mercredi 11 avril 2012

Marguerite Caillat-Boulloud.....

Géraldine Thibaud nous fait part du décès
de sa grande-tante
Marguerite Caillat, née Boulloud
le 4 avril 2012 à Grenoble
à l'âge de 99 ans.

Après une cérémonie très simple, elle a été incinérée le lendemain
au crématorium de Gières.
Ses cendres ont été déposées au colombarium de Grenoble

Marguerite, dite "Guiguite"pour les siens était la soeur d'Yvonne (1907-1999), grand-mère de Géraldine, de Marie-Louise (1909-2001) et de Rose (1914-2010). Elle sera donc la dernière à tourner la page de cette génération.
Leur père Camille Alphonse Boulloud (1873-1940), arrière-grand père de Géraldine, était un cousin germain du grand-père de Jean Pierre, de ses frères et cousins. Il épouse à Buenos-Aires en 1905 Rose Guirette dite "Mamita" et reviendra en France en 1921. Je vous ai conté son étonnant parcours dans un "billet" du 22/09/08 sous le libellé "de Vaulnaveys à l'Argentine et retour..." que je vous invite à relire.
L'histoire de Marguerite et de ses soeurs est à elle seule un roman fascinant, celui d'une époque que l'on a appelé la "Belle Epoque" suivie de celle de l'occupation et de l'après-guerre à travers l'histoire de l'hôtel de l'Europe à Uriage un des plus beaux fleurons de cette station thermale réputée au pied des alpes au temps de l'âge d'or de ces établissements.

Elle s'est éteinte à la veille d'un centenaire en août prochain.

Nous prenons part à la peine de ses enfants
petits-enfants, arrière petits-enfants
et à leur famille



"Je ne suis pas loin
juste de l'autre côté
du chemin


Merci à Géraldine qui n'oublie jamais de nous faire-part de toutes les nouvelles de cette branche de l'arbre des Boulloud. L'histoire de "nos familles" s'enrichit jour après jour, année après année grâce au concours des uns et des autres.

dimanche 8 avril 2012


Que mille joies se glissent dans vos coeurs

dès les premiers instants de ce matin de Pâques

et se perpétuent tout au long de l'année !

samedi 7 avril 2012

Les familles verrières.....

Quelques-uns, avec moi, descendent de Marie-Caroline de Caqueray , celle dont j'ai évoqué le testament, il y a peu. Elle était issue d'une grande famille qui s'illustra à travers nombre de ses membres : Gentilshommes verriers, Armée et Marine, Magistrats et Universitaires. Dans la grande famille des Caqueray (ou Cacqueray), seules quatres branches subsistent aujourd'hui des 23 branches recensées dans diverses travaux généalogiques comme ceux de notre oncle Gaston évoqués dans son ouvrage "Evocations du passé familial". C'était le fils d'un frère de notre arrière grand-mère Marie-Caroline. J'ai peu de souvenirs de ce grand-oncle si ce n'est celui d'un homme bon, un peu intimidant avec une belle barbe blanche (Pas de chance, la seule photo que j'ai de lui le montre à une époque où la barbe n'avait pas encore blanchi ).Il était admiré de tous dans la famille et, en particulier de ses soeurs Laure et Marie. A compter de sa retraite, il habita Dinard avec Isabelle, son épouse. Je me souviens, par contre, très bien de leurs petites filles Odile et Brigitte venues à plusieurs reprises "jouer" avec nous , rue de la Monnaie.A notre connaissance, le patronyme Caqueray-Valolive a disparu en 1964 avec le décès de Gaston. Il avait, certes, 9 frères et soeurs mais.... 4 sont morts en bas-âge, un frère par accident à 28 ans et sans alliance, deux soeurs célibataires, un frère aura deux filles et un autre aucune postérité. Lui-même aura deux petites-filles ! Je vais évoquer ici les plus anciens, ceux qui ont appartenu à la grande famille des verriers du 14è au 16è siècle.....
Il faut remonter à Jean de Caqueray (1470-1527) et son épouse Jeanne de Bouju pour trouver un ancêtre commun à toutes les branches. C'est eux qui sont représentés sur un vitrail de la petite église de Bézu située près de Lyons-la-Forêt (27). Ils furent inhumés dans cette église (cf. "billet" du 24/05/08 sous le libellé "le "vitrail Cacqueray" dans l'église de Bézu-la-Forê-la-forêt").
Jean de Caqueray, seigneur de Vimont, aurait pour aïeul Philippe de Caqueray, sieur de Saint-Immes, inventeur des plats de verre appelés "verre de france", auquel fut donné pouvoir en 1330 par Philippe VI de Valois d'établir une verrerie sur la paroisse de Bézu-la-forêt, verrerie dont il ne subsiste rien aujourd'hui excepté aux alentours un pigeonnier et des bâtiments de ferme ***. Ce privilège accordé en premierà Philippe de Caqueray qui lui permettait d'exercer sans déroger, c'est-à-dire, de profiter des exemptions de taxes réservées aux nobles. Elle fut étendue par la suite à trois autres familles en Normandie... les Bongars, Brossard et le Vaillant qui furent appelés avec les Caqueray : 'Les Familles verrières".
Nous retrouvons, cette fois dans ma généalogie maternelle, Thérèse La Vaillant du Chouquet qui épouse en 1788 Noël Pierre Louis Thorel... pas surprenant, il était huissier à Lyons-la-Forêt ! le frère de Thérèse, Adrien figure parmi les fusillés du marais de Kerzo en Brech (56) après l'échec du débarquement à Quiberon. Nous sommes allés en août 2007 sur les traces de notre malheureux parent avec quelques-uns de nos petits-enfants, Gautier, Baptiste et Emilie. Je me souviens de leur émotion et de la nôtre sur ce lieu chargé d'une telle tragédie (cf. billet" du 31/03/08 sous le libellé "champs des martyrs").
*** Bonus : L’usage du verre à vitre était connu des romains mais fut peu répandu dans l’architecture civile jusqu’au 15è. On se protégeait du vent et des intempéries par des moyens rudimentaires : volets de bois, toiles cirées, peaux ou papiers huilés qu’il valait mieux protéger de grillages. Au début du 14è naquit la première verrerie à vitre à Bézu-la-Forêt qui produira les feuilles planes (« plats de verre ») inventées par Philippe Cacqueray.
Il y eut en France de nombreuse verreries entre le 13è et le 16è siècle. Beaucoup eurent à souffrir de la Guerre de Trente ans (1618-1648). Celles qui avaient pu surmonter les difficultés les rencontrèrent à nouveau au temps de la Révolution. Beaucoup ne survécurent pas à ces temps troublés et disparurent.

mercredi 4 avril 2012

Guy de Sallier Dupin... écrivain et conférencier !

Mon cousin Guy de Sallier Dupin, écrivain et conférencier est un passionné d'histoire locale. Il est l'auteur de six livres et de beaucoup d'articles parus dans les bulletins de sociétés savantes
L'ensemble de son oeuvre a trait à l'histoire maritime ou paysanne des Côtes d'Armor, histoire des guerres ou de la chouannerie, patrimoine du département, etc.
Il a longtemps animé un club de randonnée qu'il avait d'ailleurs fondé et aujourd'hui encore donne des conférences ou conduit des visites guidées dans le département.
C'est ainsi qu'il a, dernièrement participé
à une "docufiction" sur des événements de la chouannerie. qui ont eu lieu au château de Lorges (pas très loin de Quntin) où s'est déroulé un combat meurtrier pour les chouans après l'attaque de Saint-Brieuc en octobre 1799 par 700 hommes. But de l'opération : délivrer de nombreux prisonniers (dont certains voués à la guillotine) enfermés dans la prison de la ville. Opération réussie pour la libération de 200 détenus mais pas pour le retour des attaquants sur leurs bases.

photo prise devant le château

Guy me confie que les séances furent éprouvantes (un après-midi e
t une journée), répétées parfois quatre à cinq fois à cause d'un bruit parasite (bruit de voiture par exemple) ou pour avoir buté sur un mot. Il espère que le film pourra sortir en 2013 si le financement suit.
Bon vent à ce sympathique historique et culturel scenario !

Quelques notes sur ce château des Lorges : il a remplacé le manoir de l'Hermitage que possédaient dès le 15è siècle les seigneurs de Quintin. Il se dissimule dans la forêt de l'Hermitage. Bâti au 18è siècle au bord d'un étang par Guy de Durfort, comte de Lorges, qui le nomme "château des Lorges". Le 18 octobre 1799, le château est le théâtre d'affrontements entre révolutionnaires et chouans.

Bonus famille : Guy est le fils de Henri (1891-1987) et de Anne, née Rabillon (1900-1977), soeur de mon père Yves Rabillon (1898-1971).

mardi 3 avril 2012

Charles Jacques Deschamps.....

A la vérité, j'aurai été bien incapable de vous parler de Charles Jacques si je n'avais retrouvé ces derniers mois dans des archives sur Internet l'extrait d'un livre qui le mentionne. Mais avant de vous en dévoiler le contenu, permettez-moi de vous présenter Charles Jacques avec le peu de ce que je sais de lui.....

  • Il est le fils de Charles Mathurin (+1825), avocat au baillage de Vendôme et le frère de notre tri-aïeul Pierre François Deschamps (+1836) qui épouse en 1811 à Lavaré (72) Rose Judith Nicole Deschamps la Rivière (son père Noël Marin ayant pu ajouter "La Rivière" à Deschamps en 1779..... un patronyme commun aux époux jusque là sans aucun lien (cf. "billet" du 13/02/08).
  • Il est issu d'une longue lignée de notaires royaux à Lancé (Loir-et-Cher) que l'on connaît jusqu'à Simon (+1745). Et remontant encore le temps, une ascendance terrienne avec Sylvain (+1709) dit laboureur à Tourailles (41), Jean (+1651) et Jehan (+1649).
Charles Jacques eut 9 enfants (4 moururent en bas-âge). Deux filles eurent postérité, la troisième fut religieuse , l'un des fils conseiller à la Cour d'appel d'Orléans. Nous n'avons plus aujourd'hui de liens avec la descendance de Charles Jacques mais nous la suivons jusqu'au début du 20è siècle.
  • Si je me suis intéressée à Charles Jacques c'est en raison de sa proximité avec notre aïeul Pierre-François dont descendent les familles Rabillon, Boulloud, Fraisseix, de Sallier Dupin, Bodin et Jumelais.
Et nous arrivons à ce texte retrouvé sur le net. Il est marqué de l'empreinte d'un milieu, d'une époque... mais quel exemple que celui de cet homme droit, honnête et suffisamment modeste en dépit de son rang dans la magistrature pour implorer le ciel lorsqu'il est appelé à juger une affaire sérieuse ou difficile. Charles Jacques Deschamps est mort à 42 ans, le dernier de ses enfants n'avait pas trois ans.
  • "Charles Jacques Deschamps était un magistrat aussi recommandable par ses principes que par son caractère. Elevé à Vendôme, il se livra toute sa vie à l'étude du droit et fut nommé avocat général en 1816. Il remplissait tous les devoirs de sa place avec une rigoureuse exactitude; mais c'était surtout par la pratique de la religion qu'il cherchait à s'acquitter dignement de ses fonctions publiques. Il trouvait, au milieu de ses occupations, le temps de se livrer encore à l'exercice de bonnes oeuvres. Il ne manquait pas d'entendre la messe et d'implorer spécialement les lumières du ciel lorsqu'il était appelé à porter la parole dans une affaire importante. Frappé d'une longue maladie, il l'a supporté avec courage et en a adouci les souffrances par les sentiments et les secours que lui offrait la religion. Il était plein de foi et de résignation et demandait seulement qu'on inspirât à ses enfants les mêmes principes dont il leur avait donné l'exemple. C'est dans ces sentiments que cet homme de bien est mort le 13 mai dernier. Sa mort a été vivement sentie à Orléans où il jouissait de la considération générale. Un tribut d'éloges lui a été payé dans le "Journal du Loiret". L'auteur de l'article est lui-même un magistrat estimable qui a bien voulu être dans cette occasion l'interprète de la douleur publique".
(Sources : Internet Archives... Extrait du livre "L'ami de la religion et du roi" édité en 1825)