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jeudi 10 avril 2014

Une voix de l'Isère... Géraldine !

 Reçu un amical message de Géraldine Thibaud (Branche Boulloud).....
 " Bonjour Bernadette...Merci pour ce petit coucou qui m'a permis de replonger dans votre blog avec bonheur. Malheureusement pour moi, je n'ai plus de temps pour l'instant à consacrer à ma généalogie, elle est pour l'instant entre déménagement et emménagement dans des cartons que j'espère bien rouvrir très vite....Toutes mes amitiés.Géraldine."
J'ignore où se situe son nouveau campement mais je lui souhaite d'être déjà bien à l'aise chez elle, d'en avoir fini avec les cartons et de retrouver du temps pour des partages généalogiques.....


Géraldine entourée de son frère et de son père
Géraldine est, avec Jean-Pierre une descendante de la lignée des Boulloud dont plusieurs vivent encore sur les terres ancestrales des Boulloud dits de Muriannes, un hameau de Vaulnaveys à proximité de Chamrousse dont un lieu-dit porte encore le nom de Bachat-Boulloud....
Géraldine m'a permis de reconstituer toute une branche de la famille Boulloud, celle de son arrière arrière grand-père Camille Jules Boulloud (1833-1867), un frère de Pierre Jean André Boulloud (1830-1919), arrière grand-père de Jean-Pierre.


Hôtel de l'Europe
 Une branche dont l'histoire est émaillée d'un aller-retour en Argentine puis d'une alliance avec les propriétaires du Grand Hôtel de l'Europe qui accueillit des personnes célèbres en leur temps. Uriage était alors au 19è et début du 20è jusque dans les années 30-40 une station thermale très fréquentée. La dernière guerre mondiale porta un coup dur au thermalisme d'Uriage qui devient une ville fantôme avec ses très beaux hôtels vides, délaissés ou reconvertis en appartements. C'est celle que nous avons vu plusieurs années sur la route des stations de ski faisant halte chez nos cousins de Vaulnaveys. Depuis Uriage s'est relevée, le thermalisme a repris son rang et la ville son essor !

Je vous ai conté, en 2008, l'histoire passionnante de Camille Jules Boulloud et de l'hôtel de l'Europe sur ce blog. Facile de la retrouver en consultant la colonne "Archives" à droite de la page d'accueil du blog et à la date du 22 septembre sous le titre " de Vaulnaveys en Argentine et... retour". Une belle page d'histoire à relire.....

lundi 26 novembre 2012

André Françis Emile Boulloud.....

Il y a une trentaine d'années, André l'un des frères de Jean-Pierre, ingénieur comme lui, nous avait parlé d'un certain André Boulloud, physicien, occupant une chaire à l'Université de Nantes dont il avait du lire quelques rapports universitaires.
Nous ne le connaissions pas ! Etait-il "des nôtres" ou était-il apparenté à une autre "dynastie" ! Ce physicien  résidait à Nantes et cela nous avait semblé assez étonnant qu'un Boulloud soit arrivé jusque-là si il était originaire de l'Isère comme les ascendants de Jean-Pierre. Raisonnement par ailleurs bien curieux lorsque l'on sait que Jean-Pierre, comme son frère, étaient fixés en région parisienne. Alors pourquoi pas Nantes comme point de chute..... Toutefois, aucun d'entre eux n'a tenté de joindre ce possible cousin et nous en sommes restés là..... un Boulloud à Nantes !!!
Et puis, il y a deux ou trois années, Géraldine Thibaud, appartenant avec les siens à l'arbre des Boulloud eut l'occasion de faire un remplacement aux archives de la mairie de Vaulnaveys, fief familial (près Grenoble). Elle m'a appris qu'une transcription de décès était parvenue en Mairie. Il s'agissait d'un André Françis Emile Boulloud, physicien, décédé à Nantes en 2000. Je me suis alors souvenue de cet André nantais sur lequel nous nous étions interrogé. Le renseignement était intéressant mais ne nous donnait pas sa filiation. Difficile alors de lui trouver sa place dans l'arbre des Boulloud si tel devait être le cas. Il me restait à écrire à la mairie de Nantes afin d'obtenir l'extrait de décès d'André. Quelque temps après, je recevais le document en question me dévoilant la filiation de notre André. Et j'ai eu la surprise de voir qu'il avait bien les mêmes racines que Jean-Pierre, ses frères ou ses cousins. la boucle était bouclée !... avec un petit regret, celui de n'avoir pu joindre André avant qu'il ne quitte ce monde ..... 



Le plus amusant c'est qu'il avait déjà sa place dans l'arbre. j'avais simplement écrit, à son sujet : " On le connait comme étant fils unique et célibataire. Ce pourrait être lui qui avait une chaire de Physique à Nantes fin 20è siècle, peut-être encore à Rennes."
Ayant alors poursuivi la recherche, j'ai pu retrouver quelques compléments sur André Françis Emile Boulloud...... Il semble avoir débuté à la Faculté de Grenoble avant de prendre une chaire de Physique à Nantes.On peut retrouver quelques uns de ses travaux sur Gallica. C'est ainsi qu'en 1951 paraît dans un compte rendu  des séances de l'Académie des Sciences, une note d'André Boulloud sur la décharge dans les gaz. (page 932).
Cette note présentée à l'Académie par Frédéric Joliot Curie s'intitulait "Le mécanisme de l'amorçage de l'étincelle électrique dans les gaz comprimés" de M. André Boulloud.

PS : cliquez sur ce lien de parenté pour une meilleure visualisation....

dimanche 9 septembre 2012

Saint-Exupéry et "nos familles....

Mon propos n'est pas tant de parler de Saint-Exupéry même si l'homme qu'il fut reste bien présent en nos mémoires, en notre histoire mais plutôt de le rejoindre à travers notre saga familiale.
Curieusement, j'ai eu l'occasion de le rencontrer deux fois à travers le témoignage de proches parents, la première il y a quelques années, la seconde plus récemment......
Coroline avec Vital, mon grand-père paternel
La première rencontre virtuelle fut une confidence de notre oncle Pierre Bodin vraisemblablement, lors d'une de nos visites, dans la propriété familiale de "La Rivière" qu'il habitait alors dans la Sarthe. Pierre était un cousin issu de germain de mon père. Il descendait de Frédéric Deschamps la Rivière quand mon père descendait de sa soeur Caroline (mon arrière grand-mère) qui épousa Ernest Rabillon. Oncle Pierre Bodin a toujours eu à coeur de conserver les liens avec tous ses cousins et c'est ainsi que nous aurons l'occasion de le rencontrer assez souvent jusqu'à son décès en 1991 (cf. spot du blog en tapant "Deschamps la Rivière" en haut et à gauche de la la page d'accueil) .
Le capitaine Pierre Bodin
Je me souviens donc bien qu'il m'ait confié avoir souvent rencontré Saint-Exupéry au cours de sa carrière et jusqu'à la disparition de l'auteur du "Petit Prince". Oncle Pierre était alors Capitaine dans l'aviation.
Je suis certaine d'avoir dans mes archives une photo de l'oncle Pierre aux cotés d'Antoine de Saint-Exupéry. Je ne l'ai pas retrouvé, dès que j'aurai remis la main dessus, je la partagerai avec vous.Promis !


Hôtel de l'Europe à Uriage (38)
Deuxième rencontre avec Antoine, cette fois, plus récemment dans la famille Boulloud-Thibaud. Géraldine Thibaud qui cousine avec Jean-Pierre et m'a tant apporté sur cette famille relate les visites que faisait l'aviateur à sa mère souvent en séjour à "l'hôtel de l'Europe" situé à Uriage (Isère) et tenu par les grands parents de Géraldine. Les grands- parents de Jean-Pierre et du père de Géraldine étaient cousins germains. Un hôtel qui eut se années de gloire entre les deux-guerres à une époque où les thermes étaient devenus à la mode avant de connaître des temps difficiles après-guerre. La mère d'Antoine de Saint-Exupéry avait coutume d'aller " prendre les eaux" à Uriage, grande station thermale alors, et prenait pension à l'hôtel de l'Europe.
La grand-mère de Géraldine, née Yvonne Boulloud écrit dans ses mémoires :

Saint-Exupéry avec Guillaumet
"Antoine de Saint-Exupéry passe à Uriage pour rencontrer sa mère en séjour à l'hôtel. Il lui raconte un accident d'avion qu'il vient d'avoir dans le désert. J'écoute : il raconte le troisième jour de leur errance, les traces de la caravane qui est passée. Impossible d'appeler, leurs lèvres desséchées ne peuvent plus émettre un son. Mais, avec Antoine de Saint-Exupéry, je vois alors s'amorcer le mouvement d'un des caravaniers, il tourne assez son épaule enfin pour apercevoir ces deux hommes perdus. Ils sont sauvés !
 La guerre: Madame de Saint-Exupéry sera sans nouvelles d'Antoine. Elle sait qu'il s'est envolé de Corse. Pendant plusieurs mois, elle gardera l'espoir. Antoine s'est tiré de tant d'épreuves ! Sa mère le croit tombé en Italie, blessé non identifié, mais le temps passe, Antoine a du mourir. On saura seulement des années plus tard, par le carnet de bord d'un aviateur allemand : un combat aérien au nord d'Agay (lieu-dit sur la commune de Saint-Raphaël), il s'agirait bien de l'avion de Saint-Exupéry. Sa mère a recueilli les pages d'Antoine qu'elle mettra en ordre et fera publier : "La Citadelle". On l'interroge: on va ériger au Cap Corse d'où il s'est envolé pour la dernière fois un monument. Elle demande que ce soit une fontaine ( Je n'ai pas trouvé trace de ce monument. Pour ce qui est du lieu du "crash" de Saint-Exupéry, ce n'est qu'en 2008 qu'un plongeur identifie l'avion qui aurait été celui d'Antoine abîmé en mer au large de Cassis près de Marseille.)

vendredi 13 janvier 2012

Flash-back sur un anniversaire.....

En septembre dernier à l'heure du retour au quotidien après la pause des vacances, quelques-uns d'entre vous évoquaient cette rentrée. Géraldine Thibaud m'annonçait le proche anniversaire de sa tante Françoise dite "Fanou" qui fêterait ses 80 ans en octobre. Il était entendu qu'elle m'enverrait quelques photos pour le blog. Mais il faut un peu de temps pour mettre tout cela en boîte... et ce n'est donc que début décembre que je recevais l'album familial. Noël était proche, la maison allait faire le plein, ce fut partie remise.....
Aujourd'hui, avec un peu de retard mais autant de plaisir, nous pouvons enfin partager cet anniversaire en laissant la parole à Géraldine..... ***(important cf. notes bas de page)

" C'était une belle fête, presque tout le monde était là, les anciens, les plus jeunes et les amis de la famille.Tout a commencé le samedi en fin d'après midi avec un apéro champagne chez mon père, Pierre-Alain qui habite dans le vieux Grenoble, sur les quais.....
Sur la photo, au centre Françoise Thibaud a qui l'on offre des fleurs.
Photo de gauche : Géraldine avec son fils Maxence
et une cousine
Au dessous : ses trois enfants :
Oriane, Maxence et Anastasia
Photo de droite : le père de Géraldine, Pierre-Alain Thibaud, sa petite-fille Oriane et Claude, sa femme.
Au dessous : Jérôme, fils de Cyril Thibaud, frère de Géraldine et sa fille.
Au centre : on part vers la Bastille...Françoise Thibaud et vue panoramique sur Grenoble.

..... puis départ groupé pour la Bastille... et pour l'atteindre, tout le monde en "bulles" avec une vue magnifique sur la ville.
Diner au restaurant du Téléphérique, une grande salle "rien que pour nous" avec toujours une superbe vue
On redescendra par les bulles... les jeunes sont partis devant depuis longtemps prendre un verre en ville, les parents les attendront chez mon père avec un petit café.

Dimanche matin... les purs et durs fans de la coupe du monde de rugby viendront la voir chez moi (grand écran oblige) pendant que j'irai, avec mes cousins et ma tante, fleurir les tombes et dire bonjour à nos chers disparus au cimetière de Vaulnaveys.
La France a perdu... il est temps de se mettre en route pour l'auberge des Seiglières, sur la route de Chamrousse, côté Saint Martin d'Uriage. Encore une salle pour nous, un déjeuner champêtre du cru : murçon de la mure, gratin dauphinois, fromage blanc aux myrtilles, et en dessert, un grenoblois et un framboisier. Nous fêtons en même temps l'anniversaire de Shahanne, la fille d'Iraj et Caroline, elle a 10 ou 11 ans. Puis, ouverture de la malle fermée lors d'un précédent anniversaire, 7 ans plus tôt, les 70 ans de mon père. Chacun y avait déposé un objet qui le représentait ou qui lui tenait à coeur
On a beaucoup ri, surtout les jeunes pour qui 7 ans, c'est énorme !... ils retrouvaient leurs cahiers d'écolier, leurs doudous...

Enfin... tous les jeunes cousins partent faire une promenade dans la forêt toute proche, vers la cascade de l'Oursière, les autres restent à papoter.

Puis, l'après midi tire à sa fin, chacun doucement se prépare à rentrer, prendre le train ou autre.....
C'était un bel anniversaire, une jolie fête de famille....."
Géraldine

*** Cliquez sur les photos puis, pour revenir sur le blog, cliquez sur la croix inscrite dans un carré blanc en haut et à droite de la photo agrandie.

vendredi 16 décembre 2011

Un nouveau-venu dans l'arbre Thibaud-Boulloud.....


Géraldine Thibaud nous fait part de la naissance
début décembre 2011
de Tidjani Léger
fils de Thomas et Aïssa
petit-fils de Adrien et Martine, née Thibaud.

Martine, l'heureuse grand-mère du petit garçon est la tante de Géraldine Thibaud souvent citée sur ce blog à propos de la branche Boulloud-Thibaud. Avec elle, je partage depuis plusieurs années sur l'ascendance des Bolloud de Murianne avec pour point d'attache Vaulnaveys (Isère). Les plus anciens de cette famille dont descend Jean-Pierre (coté paternel) sont dits notaires royaux de Vaulnaveys au 16è et 17è siècle. Le mieux connu, petit-fils et fils des précédents est Jean Bolloud de Murianne (1647-1727?) dit Sieur de Murianne, bourgeois de Grenoble, Avocat au Parlement de Grenoble.
Géraldine, sur place, m'apporte une aide bien précieuse non seulement par sa connaissance des racines familiales mais aussi, il y a peu, par la consultation des archives communales ou bien encore en prenant contact avec d'autres branches de la famille toujours dans la région. Dans un prochain post, j'espère pouvoir vous parler plus longuement de cette branche dauphinoise de "nos familles" à l'occasion de l'anniversaire de Françoise Thibaud qui a fêté ses 80 ans en octobre dernier.

vendredi 14 octobre 2011

L'Isère en blog.....

Un petit mot de Géraldine.....
"Le temps passe et court de plus en plus vite...sans doute beaucoup de choses à raconter, il faudra que je me pose pour cela...plus beaucoup de temps pour la généalogie... le 23 octobre, nous fêtons les 80 ans de Françoise Thibaud ma tante, je ne manquerai pas de vous envoyer les photos (il faudra me le rappeler !!!)... bises de Vaulnaveys ou je ne désespère pas de vous y recevoir un jour"

Pas de souci Géraldine, je tirerai la sonnette !
et Vaulnaveys on y pense souvent.....



jeudi 13 janvier 2011

Géraldine et les siens.....

J'ai souvent évoqué l'aide que m'apporte Géraldine sur l'ascendance de la famille Boulloud en Isère. J'ai pu entrer en contact, avec elle, il y a quelques trois ans je crois, grâce à Pierre Ferrand, fils d'un cousin de Jean-Pierre. Il avait, au cours de sa vie professionnelle, rencontré Cyrille Thibaud et, lors d'une conversation, ils s'étaient aperçus qu'ils avaient tous deux des attaches à Vaulnaveys, commune près de Grenoble au pied de Chamrousse. Pierre lui avait parlé de mon travail sur les Boulloud et Cyrille lui avait confié que sa soeur Géraldine s'intéressait, elle-même à l'histoire familiale.
Avec l'aide des archives familiales prêtées par Jeannette Boulloud-Ducolombier, mes premiers pas sur la trace des Boulloud m'avaient permis de remonter jusqu'à André Boulloud (1770-1830) propriétaire et fermier du château de Vizille. Puis, avec l'aide d'un bénévole de l'Entraide généalogique, j'ai pu retrouver les racines profondes de l'arbre des Boulloud, notaires à Vaulnaveys et avocats au 17è à Grenoble. Conjointement, le relevé du cimetière de Vaulnaveys, avaient mis en lumière de nombreux liens avec plusieurs patronymes dont celui des Thibaud qui, au siècle dernier et jusqu'en 1973 tenait un grand hôtel à Uriage. Qui étaient donc ces Thibaud et quel lien avec les Boulloud ? C'est là qu'est entrée en scène Géraldine et, ensemble, avec les éléments que nous avions, nous avons pu mettre en évidence le Maillon manquant !
Jean-Pierre et Géraldine descendent de deux des fils de Pierre Antoine Boulloud (1803-1866)...... C'est à la génération suivante que commence la "saga des Thibaud" propriétaires d'hôtels prestigieux à Grenoble et Uriage, une ville thermale alors très en vogue !
(Histoire de L'Hôtel de l'Europe à Uriage... cf. post sous le libellé "de Vaulnaveys en Argentine et retour... publié le 22/09/2008)

A l'occasion des fêtes , avec ses voeux Géraldine nous fait le cadeau de quelques photos qui nous permettent, désormais, de mettre un visage sur des noms !
En bas... Géraldine entre son frère Pierre-Xavier et son papa Pierre-Alain (contemporain de Jean-Pierre).
Haut gauche...Géralidne, Anastasia (bandeau jaune), Maxence et Oriane.
Haut droite... Anastasia, Oriane et Maxence avec leurs cousins Nicolas et Sophie, enfants de Pierre-Xavier.

* J'ai un peu tardé à publier car les photos envoyées ont été "allégées" d'où une résolution médiocre.

mardi 8 juin 2010

De beaux messieurs... les Boulloud de Vaulnaveys !

Très récemment, je reçois de Géraldine Thibaud, une photo représentant un groupe d'hommes et de femmes avec cette introduction.....
Famille Boulloud : de beaux hommes... les femmes également !.....
Et les interrogations suivantes.....

  • Qui sont-ils et elles ? Quelques réponses au dos
  • Qui est la femme de qui ?
  • Et quels sont leurs descendants.
  • Les replacez-vous tous dans l’arbre ?
J'ai plusieurs fois évoqué mes échanges avec Géraldine avec laquelle j'ai pu établir le lien entre les familles Thibaud et Boulloud de Vaulnaveys en Isère. Jean-Pierre, mon époux, et Géraldine descendent de deux fils de Pierre Antoine Boulloud (1803-1866).
Je n'avais jamais vu cette photo ! Tout d'abord, j'ai pensé qu'il s'agissait de couples mais... grâce aux quelques indications trouvées au verso de la photo (à propos, identifiez toujours vos photos, cela pourra aider vos descendants !) j'ai très vite compris qu'il s'agissait plus vraisemblablement des cinq fils et cinq filles de Pierre Antoine. Une hypothèse que Géraldine et ses proches (père et tantes) trouvent justifiée.....
La photo serait de 1874 !
De gauche à droite.....
Pierre Jean André (aïeul de Jean-Pierre)..... Camille Jules (aïeul de Géraldine).....Alphonse Antoine André..... Hughes Louis et Jules Isidore
et leurs soeurs.....
Anne Adeslie..... Eudoxie Zoé..... Anaïs Angélique..... Marie et Céline

Reste un petit doute sur le cinquième garçon que la grand-mère de Géraldine désigne comme le "Commandant Charles". Je ne connais pas de Cdt Charles dans la famille Boulloud mais celui qu'elle désigne ainsi se nomme chez moi Jules Isidore et c'est bien un militaire qui, en 1903, appartenait au 140è régiment basé à Grenoble. Alors, ce "Commandant Charles" serait-il un surnom ou plus simplement une erreur d'Yvonne Thibaud, née Boulloud ?
En tous cas, si parmi les Boulloud, il en existe qui possède ce cliché avec identification précise des personnes représentées, qu'ils se fassent connaître.

dimanche 16 mai 2010

Une pépite dans l'histoire des familles Boulloud et Thibaud

Travaillant sur la famille Boulloud, j'ai trouvé dernièrement sur "Gallica" la page d'un journal intitulé "L'Avenir de Sidi Bel-Abbès" et qui en décembre 1911 mentionnait la vente aux enchères publiques d'une grande ferme à Ténira ! Je ne m'attendais pas du tout à trouver un Boulloud en Algérie et pourtant.....il s'agit bien d'une propriété appartenant à un certain Alphonse Auguste Boulloud décédé cette année-là.
Cet article cite pas moins d'une trentaine de noms appartenant à l'arbre des Boulloud, tous à l'évidence concernés par cette vente si loin de l'Isère où résident la très grande majorité des sus-nommés.
Si je connaissais la plupart des personnes mentionnées, quelques-unes manquaient à l'appel. Je les ai aussitôt recherchées avec quelque succès pour plusieurs, quelques-unes me sont encore inconnues.
J'ai envoyé ce document à Géraldine Thibaud, avec laquelle j'ai travaillé sur le lien des Boulloud avec les Thibaud (également nommés dans ce document). Elle et les siens n'ont pas été moins étonnés que moi ! Aucun dans son entourage, parmi les plus âgés (nés après 1920), ne se souviennent d'avoir entendu parler d'une propriété sur la terre algérienne. J'ai posé la même question à Jeannette, cousine de Jean-Pierre.
Il nous a fallu identifier le propriétaire Alphonse Auguste décédé en 1911 d'où cette vente... je ne le connaissais pas ! Géraldine fut la première à trouver un indice au cimetière de Vaulnaveys... une tombe indiquait le décès d'un Alphonse Brun à Sidi Bel Abbès en 1911. Nous le tenions ! J'ai pu ensuite trouver sa date de naissance et sa filiation. Alphonse a un frère et une soeur (que je connaissais) et c'est parmi leurs descendants que je vais retrouver la plupart des noms cités sur le journal.
Etonnant tout de même que rien n'ait transpiré de cette anecdote à travers les générations depuis 1911..... mais compte-tenu du nombre des invités à partager le gâteau, il est probable que les parts n'aient pas été bien grosses ce qui peut expliquer qu'il y ait eu peu ou pas d'écho dans l'histoire familiale ! Toutefois, cette découverte ne peut que nous inciter à retracer le parcours de cet Alphonse Auguste Brun. A suivre.....

lundi 22 septembre 2008

de Vaulnaveys en Argentine et...retour

Voici l'histoire d'une vie peu banale, celle de Camille Alphonse Boulloud appelé familèrement Alphonse par les siens. Alphonse est un cousin du grand-père de Jean-Pierre, de sa cousine Jeannette et de ses cousins Claude et Georges Ferrand. Il est né en 1873 à Vaulnaveys-le-Haut (Isère). Après son bachot en 1891, Alphonse effectue son service militaire dans les chasseurs alpins. Son service terminé, deux situations lui sont proposées : l'une comme employé dans une maison de tissus 1/2 gros, l'autre dans une chemiserie à Grenoble. On lui conseille un apprentissage de quelques mois au Bon Marché à Paris. Alphonse a une soeur mariée à Pierre Auguste Thibaud, hôtelier du Grand Hôtel à Grenoble. A Uriage, tout près de Vaulnaveys, il y a aussi l'Hôtel de l'Europe tenu par la famille Thibaud. Tout le monde se connaît ! un client de l'Hôtel offre à Alphonse de le prendre au pair dans sa maison d'exportation à Paris. Il y reste 6 ans (1894-1900). Suite à de mauvaises affaires, la maison ferme ses portes et oblige Alphonse à chercher ailleurs. Après une rapide étude des connaissances et méthodes commerciales qu'il a acquises, il constitue un groupe de représentation : parfums, plumes d'autruches. Sa sœur lui avance les frais du voyage et en 1901, sans y connaître personne, il part pour Buenos-Aires ..... conquérir le monde ! Le premier contact n'est pas trop encourageant « Ah! mon jeune ami, vous arrivez de France? par quel bateau? quand repart-il? Un bon conseil, reprenez-le. Il n'y a plus rien à faire dans ce pays. » Il en faut plus pour décourager Alphonse qui reste..... il a la chance de connaître, par la famille française qui le loge, un fervent de chasse comme lui. Invité à chasser dans la pampa, Alphonse fait la conquête du père mais aussi de sa fille, Rosita qu'il épousera à Buenos-Aires en 1905, au grand effroi d'Eugénie Boulloud qui se demande comment son fils peut épouser une "Américaine" !!!
En France, on attend les jeunes mariés. Les malles de Rosita arrivent ..... que contiennent-elles ?" ... les chapeaux de Rosita, des capelines de paille d'Italie couvertes de fleurs ou de cerises, des toques garnies de plumes d'autruche ou d'oiseaux du paradis, la mode de 1905 ! le jeune ménage est là : la voix chantante de Rosita, son rire. "Elle a du beaucoup plaire à son beau-père, à sa belle-mère ? je me le demande... "me confie son arrière petite fille Géraldine. C'était une femme très bonne mais très austère. Le séjour en France des jeunes mariés sera écourté par un télégramme. Un vol a été commis par son employé, Alphonse doit revenir au plus vite à Buenos Aires ! mais ensuite la famille revient régulièrement en France traversant l'Atlantique comme on prend le RER aujourd'hui ! Les affaires d'Alphonse marchent bien outre-Atlantique. En France, sans doute pour ses compétences commerciales, on lui confie la gestion de l'hôtel de l'Europe depuis Buenos Aires. Géraldine raconte : " Il n’y eut pas à l’hôtel à cette époque un tapis, une poignée de porte qui n’ait été acheté sans l’aval de l’Argentine. Il fallait envoyer un échantillon et c’était oui ou non, tout ça avec le courrier par bateau qui mettait plus d’un mois à l’aller et autant au retour ". En 1914, Alphonse échappe à la mobilisation maintenu à Buenos-Aires par le Consulat. En 1921, la famille rentre en France, s'installe à Paris, avenue Raymond Poincaré. Et grâce à Rosita qui "notait tout", nous assistons au ballet d'Alphonse , de Rosita et de leurs quatre filles : cures à Vittel ou Evian, voyages en Hollande, Allemagne, Italie, Suisse, de nouveau Argentine en 1937, séjours à Cannes, La Baule, Le Touquet, séjour bien évidemment dans le très recherché Hôtel de l'Europe à Uriage. Ils étaient chez eux..... tout le le bâtiment central coté sud était réservé à la famille, Alphonse et les siens avaient le 3è étage. Les clients avaient la partie au Nord (fraîche l'été). Bref la vie d'une famille aisée de la Belle Epoque et qui se poursuivra après le décès en 1940 d'Alphonse. Alphonse avait bien réussi son pari en prenant la route de l'Argentine.
L'an passé, je n'aurai pu conter l'histoire d'Alphonse. Je connaissais si peu de choses de lui ! J'avais seulement, il y a quelques années, appris par Pierre Ferrand, neveu de Jean-Pierre que des liens existaient entre les Boulloud de Vaulnaveys et la famille Thibaud d'Uriage,liens confirmés par des relevés que j'avais fait au cimetière mais cela ne suffisait pas. Ce neveu avait croisé sur sa route Cyril Thibaud. En parlant, ils s'étaient rendus compte que leurs familles venaient toutes deux de Vaulnaveys. J'ai pu retrouver Cyril qui me mit en relation avec sa soeur Géraldine, passionnée de généalogie. Elle m'a alors confié les souvenirs de son arrière grand-mère Rosita et de sa grand-mère Yvonne Boulloud-Thibaud.
L'Hôtel de L'Europe, au centre de l'histoire, fut vendu en appartements comme tous les autres en 1973 à une époque où le thermalisme n'avait plus la cote. Cité morte dans les années 70-80, Uriage a retrouvé aujourd'hui le visage souriant d'une petite ville d'eaux avec de beaux Thermes et une hôtellerie rénovée. Cela fait plaisir !
Sous l'occupation, les Thibaud cachèrent ou firent travailler des juifs même lorsque les allemands prenant la succession des italiens vinrent occuper l'hôtel. En juillet 1944, l'hôtel fut au centre d'un accrochage entre Milice et FFI. L'impact d'une balle est restée dans une verrière du hall. C'est durant cet été là que Madame de Saint-Exupéry, présente dans l'hôtel, recevra le courrier lui annonçant la disparition de son fils. Puis ce furent les américains, le jazz, les blues grâce à la collection de disques d'un client, le Prince Ruspoli. En 1947, pendant le tournage à Vizille du film de Jean Cocteau "L'Aigle à deux têtes" avec Jean Marais et Edwige Feuillère, toute l'équipe du fim logeait à l'Hôtel. Enfin, en 1973, à l'hôtel a été tourné la "Chair de l'orchidée" avec Charlotte Rampling et Bruno Kremer. Dernier acte de l'Histoire.... de l'Hôtel de L'Europe à Uriage !