mercredi 27 février 2013

Ignace Bressel ????.....

D'Ignace Bressel (+1812), je descends par la branche maternelle de ma mère Geneviève, née Thorel. Sa mère, née Sausse était la fille d'une Marie Blanche Bressel, petite-fille de cet Ignace dont l'histoire nous laisse encore aujourd'hui plus de questions que de réponses même si nous pouvons apporter un petit éclairage sur son destin !
Ignace Bressel aurait été culottier de la Grande Armée. Un culottier était un un grade de l'armée impériale. En l'occurence quelqu'un qui fabriquait ou réparait les vêtements des soldats, et peut être plus particulièrement ceux des gradés.
On trouve sa trace p. 134 et p. 167 dans le livre "Les volontaires nationaux pendant la Révolution 1: Historique militaire et états du service des huit premiers bataillons de Paris, levés en 1791 et 1792" de Charles-Louis  Chassin édité en 1899 (Source : Gallica).
Il est d'abord recruté dans le 10è bataillon (Saint-Roch) ce qui correspond bien à son adresse puis ce bataillon entre ensuite dans le 1er bataillon (page 167 de l'ouvrage cité).

Les actes de mariages de ses enfants portent tous la trace de sa disparition en 1812... Que sait-on de lui si ce n'est qu'il était donc "employé aux armées" et à cette époque dans la l'armée de Napoléon lancée alors dans la campagne de Russie. On lit, par exemple, sur l'acte de mariage de son fils Jean Pierre, notre ancêtre...
"...qu'un acte de notoriété a été produit à défaut d'acte de décès d'après la faculté accordée par l'article 155 du code civil, le dit acte reçu par M. le Juge de paix du sixième arrondissement de Paris le premier de ce mois dûment enregistré, et constatant que depuis le sept septembre mil huit cent douze le Sieur Ignace Bressel, père du futur, alors employé aux armées françaises en Russie a cessé de donner de ses nouvelles..."

Bataille de Borodino
  Or si l'on ouvre une page de l'Histoire de France, c'est justement le 7 septembre1812 qu'est livrée la bataille appelée par les Français de la Moskowa et par les russes de Borodino parce que l'action eut lieu sur le plateau qui domine ce village. 
Un coup de canon tiré par les Français donne le signal et la bataille s'engage ! Après quatre heures de combats, l'issue de la bataille est certaine... l'armée russe opère sa retraite laissant derrière 45 000 hommes hors de combat. Les pertes des français sont évaluées à 28 000 tués ou bléssés. C'est une des journées les plus sanglantes de cette campagne avant que Napoléon embourbé après la prise de Moscou dans une ville dévastée par le feu et sans avoir obtenu la capitulation des russes, ne décide, à la veille de l'hiver d'amorcer une retraite qui se terminera par le désastre de la Bérezina ! Tout est dit.....Cela c'est aussi l'histoire de notre aïeul Ignace Bressel qui, très vraisemblablement, perdit la vie ce 7 septembre à Borodino. Ce qui est tragique c'est que comme plusieurs des membres de "nos familles", il rejoint la cohorte des "portés disparus" sans sépulture connue.

Merci Cécile.....

Je remercie tout particulièrement Cécile Boulloud, née Rochas qui a pris le temps de nous envoyer quelques photos de la branche Boulloud résidant toujours sur les terres de Vaulnaveys le Bas en Isère. 
Dois-je rappeler que cette commune (avec Vaulnaveys-le-Haut) est le fief  de la famille Boulloud qui y résidait dès le 17è siècle où j'ai retrouvé le décès en 1604 de Pierre Boulloud de Murianne dit alors Notaire royal de Vaulnaveys. Depuis la famille, comme tant d'autres s'est élargie et de nombreuses branches se sont déployées ici ou là mais nombreux sont encore les Boulloud dans le département de l'Isère. J'ai souvent évoqué l'histoire de cette famille aidée au départ par des archives prêtées par Jeanne (cf. photo), il y a bien des années !... aux temps anciens où sur la route des stations de ski nous faisions halte à Vaulnaveys. Nous y trouvions toujours accueil chaleureux et bonne table grâce aux talents de cousine Alphonsine.
Le dépouillement de ces premières archives familiales m'ont permis de remonter jusqu'en 1830 avec l'acte de succession de André Boulloud. Ensuite mes propres recherches, avec l'aide de l'Entraide de l'Isère, m'ont permis de remonter avec pas mal d'aléas jusqu'à Pierre (+1604). J'ai eu, enfin, la chance de rencontrer Géraldine Thibaud qui réside, elle aussi, à Vaulnaveys et qui descend de Camille Alphonse Boulloud.(1873-1940), cousin germain de Emile André (1867-1940) et de Pierre Emile (1865-1954) respectivement grands-pères de Jean Pierre (mon époux) et de sa cousine Jeanne (cf. photo).....
Place maintenant à la descendance de ce Pierre cité en tête d'article représentée aujourd'hui par celle de Jeanne  et de Jules (1931-2004) toujours ancrée sur les terres ancestrales.....avec enfants et petits-enfants.

Autour de Jeanne... son fils  Pierre et ses petits-enfants
Au premier plan Jennifer... et  derrière Zoé... Juliette... Emma ... Jules et Robin
(cliquez sur les photos) 
Emma et Jennifer... filles de Laurence John Baird et de Brigitte née Boulloud
Zoé et Jules... fille et fils de Pierre (au coté de sa mère) et de Cécile, née Rochas
Robin et Juliette... fils et fille de Fabrice et Muriel née Faletto

Zoé... Robin... Emma ... Jules