samedi 28 mars 2009

Un petit nouveau..... Manuel Enki

Jean-Claude Boulloud et Klasien, née Feddema
grands-parents une fois encore comblés !
nous font part de la naissance de
Manuel Enki
le 25 Mars à Paris
chez Erwan et Fer, née Salazar
Manuel Enki est leur troisième enfant...... ce petit bonhomme vient rejoindre Zoé Luna (2002) et Felipe (2005) et sa très petite cousine Léonie dont nous avons annoncé la naissance dernièrement sans oublier le cousin Basile ! Il est encore l'arrière petit-fils de Georges Boulloud (1921-2007) et de Claude, née Lafeuillade. Georges était le frère aîné de Jean-Pierre.

Bienvenue à ce petit garçon
Mille bisous à Zoé et à Felipe
Nos affectueuses félicitations aux heureux parents.

Il était une fois.....notre terre !

Les enfants adorent les histoires...Elles commencent évidemment par "Il était une fois....."
Et cette fois, c'est de notre patrimoine dont il s'agit, un patrimoine bien menacé par l'imprudence et l'ingérence des hommes, la nôtre ! Nous pouvons réagir de bien des façons et beaucoup d'entre nous acquis "au développement durable" le font déjà au quotidien. Je vous propose une manière ludique d'en parler avec vos enfants ou vos petits-enfants.....
Le jeu de société « Il était une fois notre Terre » permet aux enfants de découvrir tous les enjeux du développement durable. 2200 questions et réponses qui abordent les thèmes de l’eau, de l’énergie, du recyclage, du réchauffement climatique, de la biodiversité..... Les questions sont classées en quatre niveaux de difficulté. Cela permet aux enfants dès 6 ans d'y jouer avec leurs aînés, leurs parents, les amis, les grands-parents, etc. C’est aussi un jeu coopératif où tous les joueurs vont tenter de gagner ensemble.

Et çà marche !...
Nous l'avons testé aux dernières vacances de février.
Tous, Gautier, Baptiste, Clément, Margaux et Emilie ont aimé
et nous y avons joué à plusieurs reprises.
Essayez-le aux prochaines vacances et.....
en plus, vous apprendrez bien des choses !

Les Thorel et Henri II d'Orléans

J'ai récemment trouvé dans un ouvrage la mention de deux de nos ancêtres rouennais Isabeau Lambert, veuve Thorel (1605-1663/1680) et son fils Anthoine (ca1636-1666): il s'agit des funérailles de Henri II d'Orléans qui, le 11 mai 1663, eut l'excellente idée de venir mourir à Rouen, une ville restée durant plusieurs générations le fief des Thorel. Et encore aujourd'hui nous y avons des cousins qui descendent de l'oncle Marcel, l'un des frères de mon grand-père. Depuis quelque temps, j'échange avec Bertrand et Jean-Claude, petits-fils de Marcel. Ils n'habitent plus en Normandie mais y ont encore frères ou soeurs.
Ce brave Henri II venant s'éteindre à Rouen nous permet donc d'y retrouver quelques Thorel qui ont participé par leur savoir-faire à la splendeur de ses funérailles en la cathédrale. Et, cerise sur le gâteau, cela m'a permis d'affiner la date du décès d'Isabeau non encore connue. Jusqu'ici, je n'avais pour repère que la date de naissance de son dernier enfant (1639), un gain de 25 ans. C'est appréciable lorsqu'on doit doit parcourir des archives de cette époque.
Je vous fais grâce de tout le récit pour n'en retenir que ce qui nous intéresse. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'événement, vous trouverez le lien en bas de page.....

Le dimanche 11 mai 1663, jour de la fête de la Trinité, décédait à Rouen très haut et très illustre prince Monseigneur Henri II d'Orléans, duc de Longueville et d'Estouteville, prince souverain
de Neufchatel et de Valengin, comte de Dunois et de Saint-Pol, pair de France, duc de Coulommiers, gouverneur de Picardie, puis de Normandie, chevalier des Ordres du roi.
Un des rares auteurs qui nous aient conservé quelques détails est Louis du Souillet, encore le fait-il brièvement; heureusement qu'il nous est possible de suppléer à son silence grâce au
compte du trésorier général de la maison de Longueville, Louis Le Porquier, compte dont le manuscrit est aujourd'hui conservé à laBibliothèque Mazarine.......etc.

....... Dépenses à cause de frais funéraires de Feue Son Altesse Monseigneur.......

A Isabeau Lambert, veuve de feu Jean Thorel, et à Anthoine Thorel son fils, drapier à Rouen, 1436 livres 4 s. pour les étoffes employées à draper les carrosses, les scelles des chevaux, les bâtons à porter le corps, les harnois de carrosse.....
A la dame Isabeau Thorel et son fils 650 livres pour les tentures de velours et drap noir de la salle où était exposé le corps de feu Son Altesse......
etc...etc...

Liens : http://collections.geneanet.org/livres/22802/335
(attention quand vous affichez ce lien, vous arrivez sur la page 335, le début de l'article qui nous intéresse est en page 336, la mention des Thorel en page 340)

mercredi 18 mars 2009

Les Rouliers de Campan

Aujourd'hui, on les appelle "routiers", ces hommes de la route au volant de camions au lourd tonnage. Il n'y a pas si longtemps, on parlait des camionneurs mais encore avant... il y avait les rouliers. C'était eux qui transportaient les marchandises sur une charrette , un chariot ou autre matériel roulant... Et comme aujourd'hui, on voit le long des routes des restaurants avec enseigne "les Routiers", il existait des auberges pour les rouliers.
Et le savez-vous ? des incidents, des bagarres éclataient quand deux rouliers se trouvaient face à face dans un chemin où ne pouvait passer qu'un seule charrette et que personne ne voulait céder le passage..... ça se terminait parfois à coups de manche de fouet. Bon, d'accord, plus de fouet mais !..... l'explication musclée est encore malheureusement parfois d'actualité.
J'ai entendu dire que des rouliers de Campan dans les Hautes-Pyrénées auraient transporté du marbre de Campan jusqu'à Versailles pour la construction du Petit Trianon..... ils auraient aussi transporté des matériaux pour la construction de la Basilique de Lourdes ! Confirmation m'est donnée par Jean-Michel Dulac, natif de Tarbes et qui connaît bien l'histoire de sa région.
Alors, je me suis intéressée à la destination et au mode de transport des blocs de marbre de Campan. J'y ai été aidée par le témoignage de plusieurs membres du "forum généalogique 65" auquel j'appartiens dans le cadre de mon travail sur les ascendants de Jean-Michel et à fortiori de mes petits-enfants. Quelques-uns habitent encore la région, d'autres s'en sont éloignés mais toujours avides de connaître et faire connaître l'histoire de la Bigorre. Je laisse la parole à l'un d'entre eux :
"Originaire de la vallée d'Aure, je me suis intéressé au marbre de Sarrancolin, Beyrède et Ilhet et j'ai trouvé quelques éléments concernant celui de Campan (rose ou vert) extrait de la carrière d'Espiadet, au pied du col d'Aspin. Si l'on en croit certains auteurs, huit colonnes du Grand Trianon viendraient de la vallée de Campan. D'autres assurent que l'on aurait utilisé ce marbre pour la décoration du Petit Trianon. Comment s'effectuait le transport ? L'Adour ne se prêtant pas au flottage, les blocs étaient «exportés» par voie terrestre sans doute par des rouliers jusqu'à Montréjeau via Bagnères, Cieutat, l'Escaladieu, Mauvezin, mais, très vite, la lenteur et la cherté du procédé firent rechercher une solution plus rapide et moins onéreuse. En 1629, Claude Picot, dit Lafleur, bourgeois de Bayonne et marbrier du roi, écrivait aux consuls de Sarrancolin que le marbre de Campan « devait être voituré sur des chariots ou des traîneaux depuis la carrière d'Espiadet jusqu'au port de la Hourcade, à Beyrède, rive gauche de la Neste ». Les blocs, hissés jusqu'au col de Beyrède à l'aide de chars à boeufs, étaient ensuite descendus jusqu'à la Neste d'où partaient les radeaux de transport jusqu'à Toulouse. Là, les blocs étaient embarqués sur des bateaux à fond plat jusqu'à Bordeaux, puis sur des navires qui rejoignaient Rouen par l'Océan et remontaient la Seine jusqu'à Paris. C'est aussi du marbre de Beyrède que l'architecte Garnier a utilisé pour la construction de l'Opéra. Il emprunta également cet itinéraire. Il semble cependant que voituriers ou rouliers Campanois continuèrent leurs transports par Bagnères-de-Bigorre et l'Escaladieu, Capvern et Montréjeau puisqu'en 1685, un document fait obligation aux habitants de ces villages d'entretenir les chemins pour le passage des convois transportant les blocs de marbre. Cette notification fut également adressée aux consuls de Beyrède le 3 février de la même année, prouvant ainsi l'acheminement des blocs de marbre de Campan à travers la montagne jusqu'au port de la Hourcade.Il est possible que les deux itinéraires - hypothèse tout à fait personnelle - aient été tour à tour empruntés, en fonction des saisons. On imagine mal en effet le transport de gros blocs par le col de Beyrède en période d'hiver. C'est alors sans doute que les rouliers ou voituriers de Campan effectuaient le voyage qui les menait jusqu'à Montréjeau. À la bonne saison, il est évident que le col de Beyrède devait avoir la préférence.Quoi qu'il en soit, compte tenu de leur renommée et malgré les difficultés d'acheminement, les marbres des vallées d'Aure et de Campan ont figuré ou figurent encore dans divers monuments" (André Galicia).

samedi 14 mars 2009

Coupeur d'hommes.....Brrr !

Vaste débat la semaine passée sur le forum des Hautes-Pyrénnées pour répondre à la question d'un "chercheur d'ancêtres". Il avait relevé dans un acte un homme qui faisait métier de "coupeur d'hommes" et même "Maître coupeur d'hommes" en 1734. A priori, il ne pensait pas qu'il puisse s'agir d'un chrirurgien, ce métier étant déjà bien connu et souvent cité ni même un bourreau pour les mêmes raisons. Alors un tailleur ? un coiffeur ? Quelqu'un connaît-il ce beau métier ? lançait-il sur le Forum.....
..... Première réponse d'une internaute " il doit s'agir d'un tailleur. Wikipedia (encécyclopédie du Net) fait une différence entre les deux. Le tailleur n'est pas nécessairement le coupeur: ce sont deux métiers qui peuvent être distincts. En règle générale, le patron réalisé par un(e) modéliste, est utilisé par le coupeur qui en trace les contours à la craie sur le tissu, avant de découper les pièces de tissu, qui seront ensuite assemblées par le tailleur".....
.....mais l'auteur du premier message persiste et signe. Il a trouvé d'autres traces de ce métier bizarre et inconnu : " j'ai relevé d'autres actes mentionnant Pierre Plassin, Maître coupeur d'hommes, en particulier un acte du 8 novembre 1741 par lequel un habitant de Sarsan, diocèse deTarbes en Bigorre, s'oblige à payer au Sieur Plassin, habitant d'Izaourt la somme de..... provenant de traictemans (sic), pansemans (sic) et medicamans (sic)..." Est-ce alors un guérisseur, un concurrent des chirurgiens ? et ajoute notre internaute, il achète beaucoup deterrains et semble être assez riche ! Le mystère reste entier.....
.....enfin, de nouveaux actes trouvés chez le notaire à Izaourt, concernant les frères Pierre et Gaspard Plassin "Maîtres coupeurs d'hommes" apporte la réponse..... dans un acte du 22 février 1743 : "Jean Abadie, habitant du lieu d'Avezac, a dit avoir été dans la maison de sieur Gaspard Plassin, Me coupeur d'hommes, habitant d'Izaourt, pour y faire l'opération d'une"dessante" de "Bineaux"? qui lui étaient tombées sur les parties nobles...". Par ailleurs le dictionnaire des métiers mentionne que coupeurs de chevaux est celui qui les castre. Enfin, dans le Tarn, vers cette époque, le traitement des hernies inguinales pouvait être la castration.
En conclusion, on peut donc considérer qu'au 18è siècle et avant à fortiori, un coupeur d'hommes est un chirurgien urologue très sommaire ! et dans tous les cas, ajoute notre ami généalogiste du 65, on est très heureux de voir les progrès réalisés depuis en chirurgie.

Bernard Violet... signe un nouveau livre


Bernard Violet vient de signer son tout dernier ouvrage :
Yannick Noah, le Guerrier pacifique



(Fayard, 2009)



Avant d'évoquer un brillant parcours de journaliste et d'écrivain, je prends le temps et l'espace pour vous situer le personnage dans la famille. Il nous est proche puisque frère aîné de Michel, époux de notre fille Céline, oncle de Baptiste et d'Emilie. C'est dire que nous le connaissons bien et que ses livres ont trouvé place en notre bibliothèque !

Bernard Violet est né en 1949 dans le Poitou. Il a vingt ans lorsqu’il est consacré lauréat de la Fondation Zellidja, après deux longs séjours en Inde et à l’île Maurice.....
- 1968: 2ème prix avec une étude sur le système des castes en Inde
- 1969: 3ème prix avec un essai consacré au philosophe-poète-peintre Malcolm de Chazal.
Parallèlement à ses études de lettres et de langue arabe à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et à l’Institut français d’études arabes de Damas, il collabore à de nombreux quotidiens et périodiques français (Combat, Le Nouveau planète, Le Pèlerin, Sud-Ouest, La Quinzaine littéraire, France-Pays Arabes, Les Nouvelles littéraires, etc.). Par ailleurs, Bernard Violet produit plusieurs séries d’émissions sur France Culture consacrées, entre autres, à Malcolm de Chazal, au poète syro-libanais Adonis, et à la poésie palestinienne (Mahmoud Darwish, Samir al-Kassem, Ghassan Kanafani, etc).
Après des études de journalisme à l’université de Bordeaux, il devient en 1977 reporter statutaire à FR3 Côte d’Azur. Il y présente régulièrement le journal télévisé régional pour lequel il réalise également plusieurs centaines de reportages, ainsi qu’une cinquantaine de magazines.
En 1982, il est le coauteur d’un documentaire de 52 mn consacré aux jeunes de la banlieue niçoise et de Saint-Laurent du Var "Les Écorchés du Point du jour" (produit par Daniel Karlin et Claude Otzenberger) et diffusé sur l’antenne nationale de FR3. Un an plus tard, Bernard Violet est le seul journaliste français avec lequel l’écrivain britannique Graham Greene accepte d’apparaître à la télévision (FR3 & BBC, un entretien de 90 mn).
En 1985, il quitte la Côte d’Azur pour Paris où il devient reporter spécialisé à TF1 - où il collabore à différents services: « Enquêtes et reportages », « Culture », et « Magazines » (Infovision de Alain Denvers, Le Monde en face de Christine Ockrent).

Journaliste indépendant depuis 1988, il signe de nombreux articles dans différents journaux et magazines (L'Événement du Jeudi, le Point, le Journal du Dimanche, Paris-Match, le Canard enchaîné, VSD, France-Soir, etc).

Bernard Violet est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages parmi lesquels : Services secrets sous François Mitterrand (La Découverte, 1988), L’Affaire Ben Barka (Fayard, 1992), Cousteau, une biographie (Fayard, 1993), Le Dossier Papon (Flammarion, 1997), Vergès, le Maître de l’ombre (Seuil, 2000), Les Mystères Delon (Flammarion, 2000), La Saga Monaco (Flammarion, 2002), Johnny, le Rebelle amoureux (Fayard, 2003), L’Abbé Pierre (Fayard, 2004), Yannick Noah, le Guerrier pacifique (Fayard, 2009). Ces trois derniers portraits ont été réalisés avec la collaboration fructueuse et amicale de ses héros.

Bernard Violet a également signé quatre autres biographies « indépendantes », « libres » ou « vérité » (comme on veut, tant que l’on utilise pas la formule « non autorisée » qu’il n’apprécie guère) : Mylène Farmer (Fayard, 2004/J’ai Lu, 2006) ; PPDA (Flammarion, 2005/J’ai Lu, 2006), Depardieu, l’insoumis (Fayard, 2006), et Deneuve, l’affranchie (Flammarion, 2007), Jamel Debbouze, l’As de cœur (Fayard, 2008). Plusieurs de ses ouvrages ont fait l’objet d’une traduction en espagnol, tchèque, coréen, chinois, grec et russe.

Le "CAC 40" de nos aïeux

Dans le monde de nos ancêtres et quelque soit le milieu, on revenait toujours à la terre, seule valeur sûre et référence universelle. On le voit bien justement dans les testaments où l'on parle peu d'argent mais surtout de "toit", de terre ou des produits de la terre. Les mesures de surface reposaient sur la parcelle de terre que pouvait cultiver, labourer ou ensemencer un homme ou un animal. Le "journal" correspondait à ce qu'un homme pouvait labourer en une journée. Il variait donc forcément selon les lieux puisqu'en fonction de la nature du sol (lourd ou sablonneux, abrupt ou plat ... ), des instruments de travail (araire ou charrue) et des attelages que ces diférents sols exigeaient ou permettaient (bœufs, chevaux, mulets ... ).

Le rendement d'une journée était donc bien différent d'une région à l'autre.
Voilà évidem­ment pourquoi l'argent est devenu en argot le blé, référence symbo­lique et imagée. Le fric dut son nom au fricot, le ragoût, plat unique qu'il permettair de se payer.
De toute manière, le "bled", désignant autrefois toute céréale panifiable (blé,orge, seigle, et naturellement le froment, qui donnait le meilleur pain), était forcément une des valeurs écono~ miques de référence.

Si la Bourse avait existé
elle n'aurait eu que peu d'articles à son CAC 40
au nombre desquels le blé et le bœuf.

Une partie de la France, au sud, continua longtemps à se contenter de l'araire, dépourvue de roues. Mais plus au nord, on utilisait déjà la charrue que tirait, selon la lourdeur du sol, un attelage de bœufs, en Limousin, ou de chevaux, en Lorraine. L'animal de trait, et particulière­ment le bœuf, producteur en même temps de viande et de cuir représentait donc une richesse considérable et ne pouvait qu'être considéré comme une référence économique. Il arrivait d'ailleurs souvent que les grosses dots soient versées en bétail : un laboureur offrant ainsi volontiers à sa fille qui se mariait une "vache et son suivant" (son veau), autrement dit de quoi assurer plusieurs années de lait, et un bœuf pour l'avenir, une fois que l'affranchisseur (le castreur de bétail) aurait exercé son art.