Je vous en redonne ici l'introduction.....
Début novembre 2012, je reçois un mail d'une historienne Chantal Rizet-Clergue qui prépare un doctorat en histoire sur les professeurs agrégés "spéciaux" au 19è siècle. Elle s'intéresse entre autres à l'un d'entre eux Abel Paulus...
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| Albert Bouinais |
En effet, Albert appartient bien à la branche Noury ainsi d'ailleurs qu'Abel qui a épousé sa soeur, Amélie. Ma correspondante attend donc de moi des informations sur les familles Bouinais et Paulus ! Si je peux lui apporter une documentation assez complète d'Albert, j'ai bien peu de choses à lui offrir concernant Abel.
| Abbaye de Timadeuc |
Chantal Clergue prit alors contact avec le prieur de l'Abbaye. Il lui confia le témoignage d'un moine sur Abel qui se consacrera alors à des travaux bibliques...ou à des romans jusqu'à sa mort en 1924.
A entendre Chantal Clergue, ce témoignage fut la clé qui lui permit de poursuivre sa thèse sur cette "agrégation spéciale" introduite par Victor Duruy en 1866.
Et le 12 avril, je reçois ce message :
"J'ai le plaisir de vous annoncer que je soutiendrai
ma thèse sur les agrégés de l'enseignement spécial, le samedi 4 juillet,
sûrement au matin.
Si vous pouvez vous libérer et faire le déplacement
à Lyon, ce sera un très grand plaisir de vous rencontrer.
Il ne me sera pas possible de m'y rendre... Nouveau message :
"Une fois validée, je vous transmettrai une version PDF du document.
Merci à vous pour toute l'aide que vous m'avez apportée. Cette recherche
est "vivante", grâce à tous les documents fournis par les généalogistes. Oui, un
grand merci !"
Un exemple, parmi d'autres, que nos recherches croisent parfois la trajectoire d'inconnus à qui on apporte la clef qui leur permet d'ouvrir le dernier verrou qui bloquait leur entreprise.
*** Il me reste à évoquer cette fameuse agrégation spéciale obtenue par Abel Paulus. Et qui peut mieux en parler que celle que j'ai eu le bonheur de conduire à l'Abbaye de Timadeuc... Chantal Rizet-Clergue.....
"L'agrégation spéciale" n'a pas
vécu longtemps : 1866/1891. Elle faisait de l'ombre à l'agrégation classique et
les agrégés classiques voyaient d'un mauvais oeil que des agrégés "spéciaux"
aient le même statut qu'eux. Nous étions alors dans un siècle où le latin et le
grec avaient seuls droit de cité... les sciences,
les langues vivantes étrangères, la littérature française, bref un enseignement
résolument "moderne" n'avaient pas leur place dans cette fin du 19è
siècle.
Les agrégés du
type "Paulus" étaient traités par les classiques de "bestiaux" et l'enseignement
spécial était l'enseignement des "épiciers" ! Il est vrai qu'un agrégé spécial
n'avait pas besoin du bac ni de la licence pour passer le concours. Duruy leur donne la possibilité de se
glisser dans l'enseignement secondaire par une petite porte et de devenir, selon
leur mérite, des professeurs du secondaire.
Les classiques n'ont jamais
accepté que de simples primaires puissent se prévaloir du titre d'agrégé de
l'Université; bref, la bataille est rude tout au long du siècle...
Il y a eu 468 agrégés
spéciaux; et m'expliquait alors Chantal Clergue "mon travail consiste donc à connaître leur carrière professionnelle et
à voir, entre autres, comment ils se sont inscrits dans le siècle. Certains sont
brillants, font de très belles carrières. Le cas Paulus en est un
exemple..."
Le 4 juillet, je n'oublierai pas Chantal Clergue
et lui souhaite le succès qu'elle mérite
pour ce travail
qu'elle mène depuis plusieurs années.....
et je prendrais plaisir à lire sa thèse.

