Paléographie et Généalogie.....
Lors des recherches généalogiques, on est très vite confronté aux problèmes de lecture des documents anciens. On fait alors de la paléographie...
Lors des recherches généalogiques, on est très vite confronté aux problèmes de lecture des documents anciens. On fait alors de la paléographie...
La lecture des documents d’archives des XIX et XXè siècles ne pose pas (en général) de problèmes majeurs mais...les choses se compliquent dès que l’on aborde les XVIè, XVIIè et, plus encore, au-delà.
Du grec palaios, « ancien » et graphein, « écrire »? c'est l'étude des textes manuscrits anciens, indépendamment de la langue utilisée (grec ancien, latin classique, latin médiéval, ancien français, français classique, ...)
Avant d'effectuer des recherches en archives : Histoires locales, généalogie, etc... Il est nécessaire de s'initier à la lecture des documents anciens.
Qui ne s’est pas découragé devant un acte ancien, pour déchiffrer des documents il conviendra de se familiariser avec l'écriture en décryptant en premier lieu les mots les plus faciles à lire, Il faudra s'habituer à la forme des lettres puis des syllabes, connaître les particularités, les abréviations plusieurs lettres ou syllabes ont été supprimé ou remplacé par des signes particuliers. Il s’agissait bien là d’un codage précis et commun à tous, c’était la sténographie d’aujourd’hui.
Il arrive souvent quand on se lance en généalogie d'éprouver quelques difficultés lors des premières confrontations avec des documents anciens, la lecture en était incompréhensible du fait de l'écriture, bien sûr, mais aussi et surtout, en raison des abréviations et des enchaînements de mots. Puis petit à petit, la lecture d'un grand nombre de ces actes notariés et d'archives utilisant des phrases et formes répétitives permettent de se familiariser avec les abréviations, problèmes majeurs de lecture. Malgré tout, dans certains cas difficile, il reste des incompréhensions, des incertitudes, mais la majeure partie du texte et le sens des phrases deviennent accessibles avec l'expérience acquise au cours des années.
Les principaux obstacles rencontrés lors de la lecture d’un document :
La qualité du support : parfois les pages peuvent être déchirées, tachées... L’encre peut être effacée ou, au contraire, on peut avoir la superposition des écritures du recto et du verso du document.Le vocabulaire qui peut varier d’un lieu à un autre, d’une période à une autre : termes spécialisés, mots en patois, en latin (langue parfois utilisée dans les registres jusqu’en 1736)... Le recours à un lexique est indispensable.
Les noms propres sont souvent sources d’erreurs de transcription. Ne pas hésiter à feuilleter la liasse de documents ou le registre, pour repérer les noms les plus fréquents ou les graphies assez proches. Pour les noms de lieux, une carte au 1/25 000e est indispensable.
Les chiffres et les nombres car les scribes ne respectent pas toujours la méthode romaine de transcription des chiffres. On trouve parfois plus de trois signes identiques pour désigner un nombre : CCCC pour 400 au lieu de CD.
Les dates et les calendriers. La concordance des dates entre le calendrier républicain et le calendrier grégorien est souvent difficile (un tableau de concordance est nécessaire). Les abréviations chiffrées des mois peuvent aussi prêter à confusion :
- 7 bris ou VII bris = septembris = septembre et non juillet
- 8 bris ou VIII bris = octobris = octobre et non août
- 9 bris ou IX bris = novembris = novembre et non septembre
- 10 bris ou X bris = decembris = décembre et non octobre.
La forme des lettres est parfois très élaborée ou purement fantaisiste.
L’orthographe est souvent approximative et phonétique.
La ponctuation est parfois absente, souvent aléatoire.
De nombreux cours d’initiation à la paléographie sont proposés par les universités (et sont parfois ouverts aux personnes extérieures), les centres d’archives (Archives nationales, départementales, parfois municipales), ou encore les associations de généalogie.
H
istoire de l'écriture
Les façons d'écrire ont évolué dans le temps. On peut noter plusieurs grandes périodes : - 1150-1470 : peu de textes, écritures similaires très appliquées, proche du gothique.
- 1470-1580 : nombreuses formes d'écritures, nombreuses abréviations, très difficiles à lire
- 1580-1640 : écritures encore difficiles à lire, le geste d'écriture étant très différent de notre époque
- 1640-1680 : l'écriture devient courante
- 1680-1740 : le papier et la plume se perfectionnent, l'écriture devient de plus en plus lisible
- 1740-1790 : l'écriture se perfectionne encore
- 1790-1810 : pendant la Révolution, on place aux postes administratifs de nombreuses personnes peu habituées à l'écriture; leur lecture se complique à nouveau
- 1810-1850 : l'écriture se restructure
- 1850-1930 : matériaux d'écriture de bonne qualité, enseignement de l'écriture à l'école
- 1930-aujourd'hui : écriture actuelle
Aide à la paléographie
- Le Fil d'Ariane ou FranceGenWeb proposent une aide gratuite à la lecture des documents anciens
- Les élèves de l'Ecole nationale des chartes réalisent, moyennant finances, des transcriptions et/ou traductions de documents en français et en latin de toutes époques. Pour tous renseignements, écrire à :
-
- École nationale des chartes
- Association des élèves - Service des transcriptions
- 19, rue de la Sorbonne - 75005 PARIS
Photocopie de l'acte et quelques explications sur Vaulnaveys
1. anno domini millesimo sexentesimo octuagesimo
2. octavo, et secunda die mensis otcobris meridianis
3. horis baptistatus est in parrochia vallis navigii
4. infantulus natus ex Joanne Bolloud de
5. Murianne, et Justina De Roche conjugibus
6. hujus la parochia vallis navigii cui nome
7. impositus est Claudius, qui patrinus habuit
8. dominus Claudius PIZON subsignatus, et
9. (incolaus vizilid ?) et matrina
10. domicella Ludivica Couizet conjuga Claudii
11. Jacques subsignati parrochial habitii etiam
12. subsignata ; Rey parrochus vallis navigii
L'an mil six cent quatre-vingt-huit, et le 2ème jour du mois d'octobre à l'heure de midi, a été baptisé dans la paroisse de Vaulnaveys l'enfantelet né de Jean Bolloud de Murianne, et de Justine Desroches mariés de cette paroisse de Vaulnaveys auquel a été imposé le nom de Claude, il a eu pour parrain Messire Claude Pizon soussigné, et. ??? ???, et pour marraine demoiselle Louise Couizet épouse de Claude Jacques soussigné habitants de cette paroisse, aussi soussignée Rey prêtre de Val N.
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