Ignace Bressel aurait été culottier de la Grande Armée. Un culottier était un un grade de l'armée impériale. En l'occurence quelqu'un qui fabriquait ou réparait les vêtements des soldats, et peut être plus particulièrement ceux des gradés.
On trouve sa trace p. 134 et p. 167 dans le livre "Les volontaires nationaux pendant la Révolution 1: Historique militaire et états du service des huit premiers bataillons de Paris, levés en 1791 et 1792" de Charles-Louis Chassin édité en 1899 (Source : Gallica).
Il est d'abord recruté dans le 10è bataillon (Saint-Roch) ce qui correspond bien à son adresse puis ce bataillon entre ensuite dans le 1er bataillon (page 167 de l'ouvrage cité).
Les actes de mariages de ses enfants portent tous la trace de sa disparition en 1812... Que sait-on de lui si ce n'est qu'il était donc "employé aux armées" et à cette époque dans la l'armée de Napoléon lancée alors dans la campagne de Russie. On lit, par exemple, sur l'acte de mariage de son fils Jean Pierre, notre ancêtre...
"...qu'un acte de notoriété a été produit à défaut d'acte de décès d'après la faculté accordée par l'article 155 du code civil, le dit acte reçu par M. le Juge de paix du sixième arrondissement de Paris le premier de ce mois dûment enregistré, et constatant que depuis le sept septembre mil huit cent douze le Sieur Ignace Bressel, père du futur, alors employé aux armées françaises en Russie a cessé de donner de ses nouvelles..."
![]() |
| Bataille de Borodino |
Un coup de canon tiré par les Français donne le signal et la bataille s'engage ! Après quatre heures de combats, l'issue de la bataille est certaine... l'armée russe opère sa retraite laissant derrière 45 000 hommes hors de combat. Les pertes des français sont évaluées à 28 000 tués ou bléssés. C'est une des journées les plus sanglantes de cette campagne avant que Napoléon embourbé après la prise de Moscou dans une ville dévastée par le feu et sans avoir obtenu la capitulation des russes, ne décide, à la veille de l'hiver d'amorcer une retraite qui se terminera par le désastre de la Bérezina ! Tout est dit.....Cela c'est aussi l'histoire de notre aïeul Ignace Bressel qui, très vraisemblablement, perdit la vie ce 7 septembre à Borodino. Ce qui est tragique c'est que comme plusieurs des membres de "nos familles", il rejoint la cohorte des "portés disparus" sans sépulture connue.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire