dimanche 9 juin 2013

Fragments d'Histoire...... les Debout !

J'évoque ici la famille Debout dont l'un des membres est le père de Rose Marie qui épousera  Etienne Vital Rabillon originaire de Piolenc (Vaucluse). Le parcours du premier Rabillon qui fait souche en Bretagne n'est pas banal. Vous le retrouvez sur ce blog ("post" du 28/01/2008 sous le titre "Etienne Vital Rabillon, une histoire étonnante") mais ici nous nous attacherons à la famille de sa future épouse... Les Debout !
François Marie Debout appartenait à une famille de notaires et de commerçants de Pontivy dans le Morbihan. Il perdit son père de très bonne heure (il n'avait pas sept ans) et vint à Rennes pour y  apprendre le commerce. Il semble ensuite être revenu à Pontivy peut-être pour y reprendre des affaires familiales avant d'épouser en 1775 à Châteaugiron Angélique Renée Cécile Noury. Les familles se connaissaient-elles ? a ce sujet les archives familiales sont muettes.
Ce que nous connaissons beaucoup mieux est l'ascendance d'Angélique dite alors Demoiselle de Villethébert, un titre qui n'est pas une marque de noblesse, seulement une coutume dans les familles bourgeoises de donner à leurs enfants le nom d'une terre leur appartenant. On trouve d'ailleurs mention d'un lieu-dit "Villethébert" qui relevait de la seigneurie de Châteaugiron. Et nous savons que depuis le 16è siècle jusqu'au début du 19è la famille Noury avait pignon sur rue en cette commune proche de Rennes,  Une grande et nombreuse famille... Angélique était  la cinquième  d'une famille de 17 enfants, fille de Jean-Marie dit Notaire, Procureur de la baronnie de Châteaugiron et autres, Juge de Paix 1789. Je reviendrai sur l'histoire de cet ancêtre dont la descendance, vous vous en doutez est nombreuse !!!!!

Angélique Rénée Cécile Noury épouse le 14 février 1775 à Châteaugiron François-Marie Debout. La bénédiction nuptiale leur fut donnée par Frère René Chauvière, religieux dominicain,  cousin germain  de la jeune épouse. François-Marie et Angélique eurent six enfants. C'est d'eux que descendent les familles Rabillon , de Sallier Dupin , Le Roux, de Boynes et leur descendance......
Après leur mariage, François-Marie et Angélique s'installèrent à Pontivy puis revinrent à Rennes. Francois-Marie fonda un commerce très florissant, se lançant en même temps dans le bâtiment ce qui n'était pas sa spécialité. Parmi ses réalisations figure la construction à Rennes des maisons de la rue Bertrand, de la percée du Mail et la Butte du Champ de Mars. Pour ce dernier chantier, des remerciements officiels lui furent votés, ces travaux ayant été faits en période de grand chômage.
cliquez sur photo !
Mais... par suite de la déloyauté de son associé mais aussi en raison de l'époque troublée de la Révolution,  François Marie ne tarda pas à voir sa belle fortune s'engloutir !  Le chagrin engendra chez lui une maladie de poitrine à laquelle il succomba en 1792 à Rennes à l'âge de 43 ans, en son domicile, rue de Pezé. Ce nom ne me disant rien, j'ai recherché le nom ancien des rues de Rennes. Cette rue débaptisée en 1792 est devenue la rue de l'Horloge bien connue des rennais. Elle est située derrière la mairie dont on aperçoit le beffroi sur cette ancienne carte postale. On dit que la tour de l’Horloge est citée par François Rabelais dans son mythique Pantagruel.
L'acte de décès de François Marie est difficile à lire. En cliquant, c'est mieux mais je vais vous épargner cet effort en la relisant pour vous :
"Le Corps de François Marie Debout natif de Pontivy paroisse Notre Dame, baptisé le 26 août 1748 est décédé dhier rue de la pesée, a été porté au dépôt commun ce jour vingt cinq janvier 1791 en présence de pierre (illisible) et mathurin balavoin qui ne signent"

J'ai été choquée... de constater qu'il n'est nullement question d'inhumation. On évoque seulement un dépôt commun. La Révolution est passée par là !... Il semble qu'alors les défunts étaient portés en un lieu où le corps était déposé sans plus de cérémonie dans une fosse commune. L'un de nos aïeux a donc été mis en terre en un lieu resté anonyme et inconnu des archives familiales. Honte et tristesse !
Toutefois, en dépit des soubresauts de cette époque troublée, la vie continue ! Angélique, désormais seule avec quatre enfants, se retrouve chargée d'un commerce en décadence et des débris d'une fortune ruinée. 
La vie ne fut pas facile,nous sommes en 1792 ! à plusieurs reprises, la famille se trouva en danger..... La fille aînée d'Angélique,  Rose Marie (notre aïeule qui épousera Etienne Vital Rabillon en 1804) n'a que seize ans ! Un jour, des officiers municipaux entrèrent dans le magasin imposant le prix des articles à la vente, 4 francs par ex. pour un drap ayant coûté 10 francs à la fabrique, etc. Pendant que l'un d'eux était fort occupé à sa besogne, Rose Marie tira sur l'échelle..... L'homme faillit tomber "Tu es bien heureuse d'être si jeune, dit Leperdit, Maire de la Ville, qui était présent, sans cela citoyenne, tu passerais devant le Tribunal Révolutionnaire !" Le lendemain, tous les rayons du magasin d'Angélique étaient vidés. "Comme on vend, comme on vend..." s'étonnait la plus jeune des filles Angélique qui avait alors 12 ans. "Oui, ma chère, lui répondit Rose Marie, on vend de façon à se ruiner pour peu que cela continue !" Rose Marie privée de son père et par suite de la surdité de sa mère, fut petit à petit chargée de toutes les affaires commerciales en même temps que de l'éducation de ses frères et de sa soeur.
Pour l'anecdote,  vingt ans plus tard Rose-Marie, devenue l'épouse d'Etienne Vital Rabillon, recevra la visite d'un prêtre qui lui remit trois francs de la part d'une pauvre femme qui avait acheté un tablier dans les conditions citées ci-dessus. Elle reconnaissait devoir davantage mais n'avait que cela à offrir. Rose-Marie la tint quitte de grand coeur et dit au prêtre de garder cette petite somme pour sa pénitente. Ce fut la seule restitution à notre connaissance !.....
 La famille, après avoir connu l'opulence, connaissait désormais la pauvreté mais ils étaient tous restés généreux parce qu'Angélique et ses enfants comprenait bien la souffrance et la misère qui régnait en ces temps troublés. Plusieurs témoignages en font foi....
Comme ses frères et soeurs, François Debout (le second des six enfants d'Angélique) connut une enfance difficile. En dépit de leur propre peur et souffrances, les uns et les autres firent souvent preuve de générosité. Tout enfant, François emporta un paquet de vêtements pour un émigré qu'il avait trouvé grelottant de froid. Une autre jour, il bourra ses poches de pain et s'enfuit en disant qu'il allait manger en jouant. On ne sut que plus tard qu'il avait rencontré dans un champ de blé un homme décharné qui lui avait dit "Mon petit ami, vous avez l'air d'un bon petit, je n'ai pas mangé depuis plusieurs jours et je meurs de faim. Je ne puis me découvrir sans me faire tuer. Pourriez-vous me donner un morceau de pain." Mon oncle Henri de Sallier disait ignorer où et quand était mort François. Notre grande tante Jenny Rabillon, elle, dit qu'il serait décédé à 6 ans ! je n'en sais pas davantage, mes recherches entre 1802 et 1812 sont restées vaines à Rennes et environ !.
Angélique arrivait en troisième puis à nouveau un garçon François Marie. Son enfance se passa, elle encore, durant la Révolution ce qui veut dire une éducation fort négligée, la tourmente ayant tout emporté. Pour avoir du pain, il ne suffisait pas de pouvoir le payer... on l'envoyait des jours et quelquefois des nuits à la porte des boulangers pour y garder le tour de la famille. Quand il n'était pas astreint à cette besogne, profitant de la licence du temps qui influençait les enfants, il s'échappait et se rendait au Club où ses camarades et lui prenaient un malin plaisir à tirer sur les lacets des "tricoteuses". Plus tard, il racontait cet échange entendu un de ces jours-là..."Citoyen président, je demande la parole - Citoyen, tu la za eue, tu ne la zauras plus !". Les temps devinrent meilleurs et François avait seize ans quand son oncle Gabriel Noury, ordonnateur de l'Armée du Rhin, voulut en faire son secrétaire. Plus tard, il entra à Livourne dans une maison de commerce appartenant à un M. Ternaux, inventeur du cachemire français, l'un des plus gros commerçants de France. Il y resta jusqu'à 26 ans. Puis quittant l'Italie, il revint à Rennes, prit la suite des affaires de sa mère et se maria. Suivaient deux autres garçons, le premier né 1786 serait mort à 16 ans au Surinam ??? selon Jenny Rabillon. Je ne confirme pas ! Le dernier né en 1788 est décédé à Rennes en 1791.
 En  mars 1804, juste après le mariage de sa fille, Angélique alors âgé de 51 ans est encore citée comme négociante demeurant rue de l'Horloge à Rennes. Puis entre 1809 et 1815, elle est citée comme habitant Châteaugiron, maison du château.  Sa situation s'était sans doute améliorée ou avait-elle reçu quelque héritage de ses parents ou belle-famille Quoiqu'il en soit, je possède un acte notarial qui stipule que le 16 juillet 1813, Angélique achète le Pré de la Clarelais sur la commune d'Amanlis contenant 97 ares faisant 60 cordes de terre etc.  Angélique Noury, veuve Debout demeure toujours à Rennes, rue de l'Horloge mais réside parfois à Châteaugiron chez  Françoise Noury, veuve de Lourmel, sa soeur.
 Enfin en 1821, elle est dite habitant ordinairement Rennes et "présentement" sa "retenue" de Courpéans en Veneffles. La retenue pourrait être cette pièce avec cabinet d'aisance qui est déclarée dans les baux  concernant la ferme des Courpéans comme réservée au "bailleur". J'ai bien connu cette ferme située à Venéfles, commune jouxtant Châteaugiron reçue en héritage par mon père Yves Rabillon et vendue par la suite.
Malgré les épreuves, Angélique tenait beaucoup à sa toilette. Tous ceux qui l'ont connue dans ses dernières années se rappellent l'avoir vue avec des plissés de soie gris clair garnis de bleu et de belles dentelles de Malines. C'est qu'elle avait été fort jolie et qu'elle s'en souvenait. Angélique décède en 1825 des suites d'un accident (nous n'en connaissons pas la cause ni la nature) qui lui fractura le col du fémur. Un diagnostic qui, il y a encore peu d'années, était pessimiste. Angélique n'y échappa pas après avoir traversé bien des embûches avec beaucoup de courage aidée en cela par Rose Marie.

Paléo à vous de jouer

Paléographie et Généalogie.....
Lors des recherches généalogiques, on est très vite confronté aux problèmes de lecture des documents anciens. On fait alors de la paléographie...
La lecture des documents d’archives des XIX et XXè siècles ne pose pas (en général) de problèmes majeurs mais...les choses se compliquent dès que l’on aborde les XVIè, XVIIè et, plus encore, au-delà.

Du grec palaios, « ancien » et graphein, « écrire »? c'est l'étude des textes manuscrits anciens, indépendamment de la langue utilisée (grec ancien, latin classique, latin médiéval, ancien français, français classique, ...)
Avant d'effectuer des recherches en archives : Histoires locales, généalogie, etc... Il est nécessaire de s'initier à la lecture des documents anciens.
Qui ne s’est pas découragé devant un acte ancien, pour déchiffrer des documents il conviendra de se familiariser avec l'écriture en décryptant en premier lieu les mots les plus faciles à lire, Il faudra s'habituer à la forme des lettres puis des syllabes, connaître les particularités, les abréviations plusieurs lettres ou syllabes ont été supprimé ou remplacé par des signes particuliers. Il s’agissait bien là d’un codage précis et commun à tous, c’était la sténographie d’aujourd’hui.


Il arrive souvent quand on se lance en généalogie d'éprouver quelques difficultés lors des premières confrontations avec des documents anciens, la lecture en était incompréhensible du fait de l'écriture, bien sûr, mais aussi et surtout, en raison des abréviations et des enchaînements de mots. Puis petit à petit, la lecture d'un grand nombre de ces actes notariés et d'archives utilisant des phrases et formes répétitives permettent de se familiariser avec les abréviations, problèmes majeurs de lecture. Malgré tout, dans certains cas difficile, il reste des incompréhensions, des incertitudes, mais la majeure partie du texte et le sens des phrases deviennent accessibles avec l'expérience acquise au cours des années.

Les principaux obstacles rencontrés lors de la lecture d’un document :

La qualité du support : parfois les pages peuvent être déchirées, tachées... L’encre peut être effacée ou, au contraire, on peut avoir la superposition des écritures du recto et du verso du document.
Le vocabulaire qui peut varier d’un lieu à un autre, d’une période à une autre : termes spécialisés, mots en patois, en latin (langue parfois utilisée dans les registres jusqu’en 1736)... Le recours à un lexique est indispensable.
Les noms propres sont souvent sources d’erreurs de transcription. Ne pas hésiter à feuilleter la liasse de documents ou le registre, pour repérer les noms les plus fréquents ou les graphies assez proches. Pour les noms de lieux, une carte au 1/25 000e est indispensable.
Les chiffres et les nombres car les scribes ne respectent pas toujours la méthode romaine de transcription des chiffres. On trouve parfois plus de trois signes identiques pour désigner un nombre : CCCC pour 400 au lieu de CD.
Les dates et les calendriers. La concordance des dates entre le calendrier républicain et le calendrier grégorien est souvent difficile (un tableau de concordance est nécessaire). Les abréviations chiffrées des mois peuvent aussi prêter à confusion :
  • 7 bris ou VII bris = septembris = septembre et non juillet
  • 8 bris ou VIII bris = octobris = octobre et non août
  • 9 bris ou IX bris = novembris = novembre et non septembre
  • 10 bris ou X bris = decembris = décembre et non octobre.
Les abréviations et les symboles sont souvent complexes.
La forme des lettres est parfois très élaborée ou purement fantaisiste.
L’orthographe est souvent approximative et phonétique.
La ponctuation est parfois absente, souvent aléatoire.


De nombreux cours d’initiation à la paléographie sont proposés par les universités (et sont parfois ouverts aux personnes extérieures), les centres d’archives (Archives nationales, départementales, parfois municipales), ou encore les associations de généalogie.


H
Histoire.pngistoire de l'écriture

Les façons d'écrire ont évolué dans le temps. On peut noter plusieurs grandes périodes :
  • 1150-1470 : peu de textes, écritures similaires très appliquées, proche du gothique.
  • 1470-1580 : nombreuses formes d'écritures, nombreuses abréviations, très difficiles à lire
  • 1580-1640 : écritures encore difficiles à lire, le geste d'écriture étant très différent de notre époque
  • 1640-1680 : l'écriture devient courante
  • 1680-1740 : le papier et la plume se perfectionnent, l'écriture devient de plus en plus lisible
  • 1740-1790 : l'écriture se perfectionne encore
  • 1790-1810 : pendant la Révolution, on place aux postes administratifs de nombreuses personnes peu habituées à l'écriture; leur lecture se complique à nouveau
  • 1810-1850 : l'écriture se restructure
  • 1850-1930 : matériaux d'écriture de bonne qualité, enseignement de l'écriture à l'école
  • 1930-aujourd'hui : écriture actuelle
On ne peut négliger, depuis la fin des années 1990, une nouvelle forme d'écriture non manuscrite, qui a vu le jour avec l'usage intensif des e-mails et des SMS envoyés par téléphones mobiles : les abréviations reviennent en force avec le langage SMS.

Aide à la paléographie

  • Les élèves de l'Ecole nationale des chartes réalisent, moyennant finances, des transcriptions et/ou traductions de documents en français et en latin de toutes époques. Pour tous renseignements, écrire à :
École nationale des chartes
Association des élèves - Service des transcriptions
19, rue de la Sorbonne - 75005 PARIS






Photocopie de l'acte et quelques explications sur Vaulnaveys

1. anno domini millesimo sexentesimo octuagesimo
2. octavo, et secunda die mensis otcobris meridianis
3. horis baptistatus est in parrochia vallis navigii
4. infantulus natus ex Joanne Bolloud de
5. Murianne, et Justina De Roche conjugibus
6. hujus la parochia vallis navigii cui nome
7. impositus est Claudius, qui patrinus habuit
8. dominus Claudius PIZON subsignatus, et
9. (incolaus vizilid ?) et matrina
10. domicella Ludivica Couizet conjuga Claudii
11. Jacques subsignati parrochial habitii etiam
12. subsignata ; Rey parrochus vallis navigii

L'an mil six cent quatre-vingt-huit, et le 2ème jour du mois d'octobre à l'heure de midi, a été baptisé dans la paroisse de Vaulnaveys l'enfantelet né de Jean Bolloud de Murianne, et de Justine Desroches mariés de cette paroisse de Vaulnaveys auquel a été imposé le nom de Claude, il a eu pour parrain Messire Claude Pizon soussigné, et. ??? ???, et pour marraine demoiselle Louise Couizet épouse de Claude Jacques soussigné habitants de cette paroisse, aussi soussignée Rey prêtre de Val N.

samedi 8 juin 2013

Chirurgiens... et médecins à la rencontre de nos aïeux !

J'ai toujours été surprise de trouver dans "nos familles" entre 1600 et 1800 autant de personnes dites "Maître chirurgien ou chirurgien" si bien que j'ai un peu travaillé la question. Difficile de discerner leur statut à travers les actes trouvés aux archives, le terme utilisé est bien vague ! La plupart du temps, je connais peu leur histoire à l'exception de trois d'entre eux : André PHILIPPES qui sera assassiné en 1653 à Châteaugiron (Branche Noury)... André GUINOLAS qui tout officier de santé qu'il était et une belle signature, preuve d'une certaine culture pour l'époque , mourut indigent (Branche Dulac) et Joseph François DESCHAMPS, frère de mon aïeul Noël Marin Deschamps qui, après avoir acquis la Rivière, sera autorisé à l'ajouter à son patronyme. J'ajoute tout de même queJoseph François Deschamps fut chirurgien en chef de l'hôpital de la Charité (Branche Deschamps la Rivière). Pour l'anecdote, c'est lui qui autopsia le corps de Marat. Je vous en reparlerai...




























Curieusement je me dois d'aborder le sujet en évoquant sous l’Ancien Régime, le terme de "barbier" ! Hé oui, car alors on désignait sous ce terme trois métiers différents : le barbier et le barbier-perruquier, ancêtres des coiffeurs actuels, et le chirurgien-barbier, en charge de la petite chirurgie. Les frontières resteront bien longtemps mouvantes entre ces professions puis progressivement vont se distinguer.Jusqu’en 1714, les barbiers et les chirurgiens sont considérés, en tant que manipulateurs de rasoirs et lancettes, comme faisant partie d’une seule et même profession !... Contrairement aux médecins qui vont à l’université, lisent des livres scientifiques et appartiennent aux arts libéraux, les barbiers-chirurgiens et chirurgiens, jusqu’à leur séparation en 1691, sont des artisans qui n’ont pas suivi d’études ni appris le latin et qui ne font que manier le rasoir et traiter des maladies externes.Les chirurgiens-barbiers ont pour fonction de raser, saigner, purger et soigner les petits maux quotidiens. Pour entrer dans leur communauté de métier, il faut suivre un apprentissage et accomplir un chef-d’oeuvre ?????
Peu à peu la chirurgie s’émancipe. Dès la fin du XIIIème siècle, dans la capitale, certains chirurgiens laissent la "barberie" aux simples barbiers, qui se cantonnent à l’entretien de la barbe, pour ne conserver que la partie chirurgicale de leur travail. Ils se regroupent alors en confrérie, enfilent la robe longue et le bonnet carré, jusqu'alors réservés aux médecins.
Les premières facultés de médecine sont crées comme à Montpellier en 1340... des personnages comme Nostradamus ou François Rabelais la fréquenteront. De son coté en 1554, la faculté de Paris coiffe Ambroise Paré du bonnet de docteur en chirurgie, toujours considéré comme l'un des fondateurs de la chirurgie moderne.C’est le début d’un long conflit entre médecins et chirurgiens, jusqu’à la Révolution qui abolit la séparation entre les deux professions. 
 
De leur coté, par un édit royal de 1691, les chirurgiens obtiennent leur séparation d’avec les barbiers-perruquiers. Les chirurgiens ne peuvent plus avoir de boutique ni pratiquer la "barberie". Cette première reconnaissance de la spécificité de leur métier se poursuit dans la première moitié du 18è siècle, avec notamment la création de l’Académie royale de chirurgie et la maîtrise obligatoire pour les futurs maîtres en chirurgie. Il s'agit d'un édit de 1708 qui crée un corps permanent d'officiers de santé.  Des praticiens plus spécialisés mais en 1780 à la veille de la Révolution..... les chirurgiens constituent un corps encore bien disparate et peu sont passés maîtres. Une minorité d’entre-eux, implantée en ville, présente une culture, un savoir et des tarifs comparables à ceux des médecins.

Mais... à la campagne, la majorité des chirurgiens "restent de légère expérience". Les pauvres des villes et des campagnes ont alors recours à d'innombrables praticiens sans instruction. Faute de médecin, on s'estimait heureux de trouver un chirurgien. Ses études avaient été plus courtes, donc moins coûteuses. Il pouvait pratiquer des interventions sur le corps des patients et il était moins exigeant pour ses honoraires que le médecin. Ils sont proches de leurs clients par le langage (souvent, ils connaissent le patois), leur tenue et leurs moeurs. Mais leurs compétences se résument essentiellement à la lancette (petit instrument à lame plate utilisé pour la saignée et les petites incisions) et au clystère (lavement). 
La très inégale valeur du diplôme de médecin et la patiente progression de la profession de chirurgien aboutirent à la délivrance, à partir de 1727, à Montpellier, d'un diplôme de docteur en médecine et chirurgie, et à la fondation, en 1731 par Louis XV, de l'Académie de chirurgie ...
Mais toujours seules les grandes villes offrent des communautés de chirurgiens suffisamment importantes pour fournir des maîtres capables d’assurer la formation pratique des apprentis.Puis, il y eut la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 et la loi du 15 septembre 1793 supprimant toute école de médecine remettant tout en question !.
L'Histoire avance et une convention nationale, par décret du 14 frimaire an III (04.12.1794), organise le recrutement d'officiers de santé pour le service des hôpitaux et spécialement pour le service des hôpitaux militaires et de la marine. C'est seulement le 19 ventôse an XI (10.03.1803) que Bonaparte décrète l'existence d'officiers de santé civils, praticiens de formation simplifiée et d'activité chirurgicale limitée
Désormais, la loi "permettait à tout citoyen d'exercer la médecine et la chirurgie" sans qu'aucun jury de personnalités compétentes ne puisse évaluer les connaissances de la personne prétendant exercer cet art. De plus, la suppression des collèges enseignants et des facultés faisait disparaître tout enseignement. Les médecins exercent en ville en toute indépendance et sans aucun contrôle.C'est alors que les hôpitaux prennent la relève et petit à petit instaurent externat et internat. Les étudiants en médecine commencent alors à négliger les examens de la faculté pour se consacrer à la préparation de ces concours, synonymes d’élite et de qualité de la formation, préparant à la médecine clinique à l'hôpital. À cette époque, l'hôpital devient prépondérant en termes de prestige sur la faculté de médecine ! La réforme hospitalière du 30 décembre 1958 fusionne la fonction d'enseignement universitaire et hospitalière pour accéder à la médecine que l'on connaît. Je m'arrêterai là !

mercredi 5 juin 2013

Marie-Loïcke et Gaspard.....

 Nous apprenons 
                                    le prochain mariage..... 

de Marie-Loïcke de Sallier Dupin
avec Gaspard Bernard de Courville

La messe de mariage sera célébrée
le samedi 10 août 2013
 à 15 heures 
en l'église de Messac (Ille-et-Vilaine)
      
                                        
                        


Nous adressons nos voeux affectueux
 aux futurs époux







Marie Loïcke, fille de Loïc et Marie-Henriette, née Jourdain de Coutances
..... petit-fille de Xavier de Sallier Dupin et Marie-Antoinette, née de la Monneraye.
..... Xavier, fils de Henri (+1987) et de Anne, née Rabillon (+1977), soeur de mon père Yves Rabillon (+1971)
comme l'illustre l'arbre suivant :


cliquez sur le tableau