mardi 11 novembre 2014

1914-2014.....Branche NOURY !

 Là-bas bien loin de leur famille
Tombèrent ceux que nous pleurons
Ceux dont la mort fut héroïque
 et nous rend fiers aujourd'hui !

Jean Arthur ANNE-DUPORTAL (1891-1914)


 ..... le dernier des cinq enfants de la famille. Une parenté par les Noury mais avec un lien de plus grande proximité avec nos cousins Drouin et Thorel (branche Aulanier) dont il était un oncle. Etudiant en Droit, il fut incorporé au régiment d'infanterie de Vannes en 1913 pour faire son service militaire. Il partit sur le front dès les premiers jours d'août avec toutes les formations d'active et un mois après, âgé de 23 ans, il était porté disparu pendant les combats de la Marne . Ses soeurs conserveront longtemps l'espoir de le retrouver vivant. Il fallut la fin de la guerre, l'armistice, le retour de tous les prisonniers pour les convaincre que le petit frère avait succombé sous les balles allemandes dès les premiers combats. 
Il fut sans doute au nombre de ces milliers de jeunes hommes broyés par les armes de destruction qui furent privés de sépulture et dont les ossements épars, ne permettant aucune identification, furent placés dans un des ossuaires de la ligne de feu, tel Douaumont par exemple.


Louis Marie Alphonse NOURY (1892-1914)
 
..... était soldat au 65è Régiment d'Infanterie au moment de sa mort le 27 août 1914 durant la bataille du Bois de Chaumont-Saint-Quentin (Ardennes). Louis nous est, comme Jean Arthur, apparenté par les Noury (même degré).

                                                
Jean UBICINI (ca1886-1915)

 ..... Comme son cousin Jacques Bodin (ci-dessous), Jean a trouvé la mort durant cette guerre maudite. Il est tombé en Septembre 1915 durant l'assaut de l'Epine de Velgrange dans le Secteur de Saint-Hilaire-le-Grand (Marne). Jean était alors sous-lieutenant au 155è RI. C'était un cousin issu de germain de mon père. 


Jacques BODIN (1888-1916)

 23 ans est tombé au champ d'honneur pendant l'attaque du village de Fleury devant Douaumont en Juillet 1916. Il rejoignait dans la mort et le sacrifice Jean Ubicini, lui-même, tombé en Septembre 1915 à l'assaut de l'Epine de Velgrange. 
 Sur sa fiche relevée en 2006 sur la Base "Mémoire des Hommes", nous lisons que Jacques appartenait au 2è régiment de Tirailleurs Algériens (matricule 401 de la classe 1907).
Oncle Pierre Bodin, le jeune frère de Jacques, m'écrit le 9 septembre 1979 : 

 "Leurs noms figurent sur le monument de Lavaré (Sarthe) mais ils sont restés au milieu de leurs hommes sur la terre de Champagne et de Verdun.se sacrifiant pour que la France, dans l'Europe qui devait se faire ne soit pas une colonie des Pays de l'Est, mais occupe une place honorable, à part entière."


René RAME (1895-1917)  

..... fils aîné de l'oncle Edmond Ramé, respectable vieillard à la barbe blanche, plutôt impressionnant pour la petite fille que j'étais alors et à qui nous allions, tous les 1er janvier, présenter nos voeux. Le sergent René Ramé est tombé au champ d'honneur le 11 décembre 1917 à Fleury (55) intoxiqué par les gaz à l'âge de 22 ans. Et toujours la même parenté par les Noury.

Claude RAME (1896-1918)

..... caporal et frère du précédent, blessé, fait prisonnier, Claude décédera le 16 juillet 1918 à Heilbronn en Allemagne. Un exemple qui montre, si besoin était, combien de familles perdirent plusieurs enfants au cours de la terrible guerre.


Eugène BONAMY (1873-1917)

..... Capitaine au 9ème Cuirassiers. Militaire de carrière, il eut le temps d'être largement décoré : Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, Médailles coloniale et du Maroc, Officier du Mérite hafidien, Chevalier de l’Etoile noire du Bénin et de l’Ordre des Comores, 7 fois cité pour faits de guerre et finalement "tué à l’ennemi" le 25/3/1918 au Bois de Ferrières près de Chauny (Aisne). Il sera inhumé dans le caveau familial, cimetière de la Bouteillerie à Nantes (Loire-Atlantique). La photo de la tombe et de la plaque sur http://pagesperso-orange.fr/seynaeve. des années plus tard en 1940, son neveu François le rejoindra au cimetière !

                           
Enfin, un mot d'Emile Driant, héros de cette guerre, tombé en 1916 au "Bois des Caures" à Verdun et gendre du général Boulanger*. Nous avons un "petit, très petit lien" avec lui par le biais de Rosalie Boulanger (grande-tante du général et dont le petit-fils épousera une Noury). Mais si je vous en parle, c'est que j'ai été longtemps en contact avec le petit-fils d'Emile, Régis Driant (1944-2012) avec qui j'ai partagé bien des trouvailles. Il collabore à une base importante de données généalogiques. Son grand-père Emile Driant, un héros mais aussi un auteur, écrivait sous le pseudonyme de "Capitaine Danrit", l'anagramme de son nom choisi pour se protéger de la censure de ses supérieurs. J'avais, il y a bien longtemps remisé au grenier deux petits livres de ce "Capitaine Danrit" absolument inconnu de moi. Son petit-fils m' a permis d'extraire l'oeuvre de l'oubli et de la poussière mais, je vous l'avouerai, je ne l'ai pas encore lue !
* le général Boulanger fut immortalisé, entre autres, par une chanson écrite par Paulus "en revenant d'là revue"
 

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