jeudi 18 décembre 2014

Joyeux Noël.....





Offenbach'Ademy.....une invitation de Guillaume !

Guillaume est le petit-fils d'un cousin germain de mon époux Jean-Pierre. Après ses études d'ingénieur, Guillaume a choisi de s'orienter vers le chant lyrique. En complément de ses cours au conservatoire et des productions auquel il participe en tant que chanteur, il a aussi co-écrit et interprète un spectacle, qui mêle les univers d'Offenbach et de la télé-réalité. 
C'est Brigitte, sa maman qui nous le présente et avec elle je pense qu'au delà du soutien à la fibre artistique familiale, c'est sûrement l'occasion de passer un bon moment devant un spectacle drôle et de qualité musicale, avec des jeunes de vrai talent. 
Cette invitation s'adresse aujourd'hui plutôt  à "nos familles"  d'Ile-de-France. Mais il est toujours possible de la relayer à tous vos proches résidant en cette région ou encore de partager l'événement sur facebook, cette "deuxième session" de 4 jours de spectacle est charnière pour la carrière ultérieure de ce spectacle.
 
Offenbach'Ademy 
le spectacle que Guillaume a co-écrit
sera joué entre le 30 décembre et le 3 janvier
 au Théâtre de Nesle dans le 6ème.

C'est un spectacle qui mélange l'univers de la télé-réalité et la musique d'Offenbach.


Résumé :


Melissa Lepic, Gontran Montier et Ingrid de Kerauten, issus d'univers que tout oppose, décident de participer au casting du jeu télévisé "le Jeu de l'Amour et du Bazar".
A travers Offenbach, ils débattent des aléas de l'amour et ébranlent au passage la paisible existence de Gwendoline, la chargée de casting.

Pendant une heure, 3 chanteurs et une pianiste dépoussièrent le répertoire d'Offenbach avec irrévérence. La troupe d'Offenbach'Ademy vous offre un réjouissant moment de pur divertissement !

Que vous alliez ou non voir ce spectacle, ne vous privez pas de visionner la bande-annonce. Très belles voix et le témoignage de ceux qui ont pu profiter de la "première session" du spectacle est convaincant.....

Bande-annonce du spectacle ici : 

Bonus :

Un clic et c'est mieux !

Nous avons encore tant à nous dire.....



Je reprends le fil de nos échanges après un petit mois d'absence.....



A la veille de Noël et à l'aube d'un nouveau millésime, j'espère que vous serez nombreux au rendez-vous de "nos familles" !


vendredi 14 novembre 2014

Emotion et partage...les archives familiales !

Répondant à mon invitation envoyée récemment à toutes "nos familles", l'un de nos neveux Jean-Claude Boulloud y répond en m'adressant copie du livret militaire de Georges (+2007), son père et frère de mon époux.


 "Je te fais parvenir dans cet esprit des documents ( extrait de livret militaire de mon père et lettre aux autorités pour qu’il soit reconnu réfractaire) trouvés à Cernay dans la maison..doc que je ne connaissais pas. Je ne sais si cela peut présenter un intérêt dans ta démarche généalogique. Pour moi cela fut émouvant."


Et on le comprend bien...la découverte de tout document révélant ou réactualisant un moment de la vie de l'un de nos proches ou l'un de nos ancêtres est non seulement riche d'informations mais un moment d'émotion faisant revivre une page de la vie de celui ou celle dont il est question. Il arrive, très souvent, que cela survient lors de leur disparition lorsque l'on exhume ce qu'ils ont eux-mêmes conservés à titres divers et dont nous n'avions pas nécessairement connaissance. 

Le livret de Georges nous invite à rouvrir une page de l'Histoire, celle de la dernière guerre ! Un thème évoqué, à plusieurs reprises dans les pages du Blog. Et tout dernièrement le 4 août dernier pour commémorer la libération de Rennes où je suis née. J'allais avoir 7 ans... (cf."post" du 04/08/2014).

Avec Georges, nous allons évoquer un autre visage de cette guerre : le sort de ces jeunes gens qui, en 1943, furent désignés par les Nazis pour travailler à leur effort de guerre ! Une situation à risques......Ce livret est un témoignage de ce qui fut leur choix difficile...obéir ne serait-ce que pour éviter à leur famille de graves ennuis ou refuser rentrant ainsi dans l'illégalité avec les risques d'être découvert, arrêté et envoyé dans des camps d'où l'on ne revenait pas toujours !

La STO ou Service du Travail Obligatoire s'adressa d'abord exclusivement aux ouvriers. Puis, manquant de main d'oeuvre, les allemands exigèrent du gouvernement de Vichy que ce STO s'élargisse à tous ! le recrutement, de catégoriel, se fera alors par classes d'âge entières : Les jeunes gens nés entre 1920 et 1922, c'est-à-dire ceux des classes « 1940 », « 1941 » et « 1942 » auront alors l'obligation de partir travailler en Allemagne, s'agissant en principe d'un substitut au service militaire. La jeunesse, dans son ensemble, devient  dès lors la cible du STO. 
Les jeunes concernés sont alors "invités" à se rendre à la Gare de l'Est où des convois les emmèneront en Allemagne. Un certain nombre partiront mais au moins autant se déclarèrent "réfractaires"... Ce fut le choix de Georges et après..... ?

Certains rejoindront alors le "Maquis"... d'autres se cacheront à domicile ou se feront embaucher dans des fermes isolées où  ils serviront de main-d'œuvre à des paysans complices...d'autres enfin choisiront de se faire oublier au fond d'une mine exploitée par une société minière. Ce fut le choix final de Georges, sa "Résistance" qu'il explique dans une lettre jointe au Livret et dont voici la copie......


  Inscription Académique de Seine-et-Oise.....
Désigné par Munich le 31 mai 1943 par le bureau d'embauche allemand d'Enghien-les-Bains, je ne me suis pas présenté à la Gare de l'Est le 16 juin 1943, jour fixé pour un départ en Allemagne. Pour ne pas me trouver entièrement dans l'illégalité, je suis allé travailler dans une usine de charbon à Roch-la-Molière (Loire)*** où j'ai réussi à me faire embaucher le 11 juin 1943 comme manoeuvre du fond à la Société de Hulster, Faibie et Cie, entreprise de travaux miniers dont le siège est à paris, 39 Avenue Emmanuel III.


Nous étions en 1943, Georges avait 22 ans, il venait d'être reçu au Concours des Impôts, dans l'attente d'un poste et il allait se marier ! En d'autres circonstances, j'aurais pu dire qu'une vie heureuse allait commencer pour eux.....mais nous étions en guerre avec un avenir bien sombre.
Et pour en parler, je reprends  quelques notes prises, il y a bien des années, lors d'un échange avec Georges et Claude (+2014) : "Trois jours après le mariage... la mine !... des lendemains incertains ! Claude le rejoignait durant les vacances et se souvenait du petit hôtel où  Georges venait la rejoindre : l'hôtel Chirac ! Les choses devinrent plus difficiles quand l'hôtel fut réquisitionné par les Allemands.
Quand son épouse fut enceinte (Jean-Claude verra le jour en juillet 1944), Georges voulut la rejoindre malgré les risques... quand au quotidien les Allemands interrogeaient Claude. Où est votre mari ? Alors arriva ce qui, heureusement, se produisit en ces années difficiles. A coté d'horreurs, de trahisons il y eut des actes de courage, de partage, de solidarité. Le directeur de la sucrerie locale embaucha Georges, le réfractaire, justifiant ainsi sa présence à Us....." .
Il y restera, je crois, jusqu'à la Libération. Une fin heureuse d'un quotidien chaotique qui fut celui de tant de familles durant quatre années.

Souvenons-nous !

***Le père de Georges, mon beau-père Emile Boulloud était alors cadre chez "Intrafor", société de forages miniers. Il a des relations avec les sociétés minières. C'est ainsi que Georges part travailler au fond de la mine de charbon à la Roche-Molière près de Saint-Etienne.


jeudi 13 novembre 2014

Le journal de Corinne.....



Quelques images pêchées en Guadeloupe où Corinne
pour Europe 1
a accueilli le grand vainqueur de la Route du Rhum...
Loick Peyron  sur Banque Populaire !


Ambiances !.....













et enfin le tiercé gagnant...


Loick Peyron avec Yann Guichard et Sébastien Josse


Dans quelques jours, Corinne changera de territoire et de discipline. Rendez-vous est pris pour la Finale de la Coupe Davis qui se jouera à Lille entre la France et la Suisse......

mercredi 12 novembre 2014

Gabriel Henri François Noury.....un étonnant parcours...Tome II

Comme promis le 8 novembre dernier...
la suite de la saga du Baron Gabriel Henri François Noury...
l'un des fils de mon ancêtre Jean-Marie 
et l'ancêtre de plusieurs de nos cousins ou cousines !

C'est en février 1808 que Gabriel Noury, chevalier de la Légion d'Honneur, commissaire ordonnateur des armées épouse Marie Louise Villers. Le mariage fut célébré par Mgr Enoch, évêque de Rennes, à Saint-Grégoire (35) où la jeune fille avait de la terre et le petit Castel du Haut Bourgneuf ou Bourgnouveau qui était depuis plus de deux cent ans dans sa famille et qui lui venait de la famille des Hayers de la Ménurais ? par les femmes. Le 10 août de la même année1808, l'empereur donna un bal et Gabriel lui présenta son jeune épouse...
C'est en 1809 que naquit leur premier enfant Charles Henri Gaëtan. A cette époque, Gabriel avait définitivement fixé son domicile à Nantes et hors la propriété du "Coin", il voulut avoir une résidence confortable en ville. Il acheta alors en janvier 1809 un hôtel, situé rue du lycée (Henri de Sallier Dupin le situe en 1936 au n°17). C'est dans cet hôtel que naîtront trois de ses enfants.

Les titres ou fonctions ne lui manqueront pas...Ordonnateur en 1812 de l'armée de réserve sur le Rhin sous les ordres du maréchal de Valmy jusqu'à la fin de 1813... nommé officier de la légion d'Honneur lors de la Retraite de Russie. L'empereur voulut le créer Baron mais il refusa !
Nommé par le Roi, en 1814, chevalier de Saint-Louis sans qu'il ait demandé cette distinction et en 1815 ordonnateur à Nantes...en 1816, ordonnateur à Rouen et en 1817, intendant militaire.
L'année suivante, Gabriel Noury fut appelé au Ministère de la Guerre par son ami le Maréchal de Gouvion Saint Cyr, en qualité de sous-secrétaire d'Etat, directeur de l'arriéré de la guerre. Il remplit cette fonction avec la plus grande droiture et la plus grande énergie. Sa place lui valut un traitement de 50 000 francs.
 Il donna sa démission de Directeur de l'arriéré de guerre au Ministère en septembre 1821. Par deux fois, Louis XVIII refusa sa démission et, pour le récompenser de ses loyaux services, le créa par lettre patente du 20 juin 1822,  baron héréditaire sur promesse d'institution d'un majorat !
Ses armoiries furent alors (d'après Révérend ?) : d'or au taureau furieux de sable, foulant aux pieds un serpent de même, et soutenu d'une terrasse de sinople, au chef d'argent chargé d'une tête de chouette arrachée de sable posée de face ?????  difficile à imaginer, intéressant à rechercher.....Je ne l'ai pas retrouvée !
Enfin Gabriel Noury, fin lettré et excellent musicien, fut aussi Conseiller Général de Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique).

Parallèlement au déroulement de sa carrière, Gabriel garda le goût de la campagne et des châteaux !...toujours entre ventes et achats... après le "Coin" acquis avant son mariage  en 1807,  il vend en 1910 les terres de la "Grande Auberge", située à Corps Nuds (Ille-et-Vilaine). 

En 1915, il se rend acquéreur de la forêt de Touffou située dans la commune du Vertou ...mais en 1817, se sépare de la propriété du "Haut Bourgneuf" qui lui venait de son épouse avant d'acquérir en 1919 le château de Sillery près de Paris qu'il revend en 1821 ! La même année, il vend son hôtel particulier à Nantes ? ainsi que la métairie du "Vivier"en Bourgbarré et Orgères (Ille-et-Vilaine) qu'il avait acheté à sa soeur Félicité en 1808 !.....
Arrive le temps de la retraite... Gabriel vécut alors avec Marlise tantôt à Nantes, tantôt au château du "Coin".
Pour résumer, Gabriel Noury fit, entre autres, l'acquisition de trois belles propriétés qu'il ne revendit pas, conserva jusqu'à sa mort et passa à la postérité...En 1807, il achète "Le Coin", superbe domaine de 130 hectares de vignes (cf. "post" du 8 novembre 2014) et sous la deuxième Restauration la forêt de "Touffou".....

  et en 1836 le manoir de "Bel Abord". Nous savons que son fils aîné Charles Henri Gaëtan hérita de ce manoir. Toutes ces propriétés étaient  proches les uns des autres et situées à une dizaine de Kms de Nantes.



Coté anecdotes, mon cousin Christian Drouîn m'a confié qu'il entendit des centaines de fois les histoires suivantes sur son ancêtre... Il se déplaçait suivant la saison, de l'un à l'autre de ses châteaux, emportant avec lui sa malle d'argenterie. Un jour, cette malle fut pillée et la maréchaussée ne trouva point le coupable jusqu'au jour où l'une des bonnes de la famille Noury, passant devant l'atelier du forgeron, entendit celui-ci dire : "Fi ! qu'on est laid quand on est nue !..." La bonne se souvint alors que, le soir du vol, elle s'était déshabillée avant de se coucher et avait prononcé cette phrase en s'apercevant dans une glace. Le forgeron, le voleur, était caché sous le lit de la bonne. Elle fit le rapprochement, prévint la maréchaussée et le forgeron avoua son forfait. Et Christian d'ajouter qu'il a souvent regardé sous son lit avant de se coucher au cas où quelque malandrin, plus ou moins forgeron et amateur d'argenterie, s'y serait glissé. Autre anecdote...Un jour de fête villageoise, les bonnes de la famille avaient gagné un flacon de parfum. Le baron, à leur retour, leur demanda poliment (et sans doute paternellement) à humer le parfum. L'une des bonnes lui répondit : "On n'a plus ! On s'a tout foutu su nos goûles !"

Enfin grâce encore aux notes laissées par notre grande tante Jenny Rabillon, reprises par Henri de Sallier Dupin, nous en savons encore un peu plus sur notre parent.....
Gabriel Henri François Noury avait un excellent coeur et beaucoup d'esprit mais aussi un caractère vif, emporté, opiniâtre et dominateur. Il aimait à passer aux yeux de tous pour le protecteur de la famille et ne souffrait pas d'être remboursé quand il avait prêté de l'argent à un de ses parents bien qu'il en reçut les intérêts ! Ses soeurs religieuses furent ainsi obligées de lui envoyer un huissier pour le contraindre à reprendre une somme considérable qu'il leur avait avancée. Situation plutôt rare et cocasse pour un huissier ! Il pouvait être aussi fantasque que violent comme le montre l'anecdote suivante..... Son neveu Jean Marie Denis ne pouvant arriver, par intermédiaire, à rembourser un emprunt, vint le trouver dans on manoir du "Coin". La rencontre avec son oncle fut houleuse ! Gabriel était exaspéré et le neveu ne voulait pas quitter les lieux sans avoir reçu de son oncle un reçu. Gabriel dut céder.... Jean Marie Denis, heureux d'avoir obtenu quittance de sa dette mais craignant d'avoir fâché son oncle se disposait à partir rapidement. "Comment, lui dit Gabriel, c'est ainsi que vous vous en allez sans me dire un mot, sans souper avec moi. Ah ! par exemple ! j'entends bien que vous allez visiter ma propriété et me donner pour la gouverner vos conseils, vous qui vous y connaissez mieux que moi en exploitation." Et lui prenant le bras, il l'entraîna dans le jardin.
Brusque, Gabriel l'était aussi avec femme et enfants. Mais ceux-ci en avaient pris leur parti. Au reste, il avait de grandes qualités. D'une grande intégrité, dans les places de confiance qu'il occupait où tant d'autres auraient trouvé les moyens de s'enrichir, il ne se permit rien de contraire à la plus rigoureuse probité. Souvent, il est arrivé que des gens lui offrent de l'argent pour expédier leurs affaires en priorité. De pareilles propositions le mettaient en fureur.

Dans le Tome I de la saga du Baron, j'écrivais qu'avant d'éditer sa biographie, j'aurais aimé retrouver un tableau, un portrait, un buste de lui... mais jusqu'ici mes recherches n'ont rien données si ce n'est tout de même que l'existence de plusieurs portraits est avérée grâce encore aux archives laissées par ma tante Jenny Rabillon, soeur de mon grand-père et les notes d'Henri de Sallier Dupin, époux de la soeur de mon père...
Le premier appartenait à la famille d'Henri Noury, un de ses petits fils. C'est un portrait miniature sur un flacon de parfum. Germaine Noury en adressa la description suivante à notre oncle : "Ce portrait qui date vraisemblablement de 1808-1810 (1813 selon d'autres sources), a été fait par Châteaubourg, artiste de l'époque. Il est inscrit dans un ovale de 3 cm sur 2 cm1/2. Le baron dont la tête, placée au centre de l'ovale, mesure 1cm1/2, porte un uniforme bleu foncé avec broderies; le col haut, rouge est également brodé; sur la poitrine est épinglée la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur. En somme, il est représenté en uniforme d'intendant militaire."
Un portrait en buste de Gabriel et un autre, en buste également, de Marlise se trouvaient dans les années 30 en dépôt chez Me Robert Roy, arrière petit-fils du Baron Noury. C'est un Desclos le Peley , descendant par alliance du même baron,  qui en fit la description "Les deux tableaux qui ont comme dimensions o,90 et o,70 m. ne sont ni daté ni signés. Le baron Noury est représenté en buste mais assis dans un fauteuil, habillé en noir avec un gilet blanc, col et cravates montants; il croise les bras et tient dans sa main un exemplaire de journal "journal de....". La baronne, également en buste, est vêtue d'un corsage bien échancré, col blanc, mante noire en dentelle. Sur la tête, elle porte une capeline légère ou petit bonnet à dentelle blanche avec un ruban bleu autour de la tête."
Enfin, un dernier tableau se trouvait à la même époque en possession de Madame Joseph Lefeuvre. Le même Desclos le Peley en parle "La baronne Noury, en costume de cour Premier Empire, porte une robe de velours gris perle. Assise dans un fauteuil en X, elle pose la main droite sur un clavecin et la gauche sur ses genoux. Autant qu'il est possible de déchiffrer, on lit dans le bas 1810. Quant à la signature, elle est complètement illisible mais elle existe. Ce tableau aurait comme dimensions 1 m80 x 1 m55."

 Ce portrait ou buste de Marie Louise dite Marlise Villers, épouse du Baron Noury est le seul que quelques descendants, consultés, ont pu retrouver... Cette image ne correspond pas entièrement aux deux descriptions citées plus haut et qui m'ont été faites... peut-être une troisème représentaion de l'épouse de Gabriel Henri François... en tous cas la seule qui a été exhumée pour le moment !

 Je n'ai peut-être pas frappé aux bonnes portes...Le temps aidant et d'autres contacts me permettront peut-être de finir par trouver le buste ou portrait de Gabriel François Henri ! Espérer n'est jamais interdit......

mardi 11 novembre 2014

Centenaire 1914-2014 de "nos familles.....


A ce souvenir, je voudrais associer celui de tous ceux de nos familles qui ont donné leur vie courageusement au cours de cette époque terriblement meurtrière que l'on a coutume d'appeler "la Grande Guerre"......

Vous trouverez sur le blog à la suite de cette page plusieurs pages évoquant tous ceux qui dans "nos familles" ont versé leur sang au cours de la "terrible guerre". Pour cela, je reprends une page éditée en 2008.

Aujourd'hui, cent ans après cette tragédie qui coûta tant de vies, plongea dans le malheur tant de familles... je vous propose de construire ensemble une "chaîne de la mémoire" de nos familles faites de quatre maillons représentant chacun la contribution d'une branche de nos arbres généalogiques. 

Si j'en ai oublié et si je n'ai pu honorer la mémoire de quelques-uns des nôtres, par manque de documents, je compte sur vous pour pallier à mes possibles lacunes et  permettre qu'ils nous rejoignent !.....
A vous maintenant de faire ce pèlerinage en déroulant cette chaîne, anneau après anneau. Cette chaîne est celle de leurs vies reliées à celles de nos ancêtres et à la nôtre qui aujourd'hui marchons sur leurs traces.... 

A vous...avec eux dans les pages suivantes.....

1914-2014.....Branche BOULLOUD !

 S'ils n'ont hélas ! pas d'autre tombe
Que la tranchée ou un champ
Nous savons bien que lorsqu'ils tombent
Ils sont morts en espérant...

Alphonse Eugène BOULLOUD (1892-1915)

..... Caporal au 12è BCP, Matricule 2930 au corps, classe 1912 N° 216 au recrutement de Grenoble. Alphonse va trouver la mort en 1915 sur le champ de bataille de la première guerre mondiale en Alsace..... il n'avait que 23 ans ! Alphonse était un cousin germain du grand-père de Jean-Pierre. Même lien de parenté pour sa cousine Jeanne de Vaulnaveys ou ses cousins Claude et Georges Ferrand. Le souvenir d'Alphonse est rappelé sur le monument aux morts de Vaulnaveys-le-Bas dans l'Isère où il avait vu le jour en 1892.....

"Aujourd'hui vingt-neuf avril mil neuf cent quinze à Sulzern (Alsace) devant nous Favier Claudius, sous-lieutenant au 12è Bataillon de Chasseurs sont comparus les sieurs Pierre Henri Lespinasse, adjudant à la 1ère Section de mitrailleuses du 12è Bataillon de Chasseurs Alpins et Pierre Genein, Caporal à la même section, lesquels nous ont déclaré que le sieur Boulloud Alphonse Eugène Constant, caporal à la 1ère section de mitrailleuses du 12è Bataillon de Chasseurs, fils de Jean Baptiste dit Constant et de Blanc Joséphine, né le premier mars mil huit cent quatre vingt douze à Vaulnaveys-le-Bas, département de l'Isère, est décédé à Sulzern (Alsace) le vingt sept avril mil neuf cent quinze par suite de blessures reçues aux avant-postes de Sulzern le dit jour. Le tout quoi nous avons dressé le présent procès verbal qui a été signé par nous et les témoins, lecture faite".



                          
       
Camille BOULLOUD (1875-1915)

..... était en 1914 sergent au 4è bataillon de chasseurs : Matricule 1002 au corps, classe 1895, n° 711 au recrutement de Grenoble.Porté disparu en 1915 (on a pas retrouvé son corps) à Bucy-le-Long (Aisne)... Son nom est porté sur le monument aux morts de la commune de Bucy (cf. site "Memorial Genweb") mais aussi sur celui de Vaulanaveys-le-Bas. Très proche de Jean-Pierre, de sa cousine Jeanne et de ses cousins ci-dessus nommés puisque Camille était le jeune frère de leur grand-père.

Extrait des minutes du Greffe du Tribunal Civil de Première Instance de l'arrondissement de Grenoble, Isère - République française... 
"Au nom du peuple français, la première Chambre du Tribunal de Première Instance de l'arrondissement de Grenoble, Isère a rendu en audience publique tenue le 6 octobre 1920 le jugement dont le dispositif est ainsi conçu.....
"Prononce et déclare que Boulloud Camille Eugène né à Vaulnaveys-le-Bas le 18 novembre 1875 de Pierre et Emilie Pillon, cultivateur, célibataire à Vaulnaveys-le-Bas est décédé le treize janvier mil neuf cent quinze à Bucy-le-Long (Aisne). Mort pour la France..."


1914-2014.....Branche DESCHAMPS !

Ils ont offert le sacrifice,
De leur jeunesse en pleine fleur 
Pour qu'à nouveau chez nous surgisse
Avec la paix le vrai bonheur...

Louis DESCHAMPS (1888-1914)

.....décède en captivité en octobre ou novembre 1914 à Lechsfeld (Bavière). Il était sans doute gravement blessé. Un petit neveu du coté de notre arrière grand-père Pierre-François Deschamps qui, par son union avec Judith Deschamps la Rivière reprit ce patronyme (cf. message du 13/02/2008).

1914-2014.....Branche NOURY !

 Là-bas bien loin de leur famille
Tombèrent ceux que nous pleurons
Ceux dont la mort fut héroïque
 et nous rend fiers aujourd'hui !

Jean Arthur ANNE-DUPORTAL (1891-1914)


 ..... le dernier des cinq enfants de la famille. Une parenté par les Noury mais avec un lien de plus grande proximité avec nos cousins Drouin et Thorel (branche Aulanier) dont il était un oncle. Etudiant en Droit, il fut incorporé au régiment d'infanterie de Vannes en 1913 pour faire son service militaire. Il partit sur le front dès les premiers jours d'août avec toutes les formations d'active et un mois après, âgé de 23 ans, il était porté disparu pendant les combats de la Marne . Ses soeurs conserveront longtemps l'espoir de le retrouver vivant. Il fallut la fin de la guerre, l'armistice, le retour de tous les prisonniers pour les convaincre que le petit frère avait succombé sous les balles allemandes dès les premiers combats. 
Il fut sans doute au nombre de ces milliers de jeunes hommes broyés par les armes de destruction qui furent privés de sépulture et dont les ossements épars, ne permettant aucune identification, furent placés dans un des ossuaires de la ligne de feu, tel Douaumont par exemple.


Louis Marie Alphonse NOURY (1892-1914)
 
..... était soldat au 65è Régiment d'Infanterie au moment de sa mort le 27 août 1914 durant la bataille du Bois de Chaumont-Saint-Quentin (Ardennes). Louis nous est, comme Jean Arthur, apparenté par les Noury (même degré).

                                                
Jean UBICINI (ca1886-1915)

 ..... Comme son cousin Jacques Bodin (ci-dessous), Jean a trouvé la mort durant cette guerre maudite. Il est tombé en Septembre 1915 durant l'assaut de l'Epine de Velgrange dans le Secteur de Saint-Hilaire-le-Grand (Marne). Jean était alors sous-lieutenant au 155è RI. C'était un cousin issu de germain de mon père. 


Jacques BODIN (1888-1916)

 23 ans est tombé au champ d'honneur pendant l'attaque du village de Fleury devant Douaumont en Juillet 1916. Il rejoignait dans la mort et le sacrifice Jean Ubicini, lui-même, tombé en Septembre 1915 à l'assaut de l'Epine de Velgrange. 
 Sur sa fiche relevée en 2006 sur la Base "Mémoire des Hommes", nous lisons que Jacques appartenait au 2è régiment de Tirailleurs Algériens (matricule 401 de la classe 1907).
Oncle Pierre Bodin, le jeune frère de Jacques, m'écrit le 9 septembre 1979 : 

 "Leurs noms figurent sur le monument de Lavaré (Sarthe) mais ils sont restés au milieu de leurs hommes sur la terre de Champagne et de Verdun.se sacrifiant pour que la France, dans l'Europe qui devait se faire ne soit pas une colonie des Pays de l'Est, mais occupe une place honorable, à part entière."


René RAME (1895-1917)  

..... fils aîné de l'oncle Edmond Ramé, respectable vieillard à la barbe blanche, plutôt impressionnant pour la petite fille que j'étais alors et à qui nous allions, tous les 1er janvier, présenter nos voeux. Le sergent René Ramé est tombé au champ d'honneur le 11 décembre 1917 à Fleury (55) intoxiqué par les gaz à l'âge de 22 ans. Et toujours la même parenté par les Noury.

Claude RAME (1896-1918)

..... caporal et frère du précédent, blessé, fait prisonnier, Claude décédera le 16 juillet 1918 à Heilbronn en Allemagne. Un exemple qui montre, si besoin était, combien de familles perdirent plusieurs enfants au cours de la terrible guerre.


Eugène BONAMY (1873-1917)

..... Capitaine au 9ème Cuirassiers. Militaire de carrière, il eut le temps d'être largement décoré : Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, Médailles coloniale et du Maroc, Officier du Mérite hafidien, Chevalier de l’Etoile noire du Bénin et de l’Ordre des Comores, 7 fois cité pour faits de guerre et finalement "tué à l’ennemi" le 25/3/1918 au Bois de Ferrières près de Chauny (Aisne). Il sera inhumé dans le caveau familial, cimetière de la Bouteillerie à Nantes (Loire-Atlantique). La photo de la tombe et de la plaque sur http://pagesperso-orange.fr/seynaeve. des années plus tard en 1940, son neveu François le rejoindra au cimetière !

                           
Enfin, un mot d'Emile Driant, héros de cette guerre, tombé en 1916 au "Bois des Caures" à Verdun et gendre du général Boulanger*. Nous avons un "petit, très petit lien" avec lui par le biais de Rosalie Boulanger (grande-tante du général et dont le petit-fils épousera une Noury). Mais si je vous en parle, c'est que j'ai été longtemps en contact avec le petit-fils d'Emile, Régis Driant (1944-2012) avec qui j'ai partagé bien des trouvailles. Il collabore à une base importante de données généalogiques. Son grand-père Emile Driant, un héros mais aussi un auteur, écrivait sous le pseudonyme de "Capitaine Danrit", l'anagramme de son nom choisi pour se protéger de la censure de ses supérieurs. J'avais, il y a bien longtemps remisé au grenier deux petits livres de ce "Capitaine Danrit" absolument inconnu de moi. Son petit-fils m' a permis d'extraire l'oeuvre de l'oubli et de la poussière mais, je vous l'avouerai, je ne l'ai pas encore lue !
* le général Boulanger fut immortalisé, entre autres, par une chanson écrite par Paulus "en revenant d'là revue"
 

1914-2014..... Branche THOREL


 Là-bas bien loin de leur famille
Tombèrent ceux que nous pleurons
Ceux dont la mort fut héroïque
et nous rend fiers aujourd'hui !

     Paul Marie THOREL (1882-1914)
 

 ..... sixième fils de mon arrière-grand-père Camille. Officier, il fut mortellement blessé au début de la guerre et mourut à 24 ans dans une ambulance allemande ! Un premier courrier du Comité international de la Croix-Rouge à Genève à ses parents...

"Nous avons le triste devoir de vous informer que nous trouvons sur les listes officielles allemandes : Thorel Paul, Sergent au 36è d'Infanterie est décédé le 3 Octobre 1914 au lazaret de campagne 8 du 7è corps allemand. Nous ignorons la date du décès et le lieu où il a été enseveli. Nous vous prions de croire, Monsieur, à l'assurance de notre profonde sympathie." D'après des renseignements donnés à son frère Jacques par un aumônier allemand, après la guerre de 1914-1918, Paul serait mort de la gangrène qui serait apparue sur la jambe où il avait été atteint. Toujours d'après cette même source, il serait décédé dans l'église du petit village de Bourgogne (51), transformée en hôpital de campagne."
 
Quelques photocopies de documents officiels adressés à l'époque à son père Camille nous parle encore de lui. Ils m'ont été communiqués par mon oncle Paul Thorel.

A cet hommage pour son courage, j'associe le souvenir de mon grand-père maternel Philippe Thorel qui, s'il n'est pas tombé sous les balles ennemies est décédé en 1920 des suites de ce qu'il avait enduré dans les tranchées. Philippe, bien que père d'une famille nombreuse, partit en 1914. Il contracta, à la bataille de la Somme, une maladie de poitrine, suite aux gaz asphyxiants utilisés par les Allemands. Après une courte maladie, il s'éteignit dans la nuit du 19 au 20 février 1920 laissant derrière lui sept enfants dont l'aînée, Geneviève, ma maman n'avait que 17 ans et le plus jeune oncle Michel, deux ans à peine. Paul, cité en tête, était un de ses jeunes frères.

Les autres fils de mes grands-parents partirent aussi mais furent épargnés. Marcel, officier de carrière, mis hors de combat en 1914 par une grave blessure. Louis, près de Verdun, ramenant des blessés fut "repéré" par l'ennemi, son train bombardé... mais il s'en sortit. Enfin André pour lui, cette guerre restera très vivante, souvenirs ancrés profondément dans son coeur... la Somme, la Champagne, les Vosges, Verdun comme caporal mitrailleur de chasseurs à pied. Partout en première ligne, il poussera l'élégance jusqu'à revenir sans une égratignure. Tous n'auront pas eu cette chance ! 
 

dimanche 9 novembre 2014

Les Thorel du Portugal ?.....c'était bien vrai ! Tome I

Je réactive une question
 laissée en suspens depuis des générations... 
Elle concerne Marc Antoine Thorel (1664-1748), l'un des enfants d'Anthoine Thorel (1628-1666) dont je descends par un autre de ses fils. Si l'arbre d'ascendance que j'ai pu remonter jusqu'à Jacques Thorel qui serait décédé vers 1566 est bien complet, au moins en ce qui me concerne comme pour mes proches cousins, il existe des lacunes sur les branches latérales. Pourquoi le destin de ce Marc Antoine me tenait-il tant à coeur !.....
Très simplement parce qu'il était écrit sur certaines notes d'archives familiales 
"a laissé des enfants à Lisbonne où il a du se marier".
J'avais envie d'en savoir plus... mais je ne savais pas très bien comment les retrouver là-bas ne parlant pas un mot de portugais et aucune relation sur place. Heureusement, j'ai appris au cours des années à faire appel à la solidarité des généalogistes implantés en divers pays à travers de nombreux forums de recherche.

C'est ainsi que j'ai pu retrouver de nombreuses infos sur la vie des Rabillon partis au 19è siècle à Baltimore (Maryland), leur adresse, leurs voyages vers l'Europe, leurs occupations, certaines d'ailleurs retrouvées aussi par mon frère Michel, il y a bien des années. Je poursuis encore aujourd'hui une recherche sur un ascendant de quelques-uns de mes petits-enfants parti en Uruguay. Je me suis alors inscrite sur un site d'Entraide portugais où j'ai exposé l'objet de ma recherche...en français ! Quelques jours après, un certain Carlos da Fonte me répondait. Il avait trouvé l'acte de décès d'un Marcos Antonio Torel..... Il y était dit "qu'il était le premier des Thorel à venir au Portugal et qu'il venait de Rouen en Normandie". Ce ne pouvait être que notre homme ou l'un de ses fils !

L'acte de décès en portugais m'a permis d'en comprendre l'essentiel mais Carlos, m'en proposait une traduction bien vite acceptée.....


"Au douze jour du mois de Juin de mil et  sept cent et quarante et huit dans la  Paroisse du Très Saint Sacrement a decedé de la vie  présente et a reçu toutes les sacrements  Marcos Antonios Tourel marié avec Dona Joana Francisca da Cunha Manuel demeurant prés de la Porte Laterale du Carmo, a fait son testament Éxécuteurs testamentaires ses fils Francisco António Torel, António José Torel et le Reverend  Père Maître Frère Joaquim Manuel religieux de l’Ordre du Christ et au jour treizième du mois et année courants, s’a enseveli à l’Église de Notre Dame du Mont Carmel et pour être vrai je l’ai fait et signé  Recteur Manoel Luiz Ribeyro". 

Il restait à confirmer la filiation de Marc Antoine (rebaptisé Marcos Antonio) avec Anthoine Thorel, marchand à Rouen ! mais déjà mon correspondant m'avait envoyé d'autres documents extraits d'un "nobilaire"allant dans le sens d'un lien avec la famille normande comme celui-ci....
"Marco Antonio Torel, fils de António Thorel et de Jeanne Dehors (apparait aussi dans le même contexte "Jeanne de Heri"). Marc Antonio Torel est dit né à Rome, mais peut-être il s'agit de son père."
Tout cela allait dans le bon sens, la naissance à Rome étant, à l'évidence, une erreur de traduction et ne pouvait être que Rouen où nous savons que Marc Antoine est né en 1664. La filiation était exacte.


Il fallait aller plus loin et si cela était possible avec notre ami Carlos. Je lui ai demandé s'il pensait possible de trouver le mariage de Marc Antoine... Il m'envoya, non seulement, la publication des bans du mariage mais encore les enfants du couple. Nous en sommes là ! Pourrons-nous aller plus loin et rejoindre notre siècle ?..... 

L'acte de bans du mariage confirme bien que Marc Antoine est celui que je cherchais......
" Dans le quatre de Mai de mil et sept cent et un, publiés les bans du mariage "via ordinaria" et en vertu d'un mandat du Sieur Docteur Sebastião Monteiro da Vide, Vicaire Général et Pourvoyeur des Mariages, dans la porte de cette Église, a midi, avec autorisation, a reçu en forme ordinaire (selon la) disposition du sacré Concile de Trente, le Révérend  Docteur Jeronimo Roballo Freire Vicaire Général au Archidiaconat de Santarem a.....  Marcos Antonio Torel fils de Antonio Torel et de Joanna du Oz((i)er?) né à Rouen, province de Normandie, Royaume de France, a reçu le baptême en la paroisse de Saint Lô .....et demeurant (aujourd'hui) dans cette ville à la paroisse de São Paulo: avec Dona Joanna Francisca da Cunha fille de Francisco da Cunha Manoel et de Dona Sebastiana de Seixas Felix, née à la ville de Lourinhã, a reçu le baptesme à la paroisse de Notre Dame de l'Annonciation et présentement ma paroissienne. Témoins le Révérend Pére Mathias Craveiro Tagarro, trésorier de cette église et Mathias
[dans la marge gauche]: Marcos Antonio Torel avec  D(ona) Joanna Franc(isc)ª da Cunha/


Hormis la déformation du patronyme de sa mère Jeanne Dehors, on retrouve bien Marc Antoine, fils d'Antoine, né à Rouen, Normandie, Royaume de France et baptisé en l'église Sain-Lô comme on peut le lire dans son acte de baptême que je possède depuis bien des années.

Mon correspondant ajoute qu'il est certain que Marc Antoine n'a pas contracté un mariage avant 1701 car, m'écrivait-il, cette union serait mentionné dans l'acte ci-dessus.


Une branche de la famille Thorel de Rouen
 existe donc bien au Portugal 
ou, du moins, y a existé en attendant...
 que nous puissions pousser plus loin nos investigations !

Cerise sur le gâteau... une ébauche de descendance certifiée de Marc Antoine et de Jeanne Françoise de Cunha : 7 enfants dont 6 garçons et une fille. L'un d'entre eux sera évêque, un autre gentilhomme de la Maison royale avec descendance, tous seront Chevalier de l'Ordre du Christ sans, pour l'instant en savoir beaucoup plus. A suivre si possible.....
J'ajoute que Carlos est, lui aussi, interessé par les Thorel à qui il pourrait être lié, m'at-il confié par l'épouse de l'un des fils de Marc Antoine. 

*  Carlos attire enfin notre attention sur le "jardim do Torel" à Lisbonne...  
On peut retrouver ce site sur Internet.....mais ce jardin, si il a aujourd'hui bien changé, fut à l'origine le lieu d'un palais édifié pour Marc Antoine Torel et sa famille. Il faut croire que notre parent , faisant commerce du coton et de la soie, comme son père et son frère a du faire fortune au Portugal. La suite de l'histoire nous est inconnue si ce n'est que le palais changea de mains mais le jardin est resté le jardin des Thorel où l'on peut encore s'y promener et admirer Lisbonne d'en haut....." L'indication d'origine néerlandaise est intéressante puisqu'il a été souvent évoqué que les Thorel pourrait venir des pays du Nord et descendre des Vikings.
A l'intention des cousins Thorel...Si, un jour, vous allez à Lisbonne, ne manquez pas le "jardim do Thorel" à défaut d'y rencontrer des membres de "nos familles !"

samedi 8 novembre 2014

Gabriel Henri François Noury.....un étonnant parcours...Tome 1

J'avais, jusqu'ici, mis en scène Jean-Marie (1725-1806) ancêtre commun à bon nombre d'habitués du blog de "nos familles". Notaire, Procureur de la baronnie de Châteaugiron et autres, Juge de Paix 1789, il eut 17 enfants dont 7 eurent descendance. L'une de ses petites-filles épousera en 1804 à Rennes mon AAGP Etienne Vital Rabillon (plusieurs "posts" lui ont été consacrés depuis 2008).

Mais depuis longtemps, je voulais évoquer le parcours "étonnant" de l'un des fils de Jean-Marie... Gabriel Henri François (1743-1867) dont plusieurs descendants sont parmi les fidèles du blog. Pourquoi ai-je tant tardé ?...parce que j'aurai aimé illustrer mon récit d'un buste ou d'un tableau le représentant. Vu son itinéraire, il me semblait incroyable que je ne puisse pas dénicher ne serait-ce qu'un dessin. J'ai donc passé bien du temps à contacter dans la "bulle généalogique" plusieurs descendants. Eux-mêmes, intéressés par ma démarche, ont fouillé tiroirs et archives, ont interrogé parents et cousins. Il a été évoqué un buste mais on en a perdu la trace ! Dommage..... Seul un tableau représentant l'épouse de Gabriel a été retrouvé. 

 Et pour pallier au manque d'images, ci-dessous le lien entre Gabriel et deux de nos cousines fidèles du blog..... 

Cliquez droit et "afficher image"
 Voici donc l'histoire de ce parent pour les uns, d'un ancêtre pour les autres, une histoire étonnante aux multiples rebondissements, reflet d'une époque où l'on ne transigeait pas avec rigueur et obéissance, où le courage, l'intelligence et la volonté vous aidait à franchir les obstacles que la vie et les aléas de l'histoire semaient sur votre chemin. En l'évoquant, je pense à mon ancêtre Etienne Vital Rabillon, originaire du Vaucluse dont le parcours, assez semblable avant d'arriver à Rennes, fut aussi le reflet d'une société et d'une époque troublée...
 
Grâce à des notes que Gabriel Noury laissa, nous connaissons bien des détails sur son enfance et sa jeunesse. Enfant fragile, Il se plaint de la dureté de son père lui préférant son frère "Je reçus les premiers principes d'éducation chez un prêtre à Louvigné-du-Désert (à 12 lieues3/4 de Rennes) J'y fus depuis sept jusqu'à neuf ans. C'était le pédant le plus cruel si je n'avais pas eu pour second maître à Rennes le sieur Martin dont le nom m'inspire encore la terreur. Cependant quoique je fusse dissipé, maraudeur, l'un des chefs d'insubordination et le vengeur des injures, autant que mon âge et mes forces le permettaient, je n'ai jamais reçu la correction humiliante du fouet ! Je doute qu'aucun autre ayant eu pendant dix ans l'un ou l'autre pour maître peut en dire autant. Je me serais fait tuer plutôt que de dénoncer un camarade mais je n'hésitais jamais à m'accuser. Prompt à m'acquitter de mes devoirs, j'étais ardent à la récréation. Si l'on me punissait avec justice, j'acceptais sans humeur la tâche qu'on m'aurait imposée. Ces raisons, sans doute, jointes à ce que j'entretenais la gaieté et l'harmonie parmi mes camarades m'obtinrent d'être traité avec un peu plus d'humanité !

Gabriel suivit à Rennes, en qualité d'externe, les cours du collège de la ville (vraisemblablement le collège des Oratoriens). Les jeunes Noury, prenaient pension chez une femme demeurant sur le Pré Botté (peut-être rue du Pré Botté aujourd'hui) et dont la maison portait le chat botté en enseigne. Il fit dans ce collège de très brillantes études. Dans les dernières années, Gabriel se fortifia et se disposait à l'étude des lois lorsque son père le frappa injustement ! Il quitta alors la maison paternelle avec peu d'argent et sans but déterminé. N'ayant point de passeport, il fut arrêté et en quelque sorte forcé de s'enrôler au 17è régiment d'infanterie (régiment d'Auvergne en garnison à Avranches). Il avait à peine 17 ans et il y resta jusqu'à l'âge de 20 ans. "Je fus soldat exact et soumis, je devins ferrailleur. Sans être très fort en escrime, je me fis redouter et soit l'effet du hasard ou de mon sang-froid, j'ai eu longtemps la malheureuse réputation de supériorité dans les combats singuliers. Je m'habillais aussi bien que la discipline et mon peu d'argent me le permettaient. Je payai six mois de maître de danse et de clarinette. Je profitais d'une bonne école que le Colonel entretenait au régiment pour les cadets et les jeunes sous-officiers. Là, j'appris un peu de mathématiques. Je m'occupais aussi de littérature, je ne perdais pas mon temps et je n'ai jamais été plus sage que pendant que j'étais soldat." Le  régiment de Gabriel était en garnison à Amiens lorsqu'il le quitta. Il fut, en effet, congédié lors de la paix de 1783 et vint alors habiter Nantes où il s'occupa d'armement. 

En 1792, il y faisait du commerce maritime avec de puissants armateurs, planteurs des Antilles et de Saint-Domingue. Mais la révolution de Saint-Domingue arriva et ruina presque toutes les maisons françaises en relation avec cette colonie. Gabriel fut ruiné mais il trouva, par la suite, moyen de refaire fortune ! Ensuite d'après Edouard Noury (un petit-fils de Gabriel), il fut à nouveau complètement ruiné par la Révolution dont il avait embrassé les idées. Cependant il n'adhéra aux idées nouvelles qu'en modéré et ne fit partie d'aucun club. Arrêté dans la nuit du 14 septembre 1793. Il habitait alors la maison qui fait l'encoignure des rues Raineau et Gretry, celle-ci se nommait alors rue Cereste. Il fut d'abord conduit à l'Entrepôt, puis à la prison des Saintes Claires, dite des "grands coupables" !....."Je fus arrêté par ordre provoqué des sept membres de la Convention alors à Nantes. Celui qui m'arrêta était le maître d'armes de France. Je fus d'abord mis aux fers et je mangeais avec un cochon, mon commensal !... On croirait que j'écris un roman sans vraisemblance si je racontais la moitié des horreurs que j'ai vues et complètement partagées. Parmi beaucoup de faits, en voici quelques-uns. Je n'étais plus aux fers par la protection du geôlier et de sa femme et par tour de rôle d'ancienneté. Je devais parfois faire l'appel d'hommes qu'on faisait sortir pour les guillotiner ou les noye
r, 50 ou 60 personnes par jour... La prison était petite et malsaine. Le geôlier, lui-même, n'osait entrer dans nos cachots ! Un soir, on vint faire une sortie et on m'ordonna de faire l'appel. La liste était, je crois de 60 et quel était le premier nom ? C'était le mien. Je repoussai la liste en disant au geôlier "Lis toi-même. Celui-ci ne m'appela pas."
 
Gabriel fut sauvé par le concierge nommé Forget qui le fit évader. Il entra par la suite dans l'Administration de l'Intendance et suivit les armées dans leurs différentes campagnes. Il devait y faire une carrière très honorable grâce à sa haute intelligence et sa grande loyauté. Il fut nommé commissaire des guerres à l'armée des Côtes de Brest en 1794... à Saint-Malo en 1795... à Lyon en 1796 sous les ordres du général Kellermann... à Anvers en 1797 sous le général Souhain puis à l'armée des Alpes et en 1798, il est nommé commissaire pour la vérification des comptes de l'ancienne administration des Invalides à Paris.  En 1800, Gabriel est nommé ordonnateur du corps de réserve à l'armée du Rhin (1800) et fait partie de la commission de l'arriéré à Paris. Il ira à Lyon, à Turin, à Bordeaux, à Bayonne. En 1803, il est nommé ordonnateur en chef du corps d'armée et ensuite au 7è corps de la Grande armée.
Gabriel continue ses voyages à travers l'Europe. En 1806, il est sous les ordres de Junot dans les Etats de Parme et de Plaisance, à l'armée de Dalmatte, etc. C'est cette année là, le 19 novembre 1806, que meurt son père âgé de 81 ans.
Le 21 juin 1807, Gabriel vend, devant Me Gaigeot, notaire à Châteaugiron, à Anne Marie et Marie Anne, ses soeurs, "La Clairaiserie" pour y établir le couvent des dames Ursulines. Il ne reviendra pas à Châteaugiron, fief de la famille et où il était né. Mais Gabriel aimait beaucoup la campagne...il chercha alors à acheter une propriété dans les environs de Nantes et en 1807, il achète un château nommé "le Coin"..... 

clic sur photo !
"Cet endroit est vraiment ravissant. La propriété est au confluent de deux petites rivières, la Sèvre Nantaise et la Maine d'où le nom de Coin. Le château est presque au bord de l'eau et se trouve très "embocagé. Les deux rivières sont fort jolies à parcourir et la seconde qui est plus étroite, forme une grande quantités de courbes."dira Gabriel. 

De l'autre coté du "Coin", Gabriel avait acquis aussi "les Avineaux", ancienne terre noble, et en grande partie de vignobles où l'on faisait plus de 200 barriques de vin blanc. Ces deux propriétés sont situées sur la commune de Saint-Fiacre à environ 16 kms au sud de Nantes.


                   Et le 15 février 1808, Gabriel se marie.....
                            Le Tome 2 très prochainement... Promis !