Vaste débat la semaine passée sur le forum des Hautes-Pyrénnées pour répondre à la question d'un "chercheur d'ancêtres". Il avait relevé dans un acte un homme qui faisait métier de "coupeur d'hommes" et même "Maître coupeur d'hommes" en 1734. A priori, il ne pensait pas qu'il puisse s'agir d'un chrirurgien, ce métier étant déjà bien connu et souvent cité ni même un bourreau pour les mêmes raisons. Alors un tailleur ? un coiffeur ? Quelqu'un connaît-il ce beau métier ? lançait-il sur le Forum.....
..... Première réponse d'une internaute " il doit s'agir d'un tailleur. Wikipedia (encécyclopédie du Net) fait une différence entre les deux. Le tailleur n'est pas nécessairement le coupeur: ce sont deux métiers qui peuvent être distincts. En règle générale, le patron réalisé par un(e) modéliste, est utilisé par le coupeur qui en trace les contours à la craie sur le tissu, avant de découper les pièces de tissu, qui seront ensuite assemblées par le tailleur".....
.....mais l'auteur du premier message persiste et signe. Il a trouvé d'autres traces de ce métier bizarre et inconnu : " j'ai relevé d'autres actes mentionnant Pierre Plassin, Maître coupeur d'hommes, en particulier un acte du 8 novembre 1741 par lequel un habitant de Sarsan, diocèse deTarbes en Bigorre, s'oblige à payer au Sieur Plassin, habitant d'Izaourt la somme de..... provenant de traictemans (sic), pansemans (sic) et medicamans (sic)..." Est-ce alors un guérisseur, un concurrent des chirurgiens ? et ajoute notre internaute, il achète beaucoup deterrains et semble être assez riche ! Le mystère reste entier.....
.....enfin, de nouveaux actes trouvés chez le notaire à Izaourt, concernant les frères Pierre et Gaspard Plassin "Maîtres coupeurs d'hommes" apporte la réponse..... dans un acte du 22 février 1743 : "Jean Abadie, habitant du lieu d'Avezac, a dit avoir été dans la maison de sieur Gaspard Plassin, Me coupeur d'hommes, habitant d'Izaourt, pour y faire l'opération d'une"dessante" de "Bineaux"? qui lui étaient tombées sur les parties nobles...". Par ailleurs le dictionnaire des métiers mentionne que coupeurs de chevaux est celui qui les castre. Enfin, dans le Tarn, vers cette époque, le traitement des hernies inguinales pouvait être la castration.
En conclusion, on peut donc considérer qu'au 18è siècle et avant à fortiori, un coupeur d'hommes est un chirurgien urologue très sommaire ! et dans tous les cas, ajoute notre ami généalogiste du 65, on est très heureux de voir les progrès réalisés depuis en chirurgie.
samedi 14 mars 2009
Bernard Violet... signe un nouveau livre
Bernard Violet vient de signer son tout dernier ouvrage :
Yannick Noah, le Guerrier pacifique
Yannick Noah, le Guerrier pacifique
(Fayard, 2009)
Avant d'évoquer un brillant parcours de journaliste et d'écrivain, je prends le temps et l'espace pour vous situer le personnage dans la famille. Il nous est proche puisque frère aîné de Michel, époux de notre fille Céline, oncle de Baptiste et d'Emilie. C'est dire que nous le connaissons bien et que ses livres ont trouvé place en notre bibliothèque !
Bernard Violet est né en 1949 dans le Poitou. Il a vingt ans lorsqu’il est consacré lauréat de la Fondation Zellidja, après deux longs séjours en Inde et à l’île Maurice.....- 1968: 2ème prix avec une étude sur le système des castes en Inde
- 1969: 3ème prix avec un essai consacré au philosophe-poète-peintre Malcolm de Chazal.
Parallèlement à ses études de lettres et de langue arabe à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et à l’Institut français d’études arabes de Damas, il collabore à de nombreux quotidiens et périodiques français (Combat, Le Nouveau planète, Le Pèlerin, Sud-Ouest, La Quinzaine littéraire, France-Pays Arabes, Les Nouvelles littéraires, etc.). Par ailleurs, Bernard Violet produit plusieurs séries d’émissions sur France Culture consacrées, entre autres, à Malcolm de Chazal, au poète syro-libanais Adonis, et à la poésie palestinienne (Mahmoud Darwish, Samir al-Kassem, Ghassan Kanafani, etc).
Après des études de journalisme à l’université de Bordeaux, il devient en 1977 reporter statutaire à FR3 Côte d’Azur. Il y présente régulièrement le journal télévisé régional pour lequel il réalise également plusieurs centaines de reportages, ainsi qu’une cinquantaine de magazines.
En 1982, il est le coauteur d’un documentaire de 52 mn consacré aux jeunes de la banlieue niçoise et de Saint-Laurent du Var "Les Écorchés du Point du jour" (produit par Daniel Karlin et Claude Otzenberger) et diffusé sur l’antenne nationale de FR3. Un an plus tard, Bernard Violet est le seul journaliste français avec lequel l’écrivain britannique Graham Greene accepte d’apparaître à la télévision (FR3 & BBC, un entretien de 90 mn).
En 1985, il quitte la Côte d’Azur pour Paris où il devient reporter spécialisé à TF1 - où il collabore à différents services: « Enquêtes et reportages », « Culture », et « Magazines » (Infovision de Alain Denvers, Le Monde en face de Christine Ockrent).
Journaliste indépendant depuis 1988, il signe de nombreux articles dans différents journaux et magazines (L'Événement du Jeudi, le Point, le Journal du Dimanche, Paris-Match, le Canard enchaîné, VSD, France-Soir, etc).
Bernard Violet est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages parmi lesquels : Services secrets sous François Mitterrand (La Découverte, 1988), L’Affaire Ben Barka (Fayard, 1992), Cousteau, une biographie (Fayard, 1993), Le Dossier Papon (Flammarion, 1997), Vergès, le Maître de l’ombre (Seuil, 2000), Les Mystères Delon (Flammarion, 2000), La Saga Monaco (Fl
ammarion, 2002), Johnny, le Rebelle amoureux (Fayard, 2003), L’Abbé Pierre (Fayard, 2004), Yannick Noah, le Guerrier pacifique (Fayard, 2009). Ces trois derniers portraits ont été réalisés avec la collaboration fructueuse et amicale de ses héros.
Bernard Violet a également signé quatre autres biographies « indépendantes », « libres » ou « vérité » (comme on veut, tant que l’on utilise pas la formule « non autorisée » qu’il n’apprécie guère) : Mylène Farmer (Fayard, 2004/J’ai Lu, 2006) ; PPDA (Flammarion, 2005/J’ai Lu, 2006), Depardieu, l’insoumis (Fayard, 2006), et Deneuve, l’affranchie (Flammarion, 2007), Jamel Debbouze, l’As de cœur (Fayard, 2008). Plusieurs de ses ouvrages ont fait l’objet d’une traduction en espagnol, tchèque, coréen, chinois, grec et russe.
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Actualité des familles 2009
Le "CAC 40" de nos aïeux
Dans le monde de nos ancêtres et quelque soit le milieu, on revenait toujours à la terre, seule valeur sûre et référence universelle. On le voit bien justement dans les testaments où l'on parle peu d'argent mais surtout de "toit", de terre ou des produits de la terre. Les mesures de surface reposaient sur la parcelle de terre que pouvait cultiver, labourer ou ensemencer un homme ou un animal. Le "journal" correspondait à ce qu'un homme pouvait labourer en une journée. Il variait donc forcément selon les lieux puisqu'en fonction de la nature du sol (lourd ou sablonneux, abrupt ou plat ... ), des instruments de travail (araire ou charrue) et des attelages que ces diférents sols exigeaient ou permettaient (bœufs, chevaux, mulets ... ).Le rendement d'une journée était donc bien différent d'une région à l'autre.
Voilà évidemment pourquoi l'argent est devenu en argot le blé, référence symbolique et imagée. Le fric dut son nom au fricot, le ragoût, plat unique qu'il permettair de se payer.
De toute manière, le "bled", désignant autrefois toute céréale panifiable (blé,orge, seigle, et naturellement le froment, qui donnait le meilleur pain), était forcément une des valeurs écono~ miques de référence.
Si la Bourse avait existé
elle n'aurait eu que peu d'articles à son CAC 40
au nombre desquels le blé et le bœuf.
Une partie de la France, au sud, continua longtemps à se contenter de l'araire, dépourvue de roues. Mais plus au nord, on utilisait déjà la charrue que tirait, selon la lourdeur du sol, un attelage de bœufs, en Limousin, ou de chevaux, en Lorraine. L'animal de trait, et particulièrement le bœuf, producteur en même temps de viande et de cuir représentait donc une richesse considérable et ne pouvait qu'être considéré comme une référence économique. Il arrivait d'ailleurs souvent que les grosses dots soient versées en bétail : un laboureur offrant ainsi volontiers à sa fille qui se mariait une "vache et son suivant" (son veau), autrement dit de quoi assurer plusieurs années de lait, et un bœuf pour l'avenir, une fois que l'affranchisseur (le castreur de bétail) aurait exercé son art.
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