Les Monpou (Monpoux, Monpéou au fil du temps), une branche dont je suis issue par une arrière-arrière grand-mère Marie-Louise Monpou (1812-1873). Elle avait un frère dont je vous ai déjà longuement parlé, compositeur bien connu des puristes malheureusement trop tôt disparu à 37 ans (cf. message sous le libellé "Histoire et généalogie (Famille Monpou)".
A la lecture des actes où quelques uns de mes aïeux étaient cités comme vignerons, j'ai eu envie d'en savoir plus sur l'histoire du vignoble à Yerres et plus généralement celle du vignoble Francilien. Certes, on parle toujours des vendanges à Montmartre ou encore à Suresnes. Je me souviens d'ailleurs avoir bu du vin de Suresnes... un cru offert, il y a quelques années, par Christel et Jean-Michel au temps où la petite famille y habitait avant de partir s'installer à Orgeval.
On peut situer l'origine du village de Yerres aux environs de l'an 650, mais ce n'est que vers 1130 que le village est réellement créé. Pendant plusieurs siècles, Yerres n'est qu'un village de paysans et d'artisans : zones labourables sur le plateau, prairies marécageuses et vignoble étendu. On pouvait contempler le village sur le coteau des Godeaux où étaient plantés les vignobles de la commune. C'est sur ce coteau que se trouvaient les principaux vignobles de la commune. On se pose la question sur la qualité du vin qui était produit par ces vignobles mais c'était la richesse de la région.La vigne à Yerres a fini par disparaître à la fin du 19è en raison de plusieurs facteurs : le phylloxéra certes mais aussi l'urbanisation et... l'arrivée, avec le chemin de fer, des vins du Sud.
Victime du phylloxéra et de la concurrence des vins du Sud au milieu du 19ème siècle, le vin de la région parisienne a failli disparaître. Le vignoble francilien était passé de 42.000 hectares à la fin du 18è siècle à moins de 10.000 hectares au début du 20è siècle, avant de s'éteindre dans les années 1940. Pourtant dès 1932, à Montmartre, des vignerons décidèrent de réagir et de créer un clos de vignes sur le versant nord de la butte. Aujourd’hui, ces vignes au cœur de Paris donnent le célèbre "Clos Montmartre"
(voir le site web : http://www.commanderie-montmartre.com/).
Cette initiative serait restée anecdotique si d’autres projets n’avaient pas fait renaître la tradition viticole en Ile-de-France. La renaissance du vignoble francilien a commencé à Suresnes, en 1965. En 2000, l’Association des vignerons franciliens réunis a été fondée en vue de promouvoir le renouveau de la vigne et du vin à Paris et en Ile-de-France.
(voir le site officiel http://www.vigneronsfranciliens.com/)
En 2005, le vignoble francilien représentait une surface totale encore modeste de 11 hectares. La majorité de ces vignes ont un caractère public et sont gérées soit par des collectivités locales soit par le biais d'une association. Sur les 59.611 ceps de vigne plantés, 30 cépages différents sont représentés avec toutefois 4 cépages majoritaires : Chardonnay (40%), Pinot noir (20%), Sauvignon (9%) et Sémillon (7%). Le vignoble produit en majorité du vin blanc (49%) mais aussi du rouge (42%), du vin rosé (4%) et du vin pétillant (2%). Dans cette région traversée par 45 millions de touristes chaque année, cette tradition viticole retrouvée pourrait devenir un atout touristique supplémentaire.
La généalogie mène vraiment à tout !
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