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dimanche 25 octobre 2015

Corinne en direct du Havre.....

Ce 25 octobre...Corinne était au Havre pour Europe 1 à l'occasion du départ de la Transat Jacques Vabre. Elle nous a envoyé via Facebook quelques images de l'événement que j'ai eu envie de partager avec "nos familles" ! 

Transat Jacques Vabre 2015
  Rendez-vous est pris avec Corinne pour...
 l'arrivée de la "Jacques Vabre"
 au Brésil !

dimanche 11 octobre 2015

Henri BEYLE dit Stendhal...Branche Boulloud



Je vous ai déjà présenté quelques personnages connus rencontrés sur nos arbres généalogiques...
François Louis "Hippolyte" MONPOU, compositeur (cf. "post" du 04/02/2008 et 07/11/2014)
et à Guy de MAUPASSANT, auteur (cf. "post" du 20/02/2008). 
Tous deux appartiennent à mon ascendance maternelle.....branche Thorel-Sausse pour le premier...branche  Thorel-Dubois pour le second.  

Cette fois, il s'agit de Henri BEYLE plus connu sous le nom de STENDHAL appartenant à la branche paternelle de Jean-Pierre Boulloud...bien implantée depuis le 16è siècle en Isère. Il naît le 23 janvier 1783 au 12, rue des Vieux Jésuites à Grenoble. Ses premières années furent malheureuses : sa mère qu'il adorait, mourut en couches alors qu'il avait sept ans. Le jeune Henri a peu d’estime pour son père, avocat au Parlement de Grenoble, homme taciturne, pieux, bourgeois qui ne pensait qu’à ses affaires financières. Le précepteur qu'on lui donne  va détériorer leurs rapports : « Je haïssais l'abbé, je haïssais mon père, source des pouvoirs de l'abbé, je haïssais encore plus la religion au nom de laquelle ils me tyrannisaient. »   Une enfance difficile atténuée par la présence bienveillante de son grand-père maternel, Henri Gagnon, médecin célèbre de Grenoble, homme des Lumières, « extrêmement aimable et amusant », qui l'initie à la littérature. Sa maison place Grenette, avec sa terrasse ensoleillée, devient l'antithèse de celle de son père, « étroite, sombre, humide » et, de manière générale, Henri voit dans les valeurs des deux branches de sa famille deux mondes que tout oppose : « Le côté Beyle, c'est le pouvoir, l'avarice, l'insensibilité, le pédantisme, la vanité, etc. Du coté Gagnon, c'est pour le jeune Henri, la culture, la gaieté, la lumière, le plaisir, la beauté, la tendresse, la générosité et la fierté, la folie des chimères, rattachés à cette « Italie » dont l'enfant se persuade qu'elle est la patrie des Gagnons. »
Le 7 juin 1788, le jeune Henri assiste à la "Journée des Tuiles"  du balcon de son grand-père, qui annonce les journées révolutionnaires de 1789. En 1796, à treize ans, il entre à "l'Ecole Centrale de Grenoble", école créée par la Révolution pour remplacer les collèges religieux. Il s'y fait, enfin, des camarades de son âge et se passionne pour les mathématiques. C'est grâce à un prix en mathématique qu'il peut fuir Grenoble en octobre 1799, à seize ans, pour tenter d’entrer à l'Ecole Polytechnique à Paris.
Henri arrive à Paris au lendemain du coup d'état du 18 brumaire an VII (09/11/1799). Il loge près de l’École Polytechnique, alors installée rue de l’Université. Dans la solitude de sa petite chambre près des Invalides, il déchante. Il n’a nulle envie d’entrer à l’École Polytechnique et Paris lui déplaît: « La boue, l’absence de montagnes, la vue de tant de gens occupés passant rapidement dans de belles voitures à côté de moi connu de personne et n’ayant rien à faire me donnaient un chagrin profond." Il renonce au concours de l'Ecole Polytechnique pour s'engager dans l'armée de Bonaparte en 1800. Arrivé à Milan à la veille de Marengo, cette ville devient pour lui « le plus beau lieu de la terre. » Il revient à Paris début 1802, démissionne mais en 1806 reprend du service dans l'Intendance. Il accompagne l'armée de Napoléon en Allemagne, où la petite ville de Stendal lui fournit son futur pseudonyme.
Après la sanglante bataille de Borodino, l’armée pénètre à Moscou désertée. L’armée française pille les maisons dont les vitres éclatent sous la chaleur des incendies. Au lieu de voler du vin ou de la nourriture, Henri prend un volume des Facéties de Voltaire. Le froid terrible, la faim, la fatigue ont réduit la Grande Armée en miettes... Henri passe la Bérézina le 27 novembre, la veille de la bataille et du désastre qui s'ensuivit. Il a survécu à la Campagne de Russie !...mais les souffrances de cette campagne l’ont vieilli et rendu amer !
Il retourne à Paris fin mars 1814 et assiste, indifférent, aux batailles qui font rage autour de la ville. Le 6 avril 1814, l’Empereur abdique. La chute de Napoléon et le régime de la restauration mirent une fin brutale à sa carrière. N’ayant plus rien à faire en France, il part pour Milan puis Gênes, Livourne, Pise, Florence… 
Au printemps 1815, le retour de Napoléon ne l'incite pas à revenir en France. La défaite de Waterloo lui fait dire que « tout est perdu, même l’honneur. »
En avril 1817, il se rend à Paris, après un passage par Grenoble. En août, il visite Londres ! À son retour à Paris, sont parus l’Histoire de la peinture en Italie, sous son vrai nom, et Rome, Naples et Florence sous le pseudonyme de Stendhal. Retour à Milan, fin décembre 1819 dont il sera expulsé en 1821 après une révolution dans le Piémont contre l'occupant autrichien.
Fin juin 1821, il est de retour à Paris, presque ruiné après le décès de son père, déprimé par ses adieux à Matilde, la femme qu'il aime... A Paris, il passe ses soirées à l’opéra ou dans les salons de la gauche Libérale, de royalistes, de savants ou de peintres. Il est admiré pour sa manière de raconter des histoires, mais choque par ses sarcasmes, ses boutades, ses provocations politiques, ses idées jacobines… Un ami lui présente le jeune Prosper Mérimée avec qui il nouera une amitié ambivalente faite de complicité et de méfiance.
En 1822, il prend ardemment la défense du Romantisme avec Racine et Shakespeare,  ainsi qu’une Vie de Rossini en 1823, ouvrages qui le font connaître. Afin de gagner sa vie, il entame une intense activité de journaliste. De 1824 à 1827, il écrit des articles pour le Journal de Paris. Cette époque est aussi celle des amours tumultueuses mais encore une période intellectuellement très féconde : il publie son premier roman "Armance" en 1827, mal compris et mal reçu. Tout en écrivant de nombreuses nouvelles, il commence à écrire son second roman..."Le Rouge et le Noir" qui paraît le 13 novembre 1830, alors qu'il est déjà parti en Italie où on lui propose un poste de consul.  Admiré par Sainte-Beuve, il est honni par Victor Hugo.....
Il est finalement nommé en 1831 à Civitavecchia, seul port des États Pontificaux, « trou abominable » de sept mille cinq cents habitants, dont mille forçats. Là, il est terrassé par l'ennui et la bêtise : aucun salon, aucun ami, aucune jolie femme, aucune discussion intellectuelle. Il commence plusieurs romans et n’en termine aucun ! Il écrit pour lui seul car il a décidé, en février 1831 de ne rien publier tant qu'il serait fonctionnaire, par crainte de déplaire à sa hiérarchie. En mai 1836, il obtient un congé de trois ans en France, jusqu’en avril 1839, qui lui permet d'écrire ses Chroniques italiennes et "La Chartreuse de Parme". En mars 1839, changement de gouvernement, Stendhal n’est plus sous la protection du Comte Molé, il doit retourner à son poste. Le 6 avril, paraît La Chartreuse de Parme qui remporte un vif succès. Revenu à Civitavecchia en 1839, il est à nouveau malade d’ennui. Puis il est frappé d’une syncope le 1er janvier 1840. 
En septembre 1840, un article élogieux d’Honoré de Balzac sur la Chartreuse de Parme l’étonne, l’amuse et lui fait plaisir. Une autre attaque d’apoplexie le frappe en mars 1841. Se sentant mieux, il s’engage le 21 mars 1842, à fournir des nouvelles à la Revue des Deux-Mondes, juste avant d’être foudroyé par une nouvelle attaque alors qu'il sortait d'un rendez-vous avec Guizot, son ministre de tutelle. Il meurt à son domicile parisien, Hôtel de Nantes au 22, rue Danielle-Casanova, le 23 mars à deux heures du matin.
Sa dépouille est inhumée au Cimetière de Montmartre à Paris en présence de trois amis malgré son vœu testamentaire d'être enterré à Andilly (Val d'Oise), où il avait séjourné. Comme ultime provocation, il avait dès 1821 composé lui-même son épitaphe en italien.....
 Arrigo Beyle Milanese Scrisse Amò Visse 
  Henri Beyle Milanais. Il écrivit, Il aima, Il vécut
que fait graver Romain Colomb, son cousin et ami d'enfance, exécuteur testamentaire. Méprisé et moqué par son siècle, il ne connaîtra qu'un succès posthume comme il l'avait prédit :
 « Je serai connu en 1880. Je serai compris en 1930 ».


mercredi 27 février 2013

Merci Cécile.....

Je remercie tout particulièrement Cécile Boulloud, née Rochas qui a pris le temps de nous envoyer quelques photos de la branche Boulloud résidant toujours sur les terres de Vaulnaveys le Bas en Isère. 
Dois-je rappeler que cette commune (avec Vaulnaveys-le-Haut) est le fief  de la famille Boulloud qui y résidait dès le 17è siècle où j'ai retrouvé le décès en 1604 de Pierre Boulloud de Murianne dit alors Notaire royal de Vaulnaveys. Depuis la famille, comme tant d'autres s'est élargie et de nombreuses branches se sont déployées ici ou là mais nombreux sont encore les Boulloud dans le département de l'Isère. J'ai souvent évoqué l'histoire de cette famille aidée au départ par des archives prêtées par Jeanne (cf. photo), il y a bien des années !... aux temps anciens où sur la route des stations de ski nous faisions halte à Vaulnaveys. Nous y trouvions toujours accueil chaleureux et bonne table grâce aux talents de cousine Alphonsine.
Le dépouillement de ces premières archives familiales m'ont permis de remonter jusqu'en 1830 avec l'acte de succession de André Boulloud. Ensuite mes propres recherches, avec l'aide de l'Entraide de l'Isère, m'ont permis de remonter avec pas mal d'aléas jusqu'à Pierre (+1604). J'ai eu, enfin, la chance de rencontrer Géraldine Thibaud qui réside, elle aussi, à Vaulnaveys et qui descend de Camille Alphonse Boulloud.(1873-1940), cousin germain de Emile André (1867-1940) et de Pierre Emile (1865-1954) respectivement grands-pères de Jean Pierre (mon époux) et de sa cousine Jeanne (cf. photo).....
Place maintenant à la descendance de ce Pierre cité en tête d'article représentée aujourd'hui par celle de Jeanne  et de Jules (1931-2004) toujours ancrée sur les terres ancestrales.....avec enfants et petits-enfants.

Autour de Jeanne... son fils  Pierre et ses petits-enfants
Au premier plan Jennifer... et  derrière Zoé... Juliette... Emma ... Jules et Robin
(cliquez sur les photos) 
Emma et Jennifer... filles de Laurence John Baird et de Brigitte née Boulloud
Zoé et Jules... fille et fils de Pierre (au coté de sa mère) et de Cécile, née Rochas
Robin et Juliette... fils et fille de Fabrice et Muriel née Faletto

Zoé... Robin... Emma ... Jules

jeudi 12 mars 2009

Une mine à "fonds ouverts".....les testaments

L'objet de ma précédente chronique était de vous présenter un testament, un de ces documents qui avec les contrats de mariage, les donations, le cadastre et plus tard les recensements, listes électorales, etc... nous en apprennent beaucoup plus sur nos familles que les seuls actes d'état-civil. J'ai choisi le deuxième testament de Jean Bolloud de Murianne qui teste en 1721 à Vizille, bourg proche de Vaulnaveys-le-Bas, fief de la famille Boulloud où Jean-Pierre compte encore de nombreux cousins familiers ou plus éloignés. C'est un exemple mais très représentatif de l'époque.
J'ai conservé l'orthographe de l'époque et les expressions dans ma transcription qui accompagne les clichés que vous pourrez lire vous-même en cliquant sur la photo.Une transcription qui page après page s'accompagne de quelques commentaires ou explications......

Page 1 :
1. Au nom de Dieu soit que le dix neuvième feuvrier
2. après midy mille sept cent vingt et un avec pardevant le notaire
3. royal au bourg de Vizille et témoins soussignés fut présent
4. Sieur Jean Bolloud Murianne Bourgeois de Vaulnaveys

Page 2 :
1. le Bas lequel degré étant Dieu grâce en parfaite
2. santé tant de sa personne que de ses sens mémoire et
3. entendement ainsi qu'il est apparu aux dits notaire et témoins
4. et néanmoins craignant d'être surpris par la mort à
5. cause de l'incertitude de son heure et voulant prévenir
6. tous procès et différents entre les siens au subjet des
7. biens qu'il a pleu à la divine Providence lui départir
8. en cette vie. Il en a disposé par les présents testaments
9. nuncupatif de la manière que s'ensuit. Premierement
10. apres s’etre muny du signe de la Ste Croix et avoir fait
11. les prieres et invocations que tout bon chretien est
12. en coutume de faire en pareille rencontre. Il a
13. choysi la sepulture de son corps dans leglise parroissiale
14. dudit Vaulnaveys en la tumbe de sesdits predecesseurs , et
15. remis ses obseques et funérailles à la discression de
16. son héritier ci-après institué espérant qu'il s'en
17. acquittera honorablement et ainsy qu'il est de coutume
18. dans la ditte parroisse pour les chefs de famille de
19. sa condition donne et legue a laditte eglise parroissiale
20. la somme de trente livres et a la chapelle des penitents
21. erigée en icelle , celle de trois livres le tout payable
22. une année apres son decedz pour etre lesdittes sommes
23. employées en ornement desdittes eglise et chapelle
24. Donne et legue aux pauvres dudit Vaulnaveys deux
25. sextiers seigle pour leur etre distribué le jour de son
26. enterrement, Donne et legue par droit d’institution
27. particuliere et hereditaire a Jean Joseph, Pierre, André
28. Justine, Magdeleine et Therese Bolloud ses enfants
29. du second lict au chacun la somme de trois centz livres
30. a eux payables lors qu’ils auront atteint l’age de
31. vingt cinq ans ou qu’ils trouveront leurs partyes en
32. mariage et jusques a ce veut qu’ils soient nourris et
33. entretenus par sondit heritier en travaillant de leur

Notes : - dans tout testament de cette époque, la référence à Dieu est très, très forte. La prière est aussi très présente avec le désir d'être enterré en l'église paroissiale. Cette dernière disposition est, en général, le signe d'une famille d'un certain rang qui pouvait bénéficier de cet avantage. Plus tard, tout le monde alla au cimetière, en général autour de l'église. Pour ce faire, il était de coutume de verser à l'église une certaine somme d'argent et aux pauvres des vivres à distribuer le jour de l'enterrement.
- Testament nuncupatif : se dit d'un testament fait à haute voix devant témoins.
- Sextier = sestier : mesure de grains.
- quand il teste Jean a huit enfants vivants issus de deux unions. En 1721, les enfants du second lit sont tous mineurs et non mariés. Il leur lègue une certaine somme qui ne sera leur que lorsqu'ils seront majeurs ou qu'ils se marieront (en quelque sorte leur dot). dans l'immédiat, ils restent à la charge de celui qui sera nommé héritier qui devra les nourrir et les entretenir mais pour lequel, en échange, ils devront travailler.

Page 3 :
1. pouvoir au proffit d’icelluy. Et a l’egard
2. de Joseph et Marguerite Bolloud
3. ses autres enfants du premier
4. lict lesquels son mariés il veut et entend quils
5. soient contents de ce qu’il leur a donné en leurs
6. contract de mariage les instituant en ce ses heritiers
7. particuliers / Donne et legue a demoyselle
8. Justine Galland sa tres chere epouze une pension
9. annuelle et viagere de cinq sextriers froment cinq
10. charges de vin huit pots huille de noix dix livres
11. beurre quarante livres fromage vingt livres sel
12. et trente livres argent ensemble son habitation
13. dans l’une des chambres de sa maison avec l’usage
14. des meubles a elle nécéssaire suivant quils seront
15. réglés par deux des plus proches parents lesquels
16. meubles après son décès seront repris par sondit
17. héritier en l'état qu'ils se trouveront. Laquelle susdite
18. pension tiendra lieu à la dite demoiselle Galland des
19. intherets de tous les droits qu'elle pourrait avoir et
20. prétendre sur les biens dudit testateur. Et finalement
21. donne et lègue à tous ses autres parents et
22. prétendants droit en son hérédité au chacun la
23. somme de cinq sols a eux payables dès qu'ils auront
24. fait apparoir de leurdits droit moyennant quoy
25. les exclud prive et dejette aussi bien que tous les
26. autres legataires sy dessus de ses autres biens au
27. residu desquels tant meubles qu'immeubles noms
28. droitz actions et pretentions au quoy que le tout
29. consiste ou puisse consister de present et a l’advenir
30. Il a fait institué et nommé de sa propre bouche
31. son héritier universel Jean Baptiste Boulloud,
32. son autre fils du premier lit par lequel il veut
33. et ordonne ses debtes et legats etre payés et auquelles
34. sans difficultés ny proces declarant que le present
35. est son dernier et valable testament qu’il veut valoir

Notes : - Deux des enfants du premier lit encore vivants sont mariés. Ils devront se contenter de ce qu'ils ont reçu à l'heure de leur mariage dans un contrat de mariage passé en bonne et due forme devant notaire. L'épouse reçoit une rente viagère sous forme de vivres plus une partie de l'habitation qu'elle partagera avec l'héritier jusqu'à sa mort.
- Il institue Jean Baptiste, autre fils du premier lit comme son héritier qui devra régler dettes et legs définis par son père. Un changement par rapport au précédent testament daté de 1716 où l'héritier était un fils du second lit. Que s'est-il passé entre ses dates. Pour l'instant mystère ! Pourquoi le plus jeune aviat-il été désigné ? pourquoi, ensuite, ce fut un aîné qui prend l'avantage ? et pourquoi ne l'avait-il pas eu au premier chef ? tout cela reste en point d'interrogation. Il y a, à l'évidence, un souci dans la famille.....
- Legs = don(s) fait(s) par le défunt et payable(s) par l'héritier.

Page 4 :
1. par droit de testament si faire se peut, sinon par
2. droit de codicille donnation a cause de mort ou de
3. toutte autre manière que mieux il pourra valloir
4. nonobstant le testament par luy cy devant fait en
5. faveur dudit Jean Joseph BOLLOUD son fils du second lit
6. receu par le notaire soubsigné le troisieme juin mil sept
7. cent seize, et tous autres testaments, codicilles donnations
8. a cause de mort et autres dispositions de derniere volonté
9. qu’il pourroit avoir cy devant faites dont il n’est
10. memoratif, le tout quoy il casse revoque et annulle
11. par le present, voulant au surplus que tous les autres
12. testaments et autres dispositions de derniere volonte qu’il
13. pourroit faire dans la suitte a la presente contraires
14. soient nulles et de nul effet et regardées comme suggerees
15. d’une volonté genée si ces mos ny sont expressement
16. rapellés Saint Jean mon patron de qui jay
17. lhonneur de porter le nom pries Dieu
18. pour moy qu’il me fasse misericorde
, priant
19. et requérant ledit testateur les temoins cy apres qu’il
20. a tous bien connus et appellés par noms et surnoms
21. de vouloir conserver mémoire de sa presente disposition
22. pour en pouvoir porter temoignage en jugement et
23. dehors quand ils en seront requis et moy notaire luy en
24. octroyer acte ce que j’ay fait, leu publié et
25. recité audit lieu de Vizille dans mon etude en
26. presence de sieur Jean Baptiste Chaullet de la
27. ville de Romans, habitant presentement en ce
28. lieu, de Pierre Pillon M° chirurgien juré
29. dudit Vizille, de Messire Etiene Pillon son fils clerc
30. tonsuré de ce dioceze, de Claue Martin a feu
31. Cosme, journallier dudit lieu, de Joseph Simonet
32. peigneur de chanvre du meme lieu, d’Etienne Finet

Note : Jean casse donc son premier testament et demande à ses témoins d'être très vigilants. Il ne devrait pas en faire d'autres et si il y en a, c'est qu'il aura été fait alors qu'il n'était plus en état de tester à moins qu'il ne soit mentionné la phrase (en gras) invoquant son saint patron! Jean est quelqu'un de prudent !

Page 6 :
1. journallier aussy du lieu et de Sr Etienne
2. Martinet marchand de Vaulnaveys temoins
3. requis lesdits Sr Chaullet, Pillon père
4. et fils et Etienne Martinet signés
5. avec le testateur non les autres pour ne scavoir
6. enquis et requis lequel testateur a declaré que la
7. valleur de son heredite compris les legats cy-dessus
8. ne peut exceder la somme de cinq livres
9. scavoir de celle qui est au-dessus de la cuisine où
10. il y a une cheminée

Notes : la fin est un peu en forme d'énigme ! Si le notaire n'a pas fait d'erreur, l'on comprend que l'héritier n'a que cinq livres pour lui une fois dispositions, dettes et legs réglés. Pourquoi cette punition ? A suivre.....