Je reviens sur un post édité le 4 juin dernier sous le titre "Nouvelles d'Australie" (Famille Rabillon-Thorel).
Coucou Nadette !...
"Oui, cela fait longtemps que j'ai donné signe de vie...mais je visite ton blog de temps en temps et voit ainsi la famille s'agrandir !"
Il s'agit là des premières lignes du message de ma cousine Joëlle, fille de Xavier (1914-2002) l'un des frères de ma mère Geneviève (1903-1965)...Joëlle qui, depuis des années vit en Australie avec Jean-Marc et leur fils Keny né quelques mois avant Gautier, l'aîné de nos petits-enfants. Joëlle souhaitait en savoir plus sur le contenu d'un écrit que j'avais seulement mentionné dans ce blog le 11 novembre 2014...extrait d'un petit livret que m'avait confié cet oncle Joseph, un autre frère de maman et qui évoquait ses "Souvenirs de Pontlevoy".....
C'était, en effet, dans cette commune du Loir et Cher que vivaient nos arrière grands-parents Léon Sausse et Marie-Blanche Bressel...père et mère de Madeleine Sausse qui épousera notre grand-père Philippe Thorel (Branche maternelle). Et Pontlevoy était donc une destination riche de souvenirs pour les petits-enfants qu'étaient alors ma maman, sa soeur et ses frères!
A l'exemple de Joëlle, je partage aujourd'hui avec vous cette page de l'histoire de "nos familles" (branche Thorel)...
"Souvenirs de Pontlevoy"
transmis par oncle joseph Thorel (1909-1990) !
"La propriété de Pontlevoy était une maison avec un étage...une grande maison pour cette commune précédée d'un jardin d'environ 50 à 60 m2. Derrière, une cour garnie d'un clapier puis...plus loin un verger terminé par un vivier, royaume des grenouilles.
Sur la façade deux portes donnaient accès à l'intérieur, l'une sur le salon de grand-mère dans lequel j'aimais à tapoter sur le piano, et l'autre dans la cuisine. A cette époque, la demeure n'avait ni eau ni électricité. Nous allions tirer l'eau à la fontaine grâce à une pompe à quelques vingt mètres de la cuisine. En face, une tonnelle permettant de s'adonner à des jeux d'intérieur.
En 1919, mes parents avaient organisé une promenade en vélo...seuls étaient restés à la maison avec grand-mère : Xavier (1914-2002) et Michel (1918-1991) encore trop jeunes. La même année, des détachements de l'armée américaine passaient par Pontlevoy. Belle occasion pour mon frère Bernard (1905-1976) de baragouiner un peu d'anglais et aux américains...du français ! Un jour des soldats nous emmenèrent dans un camion pour une petite randonnée aux environs et nous leur crions "Plus vite ! Plus vite !". Mon père, amateur de chasse, m'emmenait souvent avec lui...Or un jour, je partis en courses avec ma grand-mère et nous remarquons une certaine agitation au bord du chemin...Je m'emparais d'une belle caille blessée ! Rentrée à la maison, ma grand-mère, non sans fierté, exhiba devant mon père son trophée. Celui-ci, sorti mais sans son chien de chasse, était rentré bredouille. A 70 ans de cela, je me souviens combien mon père avait été vexé ! Oh! les belles-mères.....
Mes frères et moi nous allions volontiers chez Amenda (voisine ou amie de la famille ?). Elle nous recevait avec beaucoup de gentillesse et comme j'aimais célébrer la messe, elle me fabriquait à ma grand satisfaction des sortes d'étoles...( Oncle Joseph ne sera pas prêtre mais entrera chez les "Frères des Ecoles chrétiennes". Il y enseigna durant de longues années en tant que professeur de Lettres." J'évoquerai sa vie dans une autre page de ce blog. Un oncle que j'ai pu accompagner à l'heure de l'au-revoir.
Qui étaient donc les Frères des Ecoles Chrétiennes ? un ordre religieux fondé par Jean-Baptiste de la Salle avec pour mission la scolarisation des enfants les plus démunis. On les appelait encore et jusque vers les années 1960 les Frères "quatre-bras" car ils étaient revêtus d'un sorte de soutane dont il n'enfilaient pas les manches. Le Concile Vatican II passant par là, les Frères revêtirent ensuite la tenue "clergy-man" puis plus généralement veste et pantalon comme aujourd'hui. Toutefois comme les prêtres avec sur le veston l'insigne de la croix indiquant leur consécration.
A l'exemple de Joëlle, je partage aujourd'hui avec vous cette page de l'histoire de "nos familles" (branche Thorel)...
"Souvenirs de Pontlevoy"
transmis par oncle joseph Thorel (1909-1990) !
"La propriété de Pontlevoy était une maison avec un étage...une grande maison pour cette commune précédée d'un jardin d'environ 50 à 60 m2. Derrière, une cour garnie d'un clapier puis...plus loin un verger terminé par un vivier, royaume des grenouilles.
Sur la façade deux portes donnaient accès à l'intérieur, l'une sur le salon de grand-mère dans lequel j'aimais à tapoter sur le piano, et l'autre dans la cuisine. A cette époque, la demeure n'avait ni eau ni électricité. Nous allions tirer l'eau à la fontaine grâce à une pompe à quelques vingt mètres de la cuisine. En face, une tonnelle permettant de s'adonner à des jeux d'intérieur.
En 1919, mes parents avaient organisé une promenade en vélo...seuls étaient restés à la maison avec grand-mère : Xavier (1914-2002) et Michel (1918-1991) encore trop jeunes. La même année, des détachements de l'armée américaine passaient par Pontlevoy. Belle occasion pour mon frère Bernard (1905-1976) de baragouiner un peu d'anglais et aux américains...du français ! Un jour des soldats nous emmenèrent dans un camion pour une petite randonnée aux environs et nous leur crions "Plus vite ! Plus vite !". Mon père, amateur de chasse, m'emmenait souvent avec lui...Or un jour, je partis en courses avec ma grand-mère et nous remarquons une certaine agitation au bord du chemin...Je m'emparais d'une belle caille blessée ! Rentrée à la maison, ma grand-mère, non sans fierté, exhiba devant mon père son trophée. Celui-ci, sorti mais sans son chien de chasse, était rentré bredouille. A 70 ans de cela, je me souviens combien mon père avait été vexé ! Oh! les belles-mères.....
Mes frères et moi nous allions volontiers chez Amenda (voisine ou amie de la famille ?). Elle nous recevait avec beaucoup de gentillesse et comme j'aimais célébrer la messe, elle me fabriquait à ma grand satisfaction des sortes d'étoles...( Oncle Joseph ne sera pas prêtre mais entrera chez les "Frères des Ecoles chrétiennes". Il y enseigna durant de longues années en tant que professeur de Lettres." J'évoquerai sa vie dans une autre page de ce blog. Un oncle que j'ai pu accompagner à l'heure de l'au-revoir.
Qui étaient donc les Frères des Ecoles Chrétiennes ? un ordre religieux fondé par Jean-Baptiste de la Salle avec pour mission la scolarisation des enfants les plus démunis. On les appelait encore et jusque vers les années 1960 les Frères "quatre-bras" car ils étaient revêtus d'un sorte de soutane dont il n'enfilaient pas les manches. Le Concile Vatican II passant par là, les Frères revêtirent ensuite la tenue "clergy-man" puis plus généralement veste et pantalon comme aujourd'hui. Toutefois comme les prêtres avec sur le veston l'insigne de la croix indiquant leur consécration.
