Toutefois, sur un même registre, les plumes changent et après une écriture de cochon, on peut trouver une transcription soignée et lisible. Pas inutile non plus d'avoir quelques reminiscences de latin (photo) et dans tous les cas, savoir interprêter le vieux français ! timbré, ce qui dissuade certains curés de rédiger les copies. Enfin, après 1713, pour manifester leur opposition à l'autorité royale à l'occasion de la querelle janséniste, de nombreux curés refusent de tenir le second exemplaire du registre. Pour ces raisons, la collection du greffe est donc le plus souvent lacunaire, et parfois s'interrompt totalement vers 1715. Sur cette période, les recensements n'apportent rien car ils consistent juste à compter le nombre de feux dans un village.
De 1737 à 1792 L'ordonnance royale de 1736 édicte de nouvelles règles. Les curés doivent désormais tenir non un original et une copie, mais deux originaux de même valeur probante, également signés par les témoins, et dont l'un est destiné à être conservé par le curé et l'autre déposé au greffe. La nouvelle réglementation, en vigueur à compter du 1er janvier 1737, est
cette fois scrupuleusement appliquée et, sauf perte ou destruction accidentelle de registres, les deux collections sont complètes dans toutes les paroisses." Ouf !
principe, on ne devrait plus rencontrer de période lacunaire mais...... c'est oublier les incendies, le dégât des eaux, les guerres et autres motifs de destructions d'archives souvent mal protégées. Un exemple, celui de Paris où toutes les archives ont brûlé dans l'incendie de la Mairie en 1870. Catastrophique ! Bien difficile alors de travailler sur la période d'avant 1870. Des reconstitutions d'actes ont été faites (photo) à la demandes de familles sur la foi de leurs archives familiales mais ces reconstitutions sont bien pauvres au regard de ce que pouvait apprendre les actes eux-mêmes. 