samedi 13 juin 2009

Trek en Mauritanie.....

C'est une belle aventure que ce trek dans le désert mauritanien, aventure vécue par Jean-Claude Boulloud, son frère Michel et l'une de leurs soeurs Marie Florence Perez. Sur la photo, à coté du guide et de gauche à droite Jean-Claude, Marie-Flo et Michel. Tous trois sont les enfants du frère aîné de Jean-Pierre, Georges (+) et de Claude, née Lafeuillade. Un diaporama de cette marche à travers le désert m'a été envoyé, images que Jean-Claude commente.....

" Michel rêvait de marcher dans le désert..... Alors les quatre frères et sœurs décident de faire cette expérience ensemble. Michel, Marie Florence et moi nous retrouvons à partir le 6 mars pour le désert mauritanien, Marie-Claude, pas de chance n’a pu se joindre à nous au dernier moment.
Nous avons marché cinq jours dans le massif de l’Adrar au sein de l’erg Ergoun à partir de Chingueti, du reg et des oasis jusqu'à Terjit.
Trek à la dure ! au sein d’un petit groupe de 10 personnes, accompagné d’un guide local et de 9 chameaux avec leurs chameliers..... 110 km de marche « sans assistance » avec des moments difficiles : chaleur, sable souvent mou dans les dunes, longueur des marches, conditions de vie très rustiques.
Dormir à la belle étoile dans le désert est formidable. Vivre au rythme des lever et des couchers de lune nous rapproche d’une vie simple et vraie.
Nous avons été émerveillés par les couleurs, la beauté et la force des paysages.
Les longs moments de solitude dans le silence total du désert on été des moments forts pour chacun d’entre nous.
Nous avons côtoyé des hommes frugaux, simples et accueillants, ce ne fut pas le moindre intérêt de ce beau voyage
On l’a fait.
On a envie de le refaire".

Je vous invite à découvrir leur livre de voyage. Ce ne sont sans doute que quelques pages mais elles suffisent à nous faire admirer ces paysages somptueux et l'authenticité de la démarche du trio.

http://picasaweb.google.fr/BOULLOUD/2009031409160002?authkey=Gv1sRgCP_ImcHfzZPpGQ&feat=email#slideshow/5345611595947449282



Comme je comprends ce que mes neveux et nièce ont pu ressentir. Passer la nuit dans le désert, nous l'avons vécu lors de notre périple dans le sud tunisien en 2005. Un très beau souvenir !




Message illisible.....

Plusieurs d'entre vous ont eu l'amitié de me signaler que mon message "groupé" à l'intention des cousins, cousines ou alliés leur était parvenu sous une forme sybilline. Un avatar qui m'est déjà arrivé lorsque j'envoie un message à plusieurs personnes et contenant l'adresse du blog.
J'ignore encore si le lien de cause à effet se situe là mais je compte effectuer quelques tests à ce propos. Autre hypothèse suggérée par la famille Mougeot, c'est d'éviter dans ce cas précis le copié-collé. L'ai-je fait ?
Certains courageux comme André Boulloud ont pris le temps d'ôter du message pollué les signes indésirables découvrant ainsi le texte. Je ne souhaitais tout de même pas vous imposer ce labeur !
Je regrette donc cette polution de mon texte qui n'avait qu'une mission, celui de vous rejoindre à travers le blog.
J'en profite pour rappeler que vous pouvez toujours ajouter vos commentaires sur le blog. Un possibilité offerte au bas des "posts" . Jusqu'ici, je parlais de chroniques mais c'est mon petit-fils Gautier qui m'a fait prendre conscience qu'en terme de blog, on disait "post".

Donc au bas de chaque post, vous pouvez émettre un commentaire. Si vous trouvez cela un peu compliqué, Corinne vous suggére de poster votre commentaire sous "anonyme" en signant. Ce n'est pas compliqué du tout. Essayez !

L'île de beauté vue par Ghislaine et Robert

Ghislaine Mougeot qui nous a déjà fait partager leur dernier séjour à Londres avec de très belles photos vient de m'envoyer le récit en images d'une ballade en Corse l'an passé. Une région que je ne connais pas (je dois être la seule !) et que j'ai parcouru avec plaisir à travers ce reportage.
J'ai bien aimé ce regard sur des villages, des paysages, des momuments moins connus que les clichés habituels ou commerciaux.

Ghislaine *..... " Nous sommes partis en ferry de Nice à Calvi (ouest de la corse) avec la voiture et comme nous y sommes arrivés en début d'après-midi nous avons commencé à visiter la région de Calvi à Ponte Leccia. Puis nous sommes arrivés à Bravone (milieu est de l'île), lieu de notre villégiature. Nous y sommes restés 10 jours alternant visites et plage.....



  • Corte avec les Gorges de la Restonica et la Vallée du Tavignano où nous avons du franchir des cols pour y arriver car les montagnes sont assez hautes.....

  • Le Cap Corse cette fois en 2 jours. Partis de Bravone, nous sommes remontés le long de la côte est jusqu'à Bastia en passant par Ghisonaccia, Aleria, avons dormi à Macinaggio ville pratiquement en haut du Cap corse et sommes repartis vers Centuri et Saint Florent en passant par le col de Teghime......

  • Bonifacio avec promenade en mer et puis nous sommes repartis en ferry pour Nice de Bastia.

Il nous reste toute la côte ouest à visiter (Golfe de Porto, Calanques de Piana , Ajaccio, Propriano et Sartène). La Corse est une belle île très acccueillante et où vous dégustez de bonnes charcuteries, fromages, vins etc... J'espère que cette présentation vous guidera lorsque vous regarderez ces photos avec une carte peut-être. "

* Ghislaine, née de Chappotin appartient par sa grand-mère paternelle Sarah Anne-Duportal à la branche Noury de notre ascendance. Notre ancêtre commun Jean Marie Noury (1725-1806) eut 17 enfants dont 7 eurent descendance c'est dire le nombre de cousins ! Certes, beaucoup d'entre eux nous sont aujourd'hui inconnus si ce n'est dans l'arbre généalogique où nous les situons encore. Ghislaine descend comme notre cousine Michèle Rey du Boissieu, née Drouïn de Gabriel Noury (1763-1847), encore un homme à l'histoire peu banale, l'un des fils de Jean-Marie ! Je descends comme mes cousins de Sallier Dupin de l'une des filles Angélique Noury (1753-1825). La plupart des descendants de Jean-Marie nous sont connus à Rennes ou environs juqu'au début du 20è siècle en particulier grâce aux travaux de notre oncle Henri. Je ne renonce pas à l'idée de renouer avec quelques familles !

Seulement quelques vues accompagnent la visite de Ghislaine. Prenez le temps de visionner le diaporama, vous ne serez pas déçus (pour cela copier le raccourci ci-dessous). Par contre, j'observe qu'on ne peut ici aggrandir les photos en cliquant dessus. Allez savoir pouquoi ? mais dans le diapo, vous pourrez.....

http://picasaweb.google.fr/gmougeot/CorseSeptembre2008?feat=email#slideshow/5343498934031151362

samedi 6 juin 2009

D Day..... 6 juin 1944

Je ne peux témoigner moi-même de ce jour-là étant encore bien petite. J'ose même avancer que mes parents , ma famille à Rennes si ils ont appris la nouvelle ont du éprouver au moins autant de crainte que de joie. Certes les alliés avaient pris pied sur nos côtes et courageusement livraient combat aux allemands. Mais que se passait-il dans la tête des populations et certaines encore pour de longs mois sous la botte nazie ? Je ne le sais pas. Un espoir que ce débarquement allait être le prélude d'une libération à venir mais à quel prix ?..... le retour de nos prisonniers mais quand ?

Alors je vais évoquer la mémoire d'un militaire américain Charles William qui fut reçu à maintes reprises chez mes parents, rue de la Monnaie à Rennes. Qu'est-il devenu ? je l'ignore. Ses quelques lettres évoquent le désir de revenir voir notre famille rennaise et bien sûr le retour au pays. Que savons-nous de lui ? trois lettres évoquent son parcours en France depuis la Libération. La première en avril 1945, écrite curieusement en Français alors que les suivantes le seront dans sa langue natale. Charles est en Allemagne, évoque ville et villages dévastés mais ajoute "c'est juste parce que les allemands ont commencé la guerre" ! Il espère que la Victoire va arriver et qu'alors tous les soldats rentreront chez eux. La suivante date de juin 1945, un an après le D Day, Il dit combien il est heureux de recevoir nos lettres et s'inquiète pour ses frères. L'un d'eux est à Epinal en France, l'autre dans le Pacifique. Il évoque le souvenir d'un ami venu avec lui dans notre maison (je n'en ai pas le souvenir) qui a trouvé la mort sur sa route. Il est mort en héros, écrit-il et a reçu "the Silver Star". Je vous laisse découvrir la dernière lettre reçue ou du moins la dernière en ma possession ! Elle date du 17/10/1945......

Que disait-il ? je laisse à ceux ou celles qui parlent couramment l'anglais (à défaut de l'américain) le plaisir de lire Charles dans le texte. Pour les autres, j'en extrait quelques passages..... (n'oubliez pas qu'en cliquant sur les photos, vous obtenez une bonne visualisation)
Il remercie ses amis français de leur lettre et annonce son transfert dans une autre division. Il est dans un village de tentes à Sissonnes qu'il situe près de Reims. Charles espère bien revoir notre famille mais pour l'instant il est trop loin de Rennes. Prochainement, leur camp devrait se tenir près du Havre. Il espère qu'il y aura une liaison ferroviaire possible pour aller à Rennes tant il a apprécié notre amitié. Charles termine en disant au revoir à Bernadette, Marie-Edith et Michel (voir photo) ainsi qu'à leurs parents. C'est la dernière missive que j'ai de lui.

Nous n'avons jamais plus entendu parler de Charles ! Dans le meilleur des cas, il est rentré et n'a pu revenir en Europe mais dans le plus mauvais !..... Lors des célébrations et manifestations organisées pour le cinquantenaire, j'ai tenté de le retrouver mais n'y suis pas arrivée. De lui, je me souviens d'un soldat, doux et gentil, arrivant toujours les poches pleines de chocolat, d'oranges et de chewing-gum...... sorte de magicien pour la petite fille de 7 ans qui, jusque-là ne connaissait ni le goût d'un bonbon, ni celui d'une orange. Nostalgie ! une nostalgie que je ne traîne toutefois dans mon souvenir que depuis ce cinquantenaire. Pourquoi ? parce qu'alors, toute une page de mon enfance s'est révélée à moi, une page un peu effacée par les années qui ont suivi plus occupées et plus émues par la guerre d'Indochine et surtout la guerre d'Algérie durant laquelle j'ai vu tomber plusieurs de mes copains et amis.

Il est trop tard pour être pessimiste.....

C'est ce que nous dit Yann Arthus-Bertrand dans ce magnifique film "Home" diffusé hier dans le monde entier. Film suivi par un débat fort intéressant. Aujourd'hui, personne ne peut plus ignorer le mal que nous, pays riches, avons fait à notre terre certes par ignorance mais aussi sans doute par légéreté quand beaucoup d'hommes ou de femmes agitent le chiffon rouge depuis des dizaines d'années. Ce qui est fait, est fait mais nous pouvons encore, ensemble faire en sorte d'éviter le pire. Et là, chacun a un rôle à jouer très , très important pour les générations futures.
Je pense en écrivant cela à une situation vécue, il y a quelques semaines. Faisant mes courses, je souhaitais acheter quelques fruits et j'en avais assez des pommes ou des oranges. Il y avait de magnifiques poires !
Certes, la poire n'etait plus vraiment de saison et j'aurais dû me méfier. Mais les fraises, les cerises n'étaient pas encore sur nos étals et puis j'aime les poires et elles étaient bien belles. J'allais leur tendre la main quand..... je regarde les étiquettes. Toutes, les jaunes, les rouges venaient d'Argentine ! Pas une de ces poires ne venait d'une de nos régions de France.
Est-ce vraiment responsable d'acheminer des poires venues de la campagne argentine et expédiées via l'Atlantique jusqu'à ma bourgade francilienne ? Et si vous en avez le courage et le temps calculez le volume de CO2 produit par le déplacement de ces belles tentatrices à travers le monde. Moi, je n'en ai ni le courage, ni l'envie.....
Je leur ai tourné le dos frustrée toutefois de ne pouvoir me mettre sous la dent une bonne "William" mûrie dans un vrai verger de proximité.
Ce que je voulais dire c'est que, chaque jour, nous avons l'opportunité de réagir et de faire des choix en faveur d'un développement "vraiment durable". C'est notre responsabilité !
Et si vous n'avez pas vu le film, ne vous en privez pas :

mardi 2 juin 2009

Le long de la Tamise.....

Samedi 30 mai, nous prenons l'Eurostar avec Baptiste et Clément. Jean-Michel, papa de Clement a la gentillesse de se lever matin pour nous mener Gare du Nord avant 8 heures. Temps frais mais beau, une météo optimiste et des voyageurs curieux et enthousiastes à l'idée de passer sous la Manche, de marcher sur le sol britannique et de découvrir la ville de Londres !





Arrivés à la gare de Saint Pancras, nous prenons "the tube" qui nous mènera à "Picadilly Circus". C'est là que nous devons prendre possession de nos "London Pass" achetés lors de nos réservations. Moderne "Sésame" qui permet à l'utilisateur d'éviter certaines files d'attente et d'accéder librement aux transports urbains. Une fois cette clé en poche, nous flânons sur "Piccadily" puis sautant dans le bus n°15, nous allons vers "Trafalgar Square", proche de notre hôtel "Les Citadines".







Les sacs à dos déposés dans "notre suite", nous allons nous restaurer avant d'entreprendre "la longue marche"..... vers la Tour de Londres.

















Après avoir testé le confort des casques des défenseurs de la Tour, nous reprenons des bus surchauffés pour nous diriger vers "Buckingham Palace".

Mais qui sont donc ces curieux touristes ?
Ils font la paire avec le Horse Guard qui, solennel, entame un aller-retour.

Clément est fatigué, la fin du périple sera difficile pour lui. Notre petit pélerin fiévreux se couchera sans manger. La déveine ! Un ami tout de même, le Doliprane qui lui permettra de passer une assez bonne nuit.
Dilemme du lendemain matin ! peut-il continuer ? Au programme "London Eyes", la Grande roue..... Clément souhaite y aller, nous cédons à sa requête.


Nous aurons alors une vue magnifique de Londres et de la Tamise.
Nous reconnaîtrons les principaux monuments tels le dôme de "Saint Paul's Cathedral" et même dans le lointain, un petit bout de la Tour de Londres.
A nos pieds, le "Parliement", "Big Ben" et derrière "Westminter Abbey".




Clément rentre à l'hôtel avec son grand-père pour s'y reposer. Pour lui, la visite se terminera là. Je poursuis avec Baptiste vers Big Ben et l'abbaye de Westminster toute proche. Mais, hormis, les photos, le plaisir d'admirer la célèbre horloge et la non moins connue abbaye, nous trouverons portes closes..... dimanche oblige en Angleterre !
Nous rentrons à notre tour avec le bus n°11. Conseil de famille ! Programme de l'après-midi..... "Hyde Park" . Nous pensons qu'il n'est pas raisonnable d'y emmener Clément toujours fièvreux et soumis au Doliprane régulièrement. Cette fois, je suis de garde et Baptiste ira à la découverte des parc anglais avec son grand-père.
Ensuite sonnera l'heure du retour vers la gare Saint Pancras, Eurostar et Paris où nous sommes attendus par Jean-Michel et les parents de Baptiste sans oublier Emilie qui a tenu à venir à la rencontre de son grand frère nous rappelant au passage que dans trois ans sera son tour avec sa cousine Margaux !

Fragilité des archives..... on en parle !

Le papier qui semble si fragile l'est sans doute moins au final que les CD où nous gravons allègrement nos photos familiales, où nous archivons les actes récupérés sur les sites de nos archives départementales.
Attention, autant confier nos souvenirs aux sables du désert. Plusieurs émissions depuis ce début d'année mettent en garde les consommateurs que nous sommes peut-être sur la durée de vie de l'archivage numérique.
Aujourd'hui encore, les généalogistes consultent fréquemment des documents d'archives datant du 17è siècle et au-delà. Certes, des précautions sont prises et la généralisation de la numérisation n'y rend pas l'accès plus facile mais il est moins dommageable pour le support papier. Ensuite, on a cru que l'on pourrait se passer du papier et stocker nos trouvailles sur des CD, ce fut le temps du "no papier" !
Pas de scoop : les CD que nous trouvons dans le commerce n'ont qu'une durée de vie très aléatoire (10 ans maximum) selon les fournisseurs, les supports etc.....

Nous devons donc prendre d'infinies précautions au risque de perdre la mémoire de nos "papiers de famille".

Cela vaut donc la peine d’investir un peu plus pour supports de qualité. Pourquoi la durée de vie des CD-ROM vierges est-elle aussi limitée ? Tout simplement à cause de la dégradation rapide des matériaux qui les composent. Nous sommes à l’époque du vite fait, au plus bas prix possible. Pour maximiser la durée de vie de nos CDroms d’archives, il est recommandé de garder les CD et DCD dans un endroit sombre et frais. Vous pouvez les graver de nouveau tous les 4 à 5 ans, pour vous assurer de la pérennité dans le temps de vos documents. Un peu contraignant et pas facile à tenir dans la durée ! Mieux, on peut opter pour la sauvegarde sur une unité de disque dur externe. Mais surtout quelque soit la technologie choisie pour l’archivage, il est conseillé d’entreposer les copies ailleurs que dans le bâtiment où est situé votre ordinateur principal (parents, enfants, amis, etc.). En cas de "pépin", vous pourrez au moins compter sur une copie de sécurité disponible. Il est conseillé de faire cette opération au moins une fois par année.

Nous devons donc prendre d'infinies précautions au risque de perdre la mémoire de nos "papiers de famille".

Savoir qu'on va mourir ne fait pas mourir
et permet (peut-être) de mieux vivre
ou de s'y préparer, selon les tempéraments.

Savoir qu'on va perdre la mémoire
ne la rend pas mais ... idem.

Savoir que la technique n'est pas toute puissante
rend moins aveugle
et permet de consommer plus intelligemment...
si encore le choix existe !

A bon entendeur..... salut !