La généalogie ressemble à un gigantesque jeu de piste qui vous emmène sur des chemins parfois inattendus. Il est coutumier d'entendre dire que jusqu'au 20è siècle, les gens bougeaient si peu qu'il était aisé de les localiser. Nenni.... car si il est exact que la sédentarité était grande, certains partaient saisir leur chance ailleurs souvent assez loin de leur terroir d'origine (cf. le parcours de Etienne Vital Rabillon sur ce blog en janvier dernier). Alors commence une longue traque !... pour retrouver la trace perdue par la famille. Un travail de longue haleine et passionnant qui peut demander des années. Je pourrai ainsi citer maints et maints exemples de liens qui restent à trouver..... et surlesquels je me penche au quotidien à travers documents et archives numérisées ou pas.J'en citerai pour exemple la famille Thorel connue depuis Jean né à Rouen entre 1575 et 1600. Premières recherches menées par notre cousin Paul Thorel, fils André l'un des frères de mon grand-père. Je tente depuis d'enrichir la connaissance de cette famille avec quelques résultats et encore plus d'impasses ! Majoritairement présente sur Rouen, elle y est toujours représentée par les descendants de Marcel, autre frère de mon aïeul. En 1698, un de ses petits-fils Jean Antoine Thorel quitta Rouen pour s'installer à Lyon comme marchand de soie. On peut penser que son père, son grand-père travaillait déjà dans le textile à Rouen. Pourquoi alla-t-il à Lyon et surtout comment ? A cette époque là, les routes ne sont pas sûres. Il est probable que la liaison entre les deux villes se faisait plutôt par voie fluviale rendant ainsi possible le commerce entre ces régions. Quoiqu'il en soit, et en vertu de ce que nous connaissons aujourd'hui, le couple eut 11 enfants, huit filles et trois garçons. Nous intéressant aux garçons, nous ne connaissons bien que la descendance de l'un d'entre eux, notre aëul Antoine qui, lui, repart en Normandie et se marie dans l'Eure et y eut descendance (notre branche). Nous reste donc à retracer le parcours de l'un des autres garçons Guillerme né en 1708 à Lyon, le troisième étant décédé en bas-âge.
Pour l'instant, Guillerme se fait encore discret et échappe à nos investigations ..... mais ce qui m'interpelle et m'intéresse, c'est qu'à loccasion de mes pérégrinations dans le Lyonnais, j'ai relevé que des Thorel y existaient déjà avant la venue de Jean Antoine.
J'en veux pour exemple ce document relevé sur "Notes et documents pour servir à l'histoire de la ville de Lyon (Antoine Péricaud)"
1576.—Juin 19. Erection du Collége des médecins de Lyon.—Les statuts furent lus et publiés au présidial le 6 juillet suivant, et confirmés par lettres patentes du mois d'octobre 1577. Génébrard nous a conservé les noms des dix médecins qui composaient ce collége, en 1597; c'étaient Jacques Pons, doyen, Louis Thorel, Laurent Faye, Isaac Connan, Ange Fournier, Laurent
Richard, Jean Marquis, Jérémie Lagnier, Pancrace Marcellin et Michel Ribier. Le Collége des médecins ou agrégation de Lyon eut beaucoup de peine à faire vérifier, en 16oo, ses statuts au Parlement de Paris, surtout l'article qui portait que l'on donnerait cent écus pour y être agrégé ; mais ce droit d'entrée fut depuis beaucoup augmenté dans ce collége, de même que dans toutes les autres agrégations. On n'observait nulle part l'art. de l'édit de 1707 qui réduisait ce droit à 5o livres. Cependant les aspirants n'osaient se plaindre,clans la crainte de se donner l'exclusion pour toujours, quelque mérite qu'ils eussent.
La question reste alors posée , Jean Antoine est-il venu rejoindre des cousins dans cette région ou s'agit-il d'une toute autre famille sans lien avec les Rouennais ??? L'origine de la famille se situe-t-elle en Normandie ou dans le Lyonnais ou ailleurs..... à suivre !
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