samedi 23 février 2008

On nous annonce.....

Moins de bavardages jusqu'à la mi-mars, vacances d'hiver obligent mais alors après..... j'aurai plein de choses à vous dire, actualités familiales, généalogie, histoire, livres et reliure, etc.

Avant de tourner la page, je vous transmets le message de mon cousin Xavier de Sallier Dupin qui nous annonce le baptême de son petit-fils Clément, fils d'Hervé et Elise, née Flavigny
à Bordeaux le 2 mars prochain.

A très bientôt.

vendredi 22 février 2008

Avis de tempête sur mon ordi !

Depuis deux jours et suite au changement d'adresse imposé par "Alice", mon ordinateur montre des signes de révolte. Impossible (ou rarement) d'envoyer des messages lisibles. Par contre, apparemment je reçois.....
Jean-Pierre consulte la "hot-line" !!! quelle galère... Il va peut-être falloir tout réimplanter..... Cauchemar ! je sauvegarde à tour d'USB... Vous avez tout compris, je serai moins bavarde... enfin on verra.
De toutes façons, les enfants de Christel arrivent dimanche pour les vacances...alors ! leur maman prend samedi le chemin de l'Iran (voyage pro) et le papa nous les amène, une aide possible et probable.. ouf !
Puis vendredi prochain, nous prenons tous la route vers les Alpes. Pas d'ordinateur portable mais j'y pense Michel et Jean-Michel en ont un... alors !
Retour prévu pour nous le 12 mars, le lendemain on décoiffe une partie de la maison !

A bientôt dès fin de tempête sur zone !!!

jeudi 21 février 2008

Une enigme... Pierre Dulac

Jusqu'ici, nous avons pu remonter jusqu'à Bernard Dulac dit Péhaü décédé en 1642. Mais concernant les sommets de l'arbre, il y a encore du "grain à moudre" !
L'ajout de Péhaü au patronyme est une particularité pyrénéenne. Il s'agit du nom de maison, pierre angulaire de la société pyrénéenne. Il ne change jamais, selon le très ancien adage gascon : “Le seuil ne change pas de nom”. Il évolue parfois... Il est utilisé comme adjonction au patronyme pour tous ceux qui, un moment de leur vie, demeurent dans la dite maison, au détriment, parfois de l’usage du nom patronymique. Quant au patronyme réel, souvent appelé “nom de signature” pour les documents officiels, tels que l’état civil, les actes notariés et/ou judiciaires, il n’est pas utilisé d’une manière courante au sein de la communauté villageoise. Concrètement, le nom de la maison s’impose
- aux parents, détenteurs du patrimoine foncier “la maison et les biens”
- au couple qui leur succédera, fils ou fille, héritier ou héritière, ainsi qu’à la bru ou au gendre selon le cas.
- aux enfants issus de ce couple, tant qu’ils demeureront dans la maison.
- aux oncles et tantes, ainsi qu’à la fratrie de l’héritier ou de l’héritière, tant qu’ils seront dans la maison, impérativement dans l’état de célibat.

Dans la descendance de Bernard, cité en tête, on rencontre un Pierre qui serait né aux environs de 1766. Jean-Michel, fils de Georges et de Simone qui a épousé Christel, notre fille descend de Joseph, un frère de Pierre. Curieusement toute la fratrie est bien identifiée à l'exception de ce Pierre qui réunit sur sa tête nombre d'interrogations ?????
D'abord, nous n'avons pas jusqu'ici determiné avec certitude sa naissance à Montgaillard alors que tous ses frères et soeurs y sont nés (lacunes !). Même chose pour son décès que nous ne pouvons situer que postérieur à 1785 en faisant des recoupements avec divers actes où on le rencontre comme témoin. Sur certains, il est dit prêtre mais... d'autres sources le disent marié et père de famille !!! Bon, il est vrai qu'en ces temps troublées de la révolution, rien n'est impossible... Si notre Pierre est bien l'époux de Marie Jeanne, nous relevons ceci les concernant, parfois désigné comme cultivateur à Montgaillard, d'autres fois en tant que capitaine dans l'armée..... Que de casquettes pour un seul homme !


Quittance (968 n°71) consentie par Pierre Dulac et Marie Jeanne Fourcade, habitants Montgaillard, en faveur de Catherine et Marie Lalanne (ont reçu 40 livres) somme léguée à la dite Fourcade par Catherine Dugay, sa tante dans son testament du vingt mai mil sept cent quatre vingt quatre (Archives 3 Q 968 Me Tisnes à Montgaillard).
Autre document relatif à Pierre ? et Marie Jeanne.....
Réf. 3E 974, n° 4 (année 1794)
Le 28 vendémiaire an 3 (19/10/1794), vente maison, basse cour et jardin, par Cécile Fourcade, épouse du citoyen Fourcade de Momères au citoyen Pierre Dulac, capitaine 4è bataillon des H.P, Cie n°5 actuellement en mission de service et à la citoyenne Marie Jeanne Fourcade, son épouse, habitant Montgaillard (division du patrimoine paternel) lot situé à Montgaillard, sur la grande route, Cécile étant la soeur de Marie Jeanne
.

Janvier 2008... L'énigme concernant ce Pierre Dulac tient toujours. Il semble s'être "évaporé" ! en tous cas, il échappe à nos investigations et nous sommes plusieurs à le rechercher aux Archives..... Une co-listière du forum 65 qui s'intéresse aussi à notre homme (son mari descendrait du couple) a trouvé que Pierre serait décédé en 1798 à l'hôpital de Lodi (Italie). Crédible quand on est militaire ! Mais surprise totale alors que nous pensions toucher au but, voici ce que Christine reçut du Centre des archives de Vincennes.....
Un acte du mystère en supposant qu'il s'agisse du "bon"Pierre !... et quoiqu'il en soit, ce courrier est en lui-même le..... mystère !

SHD-T - Carton 2Yc 1186 DULAC Pierre
Début de citation
4° Division militaire - N° 1294
A Nancy le 10 mai 1811
Les membres du Conseil d’administration éventuel
du 4° régiment d’infanterie de ligne
à Son Excellence le duc de Feltre (le général Clarke)
Ministre de la Guerre
Monseigneur,
Nous avons l’honneur d’informer Votre Excellence, en réponse à sa lettre du 6 février dernier, par laquelle elle nous invite de lui faite connaître si M. Dulac est porté sur les anciens contrôles.du régiment, comme ayant fait partie, en qualité de capitaine, du 2e bataillon des Hautes-Pyrénées, qui fut incorporé dans la 145° demi-brigade, devenue 4e de ligne ; que cet officier n’est point porté sur les anciens contrôles, et qu’il résulte des renseignements que nous avons pris près des anciens militaires du régiment, surtout près de ceux restant du 2e bataillon des Hautes-Pyrénées, qu’aucun d’eux n’a connu M. Dulac.
Veuillez agréer Monseigneur l’hommage de notre profond respect.
suivent 6 signatures indéchiffrables

Nos investigations se poursuivent, à plus tard pour d'autres nouvelles.

mercredi 20 février 2008

Guy de Maupassant


Il faisait partie des "on disait que" dans la famille ! On disait que Guy de Maupassant était un cousin de mon arrière grand-père Camille Thorel mais..... on ne s'en vantait pas trop. Le personnage traînait derrière lui une odeur de souffre qui, ma foi, ne me semblait pas trop bien perçue dans nos bonnes familles ! Seul, peut-être, oncle Guy, frère de Maman témoignait d'une vraie admiration pour l'écrivain. D'ailleurs, sa bibliothèque, rue Monge à Paris en témoigne. Bref, "on disait que" mais sans bien savoir comment !



Alors, je me suis lancée sur ses traces ! Si il était cousin de l'arrière grand-père Camille, je devrais trouver le lien chez les Thorel mais j'eus beau fouiller dans les coins, pas de Maupassant. Alors, j'ai cherché du coté de l'épouse de Camille, Louise Victoire Malvina Dubois. Avec l'aide de correspondants sur la Seine-Maritime, j'ai pu remonter cette branche jusqu'en 1700, toujours rien. Je commençais à me demander si le "on disait que" avait quelque fondement quand, dernier recours, je décidais d'explorer la branche maternelle de Louise Victoire dont la mère était une Lemaître. La réponse était là. Tout en haut de l'arbre se tenait en embuscade..... Simon Auguste Thurin.

Simon Thurin (1767-1835) fut, en son temps, à la fois armateur et constructeur de navires à Fécamp. Léopold Soublin dans son ouvrage "Cent ans de pêche à Terre Neuve" dit de lui.....
"Simon construisit en 1826 la maison qu'on peut voir encore dans mon jardin.. Son fils épousa une fille Berigny : leur fille Anne Marie Victoire Thurin fut la grand mère de Guy de Maupassant dont Simon Thurin est donc l'arrière-arrière-grand père " et l'AAAGP de mon AGM... vous me suivez ?


Le cousinage est donc avéré comme le prouve cette arborescence..... Alors me direz-vous, pourquoi disait-on que Camille et Guy cousinaient alors que c'était, en réalité son épouse, mon arrière grand-mère ? L'explication est assez simple. La tradition familiale voulait que Camille aurait entretenu une correspondance suivie avec son cousin, ancien élève comme lui, du petit séminaire d'Yvetôt, et de huit ans son cadet. Mais plus tard, il l'avait détruite à cause de la vie "dissolue et scandaleuse" menée par son cousin. Dommage !..... Longtemps, ce cousinage ne fut donc que rumeur puisque personne n'avait retrouvé le lien qui nous unissait à la branche Maupassant. Mes recherches prouvent donc que le lien est bien réel mais il est avec Louise ce qui n'empêche nullement Camille d'avoir connu Guy au séminaire d'Yvetôt et, pourquoi pas, d'avoir rencontré Louise grâce au cousin sulfureux. Mais là, ce ne sont que supputations !

Flash Back !.....

Bon, je sais ce que vous allez me dire..... Noël, c'était hier et même avant-hier !
C'est vrai mais j'attendais les photos prises par les uns ou les autres ces jours-là à Ozoir ! Corinne, venue aujourd'hui partager notre repas m'a apporté un CDRom de ses photos.
Je n'allais tout de même pas les garder pour moi et les ranger dans une boîte.
Alors, je les partage avec vous en espérant que ce regard en direction de la Francilie vous fera plaisir !

Réveillon de Noël après la messe.....

et... le matin de Noël !



Découverte des cadeaux.....

Bien plus tard..... nous nous réunissons

autour d'une coupe de champagne pour les grands

de Champomy pour les plus jeunes.

Margaux a invité "Nounours"

C'était donc Noël

"Clos de la Vigne"

2007

Au revoir !



samedi 16 février 2008

Guy nous présente son dernier ouvrage

Je suis heureuse de laisser la parole à mon cousin Guy par le biais d'un article paru dans le journal "Ouest-France" le 3 février dernier. Certains l'ont sans doute lus, d'autres non..... Il vient de publier un nouvel ouvrage sur un aspect de l'histoire locale des Côtes d'Armor. Je ne manquerai pas dans un autre échange d'évoquer sa bibliographie.

Guy de Sallier Dupin emmène son lecteur à travers une grande fresque de l’agriculture de notre département qui s’appelait encore les Côtes-du-Nord. Ingénieur agricole à la retraite, ce Lamballais est né à Rennes en 1928. Il a déjà publié de nombreux travaux historiques sur les Côtes d’Armor...Pour « Histoire de l’agriculture des Côtes-du-Nord, il s’est penché sur la période allant de la Révolution au début de la Grande Guerre en 914»


Pourquoi cet ouvrage et cette période précise ?
« Parce que je suis un passionné d’Histoire et d’agriculture. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers, j’ai longtemps travaillé à la chambre d’agriculture des Côtes d’Armor. C’est le goût de l’Histoire qui m’a poussé à me documenter..... Ce livre est destiné à la fois à des passionnés de cette période, aux agriculteurs, à toutes les personnes qui touchent au domaine de l’agriculture. J’aimerai qu’il soit lu dans les écoles d’agriculture, les bibliothèques. Quant à la période, elle est fascinante de progrès. Les hommes de l’époque étaient des pionniers. J’ai terminé ce livre en 1914 car, malheureusement, la Grande Guerre a tout arrêté ».

Tous les aspects de l’agriculture sont abordés dans ce livre.....
L’auteur évoque les nouvelles pratiques agricoles du XIXème siècle..... Un progrès qui a pu se faire grâce aux comices agricoles, institutions cantonales, très près de la base et qui ont fait avancer les choses :
« On distribuait des graines, des plantes fourragères. On avait déjà des habitudes : du blé noir la première année, du froment ou du seigle la seconde et de l’avoine la troisième. Il y avait peu d’élevage à l’époque. Puis on a inventé le trèfle, cette légumineuse qui a enrichi le sol en azote. Ensuite, on s’est servi de la marne, ce sable que l’on trouve sur les grèves. Le littoral en a profité. Le maerl a aussi été utilisé. Ce squelette d’algues était transporté à l’intérieur des terres. Le Trégor s’est servi beaucoup du goémon, richesse considérable pour la culture du lin, exigeante..... »

Guy de Sallier Dupin évoque le manque d’instruction de l’époque qui a été un frein au développement de l’agriculture... « Malgré tout on est passé de l’archaïsme à la modernité avec des gens courageux et inventifs, des aides de l’Etat et du Conseil général et aussi l’arrivée du Crédit Agricole et du syndicalisme. Les voies de communications ont été aussi considérablement améliorées.... ».
Enfin, notre passionné d’agriculture évoque les concours agricoles « C’était la fête ! une réelle émulation. »
La conclusion de l’auteur ? Elle se veut optimiste « même si de nos jours, tout est figé » termine-t-il

« Histoire de l’agriculture des Côtes-du-Nord de la Révolution à la Grande Guerre" peut être commandé au prix de 28 euros en adressant un chèque à l’ordre de l’auteur et en ajoutant 4 euros pour le port et l’emballage (2 euros par livre supplémentaire)
6, place Saint-Martin
22400 Lamballe
02 96 50 84 68

vendredi 15 février 2008

Nous les fous de généalogie

Ce texte en vers vient à propos prendre la suite de ma prose précédente. C'est dire combien je suis atteinte ! Jugez-en par vous-même... je vous vois déjà sourire, Hé oui !

Nous les fous de généalogie.....

Son virus se répand partout dans le pays
Et je l'ai attrapé il y a pas mal années.
Certes, il ne propage aucune maladie
Mais... il rend un peu fous ceux qu'il a attaqués.


Il ne faut pas, c'est sûr, avoir toute sa tête
Pour passer sa journée à fouiller des archives,
Dans tous les coins de France, poursuivre son enquête,
Et le lendemain, voilà qu'on récidive !


Faut-il être vraiment sain d'esprit, dites-moi,
Pour venir s'enfermer, les jours ensoleillés,
Avec de vieux registres qui nous mettent en émoi,
Des actes centenaires pour nous émerveiller ?


Il doit probablement nous manquer une case
Pour qu'un nom gribouillé nous transporte de joie,
Pour qu'un acte trouvé nous remplisse d'extase,
Pour qu'un lieu illisible nous mette aux abois !


Devant des écrans qui fatiguent nos yeux
Nous passons maints moments sur nos ordinateurs,
Afin de dénicher de très lointains aïeux
Et pouvoir les léguer à de plus jeunes lecteurs.


Il arrive parfois qu'on perde les pédales
Dans cette profusion de frères, de parrains,
De tantes, de cousins, qui forment un vrai dédale
Où il est parfois dur de trouver son chemin !


C'est un puzzle géant aux innombrables pièces,
Qu'avec beaucoup d'ardeur et de persévérance,
Il nous faut rechercher et assembler sans cesse
En demandant souvent de l'aide à Dame Chance.


En haussant les épaules, d'aucuns pourront trouver,
Qu'il y a mieux à faire qu'à fouiller le passé.
Que l'avenir étant plus digne d'intérêt,
C'est bien plutôt vers lui qu'il faudrait se tourner.


Mais on pourrait répondre à ces indifférents
Que leurs ancêtres aussi leur ont transmis la vie,
Qu'ils devraient tout au moins être reconnaissants
Et pour les remercier, les sauver de l'oubli.


Même si un chercheur découvrait un vaccin
Pour nous remettre un peu le cerveau à l'endroit,
J'entends continuer cette quête sans fin,
Rester un peu toquée..

Après tout, c'est mon droit !


Le texte n'est pas de moi (dommage !) mais d'une certaine Annie Armand qui l'a envoyé sur un des forums auquel je participe. Je l'ai seulement un peu adapté à ma recherche mais l'esprit est le même.

Par où commencer ?


Il est des jours où tout se bouscule dans ma pauvre tête..... j'ai tant de choses à vous dire, à vous conter sur nos familles, sur mes recherches, sur toutes ces années à réunir des infos, des documents, à partager avec ceux de la famille qui se sont aussi intéressés à notre histoire, à échanger avec des correspondants, bénévoles sur les sites d'Archives ou "cousins" retrouvés qui prennent contact avec moi ou que j'interroge sur leur savoir... que sais-je encore !

J'ai envie de vous faire partager ma surprise en découvrant des liens inédits entre nos familles ou dans nos familles. Certes quelques uns étaient connus mais mal identifiés "on disait que..." mais d'autres totalement inconnus me sont apparus à la lecture d'un acte ancien ou d'une union récente... enfin j'ai bien l'intention de vous mener avec moi sur les sentiers de l'investigation à la recherche de quelques irréductibles qui se terrent je ne sais encore où ? ceux que j'appelle "nos têtes " et se tiennent tout en haut de nos arbres remontant ainsi au 16è siècle... bref, j'espère au fil des jours réussir à vous faire partager l'une des mes passions ! A tout de suite.....

mercredi 13 février 2008

Deschamps et Deschamps la Rivière

Ci-dessous l'acte de naissance de Jacques Deschamps né à Jouy (Eure-et-Loir) en 1638.....

Je lis avec vous : " Le lundi cinq avril Jouy.....moi curé j'ai baptisé Jacques fils d'Adrien Deschamps (là j'ai plus deviné que lu) et Marguerite (je ne lis pas de nom ?) sa femme, son parrain (illisible peut-être Pierre), sa marraine Marguerite de Chartres (identifiée grâce à sa très belle signature) fille de Michel de Chartres de son vivant Seigneur de Jouy."
Cette traduction est confirmée par un spécialiste en paléographie.

Jacques est, pour le moment, l'origine de cette branche familiale. Nous savons tout de lui, enfin presque tout ! sa naissance, son mariage (1660 à Jouy), son décès (1701 à Saint-Piat toujours en Eure-et-Loir). Ces documents nous ont permis d'identifier ses père et mère, Adrien et Marguerite Noël (ou Noir ?) mais d'eux, en dépit de nos recherches, nous n'avons pu jusqu'ici identifier que leurs décès à Saint-Piat en 1658 et 1664...(régistres lacunaires). Recherches toujours en cours !
Jacques et a fortiori ses parents sont les ascendants de Rose Judith Deschamps la Rivière, mon arrière-arrière-grand-mère (coté paternel) comme vous le montre l'arbre ci-dessous.

Il se trouve qu'en 1811 à Lavaré (Sarthe), Rose épouse un Pierre François Deschamps ! dont voici l'ascendance

Le sel de l'histoire... c'est que les deux famille Deschamps n'ont aucune parenté avant l'union de Pierre-François Deschamps et de Rose Judith Nicole Deschamps la Riviere. Les Deschamps coté Noël Marin (père de Rose Judith Nicole) sont originaires de Jouy les Chartres du coté paternel et de Paris (paroisse Saint-Paul) du coté maternel. L'acquisition du domaine à Lavaré en 1779 par notre ancêtre Noël Marin lui donne le titre de Seigneur de la Rivière qu'il ajoute à son nom. Nous avons alors des Deschamps la Rivière ou Deschamps de la Rivière suivant les actes et des Deschamps tout court. Ces Deschamps-là, coté Pierre-François viennent eux de la région du Vendômois.
Rose Judith Deschamps la Rivière n'eut qu'un frère Noël René Jacques qui était chirurgien aide-major. Il mourut sans descendance en 1807 d'une fièvre à Guttstadt en Prusse à l'hôpital militaire (il soignait sans doute alors les bléssés de la bataille d'Eylau).
Pierre-François prit alors à son mariage le nom de famille de son épouse Deschamps la Rivière qu'ont gardé ses descendants. Le couple eut 8 enfants et Rose, dans ses dernière volontés, souhaita que la Rivière reste dans la famille. Le sort voulut que ce fut Frédéric, un des frères de notre arrière grand-mère qui en hérita. Frédéric est l'aïeul de l'oncle Pierre Bodin que plusieurs d'entre nous ont bien connu. Aujourd'hui, c'est à notre cousine Françoise qu'appartient "La Rivière".....

Mais il y a peut-être une suite à l'histoire de cette maison ! Une de mes correspondantes dans la Sarthe Raymonde Lavaud a trouvé dans le «Tirésias » les éléments suivants. Plus d'un siècle avant l'achat de la propriété par Noël Marin Deschamps, "la Rivière" aurait appartenu à un François Deschamps ???.
"G 382 1648 Paroisse de Lavardin, Lavaré et Lavernat. ..... Acte par lequel Marie Gaignon, Veuve de Deschamps François, sieur de la Rivière, vend à dame Louise de Beauxloncles, épouse de Messire Philippe de Picher, chevalier seigneur de la Roche Picher et de la châtellenie de Semur et sa procuratrice, les terres, fiefs et Seigneuries de la Rivière, l'Aunai, Callune ? et la métairie de la Bogottière sise es de Lavaré, Dollon et Semur pour la somme de 9,885 livres tournois"

Noël Marin l'a-t-il acheté à cette Louise ou bien la propriété a-t-elle été entre plusieurs mains ensuite. Nous ne le savons pas encore !
Question : ce François Deschamps nous était-il apparenté ? Lors de l'achat de la propriété Marin savait-il qu'elle avait été entre les mains de la famille et l'aurait-il acheté en partie pour cette raison..... ou ignorait-il totalement cette possession par un Deschamps, le hasard l'ayant seulement conduit à Lavaré, séduit par cette région..... ou encore s'agit-il d'une famille Deschamps tout à fait étrangère à notre branche. Le patronyme Deschamps n'est pas rare et les recherches foncières sont loin d'être aisées avant 1750.….. La généalogie est une école de patience ! A bientôt.....

Instants partagés...


Lundi, nous avons quitté le Clos de la Vigne pour rejoindre le Domaine de la Reine Blanche et assurer une permanence auprès des plus jeunes. Jean-Michel en déplacement vers l'Allemagne puis les U.S.A, Christel avec des réunions tardives, pas facile à gérer tout cela ! difficile de rentrer à temps pour libérer la "nounou" ! Mardi... je vais chercher Clément et Margaux à l'école... Ce jour, ils ne restent pas à la cantine. Les photos ne sont pas terribles, Clément est ébloui... mais non pas par sa grand-mère ! Bon, on ne va tout de même pas se plaindre d'avoir ce brave soleil en février... Margaux a perdu son sourire, elle n'aime pas les photos, me dit-elle ! Tant pis, elle est dans la boîte...



Nous arrivons à la maison et du premier, on jouit d'une vue sur les coteaux voisins. Au premier plan, quelques vergers...













Gautier ne rentre pas pour déjeuner. Nous allons le surprendre, en fin de journée, à la descente du car ! et voilà notre collégien...

Enfin, après un bon goûter, les devoirs mais aussi .....


Gautier au piano
............................Clément à la guitare

et Margaux dessine

lundi 11 février 2008

Quelques moments de vie...

Quelques photos des Franciliens

Christel et Gautier Saint-Gildas été 2007






























Corinne avec Margaux et Clément
Juillet 2007 sur le Golfe
Baptiste , Céline, Michel et Emilie





Ozoir, Clos de la Vigne, petite promenade

Vacances de Noël 2007-2008













Domaine du Clos de la Vigne
chez nous au bord du rû
Le "Club des cinq"
Baptiste, Gautier, Clément, Margaux et Emilie

dimanche 10 février 2008

Connaissez-vous l'histoire de la forêt de Grasla ?

La forêt de Grasla, une des plus grandes de Vendée, est constituée de grandes allées forestières où il fait bon se promener en famille. En cette forêt, un parcours pédestre conduit au lieu dit "le refuge de Grasla", haut-lieu des guerres de Vendée. C'est grâce à ce refuge, en 1794, que les paroisses et plus généralement les habitants du pays de Grasla, échappèrent ainsi aux Colonnes Infernales du terrible Général Turreau. A l'intérieur de cette forêt, devenue un véritable camp retranché contre les armées de la République Française naissante, vivaient dans des cabanes faites de branchages et de boue, près de 2000 personnes des villages de la Copechagnière, des Brouzils et de Chavagnes.

L'un des ancêtres de Michel Violet, le mari de ma fille Céline, est né en 1794 en cette forêt et savez-vous comment on le nomma ensuite ?..... Pierre dit "Joli bois". C'est pas beau çà !

Une tradition familiale confirmée par les actes suivants :
"Pierre Chouin, fils du légitime mariage de Louis Chouin et de Anne Micheau, son épouse, demeurant au bourg de la Copechagnière, est né dans la forêt de Gralard en la dite commune le quinze avril mil sept cent qutre vingt quatorze."

Ce premier acte provient d'un registre qui avait du répertorier les événements passés durant la période où les villageois s'étaient cachés.

Nous avons pu ensuite nous procurer l'acte de naissance complet :
"Pierre Chouin fils de défunt Louis Chouin et de Anne Micheau demeurant au bourg de la Copechagnière est né dans la forêt de Gralard en la commune de la dite Copechagnière le quinze avril sept cent quatre vingt quatorze ainsy que l'ont, après serment requis et prêté en présence, et sur la demande de Anne Micheau sa mère attesté Pierre Octeau, laboureur âgé de cinquante six ans, Alexis Baptiste Gaufreteau, menuisier, âgé de trente ans, Jean Bafset? charpentier, âgé de quarante ans, demeurant tous séparément au dit bourg de la Copechagnière, fors le dit Rethoré qui demeure au bourg des Brouzils tous amis, lesquels ont déclaré ne scavoir signé pour le soussigné et nous avons avec notre greffier provisoire signé Etienne Pierre Rethoré. "


Un bon plan pour un petit détour touristique et culturel si vous praversez la Vendée :
L’Association du Refuge de Grasla évoque la vie des populations réfugiées au cœur de la forêt de Grasla, durant l’hiver 1794. http://www.refugedegrasla.fr/visite.html

samedi 9 février 2008

Des nouvelles de Noémie et de Cyprien

J'ai pris un peu de retard pour transmettre les nouvelles envoyées par Ariane que nous avons eu la joie d'accueillir au mois de novembre à Saint-Gildas-de-Rhuys avec sa petite famille et ses parents venus de Lorient. Arianne et Pascal habitent à Rieux (56). Ariane enseigne l'allemand, Pascal la musique.
"Ici tout va à peu près bien, si l’on fait abstraction du gros rhume que même Cyprien a attrapé, ce qui n’affecte en rien sa bonne humeur ! J’ai repris le chemin du lycée depuis le 7 janvier. Cyprien grandit et profite bien. Il adore être assis et arrive de plus en plus souvent à se passer des coussins avec lesquels je le cale !!! Il est aussi très content chez sa nounou. Bref, c’est un bébé très facile et très rarement contrarié. Noémie quant à elle, aime beaucoup jouer avec son petit frère, mais elle sait aussi très bien dire quand elle en a assez que je m’occupe de lui et pas d’elle !!! rien que de très normal !" (message du 02/2008)

Georges de Chappotin

Michèle Rey du Boissieu me fait part du décès de Georges de Chappotin et de sa soeur Alberte, décès qui n'ont pas été mentionnés dans le carnet familial de ce début d'année.
Georges est décédé le 13 février 2007, sa soeur Alberte l'avait précédé de quelques mois le 11 /10/2006 à Arignac (09).
Père de six enfants, Georges avait épousé Guyonne de Boishamon en 1952 dans les Côtes d'Armor.
Comme le monde est petit... même en 1959 l'année où Jean Pierre Boulloud faisait un stage à la Centrale électrique d'Abidjan (Côte d'Ivoire). Il y avait croisé Georges de Chappotin . Il ignorait alors que quelques trois années plus tard, il épouserait une cousine par alliance de la famille de Chappotin.

Erwan

Cette fois, c'est d'Erwan Boulloud dont il est question et dont j'aimerai vous faire visiter le site. Erwan est l'un de nos neveux, fils de Jean-Claude, petit-fils de Georges récemment disparu. J'ai demandé à Jean-Claude de nous le présenter :"Erwan à fait l'Ecole Boule ce qui a débouché sur un Diplôme d'etudes supérieures des métiers d'art, spécialité monteur en bronze (travail des métaux en général mais aussi formation de base en tout).Il a créé son entreprise il y a 3 ou 4 ans et veut se spécialiser dans l'édition de meubles et de luminaires ainsi que sur des projets spéciaux. Il a aujourd'hui un salarié. Il a un style à lui qui utilise des matériaux industriels pour faire des produits " haut de gamme". Erwan est marié à Fer, originaire d'Argentine, ils ont deux enfants Zoë et Felipe".
J'ai bien aimé sa présentation, très design... normal, me direz-vous !.. un entrepreneur certes mais surtout un artiste de talent. Bravo Erwan !

Aurélie... Vietnam et ailleurs, carnet de voyage

Après Stéphane, je suis heureuse d'accueillir sur mon blog celui d'Aurélie, fille de ma cousine Armelle Abegg-Huchet. Introduisant le blog de sa fille, elle m'écrit : "aujourd'hui Aurélie est en Master (réseaux urbains dans les pays en voie de dévellopement : transports, eaux, déchets) et s'apprête à partir en Amérique Centrale le 1er avril 2008 au Salvador pour un stage de 4 mois plus quelques semaines de vacances. Je pense que nous aurons droit a la suite du blog. Elle en a corrigé une partie et le fera sans doute imprimer en quelques exemplaires..." Je vous laisse découvrir le journal d'Aurélie riche de ses expériences, de ses découvertes, de ses belle photos tout cela écrit avec beaucoup de spontanéité et d'humour... on attend bien évidemment une suite dès le mois d'avril, cette fois en direct... Bon vent Aurélie !

A l'age de 20 ans et demi, Aurélie est partie en septembre 2005 à Ho-Chi-Minh-Ville (ex Saigon) pour un stage de 6 mois dans le cadre de sa toisième année à l'IEP (Institut d'Etudes Politiques) de Rennes au Consulat de France. Elle y est retournée un an plus tard avec un deuxième stage de deux mois dans une association humanitaire puis elle a alterné travail et découverte de la région : Vietnam, Laos, Cambodge et Thailande. Enfin trouvant qu'il était inutile de rentrer en France pour les vacances d'été, Aurélie a continué les visites pendant deux mois avec un séjour en Inde, seule avec son gros sac et son guide du routard...
Dans son récit, elle s'adresse à sa bande de copains (anciens lycéens surtout) appelée le troupeau... ses amis lui avaient donné un tas d'enveloppes à ouvrir à des dates précises... le mouton "Jean-Claude" est une peluche qu'elle emmène partout (voir mail du 16 mai 2006). Aurélie a fait beaucoup de photos et a gagné un prix à une expo de l'IEP.

jeudi 7 février 2008

C'était au temps où !

Le texte qui suit, je l'ai trouvé sur le forum des Hautes-Pyrénées avec lequel j'ai des liens en raison de mes recherches sur la famille Dulac. Un texte que j'ai aimé, qui a éveillé en moi des souvenirs, qui vous touchera peut-être aussi... Il ne s'agira pas nécessairement d'une grand-mère mais de ces femmes qui ont accompagné votre enfance... Je pense à Marie-Ange qui fut employée de longues années chez mes parents... à Anne-Marie chez mes cousins rennais... à Alphonsine lorsque nous nous arrêtions chez les cousins de Jean Pierre à Vaulnaveys...

et vous ?
Vous souvenez-vous du tablier de Grand-mère ?


Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la robe en dessous,
mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.
Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants,
et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer,
et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides ;
et quand le temps était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.
Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux.
En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter son tablier,
et les hommes au champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.
Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse,
Tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

L'évocation d'une grand-mère et de son tablier a suscité quelques échanges entre les membres du forum, originaires des Hautes-Pyrénées sur le thème de la disparition des dialectes régionaux... Je vous les livre car elles montrent bien ce désir de retrouver nos racines au siècle de la mondialisation sans pour autant renoncer à la modernité.....

"Mes grands parents tous deux instituteurs, sortis des premières écoles normales, ont passé leur temps à apprendre le français aux petits paysans des Htes Pyrénées, et ensuite aux petits émigrés espagnols ou italiens des quartiers populaires de Tarbes. A mon grand regret aujourd'hui je ne maitrise pas cette langue qu'ils parlaient avec ma mère lorsqu'ils ne voulaient pas que nous comprenions ce qu'ils disaient. Il était bien sûr interdit de parler ce dialecte. Maintenant ma fille émigrée au USA ne rêve que de parler l'occitan. S'il faut que tout le monde se comprenne il ne faut pas pour cela abandonner tout ce qui représente notre passé, notre histoire, individuelle ou commune, c'est ce que nous recherchons tous au travers de nos travaux généalogiques"

"J'ai eu la bêtise de dire un jour à mes parents : "ce n'est pas la peine que vous parliez patois, je vous comprends". Fin de l'imprégnation et, aujourd'hui j'ai toutes les peines du monde à parler gascon malgré des cours suivis depuis 10 ans. Blocage, je crois bien! Heureusement nos messages nous obligent souvent à retrouver nos racines et pas seulement généalogiques ; la langue aussi, les mœurs et l'histoire sans parler des paysages."

"Et moi donc ..... interdiction par l'institutrice (qui était ma tante) à nos parents, de parler ce patois. Mon fils m'a reproché de ne pas le lui avoir apris. Votre tablier de grand mère est tellement vrai".



Je reprends la main pour évoquer à mon tour et avec émotion quelques unes des expressions de notre Marie-Ange. On n'échappait pas à "Prends ta curlée de sirop" de foie de morue...Brkkk ou de sirop iodotonique trop sucré. Quand elle nous menait avec elle dans son jardin ouvrier des faubourgs de Rennes sans doute aujourd'hui sous des immeubles, elle nous faisait monter dans sa "berouette". Je ne suis pas certaine de l'orthographe ! Mon cousin Christian, amoureux du Gallo (dialecte d'Ille-et-Vilaine) pourrait nous en dire tellement plus.

lundi 4 février 2008

Les notaires au 16è, 17è, 18è siècles, des acteurs hauts en couleur.....

Ce soir, j'ai envie de vous parler des notaires. C'est une profession que je rencontre très souvent dans les actes recherchés. Il y en a dans presque toutes les familles, chez les Boulloud, les Deschamps, les Noury, les Sausse pour ne citer que ceux-là. Je me suis alors interrogée et documentée sur cette confrérie ! «Notaire » vient du latin notarius, de nota, note. L'histoire du notariat en France est assez obscure avant Saint Louis. C'est lui qui attacha au Châtelet 60 clercs sous le titre de notaires royaux, chargés de recevoir tous les actes de la juridiction. Philippe Le Bel les étend en 1302 à toutes les terres de la couronne. François 1er fixe leurs attributions en 1542 sous le nom de tabellions. Puis seront créés des Gardes-Notes en 1575 dont la mission est de veiller à la bonne conservation des actes. Les tabellions sont définitivement remplacés par les notaires et garde-notes en 1597 par Henri IV. Plus tard, la Révolution les transforme en notaires publics en 1791, question de vocabulaire républicain ! Il faudra attendre 1803 pour voir une réelle réorganisation. On verra alors apparaître les notaires impériaux puis vers la fin du 19è on ne parlera plus que du notaire tout... simplement. Dans une population de ruraux et de gens de la terre, le monde de nos ancêtres est peuplé de ces figures particulières, les notaires ! Notables respectés et influents, acteurs importants de la vie économique, les notaires constituent alors le noyau dur et actif de la société. Ils doivent cette image et leur position au fait de se trouver au carrefour de deux mondes: la ville et la campagne, le monde des affaires et le monde de la terre, la noblesse et la paysannerie. Ils sont au service de tous et aucun ne peut s'en passer. Je compare un peu leur position à celle du maréchal ferrant, du forgeron ou du curé. C'est un travailleur indépendant, itinérant, allant par les routes, sur une mule ou un cheval (pour les plus riches), de maison en maison, de ferme en ferme, tantôt pour y rédiger un testament, y dresser un inventaire après décès, établir un contrat de mariage, etc. La plupart sont aisés et pères de familles généralement nombreuses. Notre aïeul Jean Marie Noury aura ainsi 18 enfants !
Leur position leur permettra, pour les plus entreprenants, d'acquérir les terres de la noblesse rurale désireuse alors d'aller s'installer en ville durant la saison hivernale. Plus de confort et une vie sociale plus riche. Mais on ne va pas habiter en ville n'importe où, il faut construire une belle maison, voire un hôtel particulier. Cela coûte... alors, on vend des terres et qui achète ? les notaires...

J'ai ainsi dépouillé dans mes archives des titres de propriété de terres de Châteaugiron (ph. haut de page), fief de la famille Noury. J'ai pensé longtemps que ces terres héritées par mon père avaient été achetées par mon grand-père. Pas du tout, j'ai constaté que leur acquisition s'était faite du temps de Jean Marie et de l'omni présence de la famille à Châteaugiron. Shéma identique sans doute si l'on se tourne vers le Boulloud (Vaulnaveys, ph. de droite). L'histoire familiale raconte que les Bolloud de Murianne étaient propriétaires du domaine de Chamrousse, aujourd"hui station de ski en Isère. Un lieu-dit "Le Bachat-Boulloud" en atteste... Deux exemples qu'on pourrait facilement multiplier.

François Louis Hippolyte Monpou (1804-1841)

J'avais beaucoup entendu parler de ce compositeur. Maman fredonnait souvent les paroles de "Gastibelza", un texte de Victor Hugo :
"Le vent qui souffle sur la montagne me rendra fou..."
mis en musique disait-elle par son arrière-grand oncle. Or dans les années 50-60, c'était Georges Brassens qui interprétait cette mélodie sur une musique qui lui était attribuée. Aussi Geneviève, reprochait à ce dernier d'avoir emprunté sans vergogne la musique de notre aïeul. J'ai alors voulu en savoir plus car "fan" de l'ami Georges, ce reproche ne collait pas avec le profil du poète qu'était Brassens pour moi.
Pour retrouver la trace d'Hippolyte, j'ai d'abord consulté "Google" en 2003 et j'y ai trouvé une communication d'un groupe de chercheurs de l'université de Jussieu à Paris intitulée "Variation sur une guitare de Hugo...", un texte qui mentionnait à plusieurs reprises notre homme ! J'ai longtemps attendu une réponse de Jussieu. Plusieurs mois après, ce groupe en la personne d'Arnaud Laster m'a répondu. En voici la teneur : "Hippolyte Monpou a bien composé un "Gastibelza" sur la "Guitare" de Hugo, avant Litz et Brassens. Cette chanson obtint un grand succès au 19è siècle et lorsque j'ai présenté sur France-Culture les oeuvres de Litsz inspirées par Hugo, j'ai fait enregistrer le premier couplet de la chanson de Monpou. Il ne me semble pas que Brassens s'en soit inspiré mais il faudrait réecouter cet enregistrement et comparer les partitions. Monpou a mis en musique six autres poèmes de Hugo".
Hippolyte Monpou, compositeur français, né à Paris le 12 juin 1804, mort à Orléans le 9 août 1841. Il entra d'abord comme enfant de chœur à l'église Saint Germain l'Auxerrois et suivit les cours de la Maitrise de Notre Dame sous ladirection de Desvignes. Il alla ensuite continuer ses études musicales à l'Ecole royale et spéciale de chant, que Choron venait de fonder et fut nommé à l'âge de 16 ans organiste de la Cathédrale de Tours où il resta deux ans. Choron le rappela alors à Paris pour lui confier les fonctions de professeur d'accompagnement dans son institution. Successivement organiste de Saint Thomas d'Aquin, de Saint Nicolas des Champs, de la Sorbonne, le jeune Hippolyte Monpou fit exécuter dans ces églises plusieurs messes de sa composition. Il n'étudiait guère à cette époque que les Maitres de musique sacrée, Palestrina, Clari, Carissimi, Haendel, et travaillait consciencieusement à se mettre au niveau d'une tâche pleine de grandeur et de sévérité. Tout à coup, la révolution de 1830 éclata. L'Eglise, qui avait adopté le jeune artiste et qui paraissait aussi se charger de le faire vivre, ne lui offrait plus de ressources. L'école de Choron qui en 1824 avait été transformée en Institution Royale de Musique classique et religieuse avait été fermée, et plusieurs artistes formés dans cette école avaient pris leur essor vers les différentes branches de l'art où ils allaient bientôt se faire une réputation. Monpou se décida bravement à abandonner la musique religieuse pour la musique profane. Désespéré de la messe et du psaume, il se jeta dans la romance, et entreprit de se distinguer par un style sérieux et tendre, par une coupe aventureuse, par des rythmes piquants, heurtés et nouveaux. C'est ainsi qu'il écrivit: l'Andalousie, Gastibelza, les deux Archers, les Resurectionnistes, le Voile bleu...
Mais il fallait que ses romances fussent chantées. Il trouva des artistes qui lui prétèrent eur voix, et ne s'en tint pas là... il chanta sur le Théatre de l'Odéon...dans la Salle Laffitte où il donna un concert entièrement composé de ses œuvres. Il puisait ses inspirations dans les poésies d'Alfred de Musset, de Victor Hugo, de Frédéric Soulié, auxquelles sa musique prêtait un nouveau charme. Il avait mis en musique jusqu'à un chapître des paroles d'un Croyant de l'abbé de La Mennais, jusqu'à la dernière scène d'Othello de Shakespeare, littéralement traduite par Alfred de Vigny. Plein de volonté et de persévérance, Monpou voulait prouver qu'il était capable d'écrire autre chose que des romances et forcer les barrières de la scène lyrique. Le théatre du Palais-Royal, nouvellement ouvert, offrait aux jeunes compositeurs les moyens de se faire connaitre. Adolphe Adam, Flotow, Pilatti et quelques autres travaillaient pour ce théatre, où l'auteur de cet article retrouva Monpou en 1833. Monpou fut chargé par les spirituels auteurs de la pièce de Vert-Vert, Mrs Deforges et de Leuven, d'écrire pour une autre pièce intitulée La Salamandre, plusieurs morceaux de musique qui furent chaleureusement applaudis.Peu de temps après, Frédéric Soulié lui confia le livret des ""Deux Reines, opéra-comique en un acte qui fut représenté en 1835. Ce coup d'essai du compositeur sur la scène de l'Opéra-Comique fut un coup de maître. "Adieu mon beau navire devint bientôt populaire... aux "Deux Reines" succèdérent "Le Luthier de Venise" et "Piquillo", paroles d'Alexandre Dumas, représenté en 1837. Vinrent ensuite "Perugina", "Le Planteur" , et "La chaste Suzanne" au Théatre de la Renaissance. Mais quoique Monpou eût répandu dans toutes ces productions une foule d'idées heureuses et qu'il y ait fait preuve d'un talent réel, il ne retrouva pas un succès égal à celui qu'avait obtenu son premier opéra des Deux Reines. Il était en train d'écrire la partition d'un nouvel ouvrage en trois actes, "La Reine Jeanne", lorsqu'il tomba gravement malade. On dit que la crainte de n'avoir pas terminé son travail dans le délai fixé entre lui et le Directeur de l'Opéra-Comique contribua beaucoup à aggraver cette affection, dont il était atteint depuis longtemps. Il partit pour la Touraine, comptant sur la salutaire influence de ce doux climat. Arrivé à Orléans, il se sentit hors d'état de continuer sa route, et se fit transporter dans une maison de campagne des environs (La Chapelle-Saint-Mesmin) chez un ami . Bientôt après il put revenir à Orléans pour être plus à portée des secours de la médecine; mais tous les efforts de la science furent impuissants, et il succomba dans cette ville, à l'âge de 37 ans. Sa femme qui l'accompagnait, fit transporter ses restes à Paris.Ses obsèques eurent lieu à Saint Roch le 14 août 1841; on y exécuta une messe dans laquelle M. Dietsh avait eu l'heureuse idée de faire entrer un motet composé sur des motifs des "Deux Reines" et de "La chaste Suzanne", et qui fut chanté par Duprez. La dépouille mortelle d'Hippolyte Monpou fut déposée au cimetière du Père Lachaise. Cet artiste, enlevé trop tôt à son art, n'avait écrit qu'un acte de son opéra de "La Reine Jeanne"; il laissa aussi en manuscrit plusieurs morceaux d'un autre opéra en trois actes, "Lambert Simnel" - les deux ouvrages, terminés par Adolphe Adam, ont plus tard été représentés.
Sources : Extrait d'un article de la Gazette et Revue musicales de Paris)


Selon son acte de décès, il semble qu'il résidait à Paris au 8, rue Louvois (2è).
La tombe d'Hippolyte est toujours au Père Lachaise dans le carré des muiciens Une enigme persiste sur le patronyme Monpou ou Monpoux. Les biographes du compositeur parlent d'Hippolyte Monpou. Son acte de décès mentionne François Louis Monpoux d'où notre difficulté pour trouver l'acte à Orléans. Il faut encore souligner que l'acte de mariage d'une de ses soeurs Colombe Eugénie évoque son frère compositeur en tant que témoin sous l'identité François Hippolite. Et sur cet acte, l'épouse déclare qu'une erreur a été faite sur l'acte de décès de son père et que leur patronyme est bien Monpoux (avec un x). La tradition familiale a, elle, entérinée Monpou (sans x) !

Bibliographie : autres articles trouvés dans.....
-"Dictionnaire biographique des musiciens" collection Bouquins, chez Robert Laffont - 1995, 2ème tôme p. 2825-2826
-Larousse "Grand dictionnaire universel du XIX ème siècle"-1982- Tôme XI

André VY.....

Odile Thorel (fille d'André et de Marie Louise Aulanier) nous a appris le décès récent à 60 ans de André Vy.
André était le fils de Jeanne (née Thorel) et de Robert (+1988). Il vivait avec sa mère et sa soeur dans un petit village normand à Montreuil-l'Argillé dans l'Eure. Nous partageons la peine et la douleur de Jeanne et de ses enfants.
J'ai peu connu cette cousine germaine de maman mais je me souviens d'un séjour dans la famille Vy alors qu'elle résidait en banlieue parisienne. Je devais avoir douze ou treize ans !