Je viens de découvrir dans une "Histoire de Châteaugiron" qu'une famille alliée avait acquis le château peu après la révolution..... ! Il s'agit de la famille Ramé et certains de mes cousins se souviennent certainement, comme moi, de l'oncle Edmond Ramé (+1955) ..... homme hors du commun. Avocat et médecin, il ne plaida ni n'exerça la médecine mais s'occupa, sa vie durant, de l'amélioration des gallinacés obtenant pour ses oiseaux de nombreux prix en divers concours. Je conserve le souvenir de nos visites, chaque année, le 1er janvier, pour lui présenter nos voeux. C'était, dans les années 1950, le circuit familial en vigueur nous menait à la suite de ma mère chez les oncles, tantes ou relations plus âgées. Edmond Ramé avait alors plus de quatre vingt ans... impressionnant vieillard à barbe blanche mais je me souviens aussi de sa minuscule épouse que l'on appelait tante Mimi. Elle nous offrait rituellement des chocolats !Il va sans dire que cette coutume ne s'est guère prolongée au-delà de l'adolescence et encore !.....
Voilà comment pendant un peu plus d'un siècle, le château de Châteaugiron a appartenu à des membres de "nos familles" sans qu'aucune mention n'en soit faite dans les archives familiales.....
"...Vers la fin de la Convention, le 3 germinal an III (24 mars 1795), René Joseph Le Prestre de Châteaugiron et sa femme, Agathe de Carné de Trécesson vendent le château de Châteaugiron et leur terre à Pierre Ramé et à son épouse Marie-Françoise Léveil, domiciliés rue Vasselot à Rennes. Au décès de ses parents, Ambroise hérite du château de Châteaugiron. Sans descendance, il institue pour héritier son neveu Léon Ramé qui en prend possession en 1878. Lui-même sans descendance, il légue sa fortune à ses deux neveux Anatole et Henri Renaud, mais avant sa mort il leur avait laissé son château en indivision. Ce fut la source d'une mésentente qui alimenta un long procès ! C'est Anatole qui restera le seul propriétaire en 1897 après vente par licitation. Il put alors jouir paisiblement de la pomme de discorde qu'avait été le château dont on connaît alors bien l'état et la disposition des lieux par la description qui en fut faite pour la vente. Mais Anatole ne s'intéressait guère à ce château préférant habiter le château de Néret en Sarzeau (Morbihan). Le château revint à l'un de ses neveux Joseph Marie Chudeau. Architecte à Nantes, il ne conserva pas longtemps ce legs qu'il vendit à François Guérault en novembre 1925 pour la somme de 55 000 francs. Le château était alors très délabré et François Guérault pensa le vendre à la commune qui déclina l'offre. Ce n'était que le début des difficulté et ce n'est qu'en 1926 que Monsieur Guérault en fera don au département." (Extrait du livre de Michel de Mauny)
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