jeudi 3 décembre 2009

Pierre Louis Rabillon..... ou cinq générations !

Mon frère Michel m'a récemment envoyé la photo d'un tableau représentant l'un des maillons de la famille Rabillon. Il s'agit de Pierre Louis, le père de notre aïeul Etienne Vital qui, sur un différend avec son père, quitta Piolenc en 1787 et après bien des tribulations (cf. "post" du 28/01/2008 en archives) se retrouva à Rennes en 1793 où il s'installa y trouvant travail et épouse. Avec mon frère, ma soeur, nos cousins et cousines de Sallier Dupin, nous appartenons à cette branche bretonne de l'arbre des Rabillon dont les racines se situent dans le Vaucluse.
Dans sa notice généalogique et biographique éditée en 1967, Henri de Sallier Dupin écrit : Entièrement rasé et portant coiffure et habit Louis XV, tel nous l'avons vu dans un cadre que nous avons eu entre les mains et au dos duquel on pouvait lire cette inscription : "Petrus Lud. Rabillon pro Deo et suis bene moratus. Vixit bonus filius paterque fideliatem conjugalem servavit. Natus anno 1740, obiit anno 1802. P.Basilius Petri Ludovici filius hanc propter suam ergo parentem pietatem inscriptionem vovit " que l'on peut traduire par : "Pierre Louis Rabillon pour Dieu et les siens, telle fut sa devise bien arrêtée. Il vécut en bon fils et bon père, garda la fidélité conjugale. Né en 1740, il mourut en 1802. Signé : P. Basile, fils de Pierre Louis par pité envers son père a composé cette inscription."
H. de Sallier Dupin ajoute qu'il n'est pas d'accord avec Basile quant à la date de naissance de son père et je confirme. En réalité Pierre Louis est né le 25 août 1738.
Pierre Louis était "moulinier en soie". Le moulinage était une opération que l'on faisait subir au fil de soie provenant des cocons dans le but de le consolider.
Après de décès de mes grands- parents, mon père hérita du portrait de Pierre-Louis, un tableau qui, si nos souvenirs sont exacts devait se trouver dans le bureau de notre père. Aujourd'hui, Pierre Louis a sa place dans le bureau de mon frère qui confirme que l'inscription en question est toujours au dos du tableau.

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