L'an passé, j'avais évoqué (sous le libellé "généalogie et histoire pour tous"), l'histoire de Camille Eugène Boulloud dont on a jamais su ce qu'il était devenu..... seulement disparu comme tant d'autres ! Une vie fauchée, un deuil impossible, une reconnaissance tardive avec (après jugement) son inscription auprès de son cousin et de ses frères d'armes sur le monument aux morts de Vaulnaveys dans l'Isère.
Cette année, j'évoquerai la mémoire de Paul Thorel, l'un des frères de mon grand-père paternel.
Je lui donne la parole à travers une lettre qu'il écrivait peu de temps avant sa mort à son frère aîné, Marcel qu'il nomme amicalement "mon bon vieux". J'ajoute que Marcel, lui militaire, est le grand-père de Bertrand Thorel, récemment venu à la généalogie et auquel j'ai fait souvent allusion depuis que le contact s'est établi entre nous. C'est lui qui m'a transmis ce document !
(Cliquez sur la photo ci-dessus pour une meilleure visibilité)
Cette le
ttre va peut-être en surprendre quelques-uns. Elle est assez éloignée des pauvres mots écrits dans les tranchées par ceux qui vivaient le calvaire des tranchées. Non, Paul en août 14 est à l'arrière. Trop vieux dit-il (il avait 32 ans !) "Il y a des compagnies de formées avec les jeunes, je n'en suis pas encore. Mon tour viendra sans doute. Car il en faut un peu par petites ponctions. Lorsque celles constituées seront épuisées, il faudra que d'autres les remplacent !" On ne peut être plus lucide.....
Paul y va même d'un peu d'humour, reflet sans doute un peu de l'esprit ambiant à l'arrière avant de descendre en enfer : "Dans quel coin décimes-tu les allemands avec tes mitrailleuses".
Touchante fin de lettre pourtant si courte où il n'oublie personne pas même de prier pour les siens. Son tour viendra effectivement...
Paul tombera en octobre 1914 sans doute près de Bourgogne, un petit village de la Marne. D'après des renseignements donnés à son frère Jacques après la guerre par un aumônier allemand, Paul serait mort de la gangrène apparue sur la jambe où il avait été atteint. Toujours selon cette même source, il serait décédé dans l'église du village, transformé en hôpital de campagne par les allemands. Le lieu de sa sépulture est inconnu !
ttre va peut-être en surprendre quelques-uns. Elle est assez éloignée des pauvres mots écrits dans les tranchées par ceux qui vivaient le calvaire des tranchées. Non, Paul en août 14 est à l'arrière. Trop vieux dit-il (il avait 32 ans !) "Il y a des compagnies de formées avec les jeunes, je n'en suis pas encore. Mon tour viendra sans doute. Car il en faut un peu par petites ponctions. Lorsque celles constituées seront épuisées, il faudra que d'autres les remplacent !" On ne peut être plus lucide.....Paul y va même d'un peu d'humour, reflet sans doute un peu de l'esprit ambiant à l'arrière avant de descendre en enfer : "Dans quel coin décimes-tu les allemands avec tes mitrailleuses".
Touchante fin de lettre pourtant si courte où il n'oublie personne pas même de prier pour les siens. Son tour viendra effectivement...
Paul tombera en octobre 1914 sans doute près de Bourgogne, un petit village de la Marne. D'après des renseignements donnés à son frère Jacques après la guerre par un aumônier allemand, Paul serait mort de la gangrène apparue sur la jambe où il avait été atteint. Toujours selon cette même source, il serait décédé dans l'église du village, transformé en hôpital de campagne par les allemands. Le lieu de sa sépulture est inconnu !
N'oublions pas !