jeudi 10 avril 2008

Une journaliste interviewée

Il arrive que les journalistes soient à leur tour interviewés pour des magazines. C'est le cas de Corinne... En mars dernier, c'était le magazine "Julie" édité par les Editions Milan Jeunesse pour les filles de 10 à 15 ans et que vous connaissez peut-être. Moi, je ne connaissais pas......encore ! Margaux ou Emilie lisent Pomme d'Api ou Abricot !
Ce message est donc plus particulièrement à l'intention de vos adolescentes si elles jettent un oeil sur le blog ! mais ce que nous dit Corinne pourra intéresser aussi les garçons, les quadra, les quinqua et les séniors !...
Corinne , Journaliste radio
Une fille fan de sport, çà n'existe pas... Bien sûr que si !
Corinne en a fait son métier. On l'écoute !

Ah! te voilà. ça fait des heures que je te cherche...
C'est mon métier qui veut ça. Je cours tout le temps après les champions... j'interviewe des sportifs, pars en reportage à l'autre bout du monde ou présente l'émission "Europe Sport" de 20h à 22h30.
Ca a l'air passionnant...
C'est le cas ! je voyage beaucoup, mon métier me procure de fortes émotions mais le week-end, je suis rarement chez moi.
Comment ça, tu travailles le samedi et le dimanche ?
C'est l'événement qui dicte mon emploi du temps. Quand le vainqueur d'une course de voile arrive en pleine nuit, je travaille la nuit. Comme les bateaux se suivent, il m'est arrivé de passer deux ou trois jours sans dormir pour enregistrer les interviews à chaque arrivée. Aux jeux olympiques, je cours de compétition en compétition, je dors très peu, je mange sur le pouce et j'envoie mes sons à la rédaction le plus vite possible. C'est génial mais épuisant !
Euh, c'est quoi les "sons" ?

Oh ! pardon, c'est vrai tu n'es pas du métier. Un son c'est un reportage, une interview, une sorte d'article sonore qui sera ensuite diffusé sur l'antenne d'Europe 1.
(On aperçoit Corinne 3è en partant de la gauche)



Les Jeux olympiques, ça doit être grandiose...
Enorme... magique... Pour rien au monde je ne laisserai ma place. Mais c'est aussi beaucoup de travail, avant et après l'événement. Comme toi, avant un contrôle, je révise mes fiches. Depuis deux ans, comme un sportif, je prépare les jeux de Pékin (8 au 24 août). Si j'ai bien bûché, tout roulera !
Qu'est-ce qui t'as attiré dans ce métier ?
Le fait de rencontrer des gens, de découvritr le monde, de faire partager mes découvertes, mes émotions. Après avoir fait beaucoup de sport quand j'étais jeune, je me suis naturellement orientée vers cette spécialité.
Comment devenir journaliste radio ?
Sur concours, après le bac ou une licence, des écoles de journalisme mènent à ce métier après deux ou trois ans d'études. J'ai fait une licence d'Histoire puis j'ai passé le concours d'entrée à l'Ecole de Journalisme de Srasbourg.
Comment se sont passés tes premiers pas ?
Au début, tu fais un peu de tout...Tu pars en reportage dans une cité, tu files au pied levé interviewer les victimes d'une catastrophe, tu présentes le journal de 3h. du matin !... Bref, tu apprends à réagir dans la seconde, à foncer sans avoir peur.

Et que préfères-tu ?
Le direct, quand je dois raconter l'événement qui se déroule sous mes yeux. J'ai le trac comme un artiste avant de monter sur scène ! Mais j'aime cette boule à l'estomac : c'est la cerise sur le gâteau. Faire un direct est un exercice difficile et périlleux. Tu es au coeur de l'événement, de l'exploit, de l'émotion ambiante. Tu dois les décrire au plus juste, sans perdre ton sang-froid. Super excitant, non ?
Du direct, Corinne va pouvoir s'en donner à coeur joie. Elle est partie hier vers les USA à Winston Salem en Caroline du Nord. La France y rencontrera les Etats-Unis lors des quarts de finales de la Coupe Davis les 11, 12 et 13 avril 2008.

Histoire sans paroles ou... presque





Bonjour l'artiste !
Emilie s'applique... !


et vous présente enfin sa dernière oeuvre !
Bravo l'artiste.

Surprise...Surprise

Lundi 7 avril à 7 heures du matin, j'ouvre mes volets et là..... je n'en crois pas mes yeux !
Hé ! oui, la pelouse hier d'un beau vert mouillé s'est habillé d'un joli manteau blanc.


Les tulipes, terrasées par l'émotion, ne s'en sont pas remises !



Jetant un coup de mes fenêtres sur le haras voisin, je n'ai pas aperçu de chevaux. Tant mieux ! J'aime mieux penser que ces chutes soudaines de neige ne les ont pas surpris au pré.
Dans la journée, le manteau blanc avait disparu !Ouf ! c'est tout de même le printemps.....

Le sens de la propriété !


Le 7 janvier 2003, Gautier manifestait son sens de la propriété
en placardant sur la porte de sa chambre :
"Aterdi dentré"
Il avait alors 6 ans et 206 jours !


Le 6 avril 2005, c'est au tour de Clément de montrer que le sens de la propriété n'est pas l'exclusivité de son grand frère :
"Vous n'avé pas le droie de rentrer,
vous dever faire tok tok "
Clément avait ce jour-là 6 ans et 147 jours.
L'écart entre 6 ans et 206 jours et 6 ans et 147 jours est seulement de 2,5 % !!!
Quelle homogénéité dans cette fratrie !
Si l'évolution est linéaire, Margaux devait afficher un panneau sur sa porte à 6 ans et 88 jours, ce qui nous mène au 24 décembre 2007.
Et voici donc la suite. L'évolution n'est pas linéaire mais Margaux a affirmé une fois de plus son identité et son goût. Elle n'a pas affiché un panneau sur sa porte, mais, bien plus élégant, a installé sur sa poignée un collier et un bracelet qui font office de clochette et avec lesquels il convient de signaler sa présence avant d'entrer.
Margaux a aujourd'hui 6 ans et 163 jours ! (le message de Jean-Michel date du 09/03/2008, je vous laisse le soin d'appliquer les corrections nécéssires !).L'homogénéité de la fratrie est confirmée ! L'écart est minime : 1,8 % avec Gautier et 0,7 % avec Clément.
Merci Jean-Michel et bravo pour cette analyse. J'ajouterai que j'ai vu là l'esprit créateur de Margaux qui va de pair, me semble-t-il, avec son goût pour le dessin, le choix des couleurs, la perfection du trait. Une petite bonne femme qui allie avec beaucoup de talent rigueur et bon goût. Félicitations à l'artiste !
Le rappel des aînés m'a aussi beaucoup intéressé. On peut aisément les retrouver dans l'expression choisie pour informer le visiteur éventuel. Je rappelle que les vedettes en question sont aujourd'hui dans leur 12è, 10è et 7è année.

Retour sur Pâques et un Papy décoré !

Rassemblement familial, allée d'Alsace, Clos de la Vigne, ce dimanche 31 mars pour fêter Pâques, l'anniversaire de Jean-Pierre (21/03) et le retour du printemps (Hum !)..... Coté météo, les prévisions étaient plutôt tristounettes, pluie et vent. Tant pis, les cloches en avaient vu d'autres, la chasse aux oeufs restait ouverte ! les pessimistes eurent tort, le soleil était au rendez-vous ce qui a permis à notre bande d'excités de s'élancer dans le jardin avec fougue.....
La séquence "oeufs de Pâques" fut suivie de la séquence anniversaire durant laquelle Gautier représentant le "Club des cinq" décora son grand-père de la Médaille en or du "Papy en or".....







mardi 1 avril 2008

Toujours mieux et plus fort !.....

Vous connaissez peut-être la carte de Cassini qui est la première carte générale du royaume de France réalisée il y a 250 ans ! En tous cas, ceux qui s'intéressent à la généalogie la connaisse bien qui leur permet de retrouver ou de situer des noms de lieux d'antan disparus de nos cartes actuelles.


Rappel historique : L'échelle adoptée alors pour cette carte était d'une ligne pour cent toises, la transposition de ce rapport dans le système métrique donnant une échelle proche de 1/86 400 (1 centimètre sur la carte correspond à environ 864 mètres sur le terrain).Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et son établissement prit plus de cinquante ans. Les quatre générations de Cassini, célèbres astronomes se succédèrent pour achever ce travail. Elle a ainsi été dressée tout au long du 18è par Jean Cassini (1625-1712) qui organisa l'Observatoire de Paris et fit progresser la connaissance du système solaire, son fils Jacques (1677-1756) , son arrière-petit-fils César (1714-1784) qui entreprit la grande carte de France, enfin Jean-Dominique Cassini fils de César (1748-1845), ce dernier terminant la carte de France et prenant une part active à sa division en départements.Certes la carte de Cassini ne localise pas précisément les habitations ou les limites des marais et forêts, mais le niveau de précision du réseau routier est tel qu'en superposant des photos satellite, ces dernières correspondent presque totalement avec les routes dessinées plus de 200 ans avant.
Aujourd'hui, je reçois d'une correspondante du Bigorre la nouvelle d'une initiative géniale proposée sur le net, et gratuitement, par une société de cartographie numérique. Peut-être connaissiez-vous déjà, moi pas alors je fais passer pour les intéressés !
Cliquez pour accéder à son site :http://demo.geogarage.com/cassini
Vous avez d'abord une carte de France en vue satellite édifiée par Google Maps. À l'aide de la mollette de votre souris, et après avoir positionné le pointeur de la souris sur la région de votre choix, vous faites progressivement un zoom plongeant dans le coin qui vous intéresse.Voilà qu'apparaissent en surimpression au fur et à mesure que vous vous rapprochez, les noms des moindres villages et aussi la référence des routes nationales ou départementales... De plus, et c'est là toute l'originalité de ce site, vous réalisez la superposition par transparence de la cartographie photonumérique Google Maps et de la vieille carte de Cassini. L'effet est surprenant ! Grâce à cet outil, vous pouvez désormais comparer la géographie d'aujourd'hui avec celle du 18è siècle ! C'est pas beau ! on ne peut qu'être admiratif devant la précision des géographes d'autrefois qui n´avaient pas à leur disposition tous nos moyens.

lundi 31 mars 2008

Le champ des martyrs

J'ai évoqué dans un précédent message l'union de mon arrière grand-père Noël Thorel avec une jeune fille appartenant à une famille de gentilhommes verriers normands, les Le Vaillant. Le frère de Thérèse Le Vaillant dite de la Lande prit part au débarquement des émigrés à Quiberon en juillet 1795.
Avec ses compagnons, il fut fait prisonnier et fusillé malgré les promesses du Général Hoche de les laisser en vie ! Leurs noms sont inscrits sur le mausolée commémoratif de la Chartreuse de Brecht près d'Auray (Morbihan) où je vous emmène..... Mais auparavant, quelques éléments de la tragédie vécue par mon arrière-arrière-grand-oncle Adrien, il avait 28 ans !
"Le 27 juin 1795, sur les plages de Carnac, plusieurs milliers d'émigrés débarquent venus rejoindre les Chouans. Un objectif commun : restaurer la monarchie. Mais face à la réactivité et à l'organisation de l'armée républicaine, les "Blancs" se retranchent sur la presqu'île de Quiberon dans le fort de Penthièvre. Trois semaines à peine suffiront à l'armée du général Hoche pour réduire le dessein royaliste en cauchemar. L'Histoire lui a laissé le nom d' «Affaire de Quiberon»".
Cet épisode, a tourné au drame. Carnac, Auray, Vannes et Quiberon ont gardé des stigmates du débarquement et de la terrible répression qui s'ensuivit. Des stèles et croix rappellent sur les plages de Carnac et de Quiberon le débarquement des émigrés. Le fort Penthièvre existe bien entendu toujours.
Dès 1795, les lieux d'exécution des émigrés et des Chouans sont appelés «Champs des martyrs». C'est ainsi que 206 d'entre eux dont Adrien sont exécutés dans les marais de Kerzo sur la commune de Brech et ensevelis dans ce champ.

Août 2007... Saint-Gildas-de-Rhuys étant proche d'Auray, nous sommes partis avec trois de nos petits-enfants Gautier, Baptiste et Emilie sur les traces d'Adrien Le Vaillant. Nous avons retrouvé le "Champ des Martyrs", intact, protégé par un enclos et entouré de marais.

Le lieu chargé d'émotion invite au recueillement.
Dans l'enclos, a été édifiée une chapelle votive de style néo-classique qui nous a paru un peu délaissée ! Sur le fronton, deux inscriptions y sont portées



"Hic ceciderunt".....
ici ils tombèrent
"In memoriam eternam erunt justi"
..... dans la mémoire éternelle
ils seront justes.
A coté existe une Chartreuse dont les Chartreux furent expulsés en 1791. Le curé d'Auray rachète le domaine, y installe les "Filles de la Sagesse". En 1814 avec l'aide d'une souscription, il fait construire une chapelle en mémoire des victimes de Quiberon. Il donna l'ordre d'exhumer les corps du Champ des martyrs et de les transporter en cette chapelle. Le Duc d'Angoulême décide ensuite l'érection d'un Mausolée qui couvre le caveau.Nous ne pourrons pas visiter la chapelle et y lire le nom d'Adrien sur le mausolée fermés lors de notre passage. Il est toujours prudent de se renseigner !Nous avons cependant eu plus de chance que mon cousin Jean venu de sa Provence dans le courant de l'été 2006. Notre grand-père Camille Thorel dans une lettre adressée le 2 août 1918 de Gouarec (Finistère) à sa petite fille Geneviève, écrit : "Je regrette de n'avoir pu aller à Sainte-Anne d'Auray où un de mes grands oncles (il s'agit bien sûr d'Adrien) est enterré dans la crypte. C'est trop loin et serait trop coûteux". Se fondant sur cette lettre dont je lui avais communiqué le contenu, Jean ne trouva rien et pour cause... sa mésaventure me poussa à plus d'investigations et c'est ainsi que j'ai retrouvé sur Google le "Champ des Martyrs". Si vous passez dans la région, visitez ce lieu chargé d'Histoire et inscrit à notre patrimoine.

Archives: Je possède une copie du jugement du tribunal militaire condamnant à mort Adrien Antoine, fait prisonnier avec plusieurs compatriotes dans la presqu'île de Quiberon. Convaincus d'émigration, d'avoir porté les armes ou fait partie de rassemblement d'émigrés...Ce document m'a été communiqué par Paul Thorel qui, avant moi, fit des recherches sur la famille Thorel