mardi 3 avril 2012

Charles Jacques Deschamps.....

A la vérité, j'aurai été bien incapable de vous parler de Charles Jacques si je n'avais retrouvé ces derniers mois dans des archives sur Internet l'extrait d'un livre qui le mentionne. Mais avant de vous en dévoiler le contenu, permettez-moi de vous présenter Charles Jacques avec le peu de ce que je sais de lui.....

  • Il est le fils de Charles Mathurin (+1825), avocat au baillage de Vendôme et le frère de notre tri-aïeul Pierre François Deschamps (+1836) qui épouse en 1811 à Lavaré (72) Rose Judith Nicole Deschamps la Rivière (son père Noël Marin ayant pu ajouter "La Rivière" à Deschamps en 1779..... un patronyme commun aux époux jusque là sans aucun lien (cf. "billet" du 13/02/08).
  • Il est issu d'une longue lignée de notaires royaux à Lancé (Loir-et-Cher) que l'on connaît jusqu'à Simon (+1745). Et remontant encore le temps, une ascendance terrienne avec Sylvain (+1709) dit laboureur à Tourailles (41), Jean (+1651) et Jehan (+1649).
Charles Jacques eut 9 enfants (4 moururent en bas-âge). Deux filles eurent postérité, la troisième fut religieuse , l'un des fils conseiller à la Cour d'appel d'Orléans. Nous n'avons plus aujourd'hui de liens avec la descendance de Charles Jacques mais nous la suivons jusqu'au début du 20è siècle.
  • Si je me suis intéressée à Charles Jacques c'est en raison de sa proximité avec notre aïeul Pierre-François dont descendent les familles Rabillon, Boulloud, Fraisseix, de Sallier Dupin, Bodin et Jumelais.
Et nous arrivons à ce texte retrouvé sur le net. Il est marqué de l'empreinte d'un milieu, d'une époque... mais quel exemple que celui de cet homme droit, honnête et suffisamment modeste en dépit de son rang dans la magistrature pour implorer le ciel lorsqu'il est appelé à juger une affaire sérieuse ou difficile. Charles Jacques Deschamps est mort à 42 ans, le dernier de ses enfants n'avait pas trois ans.
  • "Charles Jacques Deschamps était un magistrat aussi recommandable par ses principes que par son caractère. Elevé à Vendôme, il se livra toute sa vie à l'étude du droit et fut nommé avocat général en 1816. Il remplissait tous les devoirs de sa place avec une rigoureuse exactitude; mais c'était surtout par la pratique de la religion qu'il cherchait à s'acquitter dignement de ses fonctions publiques. Il trouvait, au milieu de ses occupations, le temps de se livrer encore à l'exercice de bonnes oeuvres. Il ne manquait pas d'entendre la messe et d'implorer spécialement les lumières du ciel lorsqu'il était appelé à porter la parole dans une affaire importante. Frappé d'une longue maladie, il l'a supporté avec courage et en a adouci les souffrances par les sentiments et les secours que lui offrait la religion. Il était plein de foi et de résignation et demandait seulement qu'on inspirât à ses enfants les mêmes principes dont il leur avait donné l'exemple. C'est dans ces sentiments que cet homme de bien est mort le 13 mai dernier. Sa mort a été vivement sentie à Orléans où il jouissait de la considération générale. Un tribut d'éloges lui a été payé dans le "Journal du Loiret". L'auteur de l'article est lui-même un magistrat estimable qui a bien voulu être dans cette occasion l'interprète de la douleur publique".
(Sources : Internet Archives... Extrait du livre "L'ami de la religion et du roi" édité en 1825)

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