jeudi 15 mai 2008

Une date, un lieu : Paris se barricade en 1968, en 1848, en 1648, en 1588...

Joli mois de mai, qui fut aussi celui des barricades certaines années.....
En effet Paris a barré ses rues à maintes reprises au cours de son histoire. En mai 1968 dont on parle beaucoup en ce moment..... Mais aussi en 1871 (Commune), en 1848 (Révolution "romantique"), en 1648 (Fronde).....
La première barricade, digne de ce nom, date de mai 1588. c'est elle qui a lance cette "spécialité parisienne". Elle fut initiée au Quartier latin par les étudiants parisiens et leurs professeurs...
Le matin du 12 mai, les étudiants parisiens et leurs professeurs, suivis par les parlementaires et les bourgeois se regroupent autour de la place Maubert. Craignant une agression de l'armée royale, ils barrent les rues en tendant des chaînes et en entassant des objets divers. C'est une première dans l'Histoire de Paris et de la France.

L'émeute reste connue sous le nom de «journée des barricades».
Le mot lui-même est forgé à cette occasion à partir de barriques,
l'un des objets les plus utilisés par les émeutiers pour barrer les rues.....
Suivront les journées de Juillet 1648, pas moins de 1260 barricades bloquent le Palais-Royal où réside Mazarin.....
Celles de Février 1848... Les barricades se multiplient......
Mai 1871... quartier du Point du Jour, à Boulogne.Les Versaillais ont en face d'eux une dizaine de milliers de fédérés déterminés. Ils doivent conquérir les barricades l'une après l'autre.
Enfin Mai 1968..... sur lequel je ne m'étendrai pas. A l'époque, nous travaillons Jean Pierre et moi au centre de Bruyères-le-Châtel (CEA). Une période qui reste pour moi étonnante quand les AG se tenaient presque au quotidien et où nos revendications recevaient presque toutes une réponse positive. N'habitant pas Paris, nous suivions cela à la télé. Seule rencontre avec ces barricades, un soir où nous allions dîner chez des amis près du Sénat, notre véhicule bloqué au milieu de la foule ! Très inconfortable..... dans nos familles, Jean-Claude Boulloud et Jean-Baptiste Thorel, alors étudiants ont vécu cela au plus près et pourraient en parler mieux que moi.

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