Guy de Sallier Dupin emmène son lecteur à travers une grande fresque de l’agriculture de notre département qui s’appelait encore les Côtes-du-Nord. Ingénieur agricole à la retraite, ce Lamballais est né à Rennes en 1928. Il a déjà publié de nombreux travaux historiques sur les Côtes d’Armor...Pour « Histoire de l’agriculture des Côtes-du-Nord, il s’est penché sur la période allant de la Révolution au début de la Grande Guerre en 914»
Pourquoi cet ouvrage et cette période précise ? « Parce que je suis un passionné d’Histoire et d’agriculture. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers, j’ai longtemps travaillé à la chambre d’agriculture des Côtes d’Armor. C’est le goût de l’Histoire qui m’a poussé à me documenter..... Ce livre est destiné à la fois à des passionnés de cette période, aux agriculteurs, à toutes les personnes qui touchent au domaine de l’agriculture. J’aimerai qu’il soit lu dans les écoles d’agriculture, les bibliothèques. Quant à la période, elle est fascinante de progrès. Les hommes de l’époque étaient des pionniers. J’ai terminé ce livre en 1914 car, malheureusement, la Grande Guerre a tout arrêté ».
Tous les aspects de l’agriculture sont abordés dans ce livre.....
L’auteur évoque les nouvelles pratiques agricoles du XIXème siècle..... Un progrès qui a pu se faire grâce aux comices agricoles, institutions cantonales, très près de la base et qui ont fait avancer les choses : « On distribuait des graines, des plantes fourragères. On avait déjà des habitudes : du blé noir la première année, du froment ou du seigle la seconde et de l’avoine la troisième. Il y avait peu d’élevage à l’époque. Puis on a inventé le trèfle, cette légumineuse qui a enrichi le sol en azote. Ensuite, on s’est servi de la marne, ce sable que l’on trouve sur les grèves. Le littoral en a profité. Le maerl a aussi été utilisé. Ce squelette d’algues était transporté à l’intérieur des terres. Le Trégor s’est servi beaucoup du goémon, richesse considérable pour la culture du lin, exigeante..... »
Guy de Sallier Dupin évoque le manque d’instruction de l’époque qui a été un frein au développement de l’agriculture... « Malgré tout on est passé de l’archaïsme à la modernité avec des gens courageux et inventifs, des aides de l’Etat et du Conseil général et aussi l’arrivée du Crédit Agricole et du syndicalisme. Les voies de communications ont été aussi considérablement améliorées.... ».
Enfin, notre passionné d’agriculture évoque les concours agricoles « C’était la fête ! une réelle émulation. »
La conclusion de l’auteur ? Elle se veut optimiste « même si de nos jours, tout est figé » termine-t-il
« Histoire de l’agriculture des Côtes-du-Nord de la Révolution à la Grande Guerre" peut être commandé au prix de 28 euros en adressant un chèque à l’ordre de l’auteur et en ajoutant 4 euros pour le port et l’emballage (2 euros par livre supplémentaire)
6, place Saint-Martin
22400 Lamballe
02 96 50 84 68

Il se trouve qu'en 1811 à Lavaré (Sarthe), Rose épouse un Pierre François Deschamps ! dont voici l'ascendance













