jeudi 30 avril 2009

Vacances bretonnes

Quelques photos prises au cours des vacances pascales qui ont bénéficié d'une météo généreuse.

Notre collégien et nos écoliers sont repartis samedi dernier et le ciel, boudeur, s'est montré alors moins souriant !..... mais le baromètre nous promet que le soleil sera , à nouveau, très présent demain 1er mai. On l'y invite...


Comme chaque printemps, la maison a revêtu sa belle parure "glycine", c'est un bonheur pour les yeux et pour l'odorat..... les camélias et le mimosa ont laissé place aux genêts et à l'éclatante blancheur de l'oranger du Mexique. Quelques jeux favoris sur pelouse.....








une visite, celle de Catherine et de sa fille Anne-Edith

et les plaisirs de l'Océan.....encore un peu frisquet ! La grande baignoire appartenait aux jeunes, les adultes préférant le jeu du lézard.....










Un vidéo en guise d'au revoir !

Il est toujours possible de cliquer sur les photos pour une meilleure visualisation

dimanche 19 avril 2009

Paris d'hier et d'aujourd'hui

Je reste très sensible à tout ce qui touche à notre patrimoine. Son histoire voisine de très près l'histoire de nos familles. Certes, au titre de la généalogie, je suis encore bien loin du Xè siècle mais qu'importe ! Le Paris de ce siècle préfigure celui des siècles suivants. Des témoignages, des noms de lieux ou de bâtiments, laissaient entrevoir l'existence d'une enceinte autour du centre de Paris, sur la rive droite, vers le Xe siècle. Des tracés plus ou moins précis avaient été donnés sur quelques cartes sans bases historiques certaines. Suite à de récentes recherches, on a découvert à l'angle des rues de l'Arbre-Sec et de Rivoli des traces de cette enceinte. Ces vestiges confirment donc sa réalité.
" Une fouille rue de Rivoli révèle les vestiges
de la première enceinte médiévale de Paris "
Une équipe de l'Inrap dégage un profond fossé sur une parcelle enclavée dans un îlot d'immeubles. Cette fortification de terre et de bois était constituée d'un fossé, doublé par un talus supportant probablement une palissade en bois. La levée de terre et les pieux ont été arasés dès l'abandon de l'enceinte, le sous-sol parisien n'en livrant aucune trace. En revanche, le fossé est conservé sous le bâti parisien actuel et est mis au jour.
Si vous le souhaitez, rendez-vous sur le site avec l'archéologue responsable
Visite du site avec Xavier Peixoto
(Video)

Plusieurs enceintes ont protégé Paris.....
Enceinte gauloise
Dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César écrit : « Id est oppidum Parisiorum, quod positum est in insula fluminis Sequanae. », indiquant que Lutèce était un camp fortifié installé sur une île. L'identification de cette île avec l'île de la Cité est possible, mais contestée, car il pourrait s'agir en fait de Nanterre. La première enceinte de Paris fut donc sans doute construite par les Gaulois et doublée d'une protection naturelle, la Seine.

Enceinte gallo-romaine
Lors des premières invasions barbares, vers 285, les habitants de Lutèce abandonnent les quartiers de la rive gauche et se réfugient sur l'Île de la Cité. Ils protègent la moitié orientale de l'île par un mur pour la construction duquel ils récupèrent certaines pierres dans les Arènes de Lutèce.

Première enceinte médiévale
Il s'agit de l'enceinte récemment mise à jour (cf. début chronique)
Deuxième enceinte médiévale celle de Philippe Auguste
L'enceinte de Philippe Auguste est édifiée de 1190 à 1213, enclosant 253 hectares de part et d'autre de la Seine. De nombreux éléments en ont été intégrés dans des constructions civiles, ou repris dans l'enceinte de Charles V. On peut en voir de beaux vestiges mis à jour sous le Louvre il y a plusieurs années.
Enceinte de Charles V
L'enceinte de Charles V est construite de 1356 à 1383. Elle enclôt 439 hectares, n'étendant l'enceinte de Philippe-Auguste que sur la rive droite, où elle enferme des hôtels particuliers du Marais ainsi que l'enclos des Templiers. Elle a été en partie détruite lors de la construction de l'enceinte de Louis XIII, et en partie reprise dans celle-ci.

Enceinte de Louis XIII, dite des Fossés jaunes
L'enceinte de Louis XIII est édifiée de 1633 à 1636. Elle n'étend l'enceinte de Charles V que sur la rive droite, dans les actuels 1er et 2è arrondissements de Paris. A partir de 1670, Louis XIV fait détruire le mur et le remplace par rues et boulevards.

jeudi 9 avril 2009

Migration.....


Nous nous préparons à prendre la route de l'Ouest, heureux de retrouver l'air du "Grand large", nos enfants , petits-enfants qui y feront séjour, nos amis et la vie encore paisible de Saint-Gildas-de-Rhuys avant l'été ! Sentiment toutefois un peu teinté de nostalgie en abandonnant notre terroir francilien si joliment fleuri en ce moment. Que de promesses en ce cerisier chargé de fleurs !

En retour, cet hiver nous ayant témoigné plus de rigueur que les années passées, nous aurons sans doute la joie d'arriver en pleine floraison des camélias et des mimosas. La douceur des hivers précédents ne nous laisssait apercevoir que la fin d'une floraison, belle certes mais trop courte. Cette année, nous allons en avoir plein les yeux !

lundi 6 avril 2009

Iris


Jean-Thomas Guérin et Sandra Manfrédi
sont heureux de nous présenter
leur petite Iris
née le 4 février 2009
à la Maternité
Grande Duchesse Charlotte de Luxembourg


Iris est la petite fille de Jean-Pierre Guérin et Anne-Marie, née Fourmanoir.
Anne-Marie est la fille de Robert Fourmanoir (1898-1964) et d'Elise Tilmont (1907-2002).
Elise était la soeur d'Angèle Boulloud, née Tilmont (1898-1991), la maman de Jean-Pierre (mon époux) ce qui signifie qu'Anne-Marie et Jean-Pierre sont cousins germains. Vous suivez toujours !
Il s'agit là de la branche maternelle de Jean-Pierre que l'on peut, pour faire simple, diviser en deux rameaux importants.....
... la branche "C'hti" des Tilmont bien implantée à Hasnon dans le Nord depuis le 17è siècle (le plus ancien connu un Antoine né vers 1620)
... et la branche belge où Iris a fait son entrée. Le grand-père de Jean-Pierre et d'Anne-Marie, Clément Tilmont (1873-1933) épouse en 1894 à Saint-Amand-les-Eaux (59) Marie Erculisse (1869-1942), originaire de Quaregnon (Belgique). Plus tard, c'est Elise, maman d'Anne-Marie qui, à son tour, épousera Robert Fourmanoir, natif du Hainaut.


Iris a maintenant plus de deux mois
Elle nous offre son gentil sourire
Nous lui souhaitons la "Bienvenue"


Un certain nombre d'aléas informatiques survenus entre Néchin et Ozoir-la-Ferrière ont retardé ce faire-part mais petite Iris, en demoiselle du 21è siècle "tout internet" ne semble pas m'en tenir rigueur !

dimanche 5 avril 2009

Un oncle d'Amérique..... Pierre Louis Léonce Rabillon

Il y a bien longtemps qu'il attend son tour mais.....il y a tant à dire que je ne sais par où commencer. En tous cas j'espère faire plaisir à Michel, mon frère qui, à plusieurs reprises, m'a demandé de raconter son histoire. Pierre Louis Léonce était familérement appelé "Léonce" et c'est ainsi que nous le désignerons.

Léonce était un cousin issu de germain de notre arrière-grand-père, Ernest Rabillon. En 1848, il habitait Blois et y exerçait, semble-t-il, encore la profession d'avocat ! Coté loisirs, il dessinait, faisait de la musique et avait un joli talent de statuaire. Il y reçut la visite de son cousin, substitut à St Calais, qui le trouva en train de faire une statuette , fort ressemblante, de son épouse. Il venait d'achever celle d'un ancien préfet de Blois et la revue "La Mosaïque de l'Ouest" le mentionnait comme l'auteur de la statuette de Papin. Aussi aimé et estimé de tous que l'était son père, Léonce était un type achevé de distinction. Il épousa en 1847 une parisienne Marie Zoé Caroline Lefort, fille d'un médecin et petite fille d'un conseiller à la cour de Bourges. De ce mariage naquit à Blois en 1848 une fille.
Il semble alors que c'est après la naissance de Marguerite que Léonce décide de s'embarquer pour les Etats-Unis où naquit ensuite un fils Léonce..... Ce qui fera écrire à Henri de Sallier Dupin "Dans les années qui suivirent son mariage, Léonce Rabillon s'embarqua avec sa famille pour l'Amérique. Il est mort en ce pays d'outre-mer où il avait cru faire fortune mais où son art est de ceux qui n'y sont guère appréciés !!!"
Ce que l'oncle Henri ne savait pas, c'est que le talent de Léonce y a bien été reconnu puisque au moins deux de ses oeuvres appartiennent à un Musée du Maryland, The "Peabody Art Collection". Cette découverte a été faite par mon frère, Michel Rabillon. Il s'agit de deux sculptures, la première de John Pendleton Kennedy (1795-1870) Second Président de l'Institut Peabody, en marbre, la seconde de George Peabody (1795-1869) en bronze. Léonce devint-il riche pour autant ? rien n'est moin sûr.
Pourquoi ce départ en Amérique ? nul ne le sait. Ce que, par contre, j'ai pu relever ce sont les nombreuses visites en France de la famille puis des enfants, seuls, fin 19è et début 20è (Base "Ellis Island"). C'est ainsi que l'on apprend qu'en 1908 Léonce fils et sa soeur ont embarqué pour le Havre afin de passer l'été en Europe. On est d'ailleurs étonné de les voir prendre le bateau comme aujourd'hui on prend le train et pourtant ce n'était pas rien alors de traverser l'Atlantique ! Sans doute allaient-ils rendre visite à la famille Rabillon restée majoritairement dans leurs fiefs du Vaucluse (Piolenc, Avignon, Orange). Il semble qu'ils ne soient jamais venus à Rennes, je n'en ai pas trouvé trace.
J'ai pu suivre la famille à tavers les recensements des annéees 1880, 1900, 1910, 1920..... (Base "Ancestry"). En 1880, par exemple, Léonce et les siens habitent au 407, Park Avenue à Baltimore (Maryland.). On y trouve Léonce, 65 ans, "blanc", né en France, professeur. Caroline, 52 ans, née en France, maîtresse de maison. Ils ont une femme de ménage "noire" Mary Caroll, née dans le Maryland, 30 ans et célibataire et deux enfants, Marguerite, 30 ans, née en France, sans profession et Léonce, 22 ans, né dans le Maryland, assureur, tous deux célibataires.
En 1900, Léonce n'est plus, il est décédé en 1886 dans le New Jersey. Son épouse, en 1900, est toujours recensée à Baltimore mais cette fois à Baltimore City (Independant City). Après le décés de son époux, Caroline est sans doute revenue à Baltimore chez ses enfants qui s'étaient alors installés en ville lorsque leurs parents étaient partis tous deux à Cape May (New Jersey). Sur le recensement de 1910, Caroline n'est plus mentionnée. Elle est effectivement décédée en avril 1901 (Sources : US GenWeb)
Si Léonce est décédé dans le New-Jersey, il a été inhumé à Baltimore au "St Peter the Apostle Cemetery" où son épouse le rejoindra en 1901 puis leurs enfants en 1925 et 1929 très vraisemblablement sans descendance.

Les journaux du Maryland nous permettent aussi de suivre les Rabillon, "The Sun" du Maryland par exemple... on y l'annonce des cours donnés par Léonce, cours d'Histoire, de Langue ou de Littérature française mais aussi d'italien..... cours de dessin ou bien encore des soirées où il lira des extraits d'oeuvres classiques en Français..... Expositions ou manifestations culturelles auxquelles il est convié ..... une exposition où il présente des oeuvres dont deux miniatures... une annonce concernant un établissement reçevant des internes dans lequel "The French department will be under the control of Monsieur Rabillon" .
On y apprend encore que Madame et sa fille donne des leçons de piano...plusieurs coupures relatent encore la vie sociale de la famille souvent invitée dans des soirées de notables ou en voyage aux environs. Apparemment, Léonce avait fait sa place dans le Maryland et y était connu quoique restant modeste. Il finira sa carrière à l'université John Hopkins dans le New-Jersey.

Dans l'Encyclopédie "Gallica", on peut lire :
"Léonce Rabillon, "Lecturer on French Litterature" à l'Université Johns Hopkins est décédé à Cape May, New Jersey 11 août 1886 dans sa soixante treizième année. Professeur Rabillon vint à Baltimore il y a de cela plusieurs années et avant l'ouverture de cette université (1876) travailla en donnant des leçons de français. Il était en relation de temps à autre avec plusieurs écoles de la ville dans la même discipline. Bachelier ès Lettres (France 1732) et Licencié en Droit (France 1836), il publia en 1856 "Le Livre des Merveilles, Contes pour les enfants, tirés de la mythologie par Nathaniel Hawthorne (Paris Librairie Hachette et Cie); de cette oeuvre fut tirée une deuxième édition en 1865. Et en 1885 suivit le principal ouvrage littéraire de sa vie, une traduction en Anglais de la "Chanson de Roland". A coté de ses productions littéraires, Professeur Rabillon était un artiste d'un grand talent (sculpture)."

On doit y ajouter un ouvrage, sur l'abbaye de Pontlevoy et son collège, illustré par notre cousin. On m'avait signalé que cet ouvrage était réédité, je n'ai jamais pu le trouver.
(pour une meilleure visualisation, cliquez sur les photos)

Qui est donc Pierre Dulac ?

Après des années de recherche, je ne suis pas encore arrivée à percer le secret de Pierre que l'on trouve, au gré des archives, étudiant en théologie puis peut-être se destinant à la prêtrise à la veille de la Révolution et.... un peu plus tard, marié, père de famille et militaire. Un vrai casse-tête qui occupe, avec moi, quatre ou cinq personnes sur le forum des Hautes-Pyrénnées !


De fortes présomptions laissent à penser que le Pierre qui a épousé en 1790 Marie Jeanne Fourcade est celui qui, en 1781, dans le testament de son père est dit étudiant. A-t-il été jusqu'à la prêtrise ? rien ne le dit. Ce qui est certain c'est que ce n'est pas lui et pas davantage Guillaume, l'aîné de la fratrie que le père Jean Dulac Péhau désigne comme son héritier. L'héritier sera le troisème fils, Dominique, ancêtre direct de Gautier, Clément et Margaux. Pourquoi ce choix ? Les testaments nous renseignent.....

Pierre "étudiant" semble avoir, sinon la vocation pour la prêtrise du moins des dispositions pour les études..... Guillaume, l'aîné approche de 20 ans en 1781, peut-on soupçonner autre chose qu'une décision arbitraire de son père ? On note que ce dernier prend des dispositions particulières pour ce fils. Dédommagement ou sollicitude particulière ? Or en 1785 quand la mère, Thérèse Noguès, teste à son tour, Guillaume n'est plus ! On doit en déduire qu'il devait être malade ou en tous cas dans l'impossibilité d'assumer une succession et son père le savait. Quant à Pierre si il se destinait à la prêtrise, on conçoit qu'il ait pu être aussi écarté à ce moment-là.

Ensuite, c'est le flou..... la révolution est proche. Pierre avait-il vraiment l'intention de devenir prêtre ? ou bien était-ce seulement le voeu de ses parents voyant qu'il en avait les moyens ou bien encore peut-on penser que cette époque troublée a changé la donne le dirigeant vers l'Armée au service de la République ? Pierre Dulac aurait épousé en 1790 Marie Jeanne Fourcade dont il eut un fils et il est dit capitaine au 4ème bataillon des Hautes-Pyrénées, Cie n°5 en 1794. Faits avéré par plusieurs documents (vente d'une maison, quittance...) mais chose étonnante lorsqu'on interroge l'armée...... personne ne le connaît !!! Et pourtant il est écrit qu'il est décédé à Lodi en Italie en 1798.
Or il ya bien eu une bataille à Lodi. La bataille du pont de Lodi oppose, le 10 mai 1796, l’armée d'Italie du général Bonaparte aux armées coalisées commandées par le général Sebottendorf, pour la prise du pont de Lodi sur l’Adda. Elle conclut de manière victorieuse la deuxième partie de la campagne d’Italie. Il aurait donc été bléssé à Lodi et ne serait pas rentré en France, son état ne le lui permettant pas.
Tous les indices vont dans le même sens mais indice ne veut pas dire preuve. L'enquête continue avec l'aide de bénévoles sur le terrain.