Pour l'instant, je n'ai relevé que celui de Vaulnaveys (38), fief de la famille Boulloud (photo).
Et pour le fun, jetez un coup d'oeil là où vous passez sur ces monuments. Il en existe de très curieux où la représentation, l'expression de ou des poilus représentés est étonnante. Savez-vous qu'il existe des collectionneurs de photos de ces monuments ? J'en ai connu.....