lundi 22 juin 2009

Scandale écologique...... les fraises espagnoles !

Nous voici loin de la généalogie et pourtant ! Je pense que de nos jours nous nous devons non seulement de préserver l'histoire de nos familles mais encore de sauver notre Patrimoine. Et ce patrimoine n'est pas seulement culturel ou architectural mais encore environnemental !
Ceux qui suivent mes "chroniques", mes "posts" se souviennent des poires que j'ai laissées sur leur étal quand j'ai vu qu'elles venaient d'Argentine.
Aujourd'hui, c'est Michel, mon frère, qui m'envoie l'histoire des fraises d'Espagne. Une histoire qui vaut d'être contée même si elle arrive un peu tard ! Je résume un peu.....
D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de ces fraises. énormes, pas toujours bien mûres et surtout bien fades !... Si le seul problème était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre, pensez-vous..... mais allons plus loin dans notre reflexion : à dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 camions par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement.
Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs s'intéresse à l'invasion de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production. Une agriculture qui couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc nationalde Donana, près du delta de Guadalquivir.
Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, la microfaune détruite avec des poisons violents et dangereux.
Les plants poussent alors sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides ce qui a déjà profondément modifié la biodiversité de la région !
Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main­ d'oeuvre marocaine, saisonniers ou sans-papiers qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.
La saison est terminée au début du mois de juin. La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes ! et retour en Argentine pourquoi pas ! Alors dans nos paniers, donnons la préférence aux légumes et fruits de saison, notre planète ira mieux et nos descendants aussi...... retour à la généalogie !

samedi 13 juin 2009

Un petit mot d'Australie.....

Je reçois avec joie un petit mot de ma cousine Joëlle Thorel qui vit en Australie depuis une quinzaine d'années maintenant et à qui je demandais des nouvelles. Joëlle est la fille de Xavier (+) et de Edith, née Lefebvre. Oncle Xavier était un jeune frère de ma mère Geneviève, née Thorel. Une cousine bien plus jeune que moi puisque Joëlle n'a que quatre ans de plus que notre fille aînée Corinne. Amusant décalage à l'opposé de celui qui nous avons avec Jean-Claude Boulloud, l'un des marcheurs du désert. Très déstabilisant en généalogie !
Joëlle s'est installé en ce lointain continent avec Jean-Marc et leurs fils Keny, né en 1996 à Brisbane, la même année que notre petit-fils Gautier mais une génération les sépare !

Hello Nadette, non l'Australie n'est pas muette mais j'avoue que comme tu le dis on est toujours par ci par là et il n'y a jamais assez d'heures dans la journée pour tout faire.
Un de ces jours, je t'enverrai une photo et quelques nouvelles pour ton blog, je le visite régulièrement et c'est vrai que je suis tentée a chaque fois de dire un petit bonjour à toutes et tous et puis le temps passe et voilà.
Mais je n'ai pas oublié.......
Apparemment, Nicole (qui elle, vit en Martinique) non plus n'a pas fait ses devoirs!!!!!! ah les filles Thorel!!!
Je vous fais tous de gros gros bisous d'Australie et à bientôt

Joelle and family


Alors à très bientôt Joëlle ! plusieurs photos peut-être.....

Trek en Mauritanie.....

C'est une belle aventure que ce trek dans le désert mauritanien, aventure vécue par Jean-Claude Boulloud, son frère Michel et l'une de leurs soeurs Marie Florence Perez. Sur la photo, à coté du guide et de gauche à droite Jean-Claude, Marie-Flo et Michel. Tous trois sont les enfants du frère aîné de Jean-Pierre, Georges (+) et de Claude, née Lafeuillade. Un diaporama de cette marche à travers le désert m'a été envoyé, images que Jean-Claude commente.....

" Michel rêvait de marcher dans le désert..... Alors les quatre frères et sœurs décident de faire cette expérience ensemble. Michel, Marie Florence et moi nous retrouvons à partir le 6 mars pour le désert mauritanien, Marie-Claude, pas de chance n’a pu se joindre à nous au dernier moment.
Nous avons marché cinq jours dans le massif de l’Adrar au sein de l’erg Ergoun à partir de Chingueti, du reg et des oasis jusqu'à Terjit.
Trek à la dure ! au sein d’un petit groupe de 10 personnes, accompagné d’un guide local et de 9 chameaux avec leurs chameliers..... 110 km de marche « sans assistance » avec des moments difficiles : chaleur, sable souvent mou dans les dunes, longueur des marches, conditions de vie très rustiques.
Dormir à la belle étoile dans le désert est formidable. Vivre au rythme des lever et des couchers de lune nous rapproche d’une vie simple et vraie.
Nous avons été émerveillés par les couleurs, la beauté et la force des paysages.
Les longs moments de solitude dans le silence total du désert on été des moments forts pour chacun d’entre nous.
Nous avons côtoyé des hommes frugaux, simples et accueillants, ce ne fut pas le moindre intérêt de ce beau voyage
On l’a fait.
On a envie de le refaire".

Je vous invite à découvrir leur livre de voyage. Ce ne sont sans doute que quelques pages mais elles suffisent à nous faire admirer ces paysages somptueux et l'authenticité de la démarche du trio.

http://picasaweb.google.fr/BOULLOUD/2009031409160002?authkey=Gv1sRgCP_ImcHfzZPpGQ&feat=email#slideshow/5345611595947449282



Comme je comprends ce que mes neveux et nièce ont pu ressentir. Passer la nuit dans le désert, nous l'avons vécu lors de notre périple dans le sud tunisien en 2005. Un très beau souvenir !




Message illisible.....

Plusieurs d'entre vous ont eu l'amitié de me signaler que mon message "groupé" à l'intention des cousins, cousines ou alliés leur était parvenu sous une forme sybilline. Un avatar qui m'est déjà arrivé lorsque j'envoie un message à plusieurs personnes et contenant l'adresse du blog.
J'ignore encore si le lien de cause à effet se situe là mais je compte effectuer quelques tests à ce propos. Autre hypothèse suggérée par la famille Mougeot, c'est d'éviter dans ce cas précis le copié-collé. L'ai-je fait ?
Certains courageux comme André Boulloud ont pris le temps d'ôter du message pollué les signes indésirables découvrant ainsi le texte. Je ne souhaitais tout de même pas vous imposer ce labeur !
Je regrette donc cette polution de mon texte qui n'avait qu'une mission, celui de vous rejoindre à travers le blog.
J'en profite pour rappeler que vous pouvez toujours ajouter vos commentaires sur le blog. Un possibilité offerte au bas des "posts" . Jusqu'ici, je parlais de chroniques mais c'est mon petit-fils Gautier qui m'a fait prendre conscience qu'en terme de blog, on disait "post".

Donc au bas de chaque post, vous pouvez émettre un commentaire. Si vous trouvez cela un peu compliqué, Corinne vous suggére de poster votre commentaire sous "anonyme" en signant. Ce n'est pas compliqué du tout. Essayez !

L'île de beauté vue par Ghislaine et Robert

Ghislaine Mougeot qui nous a déjà fait partager leur dernier séjour à Londres avec de très belles photos vient de m'envoyer le récit en images d'une ballade en Corse l'an passé. Une région que je ne connais pas (je dois être la seule !) et que j'ai parcouru avec plaisir à travers ce reportage.
J'ai bien aimé ce regard sur des villages, des paysages, des momuments moins connus que les clichés habituels ou commerciaux.

Ghislaine *..... " Nous sommes partis en ferry de Nice à Calvi (ouest de la corse) avec la voiture et comme nous y sommes arrivés en début d'après-midi nous avons commencé à visiter la région de Calvi à Ponte Leccia. Puis nous sommes arrivés à Bravone (milieu est de l'île), lieu de notre villégiature. Nous y sommes restés 10 jours alternant visites et plage.....



  • Corte avec les Gorges de la Restonica et la Vallée du Tavignano où nous avons du franchir des cols pour y arriver car les montagnes sont assez hautes.....

  • Le Cap Corse cette fois en 2 jours. Partis de Bravone, nous sommes remontés le long de la côte est jusqu'à Bastia en passant par Ghisonaccia, Aleria, avons dormi à Macinaggio ville pratiquement en haut du Cap corse et sommes repartis vers Centuri et Saint Florent en passant par le col de Teghime......

  • Bonifacio avec promenade en mer et puis nous sommes repartis en ferry pour Nice de Bastia.

Il nous reste toute la côte ouest à visiter (Golfe de Porto, Calanques de Piana , Ajaccio, Propriano et Sartène). La Corse est une belle île très acccueillante et où vous dégustez de bonnes charcuteries, fromages, vins etc... J'espère que cette présentation vous guidera lorsque vous regarderez ces photos avec une carte peut-être. "

* Ghislaine, née de Chappotin appartient par sa grand-mère paternelle Sarah Anne-Duportal à la branche Noury de notre ascendance. Notre ancêtre commun Jean Marie Noury (1725-1806) eut 17 enfants dont 7 eurent descendance c'est dire le nombre de cousins ! Certes, beaucoup d'entre eux nous sont aujourd'hui inconnus si ce n'est dans l'arbre généalogique où nous les situons encore. Ghislaine descend comme notre cousine Michèle Rey du Boissieu, née Drouïn de Gabriel Noury (1763-1847), encore un homme à l'histoire peu banale, l'un des fils de Jean-Marie ! Je descends comme mes cousins de Sallier Dupin de l'une des filles Angélique Noury (1753-1825). La plupart des descendants de Jean-Marie nous sont connus à Rennes ou environs juqu'au début du 20è siècle en particulier grâce aux travaux de notre oncle Henri. Je ne renonce pas à l'idée de renouer avec quelques familles !

Seulement quelques vues accompagnent la visite de Ghislaine. Prenez le temps de visionner le diaporama, vous ne serez pas déçus (pour cela copier le raccourci ci-dessous). Par contre, j'observe qu'on ne peut ici aggrandir les photos en cliquant dessus. Allez savoir pouquoi ? mais dans le diapo, vous pourrez.....

http://picasaweb.google.fr/gmougeot/CorseSeptembre2008?feat=email#slideshow/5343498934031151362

samedi 6 juin 2009

D Day..... 6 juin 1944

Je ne peux témoigner moi-même de ce jour-là étant encore bien petite. J'ose même avancer que mes parents , ma famille à Rennes si ils ont appris la nouvelle ont du éprouver au moins autant de crainte que de joie. Certes les alliés avaient pris pied sur nos côtes et courageusement livraient combat aux allemands. Mais que se passait-il dans la tête des populations et certaines encore pour de longs mois sous la botte nazie ? Je ne le sais pas. Un espoir que ce débarquement allait être le prélude d'une libération à venir mais à quel prix ?..... le retour de nos prisonniers mais quand ?

Alors je vais évoquer la mémoire d'un militaire américain Charles William qui fut reçu à maintes reprises chez mes parents, rue de la Monnaie à Rennes. Qu'est-il devenu ? je l'ignore. Ses quelques lettres évoquent le désir de revenir voir notre famille rennaise et bien sûr le retour au pays. Que savons-nous de lui ? trois lettres évoquent son parcours en France depuis la Libération. La première en avril 1945, écrite curieusement en Français alors que les suivantes le seront dans sa langue natale. Charles est en Allemagne, évoque ville et villages dévastés mais ajoute "c'est juste parce que les allemands ont commencé la guerre" ! Il espère que la Victoire va arriver et qu'alors tous les soldats rentreront chez eux. La suivante date de juin 1945, un an après le D Day, Il dit combien il est heureux de recevoir nos lettres et s'inquiète pour ses frères. L'un d'eux est à Epinal en France, l'autre dans le Pacifique. Il évoque le souvenir d'un ami venu avec lui dans notre maison (je n'en ai pas le souvenir) qui a trouvé la mort sur sa route. Il est mort en héros, écrit-il et a reçu "the Silver Star". Je vous laisse découvrir la dernière lettre reçue ou du moins la dernière en ma possession ! Elle date du 17/10/1945......

Que disait-il ? je laisse à ceux ou celles qui parlent couramment l'anglais (à défaut de l'américain) le plaisir de lire Charles dans le texte. Pour les autres, j'en extrait quelques passages..... (n'oubliez pas qu'en cliquant sur les photos, vous obtenez une bonne visualisation)
Il remercie ses amis français de leur lettre et annonce son transfert dans une autre division. Il est dans un village de tentes à Sissonnes qu'il situe près de Reims. Charles espère bien revoir notre famille mais pour l'instant il est trop loin de Rennes. Prochainement, leur camp devrait se tenir près du Havre. Il espère qu'il y aura une liaison ferroviaire possible pour aller à Rennes tant il a apprécié notre amitié. Charles termine en disant au revoir à Bernadette, Marie-Edith et Michel (voir photo) ainsi qu'à leurs parents. C'est la dernière missive que j'ai de lui.

Nous n'avons jamais plus entendu parler de Charles ! Dans le meilleur des cas, il est rentré et n'a pu revenir en Europe mais dans le plus mauvais !..... Lors des célébrations et manifestations organisées pour le cinquantenaire, j'ai tenté de le retrouver mais n'y suis pas arrivée. De lui, je me souviens d'un soldat, doux et gentil, arrivant toujours les poches pleines de chocolat, d'oranges et de chewing-gum...... sorte de magicien pour la petite fille de 7 ans qui, jusque-là ne connaissait ni le goût d'un bonbon, ni celui d'une orange. Nostalgie ! une nostalgie que je ne traîne toutefois dans mon souvenir que depuis ce cinquantenaire. Pourquoi ? parce qu'alors, toute une page de mon enfance s'est révélée à moi, une page un peu effacée par les années qui ont suivi plus occupées et plus émues par la guerre d'Indochine et surtout la guerre d'Algérie durant laquelle j'ai vu tomber plusieurs de mes copains et amis.

Il est trop tard pour être pessimiste.....

C'est ce que nous dit Yann Arthus-Bertrand dans ce magnifique film "Home" diffusé hier dans le monde entier. Film suivi par un débat fort intéressant. Aujourd'hui, personne ne peut plus ignorer le mal que nous, pays riches, avons fait à notre terre certes par ignorance mais aussi sans doute par légéreté quand beaucoup d'hommes ou de femmes agitent le chiffon rouge depuis des dizaines d'années. Ce qui est fait, est fait mais nous pouvons encore, ensemble faire en sorte d'éviter le pire. Et là, chacun a un rôle à jouer très , très important pour les générations futures.
Je pense en écrivant cela à une situation vécue, il y a quelques semaines. Faisant mes courses, je souhaitais acheter quelques fruits et j'en avais assez des pommes ou des oranges. Il y avait de magnifiques poires !
Certes, la poire n'etait plus vraiment de saison et j'aurais dû me méfier. Mais les fraises, les cerises n'étaient pas encore sur nos étals et puis j'aime les poires et elles étaient bien belles. J'allais leur tendre la main quand..... je regarde les étiquettes. Toutes, les jaunes, les rouges venaient d'Argentine ! Pas une de ces poires ne venait d'une de nos régions de France.
Est-ce vraiment responsable d'acheminer des poires venues de la campagne argentine et expédiées via l'Atlantique jusqu'à ma bourgade francilienne ? Et si vous en avez le courage et le temps calculez le volume de CO2 produit par le déplacement de ces belles tentatrices à travers le monde. Moi, je n'en ai ni le courage, ni l'envie.....
Je leur ai tourné le dos frustrée toutefois de ne pouvoir me mettre sous la dent une bonne "William" mûrie dans un vrai verger de proximité.
Ce que je voulais dire c'est que, chaque jour, nous avons l'opportunité de réagir et de faire des choix en faveur d'un développement "vraiment durable". C'est notre responsabilité !
Et si vous n'avez pas vu le film, ne vous en privez pas :