Depuis bien des années, la racine la plus profonde de cet arbre est Claude de Hecq décédé à Rombies le 21 mars 1638. Attention le "de" ne signifie nullement une quelconque noblesse, plus simplement que la famille est très vraisemblablement originaire de la commune de Hecq toujours dans le Nord mais sans doute très anciennement !.
C'est tout ce que nous savons de Claude. Il eut au moins un fils : Antoine D'Hecq ou Decq (1668-1749) dit charron, métier que nous trouvons couramment dans la famille Decq au gré des siècles.
D'Antoine, nous ne connaissons que le mariage en 1694 et le décès en 1749 à Vicq. Jusq
u'à notre arrière-arrière grand-père, le sévère Colonel Decq né à Vicq en 1825 (photo), la famille n'a guère quitté cette commune si l'on en croit les archives.....Longtemps, j'ai pu échanger avec Jacques Decq qui travaillait sur cette branche familiale. Après son décès en 1992, j'ai poursuivi les recherches et si le fichier a pris de l'ampleur, il l'a été surtout dans la ramure de l'arbre des Decq.
La naissance d'Antoine reste introuvable à Vicq où les archives sont lacunaires fin 17è ! ... mais la famille Decq ou Dhecq peut venir d'une autre commune... laquelle ? J'en étais là quand j'ai reçu en avril dernier et sur ma demande, un petit opuscule édité par la Mairie de Vicq.
Dans ce livret, on ne trouve pas en 1699 de Decq parmi les chefs de famille de Vicq. Il est alors probable que la famille Decq ne se soit installée à Vicq qu'après 1699 où des enfants d'Antoine sont nés. Je me propose donc d'abandonner mes recherches sur Vicq et de diriger mes pas vers Rombies dont est originaire l'épouse d'Antoine et Quarouble où le père d'Antoine serait décédé.....
Je relève encore qu'Antoine Dhecq est dit "Laboureur et Mayeur". Un Mayeur est l'autre mot utilisé dans le Nord pour désigner le Maire. Hormis, le travail de la terre, il était donc " l'échevin" de la ville, le personnage politiquement important de Vicq début 18è.
En juillet 1750, les gens de loi du village de Vicq établirent un état des chefs de famille ainsi que l'inventaire de leurs biens meubles et immeubles détenus en propriété ou location, ceci dans le but de calculer le montant de l'impôt dû au titre du "vingtième". Un état qui nous permet, aujourd'hui, de mieux connaître l'évolution sociale des habitants après les terribles années 1700 à1712 qui ruinèrent le village.
Il est écrit qu'Antoine Decq paie un impôt de 4 livres 16 sous. Sur les 29 chefs de famille alors recensés, seuls deux d'entre eux paient un impôt plus lourd. On peut donc penser que, sans être riche, la famille Decq avait quelques terres à elle ou louées au Seigneur du coin ou encore au clergé ! On lit encore qu'Antoine et Ghislain Noirbent payèrent en plus de leur imposition personnelle 21 livres 15 sous pour l'exploitation d'une ferme et de 155 mencaudées de terre et de bois (Une "mencaudée" valait 35,46 ares). Antoine exploitait donc une ferme d'un peu plus de la moitié d'un hectare (5496,30 ares). C'était peu mais à l'époque devait représenter un certain revenu.
Un autre passage du livre m' interpelle. Il s'agit de la commande en 1925 de trois cloches destinées à remplacer celles qui avaient été "prélevées" par les Allemands en 1915 pour alimenter leurs fabriques de canons et d'obus. L'une des cloches aura pour marraine Marie Marguerite Decq. Qui est-elle donc ? Pour l'instant, je n'en connais qu'une..... notre tante Marguerite (1871-1963). Nous aurait-elle caché ce parrainage ? Possible tant elle était discrète..... Toutefois, j'ai un doute. Je n'ai retrouvé nulle trace de cet événement dans les archives familiales, le travail d'Henri de Sallier Dupin ou de Jacques Decq.
Il y a tant à raconter sur Vicq que j'y reviendrai certainement ne serait-ce, je l'espère, que pour connaître d'où venait fin 17è cette famille du Nord dont notre brillant aïeul était originaire.
Si l'un de mes cousins peut éclairer ma lanterne à ce propos, je suis "en veille" !
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