mercredi 20 février 2008

Guy de Maupassant


Il faisait partie des "on disait que" dans la famille ! On disait que Guy de Maupassant était un cousin de mon arrière grand-père Camille Thorel mais..... on ne s'en vantait pas trop. Le personnage traînait derrière lui une odeur de souffre qui, ma foi, ne me semblait pas trop bien perçue dans nos bonnes familles ! Seul, peut-être, oncle Guy, frère de Maman témoignait d'une vraie admiration pour l'écrivain. D'ailleurs, sa bibliothèque, rue Monge à Paris en témoigne. Bref, "on disait que" mais sans bien savoir comment !



Alors, je me suis lancée sur ses traces ! Si il était cousin de l'arrière grand-père Camille, je devrais trouver le lien chez les Thorel mais j'eus beau fouiller dans les coins, pas de Maupassant. Alors, j'ai cherché du coté de l'épouse de Camille, Louise Victoire Malvina Dubois. Avec l'aide de correspondants sur la Seine-Maritime, j'ai pu remonter cette branche jusqu'en 1700, toujours rien. Je commençais à me demander si le "on disait que" avait quelque fondement quand, dernier recours, je décidais d'explorer la branche maternelle de Louise Victoire dont la mère était une Lemaître. La réponse était là. Tout en haut de l'arbre se tenait en embuscade..... Simon Auguste Thurin.

Simon Thurin (1767-1835) fut, en son temps, à la fois armateur et constructeur de navires à Fécamp. Léopold Soublin dans son ouvrage "Cent ans de pêche à Terre Neuve" dit de lui.....
"Simon construisit en 1826 la maison qu'on peut voir encore dans mon jardin.. Son fils épousa une fille Berigny : leur fille Anne Marie Victoire Thurin fut la grand mère de Guy de Maupassant dont Simon Thurin est donc l'arrière-arrière-grand père " et l'AAAGP de mon AGM... vous me suivez ?


Le cousinage est donc avéré comme le prouve cette arborescence..... Alors me direz-vous, pourquoi disait-on que Camille et Guy cousinaient alors que c'était, en réalité son épouse, mon arrière grand-mère ? L'explication est assez simple. La tradition familiale voulait que Camille aurait entretenu une correspondance suivie avec son cousin, ancien élève comme lui, du petit séminaire d'Yvetôt, et de huit ans son cadet. Mais plus tard, il l'avait détruite à cause de la vie "dissolue et scandaleuse" menée par son cousin. Dommage !..... Longtemps, ce cousinage ne fut donc que rumeur puisque personne n'avait retrouvé le lien qui nous unissait à la branche Maupassant. Mes recherches prouvent donc que le lien est bien réel mais il est avec Louise ce qui n'empêche nullement Camille d'avoir connu Guy au séminaire d'Yvetôt et, pourquoi pas, d'avoir rencontré Louise grâce au cousin sulfureux. Mais là, ce ne sont que supputations !

Flash Back !.....

Bon, je sais ce que vous allez me dire..... Noël, c'était hier et même avant-hier !
C'est vrai mais j'attendais les photos prises par les uns ou les autres ces jours-là à Ozoir ! Corinne, venue aujourd'hui partager notre repas m'a apporté un CDRom de ses photos.
Je n'allais tout de même pas les garder pour moi et les ranger dans une boîte.
Alors, je les partage avec vous en espérant que ce regard en direction de la Francilie vous fera plaisir !

Réveillon de Noël après la messe.....

et... le matin de Noël !



Découverte des cadeaux.....

Bien plus tard..... nous nous réunissons

autour d'une coupe de champagne pour les grands

de Champomy pour les plus jeunes.

Margaux a invité "Nounours"

C'était donc Noël

"Clos de la Vigne"

2007

Au revoir !



samedi 16 février 2008

Guy nous présente son dernier ouvrage

Je suis heureuse de laisser la parole à mon cousin Guy par le biais d'un article paru dans le journal "Ouest-France" le 3 février dernier. Certains l'ont sans doute lus, d'autres non..... Il vient de publier un nouvel ouvrage sur un aspect de l'histoire locale des Côtes d'Armor. Je ne manquerai pas dans un autre échange d'évoquer sa bibliographie.

Guy de Sallier Dupin emmène son lecteur à travers une grande fresque de l’agriculture de notre département qui s’appelait encore les Côtes-du-Nord. Ingénieur agricole à la retraite, ce Lamballais est né à Rennes en 1928. Il a déjà publié de nombreux travaux historiques sur les Côtes d’Armor...Pour « Histoire de l’agriculture des Côtes-du-Nord, il s’est penché sur la période allant de la Révolution au début de la Grande Guerre en 914»


Pourquoi cet ouvrage et cette période précise ?
« Parce que je suis un passionné d’Histoire et d’agriculture. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers, j’ai longtemps travaillé à la chambre d’agriculture des Côtes d’Armor. C’est le goût de l’Histoire qui m’a poussé à me documenter..... Ce livre est destiné à la fois à des passionnés de cette période, aux agriculteurs, à toutes les personnes qui touchent au domaine de l’agriculture. J’aimerai qu’il soit lu dans les écoles d’agriculture, les bibliothèques. Quant à la période, elle est fascinante de progrès. Les hommes de l’époque étaient des pionniers. J’ai terminé ce livre en 1914 car, malheureusement, la Grande Guerre a tout arrêté ».

Tous les aspects de l’agriculture sont abordés dans ce livre.....
L’auteur évoque les nouvelles pratiques agricoles du XIXème siècle..... Un progrès qui a pu se faire grâce aux comices agricoles, institutions cantonales, très près de la base et qui ont fait avancer les choses :
« On distribuait des graines, des plantes fourragères. On avait déjà des habitudes : du blé noir la première année, du froment ou du seigle la seconde et de l’avoine la troisième. Il y avait peu d’élevage à l’époque. Puis on a inventé le trèfle, cette légumineuse qui a enrichi le sol en azote. Ensuite, on s’est servi de la marne, ce sable que l’on trouve sur les grèves. Le littoral en a profité. Le maerl a aussi été utilisé. Ce squelette d’algues était transporté à l’intérieur des terres. Le Trégor s’est servi beaucoup du goémon, richesse considérable pour la culture du lin, exigeante..... »

Guy de Sallier Dupin évoque le manque d’instruction de l’époque qui a été un frein au développement de l’agriculture... « Malgré tout on est passé de l’archaïsme à la modernité avec des gens courageux et inventifs, des aides de l’Etat et du Conseil général et aussi l’arrivée du Crédit Agricole et du syndicalisme. Les voies de communications ont été aussi considérablement améliorées.... ».
Enfin, notre passionné d’agriculture évoque les concours agricoles « C’était la fête ! une réelle émulation. »
La conclusion de l’auteur ? Elle se veut optimiste « même si de nos jours, tout est figé » termine-t-il

« Histoire de l’agriculture des Côtes-du-Nord de la Révolution à la Grande Guerre" peut être commandé au prix de 28 euros en adressant un chèque à l’ordre de l’auteur et en ajoutant 4 euros pour le port et l’emballage (2 euros par livre supplémentaire)
6, place Saint-Martin
22400 Lamballe
02 96 50 84 68

vendredi 15 février 2008

Nous les fous de généalogie

Ce texte en vers vient à propos prendre la suite de ma prose précédente. C'est dire combien je suis atteinte ! Jugez-en par vous-même... je vous vois déjà sourire, Hé oui !

Nous les fous de généalogie.....

Son virus se répand partout dans le pays
Et je l'ai attrapé il y a pas mal années.
Certes, il ne propage aucune maladie
Mais... il rend un peu fous ceux qu'il a attaqués.


Il ne faut pas, c'est sûr, avoir toute sa tête
Pour passer sa journée à fouiller des archives,
Dans tous les coins de France, poursuivre son enquête,
Et le lendemain, voilà qu'on récidive !


Faut-il être vraiment sain d'esprit, dites-moi,
Pour venir s'enfermer, les jours ensoleillés,
Avec de vieux registres qui nous mettent en émoi,
Des actes centenaires pour nous émerveiller ?


Il doit probablement nous manquer une case
Pour qu'un nom gribouillé nous transporte de joie,
Pour qu'un acte trouvé nous remplisse d'extase,
Pour qu'un lieu illisible nous mette aux abois !


Devant des écrans qui fatiguent nos yeux
Nous passons maints moments sur nos ordinateurs,
Afin de dénicher de très lointains aïeux
Et pouvoir les léguer à de plus jeunes lecteurs.


Il arrive parfois qu'on perde les pédales
Dans cette profusion de frères, de parrains,
De tantes, de cousins, qui forment un vrai dédale
Où il est parfois dur de trouver son chemin !


C'est un puzzle géant aux innombrables pièces,
Qu'avec beaucoup d'ardeur et de persévérance,
Il nous faut rechercher et assembler sans cesse
En demandant souvent de l'aide à Dame Chance.


En haussant les épaules, d'aucuns pourront trouver,
Qu'il y a mieux à faire qu'à fouiller le passé.
Que l'avenir étant plus digne d'intérêt,
C'est bien plutôt vers lui qu'il faudrait se tourner.


Mais on pourrait répondre à ces indifférents
Que leurs ancêtres aussi leur ont transmis la vie,
Qu'ils devraient tout au moins être reconnaissants
Et pour les remercier, les sauver de l'oubli.


Même si un chercheur découvrait un vaccin
Pour nous remettre un peu le cerveau à l'endroit,
J'entends continuer cette quête sans fin,
Rester un peu toquée..

Après tout, c'est mon droit !


Le texte n'est pas de moi (dommage !) mais d'une certaine Annie Armand qui l'a envoyé sur un des forums auquel je participe. Je l'ai seulement un peu adapté à ma recherche mais l'esprit est le même.

Par où commencer ?


Il est des jours où tout se bouscule dans ma pauvre tête..... j'ai tant de choses à vous dire, à vous conter sur nos familles, sur mes recherches, sur toutes ces années à réunir des infos, des documents, à partager avec ceux de la famille qui se sont aussi intéressés à notre histoire, à échanger avec des correspondants, bénévoles sur les sites d'Archives ou "cousins" retrouvés qui prennent contact avec moi ou que j'interroge sur leur savoir... que sais-je encore !

J'ai envie de vous faire partager ma surprise en découvrant des liens inédits entre nos familles ou dans nos familles. Certes quelques uns étaient connus mais mal identifiés "on disait que..." mais d'autres totalement inconnus me sont apparus à la lecture d'un acte ancien ou d'une union récente... enfin j'ai bien l'intention de vous mener avec moi sur les sentiers de l'investigation à la recherche de quelques irréductibles qui se terrent je ne sais encore où ? ceux que j'appelle "nos têtes " et se tiennent tout en haut de nos arbres remontant ainsi au 16è siècle... bref, j'espère au fil des jours réussir à vous faire partager l'une des mes passions ! A tout de suite.....

mercredi 13 février 2008

Deschamps et Deschamps la Rivière

Ci-dessous l'acte de naissance de Jacques Deschamps né à Jouy (Eure-et-Loir) en 1638.....

Je lis avec vous : " Le lundi cinq avril Jouy.....moi curé j'ai baptisé Jacques fils d'Adrien Deschamps (là j'ai plus deviné que lu) et Marguerite (je ne lis pas de nom ?) sa femme, son parrain (illisible peut-être Pierre), sa marraine Marguerite de Chartres (identifiée grâce à sa très belle signature) fille de Michel de Chartres de son vivant Seigneur de Jouy."
Cette traduction est confirmée par un spécialiste en paléographie.

Jacques est, pour le moment, l'origine de cette branche familiale. Nous savons tout de lui, enfin presque tout ! sa naissance, son mariage (1660 à Jouy), son décès (1701 à Saint-Piat toujours en Eure-et-Loir). Ces documents nous ont permis d'identifier ses père et mère, Adrien et Marguerite Noël (ou Noir ?) mais d'eux, en dépit de nos recherches, nous n'avons pu jusqu'ici identifier que leurs décès à Saint-Piat en 1658 et 1664...(régistres lacunaires). Recherches toujours en cours !
Jacques et a fortiori ses parents sont les ascendants de Rose Judith Deschamps la Rivière, mon arrière-arrière-grand-mère (coté paternel) comme vous le montre l'arbre ci-dessous.

Il se trouve qu'en 1811 à Lavaré (Sarthe), Rose épouse un Pierre François Deschamps ! dont voici l'ascendance

Le sel de l'histoire... c'est que les deux famille Deschamps n'ont aucune parenté avant l'union de Pierre-François Deschamps et de Rose Judith Nicole Deschamps la Riviere. Les Deschamps coté Noël Marin (père de Rose Judith Nicole) sont originaires de Jouy les Chartres du coté paternel et de Paris (paroisse Saint-Paul) du coté maternel. L'acquisition du domaine à Lavaré en 1779 par notre ancêtre Noël Marin lui donne le titre de Seigneur de la Rivière qu'il ajoute à son nom. Nous avons alors des Deschamps la Rivière ou Deschamps de la Rivière suivant les actes et des Deschamps tout court. Ces Deschamps-là, coté Pierre-François viennent eux de la région du Vendômois.
Rose Judith Deschamps la Rivière n'eut qu'un frère Noël René Jacques qui était chirurgien aide-major. Il mourut sans descendance en 1807 d'une fièvre à Guttstadt en Prusse à l'hôpital militaire (il soignait sans doute alors les bléssés de la bataille d'Eylau).
Pierre-François prit alors à son mariage le nom de famille de son épouse Deschamps la Rivière qu'ont gardé ses descendants. Le couple eut 8 enfants et Rose, dans ses dernière volontés, souhaita que la Rivière reste dans la famille. Le sort voulut que ce fut Frédéric, un des frères de notre arrière grand-mère qui en hérita. Frédéric est l'aïeul de l'oncle Pierre Bodin que plusieurs d'entre nous ont bien connu. Aujourd'hui, c'est à notre cousine Françoise qu'appartient "La Rivière".....

Mais il y a peut-être une suite à l'histoire de cette maison ! Une de mes correspondantes dans la Sarthe Raymonde Lavaud a trouvé dans le «Tirésias » les éléments suivants. Plus d'un siècle avant l'achat de la propriété par Noël Marin Deschamps, "la Rivière" aurait appartenu à un François Deschamps ???.
"G 382 1648 Paroisse de Lavardin, Lavaré et Lavernat. ..... Acte par lequel Marie Gaignon, Veuve de Deschamps François, sieur de la Rivière, vend à dame Louise de Beauxloncles, épouse de Messire Philippe de Picher, chevalier seigneur de la Roche Picher et de la châtellenie de Semur et sa procuratrice, les terres, fiefs et Seigneuries de la Rivière, l'Aunai, Callune ? et la métairie de la Bogottière sise es de Lavaré, Dollon et Semur pour la somme de 9,885 livres tournois"

Noël Marin l'a-t-il acheté à cette Louise ou bien la propriété a-t-elle été entre plusieurs mains ensuite. Nous ne le savons pas encore !
Question : ce François Deschamps nous était-il apparenté ? Lors de l'achat de la propriété Marin savait-il qu'elle avait été entre les mains de la famille et l'aurait-il acheté en partie pour cette raison..... ou ignorait-il totalement cette possession par un Deschamps, le hasard l'ayant seulement conduit à Lavaré, séduit par cette région..... ou encore s'agit-il d'une famille Deschamps tout à fait étrangère à notre branche. Le patronyme Deschamps n'est pas rare et les recherches foncières sont loin d'être aisées avant 1750.….. La généalogie est une école de patience ! A bientôt.....

Instants partagés...


Lundi, nous avons quitté le Clos de la Vigne pour rejoindre le Domaine de la Reine Blanche et assurer une permanence auprès des plus jeunes. Jean-Michel en déplacement vers l'Allemagne puis les U.S.A, Christel avec des réunions tardives, pas facile à gérer tout cela ! difficile de rentrer à temps pour libérer la "nounou" ! Mardi... je vais chercher Clément et Margaux à l'école... Ce jour, ils ne restent pas à la cantine. Les photos ne sont pas terribles, Clément est ébloui... mais non pas par sa grand-mère ! Bon, on ne va tout de même pas se plaindre d'avoir ce brave soleil en février... Margaux a perdu son sourire, elle n'aime pas les photos, me dit-elle ! Tant pis, elle est dans la boîte...



Nous arrivons à la maison et du premier, on jouit d'une vue sur les coteaux voisins. Au premier plan, quelques vergers...













Gautier ne rentre pas pour déjeuner. Nous allons le surprendre, en fin de journée, à la descente du car ! et voilà notre collégien...

Enfin, après un bon goûter, les devoirs mais aussi .....


Gautier au piano
............................Clément à la guitare

et Margaux dessine