Oui, le cinéma s'invite dans "nos familles"
en ce mois de mars 2017......
Il
s'agit d'un documentaire diffusé le vendredi 17 mars et le lundi 20
mars au cinéma "Robespierre" de Vitry-sur-Seine et dont le réalisateur
est Michel Violet, l'époux de notre fille Céline.![]() |
| Pour une lecture meilleure...un clic sur la photo ! |
Nous avons assisté à cette première et nous pouvons témoigner de la qualité du film mais encore de l'émotion ressentie à l'écoute de cette page de "Notre Histoire" peut-être un peu oubliée !
Ce
documentaire, Arsène Tchakarian : le dernier survivant de l’Affiche Rouge, est le
point d’orgue d’une série d’hommages rendus par la ville à celui qui a
célébré ses 100 ans en décembre dernier et qui fut l'un des membres du "groupe Manouchian".
Un film d’1 h 40 en forme de « récit de vie ». Michel Violet, qui a monté sa propre société de production à Vitry, BIOPICS, explique s’être d’abord intéressé au destin de cet Arménien, parce que tous les deux habitent la même ville, Vitry, et parce qu’il s’agit d’un « personnage illustre ».
« Aujourd’hui on ne se quitte plus ! », sourit Michel, qui a démarré son travail de mémoire en avril 2014, en se basant sur des centaines d’heures de recherches et de lectures d’archives. Le documentaire explique « de façon très pédagogique la traque menée par les Brigades Spéciales de la Police ainsi que l’outil pour la propagande allemande qu’était la fameuse Affiche Rouge ». A l’issue de la projection, le dernier survivant a pris part au débat...pour relater son histoire, inlassablement !
L'histoire d'un groupe de résistants...à travers celle d'Arsène Tchakarian, le dernier survivant de ce groupe ! Leur chef s'appellait Missak (Michel) Manouchian, né en Arménie 36 ans plus tôt et qui avait perdu son père dans le génocide arménien.
Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier, adhère au syndicat communiste et fait partie du groupe MOI (Main-d'Oeuvre Immigrée). Il écrit des poèmes et se consacre à la littérature et à l'étude. Pendant l'occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d'Oeuvre Immigrée).
La propagande nazie daube sur l'origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d'infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d'Europe de l'Est). Étrangers pour la plupart, ils ont fait partie alors des rares personnes à s’engager dans la résistance et dans la lutte contre l’occupant nazi. En effet, en cette heure sombre de l’histoire de notre pays, bien plus nombreux étaient les français qui, directement ou indirectement, privilégiaient la collaboration avec l’occupant. Mais il n'est pas sûr que cette argumentation ait eu l'effet attendu sur l'opinion française si l'on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré...
Face à la montée des discours xénophobes en Europe, dont le Front national est le porte-voix en France, il est primordial de garder vivante la mémoire de ces hommes et femmes qui, au prix de leur vie, se sont battus pour défendre la France, la liberté et la démocratie.
On peut lire à l’arrière de cette affiche : «Si des Français pillent, volent, sabotent et tuent… Ce sont toujours des étrangers qui les commandent. Ce sont toujours des chômeurs et des criminels professionnels qui exécutent. Ce sont toujours des juifs qui les inspirent. C’est l’armée du crime contre la France. Le banditisme n’est pas l’expression du Patriotisme blessé, c’est le complot étranger contre la vie des Français et contre la souveraineté de la France ».
Un film d’1 h 40 en forme de « récit de vie ». Michel Violet, qui a monté sa propre société de production à Vitry, BIOPICS, explique s’être d’abord intéressé au destin de cet Arménien, parce que tous les deux habitent la même ville, Vitry, et parce qu’il s’agit d’un « personnage illustre ».
« Aujourd’hui on ne se quitte plus ! », sourit Michel, qui a démarré son travail de mémoire en avril 2014, en se basant sur des centaines d’heures de recherches et de lectures d’archives. Le documentaire explique « de façon très pédagogique la traque menée par les Brigades Spéciales de la Police ainsi que l’outil pour la propagande allemande qu’était la fameuse Affiche Rouge ». A l’issue de la projection, le dernier survivant a pris part au débat...pour relater son histoire, inlassablement !
L'histoire d'un groupe de résistants...à travers celle d'Arsène Tchakarian, le dernier survivant de ce groupe ! Leur chef s'appellait Missak (Michel) Manouchian, né en Arménie 36 ans plus tôt et qui avait perdu son père dans le génocide arménien.
Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier, adhère au syndicat communiste et fait partie du groupe MOI (Main-d'Oeuvre Immigrée). Il écrit des poèmes et se consacre à la littérature et à l'étude. Pendant l'occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d'Oeuvre Immigrée).
La propagande nazie daube sur l'origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d'infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d'Europe de l'Est). Étrangers pour la plupart, ils ont fait partie alors des rares personnes à s’engager dans la résistance et dans la lutte contre l’occupant nazi. En effet, en cette heure sombre de l’histoire de notre pays, bien plus nombreux étaient les français qui, directement ou indirectement, privilégiaient la collaboration avec l’occupant. Mais il n'est pas sûr que cette argumentation ait eu l'effet attendu sur l'opinion française si l'on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré...
Face à la montée des discours xénophobes en Europe, dont le Front national est le porte-voix en France, il est primordial de garder vivante la mémoire de ces hommes et femmes qui, au prix de leur vie, se sont battus pour défendre la France, la liberté et la démocratie.
A partir de 1940, une grande partie de la
France est occupée par l’Allemagne nazie (l’ensemble du pays le sera à
partir de 1942). Partout sur le territoire, des groupes de résistants
se constituent dans la clandestinité afin de lutter contre l’occupant.
Après l’arrestation de Manouchian et de
ses camarades, la propagande de Goebbels présentera la résistance comme étant uniquement le fait de
quelques étrangers. C’est dans ce but qu’en 1944, les nazis font
placarder et diffuser dans toute la capitale et dans certaines grandes
villes du pays, l’Affiche rouge (voir ci-dessous). Ce document visait à
faire passer les membres du groupe Manouchian et plus globalement les
résistants, pour des criminels et des terroristes dont les agissements
étaient dirigés contre la France et les français.
On peut lire à l’arrière de cette affiche : «Si des Français pillent, volent, sabotent et tuent… Ce sont toujours des étrangers qui les commandent. Ce sont toujours des chômeurs et des criminels professionnels qui exécutent. Ce sont toujours des juifs qui les inspirent. C’est l’armée du crime contre la France. Le banditisme n’est pas l’expression du Patriotisme blessé, c’est le complot étranger contre la vie des Français et contre la souveraineté de la France ».
Cependant la campagne de propagande ne
bénéficiera pas des effets escomptés. En effet, plutôt que d’être
répugnée par ses hommes, l’opinion publique va être séduite. Certains
honoreront même les résistants présentés sur l’affiche (Manouchian et neuf
de ses compagnons) en déposant des gerbes de fleurs au pied des murs où
elles seront placardées.
Cependant, en novembre 1943, un coup de
filet est mené par la police française (très bien informée) dans les
sections de FTP-MOI parisiennes dont celle de Manouchian. L’arménien est
arrêté avec 23 de ses camarades. Après l’emprisonnement et la torture
s’en suit un simulacre de procès. Ils seront condamnés à mort.
Il y a 73 ans, le 21 février 1944, l’arménien Missak Manouchian et 21 de ses compagnons de la résistance intérieure française, issus de la Main-d’œuvre immigrée, étaient fusillés au Mont-Valérien, à l’ouest de Paris.
Face à la montée des discours xénophobes en Europe, dont le Front national est le porte-voix en France, il est primordial de garder vivante la mémoire de ces hommes et femmes qui, au prix de leur vie, se sont battus pour défendre la France, la liberté et la démocratie.
Il y a 73 ans, le 21 février 1944, l’arménien Missak Manouchian et 21 de ses compagnons de la résistance intérieure française, issus de la Main-d’œuvre immigrée, étaient fusillés au Mont-Valérien, à l’ouest de Paris.
Face à la montée des discours xénophobes en Europe, dont le Front national est le porte-voix en France, il est primordial de garder vivante la mémoire de ces hommes et femmes qui, au prix de leur vie, se sont battus pour défendre la France, la liberté et la démocratie.
Merci à Michel et son équipe
pour ce regard sur 'Notre Histoire".....





