samedi 25 mars 2017

L'art du cinéma s'invite dans "nos familles"...1.....

Oui, le cinéma s'invite dans "nos familles" 
en ce mois de mars 2017......
Il s'agit d'un documentaire  diffusé le vendredi 17 mars et le lundi 20 mars au cinéma "Robespierre" de Vitry-sur-Seine  et dont le réalisateur est Michel Violet, l'époux de notre fille Céline.


Pour une lecture meilleure...un clic sur la photo !

Nous avons assisté à cette première et nous pouvons témoigner de la qualité du film mais encore de l'émotion ressentie à l'écoute de cette page de "Notre Histoire" peut-être un peu oubliée !

Ce documentaire, Arsène Tchakarian : le dernier survivant de l’Affiche Rouge, est le point d’orgue d’une série d’hommages rendus par la ville à celui qui a célébré ses 100 ans en décembre dernier et qui fut l'un des membres du "groupe Manouchian".
Un film d’1 h 40 en forme de « récit de vie ». Michel Violet, qui a monté sa propre société de production à Vitry, BIOPICS, explique s’être d’abord intéressé au destin de cet Arménien, parce que tous les deux habitent la même ville, Vitry, et parce qu’il s’agit d’un « personnage illustre ».
« Aujourd’hui on ne se quitte plus ! », sourit Michel, qui a démarré son travail de mémoire en avril 2014, en se basant sur des centaines d’heures de recherches et de lectures d’archives. Le documentaire explique « de façon très pédagogique la traque menée par les Brigades Spéciales de la Police ainsi que l’outil pour la propagande allemande qu’était la fameuse Affiche Rouge ». A l’issue de la projection, le dernier survivant a pris part au débat...pour relater son histoire, inlassablement !


L'histoire d'un groupe de résistants...à travers celle d'Arsène Tchakarian, le dernier survivant de ce groupe ! Leur chef s'appellait Missak (Michel) Manouchian, né en Arménie 36 ans plus tôt et qui avait perdu son père dans le génocide arménien.
Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier, adhère au syndicat communiste et fait partie du groupe MOI (Main-d'Oeuvre Immigrée). Il écrit des poèmes et se consacre à la littérature et à l'étude.  Pendant l'occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d'Oeuvre Immigrée).
La propagande nazie daube sur l'origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d'infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d'Europe de l'Est). Étrangers pour la plupart, ils ont fait partie alors des rares personnes à s’engager dans la résistance et dans la lutte contre l’occupant nazi. En effet, en cette heure sombre de l’histoire de notre pays, bien plus nombreux étaient les français qui, directement ou indirectement, privilégiaient la collaboration avec l’occupant. Mais il n'est pas sûr que cette argumentation ait eu l'effet attendu sur l'opinion française si l'on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré...
Face à la montée des discours xénophobes en Europe, dont le Front national est le porte-voix en France, il est primordial de garder vivante la mémoire de ces hommes et femmes qui, au prix de leur vie, se sont battus pour défendre la France, la liberté et la démocratie.


Sans titreLe groupe Manouchian, des étrangers dans la résistance française...
A partir de 1940, une grande partie de la France est occupée par l’Allemagne  nazie (l’ensemble du pays le sera à partir de 1942). Partout sur le territoire, des groupes de résistants se constituent dans la clandestinité afin de lutter contre l’occupant.
Après l’arrestation de Manouchian et de ses camarades, la propagande de Goebbels  présentera la résistance comme étant uniquement le fait de quelques étrangers. C’est dans ce but qu’en 1944, les nazis font placarder et diffuser dans toute la capitale et dans certaines grandes villes du pays, l’Affiche rouge (voir ci-dessous). Ce document visait à faire passer les membres du groupe Manouchian et plus globalement les résistants, pour des criminels et des terroristes dont les agissements étaient dirigés contre la France et les français.

 On peut lire à l’arrière de cette affiche : «Si des Français pillent, volent, sabotent et tuent… Ce sont toujours des étrangers qui les commandent. Ce sont toujours des chômeurs et des criminels professionnels qui exécutent. Ce sont toujours des juifs qui les inspirent. C’est l’armée du crime contre la France. Le banditisme n’est pas l’expression du Patriotisme blessé, c’est le complot étranger contre la vie des Français et contre la souveraineté de la France ».
Cependant la campagne de propagande ne bénéficiera pas des effets escomptés. En effet, plutôt que d’être répugnée par ses hommes, l’opinion publique va être séduite. Certains honoreront même les résistants présentés sur l’affiche (Manouchian et neuf de ses compagnons) en déposant des gerbes de fleurs au pied des murs où elles seront placardées.

Cependant, en novembre 1943, un coup de filet est mené par la  police française (très bien informée) dans les sections de FTP-MOI parisiennes dont celle de Manouchian. L’arménien est arrêté avec 23 de ses camarades. Après l’emprisonnement et la torture s’en suit un simulacre de procès. Ils seront condamnés à mort.
Il y a 73 ans, le 21 février 1944, l’arménien Missak Manouchian et 21 de ses compagnons de la résistance intérieure française, issus de la Main-d’œuvre immigrée, étaient fusillés au Mont-Valérien, à l’ouest de Paris.
Face à la montée des discours xénophobes en Europe, dont le Front national est le porte-voix en France, il est primordial de garder vivante la mémoire de ces hommes et femmes qui, au prix de leur vie, se sont battus pour défendre la France, la liberté et la démocratie.
Merci à Michel et son équipe
 pour ce regard sur 'Notre Histoire".....

vendredi 24 mars 2017

L'art du cinéma s'invite dans "nos familles"...2.....



Cette fois...et toujours "dans nos familles, 
un film réalisé par Sylvie Boulloud et Nathalie Plicot
...diffusé le mercredi 22 mars sur France 5 !
Sylvie est la fille d'André Boulloud
 et de Janine, née Djindjian (+2016)
André est un frère de mon époux Jean-Pierre.


 

 Sept milliards d’humains sur Terre et une personne sur trois qui souffre du manque d’eau douce… Demain, ce sera une personne sur deux… Face à ce constat dramatique, il existe pourtant des solutions, dont celle d’Alain Gachet. 96% des réserves d’eau douce sont sous terre, et cela, l’explorateur géophysicien l’a bien compris. Après 20 ans passés comme prospecteur pétrolier, il abandonne l’or noir pour l’or bleu. Alain Gachet, associant ses compétences en géologie et en images satellitaires, met alors au point un système révolutionnaire. Un algorithme lui permet d’identifier les lieux où d’immenses réserves d’eau potables (les aquifères) pourraient se trouver juste sous les pieds des populations mourant de soif. La découverte d’aquifères s’avère être un enjeu géopolitique majeur, notamment dans les zones de conflits. Quel rôle jouera le sourcier des temps modernes dans la grande bataille de l’eau ?                 




Dans ce film, c'est dans les zones les plus arides de la planète que nous emmène Alain Gachet, au nord du Kenya a Turkana où il a détecté 245 milliards de métres cube d'eau potable confirmés par des forages. Puis en Irak pour la cartographie souterraine de ce pays en guerre qui dépend de nombreux barrages sur le Tigre et l'Euphrate. Mais la géopolitique décide de qui boit et qui ne boit pas. Alors que la cartographie des sous-sols est scientifiquement possible, l'humanité est-elle prête à recevoir ces cartes et à considérer ces ressources comme un bien à partager pour résoudre ou prévenir les conflits en gestation ?




Ici encore un très beau documentaire !

Sélectionné en clôture du Festival International
 du Film Eau et Climat

février 2017

Bravo Sylvie et merci.....