Michèle Rey du Boissieu me fait part du décès de Georges de Chappotin et de sa soeur Alberte, décès qui n'ont pas été mentionnés dans le carnet familial de ce début d'année.
Georges est décédé le 13 février 2007, sa soeur Alberte l'avait précédé de quelques mois le 11 /10/2006 à Arignac (09).
Père de six enfants, Georges avait épousé Guyonne de Boishamon en 1952 dans les Côtes d'Armor.
Comme le monde est petit... même en 1959 l'année où Jean Pierre Boulloud faisait un stage à la Centrale électrique d'Abidjan (Côte d'Ivoire). Il y avait croisé Georges de Chappotin . Il ignorait alors que quelques trois années plus tard, il épouserait une cousine par alliance de la famille de Chappotin.
samedi 9 février 2008
Erwan
Cette fois, c'est d'Erwan Boulloud dont il est question et dont j'aimerai vous faire visiter le site. Erwan est l'un de nos neveux, fils de Jean-Claude, petit-fils de Georges récemment disparu. J'ai demandé à Jean-Claude de nous le présenter :"Erwan à fait l'Ecole Boule ce qui a débouché sur un Diplôme d'etudes supérieures des métiers d'art, spécialité monteur en bronze (travail des métaux en général mais aussi formation de base en tout).Il a créé son entreprise il y a 3 ou 4 ans et veut se spécialiser dans l'édition de meubles et de luminaires ainsi que sur des projets spéciaux. Il a aujourd'hui un salarié. Il a un style à lui qui utilise des matériaux industriels pour faire des produits " haut de gamme". Erwan est marié à Fer, originaire d'Argentine, ils ont deux enfants Zoë et Felipe".
J'ai bien aimé sa présentation, très design... normal, me direz-vous !.. un entrepreneur certes mais surtout un artiste de talent. Bravo Erwan !
J'ai bien aimé sa présentation, très design... normal, me direz-vous !.. un entrepreneur certes mais surtout un artiste de talent. Bravo Erwan !
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Généalogie (Branche Boulloud-Tilmont)
Aurélie... Vietnam et ailleurs, carnet de voyage
Après Stéphane, je suis heureuse d'accueillir sur mon blog celui d'Aurélie, fille de ma cousine Armelle Abegg-Huchet. Introduisant le blog de sa fille, elle m'écrit : "aujourd'hui Aurélie est en Master (réseaux urbains dans les pays en voie de dévellopement : transports, eaux, déchets) et s'apprête à partir en Amérique Centrale le 1er avril 2008 au Salvador pour un stage de 4 mois plus quelques semaines de vacances. Je pense que nous aurons droit a la suite du blog. Elle en a corrigé une partie et le fera sans doute imprimer en quelques exemplaires..." Je vous laisse découvrir le journal d'Aurélie riche de ses expériences, de ses découvertes, de ses belle photos tout cela écrit avec beaucoup de spontanéité et d'humour... on attend bien évidemment une suite dès le mois d'avril, cette fois en direct... Bon vent Aurélie !
A l'age de 20 ans et demi, Aurélie est partie en septembre 2005 à Ho-Chi-Minh-Ville (ex Saigon) pour un stage de 6 mois dans le cadre de sa toisième année à l'IEP (Institut d'Etudes Politiques) de Rennes au Consulat de France. Elle y est retournée un an plus tard avec un deuxième stage de deux mois dans une association humanitaire puis elle a alterné travail et découverte de la région : Vietnam, Laos, Cambodge et Thailande. Enfin trouvant qu'il était inutile de rentrer en France pour les vacances d'été, Aurélie a continué les visites pendant deux mois avec un séjour en Inde, seule avec son gros sac et son guide du routard...
Dans son récit, elle s'adresse à sa bande de copains (anciens lycéens surtout) appelée le troupeau... ses amis lui avaient donné un tas d'enveloppes à ouvrir à des dates précises... le mouton "Jean-Claude" est une peluche qu'elle emmène partout (voir mail du 16 mai 2006). Aurélie a fait beaucoup de photos et a gagné un prix à une expo de l'IEP.
A l'age de 20 ans et demi, Aurélie est partie en septembre 2005 à Ho-Chi-Minh-Ville (ex Saigon) pour un stage de 6 mois dans le cadre de sa toisième année à l'IEP (Institut d'Etudes Politiques) de Rennes au Consulat de France. Elle y est retournée un an plus tard avec un deuxième stage de deux mois dans une association humanitaire puis elle a alterné travail et découverte de la région : Vietnam, Laos, Cambodge et Thailande. Enfin trouvant qu'il était inutile de rentrer en France pour les vacances d'été, Aurélie a continué les visites pendant deux mois avec un séjour en Inde, seule avec son gros sac et son guide du routard...
Dans son récit, elle s'adresse à sa bande de copains (anciens lycéens surtout) appelée le troupeau... ses amis lui avaient donné un tas d'enveloppes à ouvrir à des dates précises... le mouton "Jean-Claude" est une peluche qu'elle emmène partout (voir mail du 16 mai 2006). Aurélie a fait beaucoup de photos et a gagné un prix à une expo de l'IEP.
Libellés :
Généalogie (Branche Decq-Jartel)
jeudi 7 février 2008
C'était au temps où !
Le texte qui suit, je l'ai trouvé sur le forum des Hautes-Pyrénées avec lequel j'ai des liens en raison de mes recherches sur la famille Dulac. Un texte que j'ai aimé, qui a éveillé en moi des souvenirs, qui vous touchera peut-être aussi... Il ne s'agira pas nécessairement d'une grand-mère mais de ces femmes qui ont accompagné votre enfance... Je pense à Marie-Ange qui fut employée de longues années chez mes parents... à Anne-Marie chez mes cousins rennais... à Alphonsine lorsque nous nous arrêtions chez les cousins de Jean Pierre à Vaulnaveys...
et vous ?
Vous souvenez-vous du tablier de Grand-mère ?
Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la robe en dessous,
mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.
Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants,
et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer,
et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides ;
et quand le temps était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.
Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux.
En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter son tablier,
et les hommes au champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.
Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse,
Tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
L'évocation d'une grand-mère et de son tablier a suscité quelques échanges entre les membres du forum, originaires des Hautes-Pyrénées sur le thème de la disparition des dialectes régionaux... Je vous les livre car elles montrent bien ce désir de retrouver nos racines au siècle de la mondialisation sans pour autant renoncer à la modernité.....
"Mes grands parents tous deux instituteurs, sortis des premières écoles normales, ont passé leur temps à apprendre le français aux petits paysans des Htes Pyrénées, et ensuite aux petits émigrés espagnols ou italiens des quartiers populaires de Tarbes. A mon grand regret aujourd'hui je ne maitrise pas cette langue qu'ils parlaient avec ma mère lorsqu'ils ne voulaient pas que nous comprenions ce qu'ils disaient. Il était bien sûr interdit de parler ce dialecte. Maintenant ma fille émigrée au USA ne rêve que de parler l'occitan. S'il faut que tout le monde se comprenne il ne faut pas pour cela abandonner tout ce qui représente notre passé, notre histoire, individuelle ou commune, c'est ce que nous recherchons tous au travers de nos travaux généalogiques"
"J'ai eu la bêtise de dire un jour à mes parents : "ce n'est pas la peine que vous parliez patois, je vous comprends". Fin de l'imprégnation et, aujourd'hui j'ai toutes les peines du monde à parler gascon malgré des cours suivis depuis 10 ans. Blocage, je crois bien! Heureusement nos messages nous obligent souvent à retrouver nos racines et pas seulement généalogiques ; la langue aussi, les mœurs et l'histoire sans parler des paysages."
"Et moi donc ..... interdiction par l'institutrice (qui était ma tante) à nos parents, de parler ce patois. Mon fils m'a reproché de ne pas le lui avoir apris. Votre tablier de grand mère est tellement vrai".
Je reprends la main pour évoquer à mon tour et avec émotion quelques unes des expressions de notre Marie-Ange. On n'échappait pas à "Prends ta curlée de sirop" de foie de morue...Brkkk ou de sirop iodotonique trop sucré. Quand elle nous menait avec elle dans son jardin ouvrier des faubourgs de Rennes sans doute aujourd'hui sous des immeubles, elle nous faisait monter dans sa "berouette". Je ne suis pas certaine de l'orthographe ! Mon cousin Christian, amoureux du Gallo (dialecte d'Ille-et-Vilaine) pourrait nous en dire tellement plus.
et vous ?
Vous souvenez-vous du tablier de Grand-mère ?
Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la robe en dessous,
mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.
Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants,
et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer,
et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides ;
et quand le temps était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.
Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux.
En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter son tablier,
et les hommes au champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.
Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse,
Tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
L'évocation d'une grand-mère et de son tablier a suscité quelques échanges entre les membres du forum, originaires des Hautes-Pyrénées sur le thème de la disparition des dialectes régionaux... Je vous les livre car elles montrent bien ce désir de retrouver nos racines au siècle de la mondialisation sans pour autant renoncer à la modernité.....
"Mes grands parents tous deux instituteurs, sortis des premières écoles normales, ont passé leur temps à apprendre le français aux petits paysans des Htes Pyrénées, et ensuite aux petits émigrés espagnols ou italiens des quartiers populaires de Tarbes. A mon grand regret aujourd'hui je ne maitrise pas cette langue qu'ils parlaient avec ma mère lorsqu'ils ne voulaient pas que nous comprenions ce qu'ils disaient. Il était bien sûr interdit de parler ce dialecte. Maintenant ma fille émigrée au USA ne rêve que de parler l'occitan. S'il faut que tout le monde se comprenne il ne faut pas pour cela abandonner tout ce qui représente notre passé, notre histoire, individuelle ou commune, c'est ce que nous recherchons tous au travers de nos travaux généalogiques"
"J'ai eu la bêtise de dire un jour à mes parents : "ce n'est pas la peine que vous parliez patois, je vous comprends". Fin de l'imprégnation et, aujourd'hui j'ai toutes les peines du monde à parler gascon malgré des cours suivis depuis 10 ans. Blocage, je crois bien! Heureusement nos messages nous obligent souvent à retrouver nos racines et pas seulement généalogiques ; la langue aussi, les mœurs et l'histoire sans parler des paysages."
"Et moi donc ..... interdiction par l'institutrice (qui était ma tante) à nos parents, de parler ce patois. Mon fils m'a reproché de ne pas le lui avoir apris. Votre tablier de grand mère est tellement vrai".
Je reprends la main pour évoquer à mon tour et avec émotion quelques unes des expressions de notre Marie-Ange. On n'échappait pas à "Prends ta curlée de sirop" de foie de morue...Brkkk ou de sirop iodotonique trop sucré. Quand elle nous menait avec elle dans son jardin ouvrier des faubourgs de Rennes sans doute aujourd'hui sous des immeubles, elle nous faisait monter dans sa "berouette". Je ne suis pas certaine de l'orthographe ! Mon cousin Christian, amoureux du Gallo (dialecte d'Ille-et-Vilaine) pourrait nous en dire tellement plus.
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Histoire et Généalogie (toutes familles)
lundi 4 février 2008
Les notaires au 16è, 17è, 18è siècles, des acteurs hauts en couleur.....
Ce soir, j'ai envie de vous parler des notaires. C'est une profession que je rencontre très souvent dans les actes recherchés. Il y en a dans presque toutes les familles, chez les Boulloud, les Deschamps, les Noury, les Sausse pour ne citer que ceux-là. Je me suis alors interrogée et documentée sur cette confrérie ! «Notaire » vient du latin notarius, de nota, note. L'histoire du notariat en France est assez obscure avant Saint Louis. C'est lui qui attacha au Châtelet 60 clercs sous le titre de notaires royaux, chargés de recevoir tous les actes de la juridiction. Philippe Le Bel les étend en 1302 à toutes les terres de la couronne. François 1er fixe leurs attributions en 1542 sous le nom de tabellions. Puis seront créés des Gardes-Notes en 1575 dont la mission est de veiller à la bonne conservation des actes. Les tabellions sont définitivement remplacés par les notaires et garde-notes en 1597 par Henri IV. Plus tard, la Révolution les transforme en notaires publics en 1791, question de vocabulaire républicain ! Il faudra attendre 1803 pour voir une réelle réorganisation. On verra alors apparaître les notaires impériaux puis vers la fin du 19è on ne parlera plus que du notaire tout... simplement. Dans une population de ruraux et de gens de la terre, le monde de nos ancêtres est peuplé de ces figures particulières, les notaires ! Notables respectés et influents, acteurs importants de la vie économique, les notaires constituent alors le noyau dur et actif de la société. Ils doivent cette image et leur position au fait de se trouver au carrefour de deux mondes: la ville et la campagne, le monde des affaires et le monde de la terre, la noblesse et la paysannerie. Ils sont au service de tous et aucun ne peut s'en passer. Je compare un peu leur position à celle du maréchal ferrant, du forgeron ou du curé. C'est un travailleur indépendant, itinérant, allant par les routes, sur une mule ou un cheval (pour les plus riches), de maison en maison, de ferme en ferme, tantôt pour y rédiger un testament, y dresser un inventaire après décès, établir un contrat de mariage, etc. La plupart sont aisés et pères de familles généralement nombreuses. Notre aïeul Jean Marie Noury aura ainsi 18 enfants ! Leur position leur permettra, pour les plus entreprenants, d'acquérir les terres de la noblesse rurale désireuse alors d'aller s'installer en ville durant la saison hivernale. Plus de confort et une vie sociale plus riche. Mais on ne va pas habiter en ville n'importe où, il faut construire une belle maison, voire un hôtel particulier. Cela coûte... alors, on vend des terres et qui achète ? les notaires... 

J'ai ainsi dépouillé dans mes archives des titres de propriété de terres de Châteaugiron (ph. haut de page), fief de la famille Noury. J'ai pensé longtemps que ces terres héritées par mon père avaient été achetées par mon grand-père. Pas du tout, j'ai constaté que leur acquisition s'était faite du temps de Jean Marie et de l'omni présence de la famille à Châteaugiron. Shéma identique sans doute si l'on se tourne vers le Boulloud (Vaulnaveys, ph. de droite). L'histoire familiale raconte que les Bolloud de Murianne étaient propriétaires du domaine de Chamrousse, aujourd"hui station de ski en Isère. Un lieu-dit "Le Bachat-Boulloud" en atteste... Deux exemples qu'on pourrait facilement multiplier.
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Histoire et Généalogie (toutes familles)
François Louis Hippolyte Monpou (1804-1841)
J'avais beaucoup entendu parler de ce compositeur. Maman fredonnait souvent les paroles de "Gastibelza", un texte de Victor Hugo :
"Le vent qui souffle sur la montagne me rendra fou..."
mis en musique disait-elle par son arrière-grand oncle. Or dans les années 50-60, c'était Georges Brassens qui interprétait cette mélodie sur une musique qui lui était attribuée. Aussi Geneviève, reprochait à ce dernier d'avoir emprunté sans vergogne la musique de notre aïeul. J'ai alors voulu en savoir plus car "fan" de l'ami Georges, ce reproche ne collait pas avec le profil du poète qu'était Brassens pour moi.
Pour retrouver la trace d'Hippolyte, j'ai d'abord consulté "Google" en 2003 et j'y ai trouvé une communication d'un groupe de chercheurs de l'université de Jussieu à Paris intitulée "Variation sur une guitare de Hugo...", un texte qui mentionnait à plusieurs reprises notre homme ! J'ai longtemps attendu une réponse de Jussieu. Plusieurs mois après, ce groupe en la personne d'Arnaud Laster m'a répondu. En voici la teneur : "Hippolyte Monpou a bien composé un "Gastibelza" sur la "Guitare" de Hugo, avant Litz et Brassens. Cette chanson obtint un grand succès au 19è siècle et lorsque j'ai présenté sur France-Culture les oeuvres de Litsz inspirées par Hugo, j'ai fait enregistrer le premier couplet de la chanson de Monpou. Il ne me semble pas que Brassens s'en soit inspiré mais il faudrait réecouter cet enregistrement et comparer les partitions. Monpou a mis en musique six autres poèmes de Hugo".Hippolyte Monpou, compositeur français, né à Paris le 12 juin 1804, mort à Orléans le 9 août 1841. Il entra d'abord comme enfant de chœur à l'église Saint Germain l'Auxerrois et suivit les cours de la Maitrise de Notre Dame sous ladirection de Desvignes. Il alla ensuite continuer ses études musicales à l'Ecole royale et spéciale de chant, que Choron venait de fonder et fut nommé à l'âge de 16 ans organiste de la Cathédrale de Tours où il resta deux ans. Choron le rappela alors à Paris pour lui confier les fonctions de professeur d'accompagnement dans son institution. Successivement organiste de Saint Thomas d'Aquin, de Saint Nicolas des Champs, de la Sorbonne, le jeune Hippolyte Monpou fit exécuter dans ces églises plusieurs messes de sa composition. Il n'étudiait guère à cette époque que les Maitres de musique sacrée, Palestrina, Clari, Carissimi, Haendel, et travaillait consciencieusement à se mettre au niveau d'une tâche pleine de grandeur et de sévérité. Tout à coup, la révolution de 1830 éclata. L'Eglise, qui avait adopté le jeune artiste et qui paraissait aussi se charger de le faire vivre, ne lui offrait plus de ressources. L'école de Choron qui en 1824 avait été transformée en Institution Royale de Musique classique et religieuse avait été fermée, et plusieurs artistes formés dans cette école avaient pris leur essor vers les différentes branches de l'art où ils allaient bientôt se faire une réputation. Monpou se décida bravement à abandonner la musique religieuse pour la musique profane. Désespéré de la messe et du psaume, il se jeta dans la romance, et entreprit de se distinguer par un style sérieux et tendre, par une coupe aventureuse, par des rythmes piquants, heurtés et nouveaux. C'est ainsi qu'il écrivit: l'Andalousie, Gastibelza, les deux Archers, les Resurectionnistes, le Voile bleu...
Mais il fallait que ses romances fussent chantées. Il trouva des artistes qui lui prétèrent eur voix, et ne s'en tint pas là... il chanta sur le Théatre de l'Odéon...dans la Salle Laffitte où il donna un concert entièrement composé de ses œuvres. Il puisait ses inspirations dans les poésies d'Alfred de Musset, de Victor Hugo, de Frédéric Soulié, auxquelles sa musique prêtait un nouveau charme. Il avait mis en musique jusqu'à un chapître des paroles d'un Croyant de l'abbé de La Mennais, jusqu'à la dernière scène d'Othello de Shakespeare, littéralement traduite par Alfred de Vigny. Plein de volonté et de persévérance, Monpou voulait prouver qu'il était capable d'écrire autre chose que des romances et forcer les barrières de la scène lyrique. Le théatre du Palais-Royal, nouvellement ouvert, offrait aux jeunes compositeurs les moyens de se faire connaitre. Adolphe Adam, Flotow, Pilatti et quelques autres travaillaient pour ce théatre, où l'auteur de cet article retrouva Monpou en 1833. Monpou fut chargé par les spirituels auteurs de la pièce de Vert-Vert, Mrs Deforges et de Leuven, d'écrire pour une autre pièce intitulée La Salamandre, plusieurs morceaux de musique qui furent chaleureusement applaudis.Peu de temps après, Frédéric Soulié lui confia le livret des ""Deux Reines, opéra-comique en un acte qui fut représenté en 1835. Ce coup d'essai du compositeur sur la scène de l'Opéra-Comique fut un coup de maître. "Adieu mon beau navire devint bientôt populaire... aux "Deux Reines" succèdérent "Le Luthier de Venise" et "Piquillo", paroles d'Alexandre Dumas, représenté en 1837. Vinrent ensuite "Perugina", "Le Planteur" , et "La chaste Suzanne" au Théatre de la Renaissance. Mais quoique Monpou eût répandu dans toutes ces productions une foule d'idées heureuses et qu'il y ait fait preuve d'un talent réel, il ne retrouva pas un succès égal à celui qu'avait obtenu son premier opéra des Deux Reines. Il était en train d'écrire la partition d'un nouvel ouvrage en trois actes, "La Reine Jeanne", lorsqu'il tomba gravement malade. On dit que la crainte de n'avoir pas terminé son travail dans le délai fixé entre lui et le Directeur de l'Opéra-Comique contribua beaucoup à aggraver cette affection, dont il était atteint depuis longtemps. Il partit pour la Touraine, comptant sur la salutaire influence de ce doux climat. Arrivé à Orléans, il se sentit hors d'état de continuer sa route, et se fit transporter dans une maison de campagne des environs (La Chapelle-Saint-Mesmin) chez un ami . Bientôt après il put revenir à Orléans pour être plus à portée des secours de la médecine; mais tous les efforts de la science furent impuissants, et il succomba dans cette ville, à l'âge de 37 ans. Sa femme qui l'accompagnait, fit transporter ses restes à Paris.Ses obsèques eurent lieu à Saint Roch le 14 août 1841; on y exécuta une messe dans laquelle M. Dietsh avait eu l'heureuse idée de faire entrer un motet composé sur des motifs des "Deux Reines" et de "La chaste Suzanne", et qui fut chanté par Duprez. La dépouille mortelle d'Hippolyte Monpou fut déposée au cimetière du Père Lachaise. Cet artiste, enlevé trop tôt à son art, n'avait écrit qu'un acte de son opéra de "La Reine Jeanne"; il laissa aussi en manuscrit plusieurs morceaux d'un autre opéra en trois actes, "Lambert Simnel" - les deux ouvrages, terminés par Adolphe Adam, ont plus tard été représentés.Sources : Extrait d'un article de la Gazette et Revue musicales de Paris)
mis en musique disait-elle par son arrière-grand oncle. Or dans les années 50-60, c'était Georges Brassens qui interprétait cette mélodie sur une musique qui lui était attribuée. Aussi Geneviève, reprochait à ce dernier d'avoir emprunté sans vergogne la musique de notre aïeul. J'ai alors voulu en savoir plus car "fan" de l'ami Georges, ce reproche ne collait pas avec le profil du poète qu'était Brassens pour moi.
Pour retrouver la trace d'Hippolyte, j'ai d'abord consulté "Google" en 2003 et j'y ai trouvé une communication d'un groupe de chercheurs de l'université de Jussieu à Paris intitulée "Variation sur une guitare de Hugo...", un texte qui mentionnait à plusieurs reprises notre homme ! J'ai longtemps attendu une réponse de Jussieu. Plusieurs mois après, ce groupe en la personne d'Arnaud Laster m'a répondu. En voici la teneur : "Hippolyte Monpou a bien composé un "Gastibelza" sur la "Guitare" de Hugo, avant Litz et Brassens. Cette chanson obtint un grand succès au 19è siècle et lorsque j'ai présenté sur France-Culture les oeuvres de Litsz inspirées par Hugo, j'ai fait enregistrer le premier couplet de la chanson de Monpou. Il ne me semble pas que Brassens s'en soit inspiré mais il faudrait réecouter cet enregistrement et comparer les partitions. Monpou a mis en musique six autres poèmes de Hugo".Hippolyte Monpou, compositeur français, né à Paris le 12 juin 1804, mort à Orléans le 9 août 1841. Il entra d'abord comme enfant de chœur à l'église Saint Germain l'Auxerrois et suivit les cours de la Maitrise de Notre Dame sous ladirection de Desvignes. Il alla ensuite continuer ses études musicales à l'Ecole royale et spéciale de chant, que Choron venait de fonder et fut nommé à l'âge de 16 ans organiste de la Cathédrale de Tours où il resta deux ans. Choron le rappela alors à Paris pour lui confier les fonctions de professeur d'accompagnement dans son institution. Successivement organiste de Saint Thomas d'Aquin, de Saint Nicolas des Champs, de la Sorbonne, le jeune Hippolyte Monpou fit exécuter dans ces églises plusieurs messes de sa composition. Il n'étudiait guère à cette époque que les Maitres de musique sacrée, Palestrina, Clari, Carissimi, Haendel, et travaillait consciencieusement à se mettre au niveau d'une tâche pleine de grandeur et de sévérité. Tout à coup, la révolution de 1830 éclata. L'Eglise, qui avait adopté le jeune artiste et qui paraissait aussi se charger de le faire vivre, ne lui offrait plus de ressources. L'école de Choron qui en 1824 avait été transformée en Institution Royale de Musique classique et religieuse avait été fermée, et plusieurs artistes formés dans cette école avaient pris leur essor vers les différentes branches de l'art où ils allaient bientôt se faire une réputation. Monpou se décida bravement à abandonner la musique religieuse pour la musique profane. Désespéré de la messe et du psaume, il se jeta dans la romance, et entreprit de se distinguer par un style sérieux et tendre, par une coupe aventureuse, par des rythmes piquants, heurtés et nouveaux. C'est ainsi qu'il écrivit: l'Andalousie, Gastibelza, les deux Archers, les Resurectionnistes, le Voile bleu...
Mais il fallait que ses romances fussent chantées. Il trouva des artistes qui lui prétèrent eur voix, et ne s'en tint pas là... il chanta sur le Théatre de l'Odéon...dans la Salle Laffitte où il donna un concert entièrement composé de ses œuvres. Il puisait ses inspirations dans les poésies d'Alfred de Musset, de Victor Hugo, de Frédéric Soulié, auxquelles sa musique prêtait un nouveau charme. Il avait mis en musique jusqu'à un chapître des paroles d'un Croyant de l'abbé de La Mennais, jusqu'à la dernière scène d'Othello de Shakespeare, littéralement traduite par Alfred de Vigny. Plein de volonté et de persévérance, Monpou voulait prouver qu'il était capable d'écrire autre chose que des romances et forcer les barrières de la scène lyrique. Le théatre du Palais-Royal, nouvellement ouvert, offrait aux jeunes compositeurs les moyens de se faire connaitre. Adolphe Adam, Flotow, Pilatti et quelques autres travaillaient pour ce théatre, où l'auteur de cet article retrouva Monpou en 1833. Monpou fut chargé par les spirituels auteurs de la pièce de Vert-Vert, Mrs Deforges et de Leuven, d'écrire pour une autre pièce intitulée La Salamandre, plusieurs morceaux de musique qui furent chaleureusement applaudis.Peu de temps après, Frédéric Soulié lui confia le livret des ""Deux Reines, opéra-comique en un acte qui fut représenté en 1835. Ce coup d'essai du compositeur sur la scène de l'Opéra-Comique fut un coup de maître. "Adieu mon beau navire devint bientôt populaire... aux "Deux Reines" succèdérent "Le Luthier de Venise" et "Piquillo", paroles d'Alexandre Dumas, représenté en 1837. Vinrent ensuite "Perugina", "Le Planteur" , et "La chaste Suzanne" au Théatre de la Renaissance. Mais quoique Monpou eût répandu dans toutes ces productions une foule d'idées heureuses et qu'il y ait fait preuve d'un talent réel, il ne retrouva pas un succès égal à celui qu'avait obtenu son premier opéra des Deux Reines. Il était en train d'écrire la partition d'un nouvel ouvrage en trois actes, "La Reine Jeanne", lorsqu'il tomba gravement malade. On dit que la crainte de n'avoir pas terminé son travail dans le délai fixé entre lui et le Directeur de l'Opéra-Comique contribua beaucoup à aggraver cette affection, dont il était atteint depuis longtemps. Il partit pour la Touraine, comptant sur la salutaire influence de ce doux climat. Arrivé à Orléans, il se sentit hors d'état de continuer sa route, et se fit transporter dans une maison de campagne des environs (La Chapelle-Saint-Mesmin) chez un ami . Bientôt après il put revenir à Orléans pour être plus à portée des secours de la médecine; mais tous les efforts de la science furent impuissants, et il succomba dans cette ville, à l'âge de 37 ans. Sa femme qui l'accompagnait, fit transporter ses restes à Paris.Ses obsèques eurent lieu à Saint Roch le 14 août 1841; on y exécuta une messe dans laquelle M. Dietsh avait eu l'heureuse idée de faire entrer un motet composé sur des motifs des "Deux Reines" et de "La chaste Suzanne", et qui fut chanté par Duprez. La dépouille mortelle d'Hippolyte Monpou fut déposée au cimetière du Père Lachaise. Cet artiste, enlevé trop tôt à son art, n'avait écrit qu'un acte de son opéra de "La Reine Jeanne"; il laissa aussi en manuscrit plusieurs morceaux d'un autre opéra en trois actes, "Lambert Simnel" - les deux ouvrages, terminés par Adolphe Adam, ont plus tard été représentés.Sources : Extrait d'un article de la Gazette et Revue musicales de Paris)
Selon son acte de décès, il semble qu'il résidait à Paris au 8, rue Louvois (2è).
La tombe d'Hippolyte est toujours au Père Lachaise dans le carré des muiciens Une enigme persiste sur le patronyme Monpou ou Monpoux. Les biographes du compositeur parlent d'Hippolyte Monpou. Son acte de décès mentionne François Louis Monpoux d'où notre difficulté pour trouver l'acte à Orléans. Il faut encore souligner que l'acte de mariage d'une de ses soeurs Colombe Eugénie évoque son frère compositeur en tant que témoin sous l'identité François Hippolite. Et sur cet acte, l'épouse déclare qu'une erreur a été faite sur l'acte de décès de son père et que leur patronyme est bien Monpoux (avec un x). La tradition familiale a, elle, entérinée Monpou (sans x) !
Bibliographie : autres articles trouvés dans.....
-"Dictionnaire biographique des musiciens" collection Bouquins, chez Robert Laffont - 1995, 2ème tôme p. 2825-2826
-Larousse "Grand dictionnaire universel du XIX ème siècle"-1982- Tôme XI
André VY.....
Odile Thorel (fille d'André et de Marie Louise Aulanier) nous a appris le décès récent à 60 ans de André Vy.
André était le fils de Jeanne (née Thorel) et de Robert (+1988). Il vivait avec sa mère et sa soeur dans un petit village normand à Montreuil-l'Argillé dans l'Eure. Nous partageons la peine et la douleur de Jeanne et de ses enfants.
J'ai peu connu cette cousine germaine de maman mais je me souviens d'un séjour dans la famille Vy alors qu'elle résidait en banlieue parisienne. Je devais avoir douze ou treize ans !
André était le fils de Jeanne (née Thorel) et de Robert (+1988). Il vivait avec sa mère et sa soeur dans un petit village normand à Montreuil-l'Argillé dans l'Eure. Nous partageons la peine et la douleur de Jeanne et de ses enfants.
J'ai peu connu cette cousine germaine de maman mais je me souviens d'un séjour dans la famille Vy alors qu'elle résidait en banlieue parisienne. Je devais avoir douze ou treize ans !
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