"A pied bien sûr, ou sinon on restait chez soi ! Nos ancêtres Bigourdans, comme tous les autres, étaient de grands marcheurs qui n'avaient pas l'habitude de rester le derrière collé sur leur siège. Pas de cheval... pas de voiture ! Ils se levaient tôt avec la nuit et rentraient tard avec la nuit aussi. Ils parcouraient ainsi des centaines de kilomètres. Et pourtant les voies de communication jusqu'au début du 20è et même assez tard, surtout si elles étaient un peu écartées , sont restées longtemps des sentiers, des chemins difficiles, parfois pas très sûrs , mais ils cheminaient souvent à plusieurs. A titre d'exemple, à 7 ans j'allais seul garder 10 à 12 vaches à 4 km de la maison. Le chemin était long dans les bois puis la route nationale peu fréquentée à l'époque, enfin traversée à gué de la Baîse..... je faisais ainsi le trajet quatre fois par jour. Et personne ne se posait de questions métaphysiques sur les risques et les dangers possibles. A 7 ans pourtant...". C'était hier..... tout a changé en Bigorre comme ailleurs. Toutefois, la randonnée est pratiquée par bon nombre aujourd'hui et notre cousin Guy de Sallier Dupin a fait et fait encore beaucoup pour la developper en Côtes d'Armor. Par ailleurs, il n'est qu'à voir le nombre de marcheurs vers Compostelle pour comprendre cette aspiration qui habite beaucoup d'entre nous de retrouver une vraie communion avec la nature. Et si l'on en vient aux quatre roues, il n'est évidemment pas question de revenir à la charette ou la calèche pour les plus fortunés. Toutefois, le témoignage vaut qu'on s'y arrête. Nos ancêtres ignoraient les "bouchons", juste quelques croisements hasardeux et, prévoyants, ne prenaient jamais la route sans un bon casse-croûte dans la besace !
Baguette magique !... et retour en juillet 2009. Cette fois, les voitures "petites reines" roulent, roulent et à défaut de remplir sa voiture d’essence, il arive un moment où l'on cherche de quoi satisfaire la petite faim qui se fait pressante, on est parti tôt le matin ! Si le temps ne vous est pas compté, il est possible d'échapper à l'autoroute et de goûter la cuisine locale. Mais aujourd'hui, le temps presse..... alors au menu sandwich triangle, boisson dans cannette alu et barre chocolatée, le tout emballé dans des produits non recyclables et en plus c'est cher ! autre solution, la baguette fraîche mais la trouver sur ces parcours devient un exploit, je l'ai testé. Le bon sandwich est rare sur nos autoroutes, alors il est préférable de le prévoir auparavant ! On aura mieux mangé et c'est meilleur pour l'environnement. Pour notre part, après bien des expériences décevantes, je choisis la bonne baguette, fleuron de la "boulange française". J'observe qu'il y en a qui, aujourd'hui, choisissent le train plutôt que de souffrir de la chaleur dans les bouchons… ou au péage. Y aurait-il du changement dans l'air ? Certes, aujourd'hui, une voiture, si elle n'est pas trop vieille a la clim, comme ça on dépasse le quota de CO2… mais c’est pas parce qu’on prend le train qu’il faut prendre un sandwich pâteux à la voiture bar… !!! Au fond, même au 21è siècle, rien n'est tellement simple pour notre génération. Ce message est inspiré d'une communication de "Agir pour la planète".
Quoiqu'il en soit, je vous souhaite une très bon voyage et d'excellentes vacances.....