vendredi 29 octobre 2010

Les Morlet de Mont-Saint-Jean.....

Cette fois, je vous invite à partir sur les traces de la famille Morlet, ascendance Deschamps la Rivière. François Pierre Morlet (+1780) épouse en 1741 Marie Catherine Laugereau. Si vous me lisez bien, ce patronyme doit vous évoquer une histoire récente, celle de la malheureuse Marie Anne Laugereau, victime de la Révolution ( cf. "post" du 22/09/2010). Marie Catherine était la tante de Marie Anne et la soeur de Nicolas André, lui-même mort en détention après les événements tragiques de Saint Florent le Vieil en 1793.
François Pierre Morlet et Catherine Laugereau auront quatre enfants dont une fille Angélique Marie "Nicole" (1751-1786) qui épousera en 1781 à Vendôme notre ancêtre Noël Marin Deschamps La Rivière (1738-1812).
Notes d'ailleurs reprises par notre cousin Yann Jumelais avec qui nous avons eu l'occasion d'échanger, il y a quelques années. Nous savions peu de choses des Morlet si ce n'est à travers les notes d'Henri Deschamps la Rivière qui les disaient originaires de Mont-Saint-Jean en Côte d'or.Cela semblait un peu extravagant quand nos familles semblaient si bien implantées dans le Maine et Loire ou le Loir et Cher. En effet, l'histoire familiale dit que François Morlet " était Contrôleur des Actes à Candé (49), Conseiller du Roi à Vendôme (41), Intendant des Condé "..... Mes recherches avec l'aide de M. Guy Lutellier, bénévole de l'Entraide généalogique du Maine et Loire, si elles ont permis des avancées sur la famille Laugereau, ne nous avaient pas permis de retrouver des Morlet. La voie de la Côte d'or était bien la bonne et c'est celle que nous creusons actuellement. Si François Morlet s'est bien marié dans le Maine et Loire et y a fait sa vie, deux de ses soeurs se sont mariées à Mont Saint Jean (Côte-d'or) dont l'une avec un notaire en cette commune.
Nous savons aujourd'hui que le père de François Morlet résidait au château de Mont-Saint-Jean où il était l'intendant de son Altesse Monseigneur le Prince Charles de Lorraine pair et grand écuyer de France. Nous ne savons pas encore d'où il était originaire mais nous pensons que la famille Morlet pourrait venir d'autres communes proches, Pouilly, Charny, Chailly ou encore Brionne. Dans un acte, le parrain est un notaire de Pouilly ! Pour aller plus loin, je me propose de demander aux archives de la Côte d'or si il existe un inventaire après décès en 1753 de François Morlet (père) qui a pu être déposé en l'étude de son gendre, notaire.
C'est aussi dans un acte des registres paroissiaux de Mont-Saint-Jean qu'il est dit que " le château de Mont Saint Jean était la résidence de la famille Morlet et les filles Morlet une fois mariées venaient y accoucher ".
A suivre..... donc cette ascendance qui nous vient de Bourgogne !

samedi 23 octobre 2010

Yannick Aulanier

Notre cousine Michèle Rey du Boissieu, née Drouïn
nous fait part du décès
de Yannick Aulanier, son cousin
au mois de septembre dernier
à l'âge de 84 ans..

J'ai bien peu connu Yannick. La dernière fois où j'ai rencontré ce lointain cousin le fut lors des 40 ans de mariage de Michèle et Jean-Louis à Saint-Jacut-de-la-mer (Côtes d'Armor) en 2003. C'était un passionné de généalogie et nous avions brièvement échangé sur ce thème.
Nous descendons tous de la famille Noury, bien implantée en la commune de Châteaugiron près de Rennes (35). Notre ancêtre commun Jean-Marie (1725-1806), notaire en cette commune, eut dix-sept enfants dont sept eurent postérité d'où une descendance très nombreuse aujourd'hui !.....
Je descends avec mon frère, ma soeur et mes cousins de Sallier Dupin du 4ème enfant de Jean-Marie... Angélique (1753-1825) notre quadriaïeule, Michèle et Yannick descendent, eux, de Gabriel (1763-1847), le n°13. Je vous conterai bientôt leur histoire si l'actualité familiale m'en laisse le temps.

samedi 9 octobre 2010

Saint Jacut en 1953..... souvenirs...souvenirs !

Il y a quelques jours, j'ai reçu de notre cousine Ghislaine Mougeot, une photo prise en 1953 à Saint Jacut (22) qu'elle a retrouvé cet été chez sa mère...
On y reconnaît de gauche à droite : nos cousines Alice de Coincy, née Chappotin et Michèle Rey du Boissieu, née Drouïn, tante Sarah de Chappotin, née Anne-Duportal, ma soeur Marie-Edith Fraisseix, née Rabillon, ma mère Geneviève Rabillon, née Thorel et mon "petit"frère Michel Rabillon !
En regardant cette photo que je crois n'avoir jamais vue, je me suis demandée où je pouvais bien être en cet été 1953... En agitant "ma boîte à souvenirs" je me suis souvenue que j'étais alors en Angleterre à Plymouth chez notre correspondante Jeannette Collier devenue plus tard Mrs Pope. Je ne devais y rester que le mois de juillet mais en août la France connut une grève générale qui paralysa totalement le pays durant plusieurs semaines (plus de courrier, de bateaux, de trains etc.) . Mon séjour se prolongea d'autant ! et savez-vous pourquoi ce mouvement d'humeur ?..... contre le projet gouvernemental de reculer l'âge de la retraite !!! On n'invente rien (Ci-dessous un lien qui permettra au curieux de revenir sur ces événements vieux de près d'un demi-siècle !).
http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-35736375.html

Ghislaine ajoutait une autre photo, celle où nous la retrouvons avec son mari et sa tante Alice. Cette dernière dit, se souvenir parfaitement de ma mère, Geneviève Rabillon très liée avec sa mère et la mère de Michèle. Moins sûr qu'elle se souvienne de nous, plus jeunes. Moi, je me souviens parfaitement d'elle et en particulier, d'un jour où maman, empêchée, m'avait demandé de la représenter à une invitation chez Tante Sarah. Dire que j'étais emballée serait mentir mais résignée, je m'y suis rendue et, comme je le craignais, il n'y avait là que des contemporains de maman. Pas le moindre jeune... Surprise de tante Sarah aussi gênée que moi..... J'étais vraiment "en service commandé" ! j'ai été bien polie, accepté la tasse de thé, les petits gâteaux fort bons d'ailleurs et n'ai pas tardé à me sauver un peu plus tard. Si je ne me trompe, cette réunion avait été organisée pour présenter justement Ghislaine qui, supportant mal le climat d'Abidjan, était confiée pour quelque temps à sa grand-mère.

vendredi 8 octobre 2010

Augustin Rabillon



Michel Rabillon et Claudine, née Lang
sont heureux de nous annoncer
la naissance
de leur quatrième petit-enfant
Augustin

Augustin est né le 30 septembre à la clinique de Sèvres (Hauts-de-Seine), second enfant de Pierre-Yves Rabillon et Morgane, née Bourdon.
Il rejoint son grand frère Oscar (2008), ses cousines Lou (2005) et Amandine (2009)

Toutes nos félicitations aux parents du petit Augustin.
Nos voeux affectueux pour ce petit garçon
nouveau venu dans notre famille.

A noter que pour la première fois depuis cinq générations, un deuxième garçon entre dans une famille Rabillon (branche rennaise). Depuis l'union en 1804 de notre trisaïeul Etienne Vital Rabillon avec Rose Marie Debout, quatre générations de Rabillon n'avait donné naissance qu'à un garçon avec une fille (pour trois générations) et deux sur la nôtre.

lundi 4 octobre 2010

"Cousine Berthe".....

On ne l'appelait dans la famille que "Cousine Berthe" !..... adolescente, je me souviens parfaitement être allée lui rendre visite avec ma mère.
"Cousine Berthe" me taquine depuis des lustres à travers nombre de lettres où il est question d'elle..... "en novembre 1943, ma marraine Anne-Marie Thorel , sinistrée à Courbevoie écrit : "Je suis heureuse de partir avec les meubles auxquels je tiens..... D'autres iront chez cousine Berthe à l'intention de mes frères et soeur..... le salon, la chambre de Maman, les livres de Bernard, son lit etc...." En 1944, l'insaisissable cousine, sans doute réfugiée en Normandie écrit "on me coupe tous mes arbres pour en faire des piquets espacés de 60 m dans les champs pour empêcher les avions de se poser"..... Juillet 1944, ma marraine, inquiète écrit à Rennes : "Sa propriété est sur l'axe Caen-Alençon. Elle doit subir de terribles bombardements et à plus de 80 ans, c'est bien pénible." J'en déduis alors que "Cousine Berthe " est née aux environs de 1864. Un peu plus tard, on sait qu'elle est en vie "elle s'est trouvée dans la poche de Falaise, ses fermes n'ont pas eu de mal, sa maison non plus à part les carreaux !
Un autre indice dans une lettre de ma grand-mère évoque une "Cousine Garvin"..... est-ce la même ?
Longtemps, je l'ai cherché parmi la famille Laurance tant dans ses lettres, elle mentionnait les descendants de cette autre branche proche de ma grand-mère maternelle.
La semaine passée, fouillant à nouveau les archives parisiennes, je découvre une Massat jusque là inconnue... en visualisant son acte de naissance, j'ai pu lire en mention marginale que Jeanne Louise "Berthe", née en 1863, avait épousé un Georges Garvin.
Je "tenais la "cousine Berthe" ! Elle était bien octogénaire en 1944 et..... seule puisque sur l'acte de mariage, en mention marginale, il était dit que George Garvin était décédé en 1920.
"Cousine Berthe" n'est plus aujourd'hui tout à fait une inconnue pour nous même si je sais encore peu de choses sur elle. Son décès en 1953 confirme notre visite dans les années 50. Où habitait-elle à Paris ? où se situait la propriété de Normandie et qu'est-elle devenue ? J'ai le sentiment qu'elle n'a pas eu de postérité mais il me reste à le prouver.
J'enrage car, je suis certaine d'avoir eu entre les mains une photo de la propriété normande. Me disait-elle où elle était située ? je ne la trouve plus !..... pas davantage de photo de la "Cousine Berthe".
Alors si quelqu'un parmi les descendants des branches Bressel ou Sausse possède photos ou documents évoquant la mystérieuse cousine, qu'ils pensent à moi. Je crois savoir que son époux Georges Garvin était le parrain de mon oncle Xavier Thorel.

http://www.dday-overlord.com/poche_de_falaise.htm

mercredi 22 septembre 2010

Marie Anne Perrine Laugereau, un destin tragique !

C'est un peu par hasard que j'ai retrouvé ces jours-ci la trace de Marie Anne Perrine Laugereau. Jusque là, je ne connaissais que sa naissance en1751 à Candé dans le Maine-et-Loire. C'était une parente de mon arrière-arrière grand-mère Deschamps la Rivière..
En 1793, son père André Nicolas est Receveur au grenier à sel de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) quand survint le soulèvement de la commune et des environs *, point de départ des guerres "dites de Vendée". Il y sera emprisonné et n'y survécut que quelques mois.
Le 12 mars 1793, tous les jeunes gens originaires du canton sont convoqués à St-Florent-le-Vieil, pour être soumis au tirage au sort permettant de constituer la levée de 300 000 hommes. Les jeunes gens refusent..... Une émeute éclate, des coups de feu sont tirés, c'est le soulèvement !
Il est probable alors que, terrorisée, Marie Anne Perrine prit la fuite et suivit l'armée dite des "Vendéens" dans ce qu'on appellera la"Virée de galerne"**.
Le 18 octobre, cette armée qu'accompagnent femmes et enfants, traverse, (en barque) la Loire à Saint-Florent-le-Vieil. Elle poursuivra sa fameuse "Virée" jusqu'à Granville. Ne recevant pas l'aide escomptée de l'Angleterre , les "Vendéens" affamés, décimés par la maladie, se ruent sur la ville du Mans où ils espèrent trouver à manger et se reposer. Mais le 12 décembre, ils sont rattrapés par les troupes républicaines. Et c'est dans la ville la chasse à l'homme !..... Tout dernièrement, on découvrira en cette ville "les charniers du Mans". Les survivants seront emprisonnés..... ! ***
C'est donc là que se fixera le tragique destin de Marie Anne Perrine où j'ai retrouvé sa trace...... dans un article extrait de "la Revue historique et archéologique du Maine - 1913"......
"Les registres de l'état-civil de la paroisse de Sainte-Croix conservent les noms de quelques-uns des "Vendéens", morts sur son territoire..... Ces décès eurent lieu à la Mission, l'ancien hôpital de Coèffort, transformé en prison. Enfermés pêle-mêle, demi nus, mal nourris, terrorisés, ils étaient sujets à toutes les maladies..... Pas de registres de décès dans les prisons ...... Lorsque les portes de la "Mission" s'entrouvrirent, les survivantes firent constater le décès de leurs compagnes de captivité avec qui elles avaient été unies par des liens de famille, d'amitié ou de souffrance..... On dressa alors des actes de notoriété, plus tard transcrits sur les registres de l'état-civil de la paroisse de Sainte-Croix..... Les indications sont souvent très sommaires : l'âge, le domicile actuel, parfois le lieu d'origine, rarement la condition sociale et pas toujours la date du décès....."
J'ai eu plus de chance puisque sous le n°54 on lit .....Laugereau Marie-Anne-Perrine, «40 ans, ouvrière en broderie, fille de défunts Nicolas-André Laugereau et de Françoise-Marguerite Chauveau, morte à la Mission le 10 ventôse dernier». Déclaration du 28 pluviose an III (16 février 1795).

L'émotion est bien là à l'évocation de cette tragédie, émotion qui rejoint celle de la naissance d'un ancêtre de Michel Violet, l'époux de notre fille Céline. Lui, a vu le jour dans une forêt de Vendée où tout sa famille avait trouvé refuge pour fuir les armées du général Thureau (cf. post du 10/02/2008 "Connaissez-vous l'histoire de la forêt de Grasla"). Par ailleurs, je m'étonne que les archives familiales soient restées muettes sur le devenir de cette branche familiale. Surprise encore de la profession avouée "ouvrière en broderie" mais, à cela, peut-être plusieurs raisons ! Marie Anne Perrine, par prudence, s'est fait passer pour une ouvrière (sans doute aimait-elle la broderie !) ou bien ses compagnes "survivantes" qui ont déclaré son décès se sont conformées à ce qu'elles avaient pu leur conter ou observer mais tout cela n'est qu'hypothèses.

* http://clemenceaudupetitmoulin.centerblog.net/rub-Il-etait-une-fois-la-Contre-Revolution.html

** http://www.azurever.com/loire/magazine/magloire_st-florent.php3

*** http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques_de_presse/p-22-presse.ht

samedi 18 septembre 2010

Images du Rajasthan

Il y a quatre mois à quelques jours près, nous nous envolions vers le Rajasthan ou "Pays des Seigneurs. Une région attachante où si le désert du "Thar" prédomine, la population brille par ses couleurs et les villes par les trésors de leur architecture mais aussi par la pollution.....
Annoncé plusieurs fois sur le blog mais sans cesse remis au lendemain, voici aujourd'hui en images notre regard sur le Rajasthan ! (cliquez une fois, deux fois sur les photos)












J'aurai pu choisir de vous montrer d'abord le patrimoine architectural dont le Taj Mahal est l'emblème mais mon premier flash sera pour ce peuple que nous avons rencontré dans les ruelles ou sur la route..... avec sa grande diversité ethnique !
Quelques images encore de la singularité des transports, des charges "improbables", une circulation totalement anarchique donc dangereuse. Notre chauffeur était un as !
Enfin une vedette omniprésente..... la "Vache Sacrée"... respectée, elle déambule librement insensible à la circulation voire aux embouteillages qu'elle provoque parfois. La bouse qu'elle distribue largement, une fois séchée, sert de combustible ou d'engrais naturel.
Deux autres spots suivent : le Taj Mahal et la piste des Maharadhjas.