Il y a maintenant plusieurs années, c'est en cette commune que j'ai retrouvé le tout premier
Rabillon aujourd'hui identifié.Il s'agit de Pons Rabillon qui y serait
décédé avant 1649. Marié à Catherine Lamere, il aura trois enfants,
Anne, Nicolas et Balthazar
vraisemblablement nés à Mondragon. Le mariage d’Anne y a été retrouvé,
celui de Balthazar à Piolenc mais aujourd’hui encore...j’ignore le
lieu du mariage de notre aïeul Nicolas. Très vraisemblablement Piolenc
vers
1656 avec Françoise Claret puisque son frère Balthazar, qui s’est marié à
Piolenc, a épousé une sœur de son épouse.
A Piolenc, des fouilles ont
démontré l’existence d’un habitat assez important dès la Préhistoire. L’Empire romain a laissé la trace d’un cimetière romain.Au Moyen-Age, en 993-1002, Rotbald, Marquis de
Provence, donne la moitié de Piolenc à Saint Odilon, Abbé de
Cluny. Par ce texte, on sait qu’à l’époque le lieu était nommé Podium Odolinum.En 1253, le Livre Rouge du Comte de Toulouse porte le nom de
Podio Oleno et en 1274, le territoire
passa dans le domaine pontifical. Le village était ceint de remparts au XIVe siècle. On peut
d’ailleurs toujours observer la forme ronde qu’adoptait cette cité au Moyen-âge
mais il ne reste que quelques vestiges de cette forteresse : la Porte du Moulin
(à l’ouest) et le Portail neuf plus récent (au sud).
Et c’est à Piolenc vers 1656 que Nicolas Rabillon (+1671) épouse
Françoise Claret et s'y installe. Ils auront six
enfants : Michel, Balthazar, Joseph, Jeanne, Anne et Marie nés entre 1656
et 1671. Joseph sera notre aïeul..... sur un acte, il est dit que Nicolas habite justement près de la Porte du Moulin citée plus haut.
Que faisait Nicolas ? Sur l’inventaire
des biens de « maitre »(sic)
Nicolas Rabillon après sa mort le 4 avril 1671, il est dit
« broquier ». Un terme oublié de nos jours et qui désignait un
tonnelier.....
Peu connu du grand public bien qu'ancestral, l'art de la tonnellerie a toujours pleinement participé à l'univers magique du vin,
dont le développement a suivi celui des civilisations. Les Gaulois, déjà,
maîtrisaient la fabrication des tonneaux qu'ils utilisaient pour la fameuse
cervoise.
Cette activité va se perpétuer sur deux générations. Lors du décès de Nicolas
en 1671 à l’âge d’environ quarante trois ans, Michel n’a
que 15 ans et notre aïeul Joseph 10 ans. C’est bien jeune mais, à l’époque, les
enfants entraient vite dans le monde du travail. Il est alors raisonnable de penser
que Michel reprend les rênes de l’entreprise familiale
puisque dans le contrat de mariage de l’un de ses petits-neveux, il est dit « broquier ».
Son jeune frère Joseph a sans doute travaillé d'abord avec lui. Joseph et Michel se marient la même année avec deux jeunes filles de la ville voisine d’Orange. Veuf très jeune, Joseph se remarie à Orange avec la sœur de l’épouse de son frère. Et cette fois, si l’aîné gère toujours l’entreprise familiale à Piolenc, Joseph s’installera, lui, à Orange où tous ses enfants verront le jour comme notre aïeul Pierre Etienne en 1698. Ce départ à Orange de Joseph explique pourquoi Henri de Sallier Dupin dans ses travaux sur les Rabillon ne put jamais remonter jusqu'à lui. Il écrit " L'ancêtre des Rabillon le plus anciennement connu est un certain Pierre-Etienne marié à Gabrielle Boyer..." L'arbre des Rabillon restera donc incomplet jusqu'en 2000 où je trouverai le maillon manquant que n'avait pu connaître mon prédecesseur, c'est-à dire le mariage de Pierre Etienne à Orange (dit d'ailleurs seulement Etienne sur cet acte). Cela s'explique par le fait que notre oncle Henri travaillait sur les lettres envoyées de Rennes par Etienne Vital à sa famille. Il savait donc que sa famille vivait alors à Piolenc et c'est donc sur cette commune que se sont focalisées ses recherches. A Piolenc, il trouvera les enfants de Pierre Etienne et ce n'est donc qu'à partir de là qu'il reconstitua une partie de l'arbre familial.
Son jeune frère Joseph a sans doute travaillé d'abord avec lui. Joseph et Michel se marient la même année avec deux jeunes filles de la ville voisine d’Orange. Veuf très jeune, Joseph se remarie à Orange avec la sœur de l’épouse de son frère. Et cette fois, si l’aîné gère toujours l’entreprise familiale à Piolenc, Joseph s’installera, lui, à Orange où tous ses enfants verront le jour comme notre aïeul Pierre Etienne en 1698. Ce départ à Orange de Joseph explique pourquoi Henri de Sallier Dupin dans ses travaux sur les Rabillon ne put jamais remonter jusqu'à lui. Il écrit " L'ancêtre des Rabillon le plus anciennement connu est un certain Pierre-Etienne marié à Gabrielle Boyer..." L'arbre des Rabillon restera donc incomplet jusqu'en 2000 où je trouverai le maillon manquant que n'avait pu connaître mon prédecesseur, c'est-à dire le mariage de Pierre Etienne à Orange (dit d'ailleurs seulement Etienne sur cet acte). Cela s'explique par le fait que notre oncle Henri travaillait sur les lettres envoyées de Rennes par Etienne Vital à sa famille. Il savait donc que sa famille vivait alors à Piolenc et c'est donc sur cette commune que se sont focalisées ses recherches. A Piolenc, il trouvera les enfants de Pierre Etienne et ce n'est donc qu'à partir de là qu'il reconstitua une partie de l'arbre familial.
Mais revenons à Joseph(1661-1718), le père de Pierre-Etienne. Il vivra à Orange de 1691 à
1718. Durant ce temps, son frère aîné Michel, à Piolenc, n’aura pas de
descendance. Le retour des Rabillon à Piolenc va se faire justement lors du mariage du fils de Joseph,
notre aïeul Pierre-Etienne en 1732 avec Gabrielle Boyer. Sur leur contrat de mariage,l’oncle Michel lègue ses biens (et son entreprise) à son neveu. C’est très certainement grâce à ce legs que Pierre-Etienne reprendra le
chemin de Piolenc avec son épouse. Ils y
auront sept enfants dont notre aïeul Pierre Louis (1738-1802). Mes recherches rejoignent alors les travaux d'Henri de Sallier Dupin.
A partir de là, on assiste à une diversification des métiers et des lieux. Notre aïeul Pierre Louis, choisira de devenir « moulinier en soye » tandis que ses frères seront peintre, notaire public ou encore « droguiste » (ce qui, à l’époque signifiait autant « épicier » (épices) qu’ »apothicaires » (ancêtre du pharmacien, fabricants de drogues).
A partir de là, on assiste à une diversification des métiers et des lieux. Notre aïeul Pierre Louis, choisira de devenir « moulinier en soye » tandis que ses frères seront peintre, notaire public ou encore « droguiste » (ce qui, à l’époque signifiait autant « épicier » (épices) qu’ »apothicaires » (ancêtre du pharmacien, fabricants de drogues).
Pierre Louis (1738-1802) se lance
dans l’aventure vers le milieu du 18è siècle. Mais qu’est-ce qu’un moulinier en soye et pourquoi avoir
changé de métier ? l’opportunité du moment sans doute !.....le moulinage était une opération que l'on faisait subir au fil de
soie provenant des cocons dans le but de le consolider. Jusqu’en l’an 1000, la soie est peu connue en France.
Au 15è siècle, devenue grande
consommatrice de soie et face aux dépenses ruineuses de l’importation de
soieries étrangères, la Royauté favorisera la production française et Lyon deviendra la capitale du travail de la
Soie. Henri IV avec Olivier de Serres, illustre agronome, s’engagera dans la propagation de cette industrie et ordonnera la création, dans chaque
paroisse, d’une muraie (terrain planté de mûriers) et d’une magnanerie (lieu où
on élève les vers à soie). Cette industrie se développera
particulièrement dans les départements du midi de la France et son essor
entraînera celui des opérations relatives aux différents stades de la soie :
filature, moulinage, tissage. Après de décès de mes grands-parents, mon père Yves Rabillon héritera du portrait de Pierre-Louis, un tableau qui, si mes souvenirs sont exacts, devait se trouver dans le bureau de notre père. Aujourd'hui, Pierre Louis a sa place dans le bureau de mon frère.
Deux de ses fils seront, à leur tour,
« mouliniers » puis deux petits-fils. Nous sommes alors au début du
19è siècle, la sériculture semble encore avoir de beaux jours devant elle.
Malheureusement, le succès ne durera pas et ce seront les
descendants de Pierre Louis qui en feront les frais. Il y aura d’abord la
maladie du ver à soie qui anéantira les élevages. Pasteur réussira à juguler la
maladie mais la sériciculture française ne cessera de décliner dès la moitié du
18ème siècle. On y trouve un autre motif : ouverture du canal de Suez en
1870 ouvrant la porte à une concurrence de plus en plus forte des soies
d’extrême Orient, apparition de fibres synthétiques (rayonne, nylon) qui bien
vite supplanteront la soie en France.
En suivant nos mouliniers, on voit bien que les temps changent.
A l’exception de Louis Germain décédé prématurément, ses deux fils et son frère
qui sont restés dans la filière de la soie seront obligés de fermer leurs
moulins ! L’un deviendra commissaire de police, un autre « tisseur de
livres ! » et la plupart de leurs descendants quitteront le Vaucluse
pour la région de Marseille. Curieusement, on voit alors réapparaître au 19è
siècle le métier de l’aïeul Nicolas, le tonnelier du 17è siècle.
L’Histoire de Piolenc se referme... En 2014, le patronyme
n’existe plus à Piolenc. On retrouve encore
cinq Rabillon dans le département du Vaucluse et deux entreprises l’une à
Orange, l’autre à Apt. Où sont donc partis les
nombreux Rabillon qui étaient partis vers Marseille à la fin du 19è siècle. Leur trace s’est perdue !....
En ce qui nous concerne, une autre
page s’ouvre...
celle des Rabillon de Rennes avec Etienne Vital
qui quitte
Piolenc en 1787.
Elle suit !.....(donc sa date est postérieure à ce billet)


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