vendredi 24 octobre 2008

Nos ballades..... la "une"

Quelques évocations de ballades, découvertes ou visites faites avec Margaux, Clément et Baptiste.
Nous avons pris l'habitude depuis leurs 6 ou 7 ans d'emmener nos petits-enfants dans le lieu de leur choix pour leur anniversaire.....
Margaux (7 ans le 28 septembre) a choisi la Tour Eiffel et une ballade sur la Seine



jeudi 23 octobre 2008

La Chapelle de Plaincourault

J'ai été heureuse récemment de pouvoir grimper deux échelons dans la généalogie des ascendants paternels de Baptiste et Emilie Violet.
Nous en étions restés à Silvain dont nous ne connaissions que le mariage en 1726 à Béthines (Vienne). Depuis peu, voici ses parents et même ses grands-parents !
Silvain était le fils de Pierre et de Jeanne Volatron mariés en 1703 à Ingrandes (Indre). Pierre est lui-même fils de Jean et de Marie Aupetit mariés en 1669 toujours à Ingrandes.
Ce qui m'a sauté aux yeux sur l'acte de mariage de Pierre et de Jeanne, c'est que leur union avait eu lieu dans une chapelle dite de Plaincourault. Détail qui m'intrigua puisque sur le site de la commune d'Ingrandes, cette chapelle n'est pas mentionnée !
Après investigation, il semble que les aléas de l'Histoire la place aujourd'hui sur les terres de Mérigny, autre commune. Intéressante et très belle chapelle si l'on en juge par les illustrations qui accompagnent un document communiqué par un correspondant de l'Indre. On y lit que cette chapelle fut effectivement jusqu'au 18è une église paroissiale.....
"La chapelle romane, érigée à la fin du 12è, faisait partie de l'ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La particularité de la chapelle réside dans ses curieuses fresques murales qui furent peintes du 12è au 15è siècle. Ayant résistée au temps et aux guerres, elle subit d'importants dommages lors de la révolution française, ainsi la flèche, une pyramide de pierre octogonale, qui surmontait le clocher, fut détruite.
La chapelle, réservée aux membres de l'ordre jusqu'au 14è siècle devint ensuite une église paroissiale dont l'activité cessa à la fin du 18è siècle. L'édifice fut classé monument historique en 1944. Le Parc Naturel Régional de la Brenne, propriétaire depuis 1994, l'a restaurée afin de la sauver d'une ruine certaine. Elle est ouverte au public pendant les journées du patrimoine."
Une idée de visite si vous passez par là !

Autre site à ne pas perdre de vue.

Si je vous ai conduit à la rencontre de Google Maps dans le message qui précède, un système que plusieurs d'entre vous connaissent déjà, je vous invite ici à revenir sur un message du mois d'avril dernier.
Il s'agit du message qui a pour titre "Toujours mieux et plus fort" qui est libellé sous "Actualités 2008" (Colonne de droite Archives du blog). Il mettait en lumière les progrès considérables obtenus là aussi concernant l'utilisation des Cartes dites de Cassini.
La carte de Cassini est la première carte générale du royaume de France réalisée il y a 250 ans ! En tous cas, ceux qui s'intéressent à la généalogie la connaisse bien qui leur permet de retrouver ou de situer des noms de lieux d'antan disparus de nos cartes actuelles. Mais à présent vous pouvez réaliser la superposition par transparence de la cartographie photonumérique Google Maps et de la vieille carte de Cassini. L'effet est surprenant ! Grâce à cet outil, vous pouvez désormais comparer la géographie d'aujourd'hui avec celle du 18è siècle ! C'est pas beau ! on ne peut qu'être admiratif devant la précision des géographes d'autrefois qui n´avaient pas à leur disposition tous nos moyens.

Cliquez pour accéder à son site :http://demo.geogarage.com/cassini

Google Map fait des siennes.....

Google vient de passer à la vitesse supérieure avec son outil Google Maps. Street View va en effet révolutionner un système déjà remarquable : les vues des routes et rues des villes de France.
Depuis quelques années en effet, il est devenu tout naturel d'utiliser Google Maps qui associe carte routière, carte des reliefs, vues satellites et photos de toutes les rues des principales villes. En associant notamment les vues satellites et les photos des rues de villes, on pouvait alors, sans se déplacer, consulter depuis son fauteuil les rues de la capitale ou des principales villes françaises. L'intérêt pour le généalogiste, s'il n'est pas exceptionnel, permet à ceux qui avaient des ancêtres vivant dans ce qui sont aujourd'hui les quartiers anciens de ces villes, d'admirer des façades d'immeubles ou des maisons toujours conservées en l'état, des églises dans lesquelles se sont mariés nos ancêtres etc..... C'est ainsi que j'ai pu retrouver en quelques clics le 15 de la rue de la Monnaie à Rennes, revoir la cour, les fenêtres de l'appartement mais encore l'arrière et la cour de l'immeuble à coté que je n'avais jamais vue !..... ou encore la maison de mes grands-parents, rue Jean Guehenno. Emouvant !
Aujourd'hui, Google passe à la vitesse supérieure, car il ne s'agit plus de simples photos, mais de vues en 3 dimensions. On se promène ainsi dans les rues ou sur les routes comme si on y était, et l'effet est saisissant : on regarde à droite, à gauche, on zoome sur les portes et fenêtres, on peut même lever la tête et admirer les nuages !
Une fois sur Google Maps, zoomez jusqu'au point qui vous intéresse. Cliquez ensuite sur le menu blanc en haut à droite "Street View". Les zones bleutées apparaissent, et en zoomant de très près, un petit bonhomme en jaune apparaît lui aussi. Vous pouvez ensuite cliquer sur ce dernier et le promener où vous le désirez, une image fixe apparaissant à chaque endroit où vous le déplacez. Il ne vous reste plus qu'à recliquer dans ladite image et à vous déplacer où vous le désirez. Sachez tout de même que seules les zones en bleu ont été filmées ce qui est un peu frustrant. Mais on peut quand même s'amuser à tester le sytème sur Paris, Lyon, Marseille ou se promener sur ces itinéraires bleus. D'autres suivront assurément, soyons patients, cela ne devrait pas tarder !

Si cette technologie est le sommet de ce qui se fait en la matière, elle n'est pas exempte de problèmes : Google a beau avoir flouté les plaques minéralogiques des voitures et les visages des personnes immortalisées malgré elles, il n'a pas flouté les intérieurs des maisons (une fenêtre ouverte et l'on voit tout ce qui se passe à l'intérieur), et a également commis des oublis (on peut voir clairement le visage de passants). Des problèmes juridiques vont certainement se poser, mais il est difficile d'imaginer qu'une telle avancée technologique soit abandonnée.En attendant, goûtons notre plaisir, car on ne s'en lasse pas !


http://maps.google.fr/ pour vous balader.....


et si vous voulez faire un tour du coté de la rue de la Monnaie (le 15 est juste dessous la mention de la rue) ou de la rue Jean Guéhenno à Rennes

http://maps.google.fr/?ie=UTF8&ll=48.112071,-1.683357&spn=0.0007,0.001692&t=h&z=19

http://maps.google.fr/?ie=UTF8&ll=48.119424,-1.667665&spn=0.00035,0.000848&t=h&z=20

Connaissez-vous ?..... les Cagots en Bigorre !

Au hasard de mes recherches dans les Hautes-Pyrénées sur les ascendants paternels de nos petits-enfants Gautier, Clément et Margaux Dulac, j'ai parfois entendu parler des "Cagots". Voulant en savoir plus sur ces gens, j'ai découvert l'histoire tragique de ces hommes et de ces femmes mis au ban de la société. Au fond, une histoire qui ne nous est pas tout a fait étrangère encore aujourd'hui. Jugez plutôt !
On nomme cagots, les membres d’une communauté proscrite des Pyrénées. Signalés depuis le 3ème siècle, c'étaient les " intouchables " de la société pyrénéenne. Nul ne les fréquentait, ils vivaient en marge de la population dans des sortes de" ghettos " et en 1396 une loi les obligea à porter un signe distinctif: une patte de canard! D'autres parlent un tissu rouge cousu sur leur vêtement . Hitler et son étoile jaune n'avait vraiment rien inventé ! Ils n’avaient pas le droit de porter d’armes ni de cultiver la terre sous peine de mort. Tenus responsables des épidémies et des famines, une ordonnance royale en 1321 les condamnait à être brûlés. Mais, à lépoque, la Bigorre échappait à l'autorité du Roi. La région a donc pu servir de refuge à ces malheureux. Jusqu’au XIVème siècle ils ne pouvaient pas entrer dans les églises. Par la suite ils y furent admis mais assignés dans un espace particulier avec son bénitier marqué de la lettre C, symbole d’infamie. Et pour y entrer, ils empruntaient une porte basse qui les obligeait à se courber en deux. Bref rien ne leur fût épargné…Mais qui étaient ils ? d’où venaient ils ?
Nombre d’hypothèses ont été émises, descendants des Musulmans vaincus par Charles Martel à Poitiers, des Wisigoths, des Sarrazins, des Cathares, des Bohémiens ou des Juifs… Une autre hypothèse en fait les premiers chrétiens qui ramenèrent la terrible lèpre d’Orient. Or la lèpre fait peur, on isole les lépreux hors des villages. Il est exact qu'au 14è siècle on considérait que les cagots avaient la lèpre et de ce fait, il fallait les écarter. Le mot Cacot vient d'un mot celte qui signifie lèpre et s'est tranformé en Cagot. Et pourtant cette lèpre n'en était pas une, mais une ségrégation, la lèpre blanche.
Pour cette raison, les Cagots ne pourront exercer que des métiers du bois (charpentier, menuisier, tonnelier, charron) puisque l'on pense que le bois ne transmet pas la lèpre. On verra ainsi tendre de l'eau bénite au bout d'un bout de bois ou apporter du pain au bout d'une fourche. Comme la plupart des instruments de torture sont en bois, en ville, ils seront aussi bourreaux, ce qui n’améliorera pas leur réputation.
Les cagots ne pouvaient se marier qu'entre eux, aussi pour éviter la consanguinité, l'homme allait chercher une femme dans une autre communauté de cagots plus ou moins proche.Les cagots avaient une porte spéciale pour rentrer à l'église, de même que leur propre bénitier. Ils disposaient dans le village de leur fontaine et de leur lavoir (photos Mongaillard).
Même, la Révolution Française n'effacera pas ces discriminations. Il faudra la révolution industrielle, le brassage de la première Guerre Mondiale et l'exode rural.
Montgaillard, fief de la famille Dulac, comme d'autres villages des Pyrénées, a connu au moyen âge et jusqu'au XIXe siècle ces parias qui vivaient parqués dans un quartier. C'était au nord du village dans des rues qui s'appellent aujourd'hui "rue des cagots" et "rue des charpentiers".
Dans un ouvrage édité en 1847, on peut lire :" A Montgaillard, sur la route de Tarbes à Bagnères, il y a encore des cagots et en assez grand nombre. Ils habitaient autrefois un quartier qui porte toujours le nom de quartier des charpentiers ou des cagots. La porte par laquelle ces parias devaient entrer dans l'église existe encore avec leur bénitier. Une partie du cimetière leur avait été assignée, et on continue à les y enterrer ; mais il est à croire que cela tient plutôt à l'usage établi qu'à toute autre cause, usage qui consiste à inhumer autant que possible chaque individu auprès de ses ancêtres. Au reste, les habitants de Montgaillard n'éprouvent aucune répugnance à s'allier avec les cagots." Aujourd'hui, ces exclus appartiennent à l'Histoire et grâce à des unions qui, quoique interdites en leur temps se sont faites, leurs descendants se sont fondu dans la population sans laisser de trace si ce n'est parfois dans leurs patronymes.
Mes origines bretonnes m'ont poussé à aller voir un peu ce qu'il en était en cette province. J'ai alors découvert qu'il y avait aussi des Cagots en Bretagne. En cette région, il s'agissait davantage de ceux qui travaillaient le chanvre : les Cordiers. Bien plus qu'une profession, les cordiers ont été une population à part, une sorte de caste, portant sur ses épaules une lourde hérédité sociologique : on les concidérait partout comme des descendants de lépreux, à grand renforts de légendes. En breton, on les appelle les "Kakous", mot qui signifie lépreux. Ils vivaient en butte au mépris de tous, habitant à l'écard des agglomérations dans des quartiers appelés La Madeleine, en breton : "Klandy" où se reconnaît bien le mot "klanv", malade ...... Cité encore "Cacous, mot injurieux, pour cordiers et tonneliers, censés descendre des Juifs dispersés après la ruine de Jérusalem, et lépreux de père en fils. Il a fallu le Parlement de Bretagne pour qu'ils aient sépulture et exercice normal de la religion..."
Enfin, il existe un musée des Cagots en France dans les Hautes-Pyrénnées à Arreau.

jeudi 25 septembre 2008

Alexis de Leyritz et Georges Marraud des Grottes.....Disparus en mer !

Je m'intéresse à deux cas dont il est dit, à leur décès, qu'ils ont "disparus en mer", deux cas peut-être bien différents.
Lorsque quelqu'un décède en mer, l'acte devrait être enregistré à la mairie de la commune ou le corps a été retrouvé. Pour une période récente, une transcription est également effectuée à la mairie du domicile. C'est uniquement si le domicile est inconnu, que la transcription est effectuée à la mairie du 1er arrdt de Paris. Si le corps n'a pas été retrouvé, une décision de justice doit de se prononcer sur la réalité du décès. Le juge décide ensuite sur quel registre d'état-civil (par exemple celui du port de départ du bateau naufragé) et à quelle date le décès doit être transcrit. La décision survenant parfois plusieurs mois, voire années, après les faits, l'officier d'état-civil annote le registre en marge, à la date correspondant à la disparition. Ce décès n'est alors pas toujours reporté sur les tables alphabétiques ou décennales.La matricule de la marine peut mentionner cette décision de justice. Ce n'est donc pas chose aisée de retrouver trace de l'acte de décès.

Nous avons dans nos familles, deux cas repertoriés. Alexis Jean de Leyritz décédé le 08/04/1828 et Georges Marraud des Grottes, plus récent celui-là, décédé le 17 novembre 1947.
Le premier, semble-t-il était malade. Parti sans doute de Martinique vers la France et peut-être dans l'espoir de bénéficier de soins adaptés, Alexis décède en cours de route. Son corps est immergé ! Où le décès a-t-il été enregistré ? Georges, lui, semble avoir été victime d'un naufrage mais la problématique reste la même !

Je lance, en quelque sorte, une "bouteille à la mer" à l'intention de ceux ou celles qui possèdent des infos sur ces deux décès en mer. Je pense à mes cousins qui descendent directement de ces personnes. Pour moi, elle n'apparaissent qu'en tant que descendante d'un lien collatéral. Cependant, leur histoire m'intéresse et, si cela était possible, j'aimerai bien en savoir plus à leur sujet.

Un grand chef : Jacques Thorel

Mon frère Michel et son épouse Claudine ont fait halte chez nous le jeudi 11 septembre dernier sur la route de La Roche-Bernard. Nous étions encore en notre presqu'île de Rhuys, heureux de pouvoir les accueillir et de passer quelques heures avec eux. A déjeuner, ma soeur Mady et son époux Michel s'étaient joints à nous.
Mais qu'allaient-ils donc faire à La Roche-Bernard ? goûter les spécialités d'un grand chef de la cuisine française, Jacques Thorel qui y a ouvert, il y a déjà bien des années, un relais château "L'Auberge bretonne".
Or il se trouve que notre mère est née Geneviève Thorel. Michel avait une petite idée derrière la tête ! évoquer avec le "chef", si l'occasion se présentait, un lien possible.
Michel l'a fait ! On a parlé Thorel ce soir-là à l'Auberge bretonne. Anecdotique, Jacques Thorel leur a confié que, très souvent, des clients évoquaient son patronyme à propos du chanoine Thorel. Il s'agit de Marcel Thorel, un cousin germain de notre mère qui fut curé des Invalides et de la Madeleine.
Alors nos liens... eh ! bien je peux déjà dire que ce n'est pas gagné. J'ai trouvé l'ascendance de Jacques Thorel. Comme il l'avait indiqué à Michel, sa famille est originaire de Caden dans le Morbihan. On remonte jusqu'à un Julien Thorel, né en cette commune en 1624.
L'ennui c'est que nous, nous descendons majoritairement des Thorel de Rouen, le plus ancien connu à ce jour Jean, né en 1575.
Le lien est donc antérieur. Pas facile ! Jacques Thorel et Michel évoquent la poussée des Vikings obligeant des populations à quitter leur région. Hypothèse ! mais il faut savoir que les vikings ont fait aussi plusieurs raids en Morbihan et en particulier à Saint-Gildas de Rhuys (cf. message du 08/05/2008). Et si les Thorel étaient ces vikings débarquant en Normandie à la fin du premier millénaire. Hypothèse encore ! mais qui, pas plus que la précédente ne va nous faciliter la tâche. Je crois qu'il sera vraiment très difficile de lier les Thorel de Rouen à ceux de Caden. Et pourtant, il est plus que probable que le tronc soit commun !


Quoiqu'il en soit si j'en crois Michel et Claudine, ils ont apprécié la cuisine et l'hospitalité de Jacques Thorel et de son épouse Solange, née Le Bihan. Les photos en portent témoignage !