mercredi 8 décembre 2010

Emigration en Bigorre

On estime à partir de 1850 que près de 25000 Bigourdans ont choisi de migrer vers l'Argentine. L'Amérique était alors comme un phare pour les Européens. »
Une fois établis, ils encourageaient les autres à y venir. Les descendants de ces familles sont très francophiles comme ils le sont en Uruguay ou au Canada, autre terres de migration pour la population des Hautes-Pyrénées.
L'Association Bigorre Argentine Uruguay (ABAU) a su recréer le lien entre les Bigourdans et les descendants de ceux partis en Amérique pour fuir la conscription, la misère ou tout simplement éviter l'émiettement des terres familiales.
Il m'arrive de suivre, sur le forum généalogique des Hautes-Pyrénées, ces échanges entres des Bigourdans et les descendants de ceux qui, en leur temps avaient choisi de traverser l'Atlantique.
Je n'en citerai que quelques-uns.....
" Nous avons vécu en direct l'enthousiasme et l'émotion de celui qui rêvait depuis tant d'années de voir la terre de ses ancêtres, qui non seulement la voit, la touche, mais qui découvre aussi la maison d'où ils sont partis et les cousins plus ou moins lointains qui restent au pays, qui parlent encore bigourdan. Il a pu entrer dans des maisons, voir les cheminées, les fours à pain, les puits, ...tout ce qui a fait le quotidien de sa famille. Je souhaite un tel plaisir à tous les généalogistes que vous êtes..."

"Ils sont arrivés pour leur premier voyage en France et la découverte des terres de leurs ancêtres..... Ensuite, nos cousins iront découvrir Paris. Merci à tous ceux qui ont contribué à établir leur généalogie..."

"...J'avais besoin de m'imprégner de l'endroit où ont vécu mes ancêtres bigourdans. Je voulais connaître la maison natale, voir la montagne, ces paysages, ce cadre magnifique dont on m'avait parlé... "

"...Ce sera leur premier grand voyage, le premier en France, et surtout le premier sur les traces de leurs ancêtres pyrénéens. Autant dire que pour eux c'est pas mal de stress et beaucoup d'émotion..." Signé Carlos Biere Buenos Aires (Argentina).

Enfin le témoignage d'une Uruguayenne, descendante d'émigré et généalogiste.....
"...Il est vrai qu'en Uruguay il faut payer pour avoir les actes et on ne peut pas en tirer de photos. Mais les frais qu'on dépense ne peuvent jamais comparer la richesse des données que les bénévoles en France nous ont donné. Comme tout le monde, j'ai commencé à faire ma propre généalogie depuis des années à la demande de ma cousine, maintenant nombreux sont les descendants d'immigrants français qui s' intéressent à l'idée ! mes grands-parents m'ont appris mes premiers mots en français ! Avec d'autres, j'essaye de renforcer les liens avec nos racines, parce que on ne veut pas être oubliés. L'Uruguay est riche de familles de descendants d'immigrants français!" Myriam Managau Montevideo.

C'est en voyant ces témoignages que l'on comprend combien les généalogistes peuvent permettre à des familles de conserver des liens avec leur terre d'origine et à d'autres de découvrir ce que sont devenus quelques-uns de leurs ancêtres qui ont choisi de partir.
J'ai pris l'exemple de la Bigorre, une région à laquelle je m'intéresse pour suivre les familles Dulac et Duboë, ascendants de quelques-uns de nos petits-enfants. Je n'ai pas rencontré, dans cette famille, d'émigration. Mais sur d'autres branches et d'autres régions, "nos familles" ont vu partir quelques-uns des leurs. Je citerai Camille Alphonse Boulloud, un des grands-oncles de Jean-Pierre et arrière grand-père de Géraldine qui m'apporte souvent son aide. Parti en Argentine en 1901, il y fit fortune, épousa une Argentine et revint en France. Pierre Louis Léonce Rabillon, cousin germain de mon AGP choisit, lui, de partir pour le Maryland aux USA vers 1850. Il ne semble pas y avoir fait fortune et ne rentrera pas en France mais j'ai la trace de nombreuses visites faites à la famille. Il vous est possible de retrouver leur parcours en surfant sur le blog.
Mais non, ce n'est pas si difficile ! Servez-vous des archives ou des libellés (colonne de droite)

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