Jusqu'ici, nous avons pu remonter jusqu'à Bernard Dulac dit Péhaü décédé en 1642. Mais concernant les sommets de l'arbre, il y a encore du "grain à moudre" ! L'ajout de Péhaü au patronyme est une particularité pyrénéenne. Il s'agit du nom de maison, pierre angulaire de la société pyrénéenne. Il ne change jamais, selon le très ancien adage gascon : “Le seuil ne change pas de nom”. Il évolue parfois... Il est utilisé comme adjonction au patronyme pour tous ceux qui, un moment de leur vie, demeurent dans la dite maison, au détriment, parfois de l’usage du nom patronymique. Quant au patronyme réel, souvent appelé “nom de signature” pour les documents officiels, tels que l’état civil, les actes notariés et/ou judiciaires, il n’est pas utilisé d’une manière courante au sein de la communauté villageoise. Concrètement, le nom de la maison s’impose
- aux parents, détenteurs du patrimoine foncier “la maison et les biens”
- au couple qui leur succédera, fils ou fille, héritier ou héritière, ainsi qu’à la bru ou au gendre selon le cas.
- aux enfants issus de ce couple, tant qu’ils demeureront dans la maison.
- aux oncles et tantes, ainsi qu’à la fratrie de l’héritier ou de l’héritière, tant qu’ils seront dans la maison, impérativement dans l’état de célibat.
- aux parents, détenteurs du patrimoine foncier “la maison et les biens”
- au couple qui leur succédera, fils ou fille, héritier ou héritière, ainsi qu’à la bru ou au gendre selon le cas.
- aux enfants issus de ce couple, tant qu’ils demeureront dans la maison.
- aux oncles et tantes, ainsi qu’à la fratrie de l’héritier ou de l’héritière, tant qu’ils seront dans la maison, impérativement dans l’état de célibat.
D'abord, nous n'avons pas jusqu'ici determiné avec certitude sa naissance à Montgaillard alors que tous ses frères et soeurs y sont nés (lacunes !). Même chose pour son décès que nous ne pouvons situer que postérieur à 1785 en faisant des recoupements avec divers actes où on le rencontre comme témoin. Sur certains, il est dit prêtre mais... d'autres sources le disent marié et père de famille !!! Bon, il est vrai qu'en ces temps troublées de la révolution, rien n'est impossible... Si notre Pierre est bien l'époux de Marie Jeanne, nous relevons ceci les concernant, parfois désigné comme cultivateur à Montgaillard, d'autres fois en tant que capitaine dans l'armée..... Que de casquettes pour un seul homme !
Quittance (968 n°71) consentie par Pierre Dulac et Marie Jeanne Fourcade, habitants Montgaillard, en faveur de Catherine et Marie Lalanne (ont reçu 40 livres) somme léguée à la dite Fourcade par Catherine Dugay, sa tante dans son testament du vingt mai mil sept cent quatre vingt quatre (Archives 3 Q 968 Me Tisnes à Montgaillard).
Autre document relatif à Pierre ? et Marie Jeanne.....
Réf. 3E 974, n° 4 (année 1794)
Le 28 vendémiaire an 3 (19/10/1794), vente maison, basse cour et jardin, par Cécile Fourcade, épouse du citoyen Fourcade de Momères au citoyen Pierre Dulac, capitaine 4è bataillon des H.P, Cie n°5 actuellement en mission de service et à la citoyenne Marie Jeanne Fourcade, son épouse, habitant Montgaillard (division du patrimoine paternel) lot situé à Montgaillard, sur la grande route, Cécile étant la soeur de Marie Jeanne.
Janvier 2008... L'énigme concernant ce Pierre Dulac tient toujours. Il semble s'être "évaporé" ! en tous cas, il échappe à nos investigations et nous sommes plusieurs à le rechercher aux Archives..... Une co-listière du forum 65 qui s'intéresse aussi à notre homme (son mari descendrait du couple) a trouvé que Pierre serait décédé en 1798 à l'hôpital de Lodi (Italie). Crédible quand on est militaire ! Mais surprise totale alors que nous pensions toucher au but, voici ce que Christine reçut du Centre des archives de Vincennes.....
Un acte du mystère en supposant qu'il s'agisse du "bon"Pierre !... et quoiqu'il en soit, ce courrier est en lui-même le..... mystère !
Un acte du mystère en supposant qu'il s'agisse du "bon"Pierre !... et quoiqu'il en soit, ce courrier est en lui-même le..... mystère !
SHD-T - Carton 2Yc 1186 DULAC Pierre
Début de citation
4° Division militaire - N° 1294
A Nancy le 10 mai 1811
Les membres du Conseil d’administration éventuel
du 4° régiment d’infanterie de ligne
à Son Excellence le duc de Feltre (le général Clarke)
Ministre de la Guerre
Monseigneur,
Nous avons l’honneur d’informer Votre Excellence, en réponse à sa lettre du 6 février dernier, par laquelle elle nous invite de lui faite connaître si M. Dulac est porté sur les anciens contrôles.du régiment, comme ayant fait partie, en qualité de capitaine, du 2e bataillon des Hautes-Pyrénées, qui fut incorporé dans la 145° demi-brigade, devenue 4e de ligne ; que cet officier n’est point porté sur les anciens contrôles, et qu’il résulte des renseignements que nous avons pris près des anciens militaires du régiment, surtout près de ceux restant du 2e bataillon des Hautes-Pyrénées, qu’aucun d’eux n’a connu M. Dulac.
Veuillez agréer Monseigneur l’hommage de notre profond respect.
suivent 6 signatures indéchiffrables
Nos investigations se poursuivent, à plus tard pour d'autres nouvelles.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire