Un peu
d'Histoire... Bien qu'en partie reconstruite après les guerres de la Ligue,
mais peu transformée dans son urbanisme aux 19e et 20e siècles, la ville de
Châteaugiron a conservé son identité médiévale. Une première forteresse est
édifiée fin 11e siècle par un chevalier nommé Anquetil. Giron, le fils de ce seigneur, donnera son nom
au village qui sera alors appelé Châteaugiron. Aux siècles suivants, la cité
médiévale se développe jusqu´au prieuré sainte Croix, fondé au 12e siècle par les moines de l´abbaye
Saint Melaine de Rennes.La branche aînée des Châteaugiron
s'éteint en 1427, la baronnie passe ensuite aux mains de familles alliées. Ville prospère, Châteaugiron est en grande partie détruite pendant les guerres de la Ligue et le château est pris en 1592 par les troupes du duc de Mercoeur. La ville a néanmoins conservé son caractère médiéval. Le château, les rues étroites bordées de maisons en "pan de bois" témoignent encore de la cité moyenâgeuse.
s'éteint en 1427, la baronnie passe ensuite aux mains de familles alliées. Ville prospère, Châteaugiron est en grande partie détruite pendant les guerres de la Ligue et le château est pris en 1592 par les troupes du duc de Mercoeur. La ville a néanmoins conservé son caractère médiéval. Le château, les rues étroites bordées de maisons en "pan de bois" témoignent encore de la cité moyenâgeuse.
Les maisons les
plus anciennes sont situées rue de la Madeleine et rue du Porche. Des rues
qu'il m'est arrivée de retrouver dans des archives relatives à la famille
Noury. Elles datent pour la plupart des 16e et 17e siècles. L'une d'entre elles
présente un double intérêt. La présence d´un blason encadré d´une hermine et
d´une fleur de lys indique une datation probable entre 1491 (mariage d'Anne de
Bretagne avec Charles VIII) et 1514 (décès d' Anne de Bretagne). L'insigne des
marchands de toile est également visible sur un autre blason et rend compte de
l'activité commerciale de la ville. Le pays de Châteaugiron était réputé pour
sa production de toile à voile ou "noyales". On y retrouve là encore
plusieurs Noury. Une manufacture Royale y fut semble t-il crée dès 1660.En
1858, sont édifiées de nouvelles halles qui servaient à
l'origine de grenier à grains et de hangar aux toiles. Le changement le plus manifeste est lié à
l'installation de communautés religieuses qui font construire sur le territoire
des bâtiments neufs et imposants. Et toujours la trace des Noury avec deux
soeurs religieuses qui seront à l'origine du premier couvent des Ursulines.
Nous en resterons là puisque la dernière des Noury qui nous intéresse quittera
Châteaugiron en 1908 pour épouser Etienne Vital Rabillon (mon AAGP).
Nos
Familles...L’origine des Noury à Châteaugiron est encore l’objet de bien des
interrogations. On trouve des Noury à Châteaugiron (35) dès le 16è, une
famille, dont un cadet serait venue en Bretagne, pour cause de religion ! Surtout présent
dans l'Ouest, Noury serait un nom de personne d'origine germanique, Nodric (nod
= besoin + ric = puissant).
.....Pour
"nos familles", le premier identifié se nomme Joseph. Il épouse dans
les années 1550 Perrine Douard sans que nous en sachions beaucoup plus. On ne
leur connaît qu’un fils Michel. Mais il y a débat...Henri de Sallier Dupin fait
descendre Michel Noury de Joseph et Perrine Douard. Isabelle Joubert, qui
descend, elle-même de cette branche et avec qui j'ai eu plusieurs échanges, lui
donne pour parents Christophe et Jeanne Douard. Pour l'instant, nous n'avons
aucun élément permettant de trancher ! La thèse d’Isabelle semble meilleure car
le mariage en 1550 avec un enfant en 1610 pose question. Mais le débat reste
ouvert...et l'état des archives quand elles existent pour cette époque ne
facilite rien...peut-être une génération sautée dans la première hypothèse. A
suivre ! Pour l'instant un seul fils qui suit...Nombreux
êtes-vous, fidèles du blog, à appartenir à cette filiation.....
Michel
(..../1610 – 1661) épouse en 1649 à Châteaugiron Guillemette Gaigeot qui lui
donnera cinq enfants, deux filles et
trois garçons. Michel et Guillemette décèdent le même jour, 28 octobre
1661...accident...épidémie ? J'ai recherché dans des documents d'époque
une trace possible d'épidémies. Effectivement, l'année 1661 fut une année
difficile, du mauvais temps, une hausse du prix des denrées et les épidémies
qui suivent malnutrition, humidité et pourrissement, etc. Les décès simultanés
de Michel et de son épouse pourraient donc bien être liés à une mauvaise
fièvre. Quel était alors leur statut social, nous l'ignorons ? Ils n'étaient
certainement pas parmi les plus atteints par la crise mais non plus parmi les
plus riches. Il faut attendre leur dernier fils Julien pour avoir idée de la
profession exercée par les Noury à Châteaugiron : Procureur, marchand de draps
et tailleur. Puis viendront ensuite les notaires..... des métiers qui placeront
la famille Noury dans une classe intermédiaire entre le paysan et le seigneur, sorte
de bourgeoisie avant la lettre.
Julien (1649 –
1690) verra le jour à Châteaugiron et il épouse une jeune fille de la commune
Perrine Besnard. La date du mariage est incertaine, plusieurs registres
paroissiaux ayant disparu (1669-70-72 et 73). Ils eurent dix enfants et comme
trop souvent à cette époque-là, cinq d'entre eux moururent en bas âge (entre 3
et 10 mois). Quatre d’entre eux seulement survivront et auront descendance :
deux filles et deux garçons dont trois auront descendance. Sur son acte de
décès, il est dit « marchand de toiles ». Nous suivons Pierre, l’aîné des
garçons...
Pierre (1675 –
1720), né à Châteaugiron se mariera deux fois perdant sa première épouse
décédée après la naissance de leur premier enfant en 1700. Pierre est Sieur de la Ville Thébert ce qui
signifie seulement qu’il possédait de la terre. Comme toujours, en pareille
circonstance, le père se hâte de trouver une nouvelle épouse et se remarie à la
fin de l’année. De cette seconde union avec Perrine Philippes, il aura dix
enfants : 4 filles et six garçons. Là encore six enfants perdront la vie après
leur naissance ou la petite enfance. Sur les quatre survivants, seuls deux
auront postérité.
Pierre-François
(1701 -1734) naît, se marie et décède à Châteaugiron. La famille Noury est,
cette fois, visiblement bien implantée dans la commune.
Il est dit
«Notaire et Procureur, Sénéchal de la Fontaine [Corps-Nuds] et de la Baronnie
de Chateaugiron ». Il semble qu’à travers toutes ces années, la famille Noury
ait acheté des terres ou les ait acquises par le biais des dotations lors des
mariages. Pierre François épouse en 1723 Jeanne Marie Turmier qui lui donnera
neuf enfants : 3 filles et 6 garçons. Cette fois, seule une petite fille, la
dernière décède à 26 mois.C'est avec Jean-Marie qui suit, que quelques-uns
d'entre nous prendront le chemin d'un autre fils de Pierre-François...Gabriel
Henri François dont j'ai évoqué, sur le blog, le parcours incroyable les 8 et 11 novembre
2014.
Jean-Marie
(1725 – 1806) sera le second de cette grande fratrie. Et comme son père, toute
sa vie se déroule à Châteaugiron. La famille fait partie alors des notables. Il
suit les traces de son père « Notaire, Procureur de la baronnie de
Châteaugiron et autres, Juge de Paix 1789 ». Il épouse en 1748 Françoise
Gilbert, dite Demoiselle de la Charlotais qui lui apporta une dot de 50 000
francs de l'époque. Jean Marie avait, paraît-il, dans sa jeunesse, des goûts
plus belliqueux que ceux qu'indiquait la carrière qu'il avait fini par
embrasser. Il avait pris part à la guerre de succession d'Autriche et avait
même été blessé à la bataille de Fontenoy
en 1745.
Jean Marie et
son épouse eurent dix sept enfants ! Suivant l'habitude du temps, au prénom de
chaque enfant était adjoint le nom d'une terre et souvent l'enfant n'était
connu que sous ce dernier nom. Une habitude d'autant plus singulière qu'à cette
époque toute prérogative portait ombrage et que toute distinction allait
devenir un danger. La Révolution arrivera dix ans après la naissance de leur
dernier enfant. Jean Marie sera un notable dans la ville. La cinquième de la
fratrie et seconde fille reste à nos cotés. La majorité des enfants de Jean
Marie et Françoise auront descendance, l’une restera sans enfants, deux seront
religieuses et une autre restera célibataire. La descendance de notre aïeul est
donc très très nombreuse mais, en dépit des années, j’ai encore des échanges
avec plusieurs de ses descendants.
5ème enfant de Jean-Marie, Angélique (1753 – 1825) sera la première à
quitter la commune de Châteaugiron après son mariage en 1775 avec François
Debout, originaire de Pontivy (Morbihan). Après leur mariage, Ils
s'installèrent en cette ville mais Angélique n'y voulut point rester ! Ils
revinrent à Rennes et François Marie fonda un commerce très florissant se
jetant en même temps dans le bâtiment ce qui n'était pas sa spécialité. Parmi
ses réalisations figure la construction à Rennes des maisons de la rue
Bertrand, de la percée du Mail et la Butte du Champ de Mars. Pour ce dernier
chantier, des remerciements officiels lui furent votés, ces travaux ayant été
faits en période de grand chômage. Toutefois, par suite de la déloyauté de son
associé qui, profitant de son inexpérience l'avait odieusement trompé mais
aussi en raison de l'époque troublée (Révolution Française) François Marie ne
tarda pas à voir sa belle fortune s'engloutir ! Le chagrin engendra chez lui une maladie de
poitrine à laquelle il succomba en 1792 à Rennes, en son domicile, rue de Pezé.
Ce nom ne me disant rien, j'ai recherché le nom ancien des rues de Rennes.
Cette rue est devenue la rue de l'Horloge bien connue.Angélique,
devenue veuve avec quatre enfants, dont l'aînée (notre aïeule) n'avait que
seize ans, se retrouve chargée d'un commerce en décadence et des débris d'une fortune ruinée au moment de
la Révolution. La vie ne fut pas facile
pour Angélique et ses enfants.....
J’arrête ici
l’histoire de la famille Noury avec Angélique...Sa fille aînée Rose Marie
épouse à Rennes, en 1804, Etienne Vital Rabillon arrivé dans cette en 1793
après avoir quitté le fief familial de Piolenc en Vaucluse et traversé bien des
moments difficiles. C’est alors une autre histoire, celle de la famille
Rabillon dont je vous ai "posté" l'ascendance sur ce blog le
15/03/2014. Retrouvez-là en vous aidant des "archives du blog" ou
"des liens" (colonne de droite) de la page d'accueil.
Ces pages ne sont qu’une synthèse évoquant l'ascendance de cette branche
Noury. Vous êtes nombreux à descendre de l'une ou l'autre de ces branches. Vous
en saurez davantage en parcourant le
Livret de descendance qui évoquent alors toutes les branches issues du couple
Noury-Douard vivant au 16è siècle.
















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