dimanche 18 mars 2012

Images méditerranéennes......

En Février, la première semaine des vacances des plus jeunes sera francilienne avec au programme grasses matinées, un peu de devoirs, beaucoup de PS3 et autant d'ordi, peut-être un scrabble, évidemment un passage au bowling et partie de "Laser Game"..... puis sont repartis en famille avec un projet..... les Calanques de Cassis ! (n'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir)
Nous les y avons rejoints le lundi suivant par le TGV, les plus jeunes ayant choisi la route. Et c'est Michel avec Céline, qui viendra nous accueillir à la gare de La Ciotat où ils avaient réservé les chambres. Une gare avec son histoire, celle du film des Frères Lumière en 1895 "L'arrivée d'un train en gare de la Ciotat" ce que nous a de suite rappelé Michel, amoureux du cinéma. Toute une époque, rappelée en ce lieu par une plaque commémorative.
Nous retrouvions la tribu dans la piscine, passage incontournable... au quotidien avec partie de ballons, spa et sauna.
Jour suivant, départ vers Cassis par la route des crêtes..... bravo les chauffeurs (Christel et Michel). Il fallait la faire ! Elle domine la mer et offre un panorama exceptionnel sur la baie et les calanques. Arrivés en ville, nous prendrons le bateau pour atteindre les calanques. Du soleil avec un vent bien frais, il fallait se couvrir en gardant les lunettes de soleil sur le nez.
Creusées dans du calcaire très résistant, et d'une couleur blanche, les calanques sont des formations géologiques particulières se présentant sous forme d'un vallon étroit et profond à bords escarpés, en partie submergé par la mer. Elles m'ont fait penser, quant à leur forme, aux rias ou aux abers bretons mais encore aux fjords de Norvège.

Ballade en bateau suivie de l'opération "sandwichs pour tous" et sieste sur plage et galets. Un peu dur pour moi mais Gautier les préfère au sable ! Des galets très beaux d'ailleurs et bien blancs. Retour sur La Ciotat... piscine et soirée "pizzas" non sans un apéritif préparé en chambre par Michel.


2è jour... nous prendrons la route de Bandol, visite des lieux, sandwichs quotidiens


et embarquement vers l'île des Embiez. Très beau site attaché au souvenir de son propriétaire Paul Ricard, l'homme du "pastis" un humaniste qui privilégiera le social dans son entreprise. Il sera le premier chef d'entreprise à proposer à ses employés participation aux bénéfices, intéressement, protection sociale, épargne retraite, le tout entraîné par un véritable esprit d’équipe.

L'île s'étend sur 95 ha et présente une diversité étonnante : plages de fin gravier, côtes sauvages ponctuées de criques, forêts de pins maritimes, et paraît-il un vignoble qui donne un rosé réputé.
Nous avons bien marché découvrant au fil du temps des criques, des rochers sculptés par la mer et des fonds sous-marins limpides.

3è jour..... nous irons visiter Marseille. Une petite visite sur le site du Vélodrome de Marseille et la boutique de l'OM cher à Baptiste dans la ligne de son grand-père Pierre Violet, ardent supporter du club. Puis direction du vieux port. Nous irons déjeuner sur une charmante place qui m'a fait penser à Rome. Toujours beaucoup de soleil et autant de vent ! Puis c'est la "grimpette" en voiture vers la "Bonne mère" Notre-Dame de la Garde. Margaux et Emilie allument des bougies qui accompagneront la prière de ceux qui le souhaitent aux intentions de notre famille.
Fin de la ballade... le lendemain nous reprendrons le train et nos familles la route heureux d'avoir passé quelques jours ensemble qui laisseront à chacun, j'en suis certaine, de bien beaux souvenirs.

samedi 17 mars 2012

Histoires d'actes...... les Decq...

La famille Decq est, on le sait, originaire du Nord. Jacques Decq, cousin germain de mon père, commença les recherches et jusqu'à son décès, nous sommes restés en relation. Je me suis ensuite appuyée sur son travail pour développer cette branche de la famille. J'ai eu la chance, très vite, d'entrer en contact sur le Web avec une lointaine cousine du Nord, Sophie Duplat, patronyme lié à la famille Decq par l'union en 1823 à Vicq de Marie-Ursule Duplat avec Louis Joseph Decq, les parents de notre tri-aïeul Benoît Decq. Proche des archives du Nord où elle relevait bénévolement des actes, elle m'a souvent apporté son aide. En retour, j'ai pu lui communiquer ce que j'avais pu relever ou partager avec "l'Entraide du Nord". L'arbre des Decq a grandi !......
Mais aujourd'hui, je vous propose de revenir à l'origine connue ou supposée de notre parentèle Decq. Le premier identifié serait un Claude de Hecq peut-être né à Rombies et décédé à Quarouble en 1638. Il engendre un fils Antoine qui épouse en 1694 Marie Minon. C'est la première information certaine et avérée de la branche Decq. Elle a pour preuve l'acte du mariage que je vous laisse découvrir......

On y lit "Le premier juin 1694 sont épousés après les publications de trois bans Antoine D'hecq de la paroisse de Vicq et Marie Minon de la paroisse de Rombies"

J'ai trouvé aussi son décès en 1749, veuf de Marie qui l'a donc précédée dans le cimetière. Je ne connais pas la date de la naissance de Marie, les archives de Rombies sont très lacunaires sur cette période. Curieusement, Antoine et Marie se sont mariés à Vicq ce qui n'est pas exactement dans la tradition de l'époque où le mariage avait lieu dans le village de la jeune fille.
Sur l'acte de décès d'Antoine, il est dit "décédé à l'âge de 80 ans" ce qui nous autorise à situer sa naissance en 1669 que nous n'avons pu trouver dans les archives de Vicq. Antoine serait-il né ailleurs ? On peut évoquer Quarouble ou Rombies.....
Il faut donc attendre la génération suivante pour identifier, cette fois, très précisément tous les enfants du couple, tous nés à Vicq entre 1695 et 1707. Notre branche est issue du troisième enfant Antoine Toussaint (1700-1765).
Qui étaient-ils ..... que faisaient-ils ?
  • Antoine (le premier) est dit Charron, fabricant de chars, charrettes, tombereaux, brouettes et autres moyens de transport.....
  • Son fils Antoine Toussaint est dit charron, laboureur et Mayeur. Un Mayeur est le mot utilisé dans le Nord pour désigner le Maire. Il était donc " l'échevin" de la ville, le personnage politiquement important de Vicq début 18è.
En juillet 1750, les gens de loi du village de Vicq établirent un état des chefs de famille ainsi que l'inventaire de leurs biens meubles et immeubles détenus en propriété ou location, ceci dans le but de calculer le montant de l'impôt dû au titre du "vingtième". Un état qui nous permet, aujourd'hui, de mieux connaître l'évolution sociale des habitants après les terribles années 1700 à1712 qui ruinèrent le village.
Il est alors écrit qu'Antoine Decq paie un impôt de 4 livres 16 sous. Sur les 29 chefs de famille alors recensés, seuls deux d'entre eux paient un impôt plus lourd. On peut donc penser que, sans être riche, la famille Decq avait quelques terres à elle ou louées au Seigneur du coin ou encore au clergé ! (Source : "Vicq... Regards sur le temps passé").
  • Son petit-fils Pierre Philippe est dit charron, censier. Le censier était celui ou celle qui devait payer le cens (redevance d'un fermier, impôt féodal). La Cense est une métairie, une ferme. Ce mot n'est en usage que dans le Nord de la France et en Belgique.
Viennent ensuite Louis Charles et Louis Joseph, ce dernier sera le père de notre aïeul Benoît Joseph. J'ai longuement parlé de lui dans un billet daté du 11/05/2010 sous le titre "Vicq". Vous pouvez aussi le retrouver avec le libellé généalogie (Branche Decq-de Caqueray)
A bientôt, je "plonge" à nouveau dans les archives à votre service !

jeudi 15 mars 2012

Alice et Ghislaine se sont retrouvées.....


Ghislaine Mougeot, née de Chappotin est allée retrouver sa tante et marraine Alice de Coincy, née de Chappotin en Gironde où elle réside. L'occasion pour elles de fêter l'anniversaire de la filleule avec un gâteau réalisé par la marraine !
J'ai assez peu connu Alice à Rennes où elle vivait avec sa mère, la tante Sarah mais je me souviens parfaitement d'elle. Nos rencontres avaient lieu, le plus souvent chez tante Jeanne Drouïn, née Aulanier ou encore et toujours chez la tante Jeanne dans les Côtes d'Armor où elle nous y invitait.
Peut-être ai-je vu Alice avec la petite Ghislaine, envoyée en France près de sa grand-mère, durant quelque temps ? Adolescente, je me situais entre la tante et la nièce avec à peu près la même différence d'âge ce qui explique que nous nous sommes alors peu rencontrées.
Images d'aujourd'hui qui font renaître des souvenirs d'hier !
Merci Ghislaine.....

Le testament de Marie-Caroline de Caqueray

Marie Caroline de Caqueray, mon arrière-grand-mère, épouse en 1868 Benoît Decq, militaire de carrière qui au jour de son décès en 1912 était Lieutenant-Colonel. Ils eurent douze enfants ! A l'époque, c'était assez courant.....
Son testament fait en la forme olographe*, daté du 8 septembre 1926 est intéressant à plus d'un titre :
" Je laisse par préciput** et hors part à mes filles Marguerite, Henriette et Jeanne (Photo de droite) tout ce dont la loi me permet de disposer. Si une ou deux venaient à disparaître la part de la quotité disponible reviendrait à ses deux soeurs ou à la soeur légataire restante.
Je ne fais point ceci par quelque défaveur pour mes autres enfants pour lesquels je prie Dieu d'accorder toute prospérité, mais comme l'avenir de ceux-ci est plus ou moins assuré, je suis obligée de veiller particulièrement à la situation possible de mes filles vu l'exiguité de ma fortune et ce qui pourra être leurs moyens d'existence.
Aussi j'espère que mes autres enfants seront les premiers à approuver mes dispositions".
Ainsi Marie Caroline, même si elle s'en défend, ne laisse pas parts égales à ses enfants ! En 1829, il lui reste 10 enfants. Quand elle évoque l'avenir plus ou moins assuré de quelques-uns, elle désigne Marie (1), Caroline (3), Laure (5), Bonaventure dit Joseph (7), Charles (9) et Louis (10).
Que deviendront-ils ? Auront-ils le privilège d'un avenir assuré comme le pensait leur mère ? Je vous invite à les retrouver.....
Marie est entrée chez les religieuses du Sacré-Coeur de Jésus à Bonchurh (Isle de Wight)... Laure a choisi, en 1893, les soeurs de Saint Vincent de Paul dont elle sera la Supérieure générale. Sa vie est une histoire passionnante et courageuse qui vous sera contée. Charles, Père Eudiste au Canada, reviendra en France en 1952. Les ordres religieux assurent le quotidien de leurs membres jusqu'au dernier jour. Marie Caroline pouvait être rassurée !
Restent Caroline, Bonaventure Joseph et Louis.....
Question Caroline, elle pouvait, à juste titre, espérer pour sa fille vie stable et confortable. Ce fut le cas au moins sur le plan matériel. Elle avait épousé en 1896 un avocat avec du bien !
Moins de chance avec les deux autres dont la vie ne fut pas le long fleuve tranquille qu'elle espérait pour eux ! Joseph, capitaine au long cours et armateur à Casablanca aurait pu faire fortune ! Atteint de paludisme et très marqué par le décès de deux de ses enfants en bas-âge, Joseph eut peur et avec son épouse décida de tout liquider et de rentrer en Métropole. Il voulut alors se lancer dans les affaires à Paris mais, trop honnête, ne réalisa jamais ses ambitions et tomba malade. En 1929, au moment du décès de sa mère, Joseph est déclaré sans profession et en instance de séparation. Je peux témoigner qu'il vivra à la charge des siens. Je crois qu'il ne fut guère heureux.
Louis, termina sa vie dans une quasi-misère. Séparé de son épouse, il mena une vie assez misérable si j'en crois une lettre adressée à ma grand-mère, sa soeur Caroline en 1936. Louis la remercie de son mandat. Un mandat sans doute envoyé pour l'aider à se loger et à vivre! Comme travail, des prospectus à distribuer. Aux Pompes funèbres, le directeur, un rennais que Louis a connu lui a offert tout ce dont il dispose vu son âge (54 ans), une place de croque-mort. Louis a-t-il accepté, il ne le dit pas. Enl 1939, au moment du décès de sa soeur qui l'a tant secouru, il est employé à l'hospice de Vertou (Loire-Atlantique). Un décès qui, dit-il, le touche très particulièrement. Je n'ai aucun souvenir de ce grand oncle et ne pense pas l'avoir jamais rencontré. Je pense qu'il s'était plus ou moins marginalisé.
Restent les trois "nominés" pour la meilleure part !
Marguerite et Henriette, célibataires de 58 et 50 ans avaient bien peu de chances de trouver un mari ce qui s'avéra exact. Jeanne, 45 ans, était mariée, vivait sous le toit maternel et, si j'en crois la gazette familiale, le couple ne s'entendait guère. Notre bonne arrière grand-mère était aussi une bonne maman et sa décision était juste.
Malheureusement..... l'Histoire avec un grand H et les événements qui l'ont marqué sont venus contrarier ses voeux. Si le testament, pièce à conviction, atteste bien que trois de ses enfants recoivent "double part" en francs 1929, les dévaluations successives des années 29-39 puis 39-49 ont sûrement et rapidement "égratigné" le capital reçu.
J'ai souvenir des grandes tantes vivant dans une grande précarité. J'aimais bien celles que l'on appelait "les tantes", Marguerite et Henriette vivant ensemble mais tellement différentes. Marguerite, solitaire et discrète, que l'on voyait peu... Henriette, souvent à la maison, ne serait-ce que pour partager notre table sans quoi elle n'aurait pas pris de repas. Victimes d'une éducation qui ne poussait pas les filles à s'instruire mais à trouver un mari (fortuné de préférence !) et d'une époque chaotique. Je dois ajouter qu'un membre de la famille s'est montré d'une grande générosité envers elles, ce fut oncle Raymond Huchet dont la fille Armelle doit peut-être lire ce blog de temps à autre. Il a sûrement adouci leur condition en achetant en viager le pavillon des célibataires et en logeant Jeanne, sa belle-mère pourtant fort peu reconnaissante de son vivant !

*
Le testament olographe doit être écrit entièrement de la main du testateur, daté et signé par lui.
** Le préciput est, en droit civil, un avantage accordé à un héritier.

mardi 13 mars 2012

Plus fort que Google Earth !

C'est le site "showmystreet" que Ghislaine Mougeot nous fait connaître cette semaine......
Elle m'écrit :

On connaissait Google Earth qui permettait de retrouver sa rue en quelques secondes, mais le site que je vous présente ici est époustouflant !... à peine avez-vous le temps de taper votre adresse (l'ordre n'a pas d'importance, soit la ville d'abord, soit le nom de la rue) que la photo est sur votre écran : il ne faut à l'ordinateur que quelques fractions de seconde pour trouver la photo parmi plusieurs milliards de photos, je pense "

http://showmystreet.com/

Dans la case qui va s'ouvrir devant vous, écrire n'importe quelle adresse dans le monde et aller directement à la rue recherchée ! Une vue aérienne de l'endroit indiqué va apparaître - vous y verrez votre maison.....

J'ai testé aussitôt et c'est vrai !... avec toutefois quelques réserves
Avec beaucoup d'émotion, j'ai fait ainsi apparaître non seulement l'immeuble de la rue de la Monnaie à Rennes mais encore les fenêtres de l'appartement de mes parents où j'ai vécu presque un quart de siècle. C'était génial !
Moins performant, le cliché de la maison de mes grands-parents maternels à Courbevoie. La maison est bien là... dommage on ne la voit pas de face. On en voudrait toujours plus.
Partielle encore l'image de la maison de mes grands-parents paternels à Rennes, en partie masquée par la végétation mais c'est bien elle !
Enfin, il y a des adresses que je n'ai pu trouver. Ce qui reste impressionnant c'est la vitesse avec laquelle on obtient l'image de la rue en question.
Essayez et vous verrez !