jeudi 1 octobre 2009

Claude Poullard des Places.....

Je remercie mon cousin Guy de Sallier Dupin qui a pris le temps de m'informer d'un événement à caractère local et familial. En effet, plusieurs de mes cousins ont pu assister dimanche dernier 27 septembre à une cérémonie en la cathédrale de Rennes pour commémorer le tricentenaire de la mort du fondateur de la congrégation du Saint-Esprit, Claude Poullart des Places.....
Ce Père Spiritain nous est lié par le mariage au tout début du 18è siècle de sa soeur Jeanne Françoise avec un Monsieur Le Chat de Vernée. En 1768, leur petite fille Marie Céleste épouse François de Caqueray-Valolive dont nous descendons par l'une de nos arrières grand-mères Marie Caroline de Caqueray.
Claude-François était le fils unique du plus grand brasseur d'affaires de Rennes. Juriste de formation, il a vingt-deux ans lorsque en 1701, il se voue à la pauvreté, "ne prétendant se réserver que la santé dont il souhaite faire un sacrifice entier dans le travail des missions".
Un siècle et demi auparavant, le Concile de Trente avait préconisé l'institution de séminaires où les pauvres seraient reçus par préférence et gratuitement. De tels établissements restent à créer. Etudiant à Paris, Claude est frappé de l'abandon dans lequel se trouvent les aspirants au sacerdoce : ils logent en ville sans que leur existence matérielle soit assurée, et moins encore garantie leur vie spirituelle... En 1703, simple clerc tonsuré, il ouvre le séminaire du Saint-Esprit, réservé aux plus pauvres, le seul qui soit d'une totale gratuité. Puis, il fonde la Congrégation du Saint-Esprit. Toutefois, il ne se penche pas seulement sur la misère de ses pauvres "écoliers" : il se fait l'un d'entre eux. Il meurt, à trente ans, vingt et un mois après son ordination.
Mais son oeuvre lui survit et s'oriente très tôt vers les missions lointaines comme en témoigne le message de Guy : "...nous avons eu une messe très colorée, animée par des Africains au cours de laquelle rythme et spectacle étaient loin d'être exclus..."
et l'extrait de l'article tiré de la Conférence des évêques de France :
"... la messe du dimanche 27 septembre, célébrée par Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo à la cathédrale, aura une forte portée symbolique. Elle devrait en effet être co-célébrée par Mgr Gabriel Mbilingui, archevêque de Lubango en Angola et animée par la maîtrise de la cathédrale avec la chorale Interpeuples ..... Et ceci en présence de descendants de la sœur de Claude François Poullart des Places."
Je me souviens qu'en 1959 eut lieu une première commémoration à laquelle Maman avait assisté avec d'autres membres de la famille. En 1962, paraissait un un livre relatant la vie et l'oeuvre du Père Poullart, en bonne place dans notre bibliothèque dédicacé par l'auteur à mes parents. J'y ai retrouvé les cartons d'invitation et le programme des manifestations qui eurent lieu à cette occasion à Rennes.
L'exemple de Claude François Poullart, jeune homme fortuné qui renonce à tout, devient prêtre, se consacre aux séminaristes les plus pauvres et les envoie au loin auprès des populations les plus méprisées, s'adresse bien à nous tous au sein d'une société où le profit est roi.... un message très contemporain.

* la photo est tirée du document remis aux invités et que m'a transmis Guy.

vendredi 25 septembre 2009

L'arbre des Caget.....

A la demande de ma cousine Marie-Françoise, j'ai recherché les origines de sa branche maternelle dont elle avait peu de repères. Elle est fille de Guy Thorel l'un des frères de ma mère Geneviève. Guy épouse en 1935 Marie-Rose Caget. C'est donc sur les traces de la famille Caget que nous avons pris d'abord le chemin ensemble lors d'une visite de ma cousine à la maison au printemps dernier. Marie-Françoise savait ses grands-parents maternels originaires de Melun en Seine-et-Marne. C'est donc par là que nos recherches ont débuté. Profitant de l'accès aux archives numérisées du 77, nous y avons trouvé quelques traces de cette famille : naissance des grands-parents, décès de l'arrière grand-père et, cerise sur le gâteau, pour une première journée, trace d'une convention signée entre cet arrière grand-père Louis Alfred, banquier à Melun et le député-maire de la ville pour la construction et l'exploitation du tramway à traction électrique... "la ville de Melun rétrocède, à M. Caget qui accepte, pour une durée de cinquante ans à partir de la date de la déclaration publique, la construction et l'exploitation d'un tramway à traction mécanique, à établir entre les nouvelles casernes et la gare de Melun pour le transport des voyageurs dans les conditions déterminées par le cahier des charges...etc."
Ensuite ce fut moins simple
car au 19è, on bougeait déjà pas mal même si on ne s'éloignait pas forcément beaucoup. Après quelques tatonnements, j'ai retrouvé la piste des Caget à Maincy, petite commune dont dépend le château de Vaux-le-Vicomte. Là, j'ai pu, sans trop de mal remonter le fil jusqu'en 1723. Toutefois, bien sûr des lacunes et en particulier bien du temps passé pour éplucher les tables décennales de tous les villages situés non loin de Maincy ou de Melun. Ceci en particulier pour "enfin" trouver le mariage de l'arrière grand-père (vous savez le tramway) dans la commune de Seine-Port. La boucle est à présent à peu près bouclée si on s'en tient à l'état-civil.
Mais pour moi, ce n'est pas l'essentiel même si on est obligé d'en passer d'abord par là. A présent, j'en appelle à tous ceux et toutes celles qui descendent de Louis-Alfred pour qu'ils vident les tiroirs, relisent les vielles lettres si ils en possèdent encore, numérisent les photos etc., fassent appel à leurs souvenirs, questionnent leurs aînés afin qu'ensemble, nous puissions conter l'histoire de leurs ancêtres maternels...les Caget. Sur ce plan-là, je n'irai guère plus loin n'ayant pas de parenté directe avec cette famille.

60 ans de mariage.....

François Bataille et Denise, née Pinet
ont fêté le 22 juillet dernier
leurs noces de diamant !
François et Denise se sont unis le 12 juillet 1949 à Saint-Mandé.
Cet heureux anniversaire a du déplacer du monde car François et Denise ont 9 enfants, 31 petits-enfants et je ne suis pas certaine d'être à jour ! Je ne compte pas la génération suivante que je connais mal..... Denise est fille d'un cousin issu de germain de maman. Pour faire court, nos arrières-grands-mères étaient soeurs, filles de Jean-Pierre Bressel et Marie-Louise, née Monpou. La première Marie Albertine Bressel par son union avec Paul Laurance donnera naissance à plusieurs branches dont celle des Pinet (Denise). La seconde, Marie Blanche Bressel, mon arrière grand-mère par son union avec Etienne Léon Sausse donnera naissance à la branche des Thorel (ma mère Geneviève) et à celle des Lebreton-Savigny.
Combien de fois ai-je entendu Maman parler de ses cousins Laurance sans que je puisse vraiment les situer ? Petit à petit, avec l'aide des uns ou des autres (en particulier Marie-Joëlle Choquart, née Trotet, issue de la branche Lebreton-Savigny) et l'aide de photos de famille, le puzzle s'est mis en place. J'en savais assez pour prendre contact. C'est ainsi qu'en 2005, invitée à déjeuner chez Denise, nous avons fait sa connaissance et celle de François, son époux. J'étais, bien sûr, accompagné de Jean-Pierre mais j'avais associé à cette rencontre ma tante Edith Thorel, née Lefebvre, épouse de Xavier Thorel (+), un frère de maman. Malheureusement, Marie-Joëlle, empêchée ne put nous rejoindre. Accueillis avec beaucoup de gentillesse, nous avons longuement échangé sur "nos familles" et je garde de cette rencontre un beau souvenir, une photo et beaucoup d'infos !


Denise, Bernadette, Edith, Jean-Pierre
Depuis, les échanges se sont fait plus rares mais je vais profiter de cet anniversaire pour téléphoner à Denise.

On se remet en selle !.....

Après cette période estivale où la généalogie s'endort un peu, je reprends la route dans l'intention, à nouveau, de vous parler de mes recherches, de mes trouvailles, de mes espoirs, de mes attentes concernant hier et demain. Durant l'été, je vous ai beaucoup parlé de notre petite famille..... j'aurai bien aimé déborder un peu mais en l'absence de vos nouvelles je fais avec ! et pourtant je sais que ce blog est lu par beaucoup. A ce titre, il remplit déjà la mission que je lui avais confié mais j'aimerai plus de retour !
Ce blog se veut conter l'histoire de "nos familles", hier au fil de mes recherches généalogiques toutes branches confondues..... y a du boulot ! mais encore l'histoire du Patrimoine et aujourd'hui celle de notre..... de votre quotidien. Une mission, en partie, accomplie avec la nouvelle des naissances, mariages ou décès..... et je remercie ceux et celles qui n'oublient pas de me faire part de leurs joies comme de leurs peines. Ce blog ne néglige pas pour autant l'histoire de demain et des générations futures avec ce qui m'interpelle tant au sens écologique, développement durable, énergies nouvelles, partage et fraternité ! Grands mots diront certains mais qui portent en eux l'espérance. C'est dans cet esprit que je reprends la route avec vous si vous le voulez bien.....
NB : la photo a été prise en août par Emilie.

lundi 21 septembre 2009

Du granit rose à l'Emeraude.....

Ce post fait suite à celui qui a été édité le 16 septembre dernier.....
Nous quittons cette très belle côte de granit rose sous le soleil et prenons la route de Lamballe, attendus pour déjeuner par mon cousin Guy et Andrée, son épouse. Ils habitent une jolie maison, ancien presbytère avec un jardin bien accueillant. Nous y goûterons des brugnons délicieux ! Andrée nous a préparé un repas n'utilisant que légumes et fruits de ce jardin. Un cadeau aujourd'hui !
Temps d'échange bien sympathique durant lequel Guy nous fait partager sa passion pour l'histoire locale. Nous apprenons ainsi l'existence des fours à boulets dont il parle dans un de ses livres. Il me semble qu'il s'agit de " La mer et la guerre dans les Côtes-du-Nord du Consulat à la Grande Guerre". Rendez-vous est pris pour que Guy nous fasse découvrir le four à boulets de la pointe d'Erquy lors d'un autre séjour dans la région !
Et nous voilà repartis cette fois en direction de Dinard où nous attendent mon frère Michel et Claudine. Ils s'y sont installés, il y aura bientôt deux ans quittant sans regret Essonne et région parisienne. Auprès d'eux, nous passerons aussi un très bon moment. Michel nous fera découvrir toute la côte et comme à Bréhat, nous alignerons les kilomètres le long de cette côte dite d'Emeraude.A chaque détour du sentier douanier, le panorama est grandiose.....











.....belles plages ou criques surmontées de somptueuses villas datant de la fin du 19è ou début 20è siècle. Dinard et ses stations balnéiares satellites ont su conserver et cultiver le charme nostalgique de la "Belle Epoque" avec ces villas mythiques et les non moins mythiques cabines de bain sur la plage !




Au cours de notre promenade, en compagnie du soleil, nous apercevons Saint-Malo, célèbre cité corsaire, prête à s'embarquer tel un vaisseau à l'ancre ! Gravissant la falaise par un escalier bien raide, nous reprenons pied dans la ville et visitons une exposition consacrée aux affiches réalisées au début du 20è siècle pour promouvoir le site. Toute une époque ! Une expo présentée dans l'emblématique "Villa Rochebrune" dont a fait don à la ville de Dinard, un riche industriel. Cette dernière photo est prise de la terrasse de cette villa ! pas mal n'est-ce-pas.....

Et le mercredi 9 septembre nous serons de retour dans notre presqu'île avant de rprendre quelques jours après la route de l'est vers la Seine et Marne. L'été était presque déjà derrière nous !

vendredi 18 septembre 2009

Journées du Patrimoine

Journées devenues incontournables.....
l'occasion d'aller à la rencontre de lieux peu ou mal connus.....
ou encore ouverts exceptionnellement à cette occasion.......
l'occasion de s'intéresser à leur histoire et à la nôtre......
Pour ma part, je resterai à Ozoir où je guiderai les visiteurs dans l'église Saint-Pierre. Une église sur l'histoire de laquelle j'ai eu l'occasion de me pencher en 2004 au profit d'un petit journal "toutes boîtes" auquel je participe au sein de sa rédaction.
Mille excuses..... Je m'y prends un peu tard pour vous proposer à tous cousins, cousines, neveux ou nièces, enfants et petits-enfants ma sélection mais qu'importe ! beaucoup de ces lieux pourront encore être visités quand vous le souhaiterez ou vous le pourrez.
En Ile-de-France
- 7ème circuit des Arts à Orsay, Essonne ..... Visite des Ateliers d'Artistes d'Orsay et des environs. L'occasion pour tous ceux qui connaissent Klasien Boulloud mais aussi pour les autres de lui rendre visite. Klasien est l'épouse de Jean-Claude, l'un de nos neveux.
- Domaine national de Jossigny, Seine-et-Marne (ouverture exceptionnelle). Le château de Jossigny est un témoin de l’architecture des « maisons de plaisance » élevées au XVIIIe siècle. L’architecte pourrait en être Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, petit-fils de Jules Hardouin-Mansart, l’architecte de Louis XIV. Le château a été classé au titre des Monuments Historiques en 1942.
- Folie Huvé, Meudon, Hauts-de-Seine (ouverture exceptionnelle). Maison de campagne de Jean-Jacques Huvé, ancien Grand Prix de Rome et inspecteur du château de Versailles architecte de Louis XVI
- Site archéologique d’Etiolles, Essonne (A voir en famille) Le site d’Etiolles est l’un des plus connus et des mieux conservés d’Europe pour la période préhistorique. Il est fouillé depuis 35 ans par les archéologues du CNRS et de l’Université Paris I, qui arrivent ainsi à connaître l’histoire et le mode de vie des hommes qui s’étaient installés il y a 13 000 ans en bordure de Seine : les Magdaléniens.
En Aquitaine
- Commanderie templière et hospitalière Le Temple-sur-Lot, Lot-et-Garonne (Première participation). Ensemble architectural qui retrace l’histoire des croisades, des ordres religieux militaires et du village du XIIIe au XVIIIe siècle.
En Bretagne
- Musée de Bretagne – Les Champs Libres, Rennes, Ille-et-Vilaine « Odorico, mosaïstes Art Déco », ce parcours retrace l’épopée artistique et économique de cette famille d’immigrés italiens dont la première génération développera un procédé de pose de mosaïque à grande échelle, la seconde élevant la mosaïque artisanale au rang d’oeuvre d’art, symbole de l’Art Déco.
- Batterie basse du Fort du Mengant, Plouzane, Finistère ( Première participation). Au niveau de la mer, la batterie basse du Mengant occupe une vaste plate-forme en maçonnerie de 150 mètres de long, en forme de demi-cercle, avec un point de vue remarquable sur le goulet. Ouverture samedi et dimanche de 10h à 18h Gratuit 02 98 22 03 07 – Accessible partiellement aux personnes à mobilité réduite Ouvertures exceptionnelles
En Normandie
- Sémaphore de Barfleur, Gatteville-Phare, Manche (Première participation). Construit en 1775 par la Chambre de commerce de Normandie, le phare de Barfleur fut jugé obsolète 50 ans plus tard. Cette tour de 25 mètres de haut fut transformée en sémaphore en 1861 et sa lanterne remplacée par un étage attique d’esprit néoclassique. Le sémaphore vient d’être inscrit au titre des Monuments Historiques.
En Picardie
- Les parterres Le Nôtre du Chateau de Chantilly (Oise) – A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, seront inaugurés les Parterres Le Nôtre des jardins à la française du Domaine de Chantilly. A l’issue d’une importante campagne de restauration commencée en 2008, impulsée par la Fondation pour la sauvegarde et le développement du Domaine de Chantilly ces parterres, rares témoins à cette échelle de l’art du jardinier André Le Nôtre, retrouvent leur splendeur d’origine.
En Provence-Alpes-Côted’Azur
- Cité gréco-romaine d’Olbia, Hyères, Var (Ouverture exceptionnelle) Le site présente les vestiges d’une colonie fortifiée fondée au IVe siècle avant Jésus-Christ, de sa restructuration et des aménagements réalisés durant la période romaine, ainsi qu’une abbaye cistercienne datée du XIIIe siècle.
- Musée de la Lavande, Coustellet, Vaucluse Label « Tourisme et Handicap » auditif, mental, visuel Visite audio guidée le samedi et dimanche. Visite favorisant le toucher et l’odorat et avec un audio guide pour les handicaps visuels, projection d’un film et fiches explicatives pour les handicaps auditifs.
En Rhône-Alpes
- Musées Gadagne Lyon, Rhône (Ouverture exceptionnelle) Gadagne est un édifice Renaissance qui abrite le musée d’histoire de Lyon et le musée des marionnettes du monde sur une superficie totale de 6 000 m2.
- Cathédrale Saint-Jean, Lyon, Rhône La cathédrale est située dans le coeur historique de Lyon, dans le quartier Saint-Jean. Le chantier de rénovation de la cathédrale Saint-Jean figure parmi les 19 opérations de restauration soutenues par le Plan de relance en Rhône-Alpes.

Bonnes visites là ou ailleurs.
A très bientôt pour vous conter la suite
de notre ballade en Côtes d'Armor
(cf. post du 16 septembre dernier)

mercredi 16 septembre 2009

Retour après éclipse.....

Waouh !..... cela fait un bon bout de temps que je ne suis pas venue à votre rencontre..... chères familles. Je vous ai laissé à l'heure de la rentrée des plus jeunes. Pour nous le retour vers la Francilie était proche. Avant il convenait de mettre de l'ordre dans la maison, de ranger le mobilier de jardin, de cueillir les mûres, ramasser les pommes, profiter d'une très belle et chaude arrière saison pour faire une pause avec un bon livre sur la plage... calme et lumière ! Mais si nous nous affairions ainsi c'est aussi pour pouvoir prendre la route le 4 septembre non pas vers l'est mais vers les Côtes d'Armor. Un vieux projet qui a vu le jour grâce à Christel et Jean-Michel qui nous avaient offert à Noël une nuit en chambre d'hôte. Je n'ai pu trouver cette perle sur la côte même mais non loin de Rennes. Qu'importe... ce fut notre première étape vers Perros-Guirec, notre destination finale. Accueil chaleureux et bonne table dans une très jolie ferme restaurée et magnifiquement aménagée. Le lendemain route vers la baie de Saint-Brieuc après nous être recueillis sur la tombe de mes parents à Rennes. Première halte-sandwich à la Pointe de Pordic. Nous étions déjà sous le charme de cette côte. Beaux points de vue tout au long du chemin qui nous emmène à Paimpol.
Tourné vers la mer, le pays de Paimpol a gardé la mémoire des Islandais et des Terre Neuvas. Qui n'a pas en tête la célèbre "Paimpolaise" écrite en 1895 par Théodore Botrel et qui pour la rime dota la ville d'une falaise ! Difficile toutefois aujourd'hui de retrouver ici le roman de Pierre Loti "Pêcheurs d'Islande", Paimpol est désormais principalement tournée vers le tourisme estival. Les choses ont bien changé depuis le 19ème siècle où la cité portuaire ne vivait que pour la "Grande Pêche". Mais savez-vous que Paimpol fut l'un des premiers ports de la côte Nord de la Bretagne à armer vers la pêche à la morue : les premières campagnes en direction de Terre-Neuve et du Groenland datent du 15ème siècle. Une époque révolue car si les chalutiers sont toujours là, on compte aujourd'hui beaucoup plus de voiliers dans les bassins.
Nous ferons halte dans une sympathique chambre d'hôte à quelques kms de là. Le lendemain nous allons vers la pointe de l'Arscouet, lieu d'embarquement vers l'île de Bréhat..... justement nommée « l'île aux fleurs », véritable immersion dans un autre monde ! Un bijou blotti au milieu d'un écrin de rochers roses et d'une mer d'un bleu profond... un paradis pour les promeneurs et cerise sur le gâteau, un franc soleil qui ne nous a pas quittés depuis notre départ et que nous garderons tout au long de notre randonnée. Débarqués sur l'île, nous avons marché... marché traversant Bréhat du Sud au Nord par des chemins qui ignorent la ligne droite (tant mieux). Au hasard de nos pas, la chapelle Saint-Michel érigée au 18è siècle et son inoubliable panorama sur l'ensemble de l'archipel, un moulin à marée, des maisons fleuries de bougainvillées. Dommage les agapanthes étaient arrivées en fin de floraison ! Au bout de l'île, le "Paon de Bréhat", falaise de granit surplombant un gouffre impressionnant et sur laquelle est construit un phare !



Puis nous referons route vers l'embarcadère... Ouille ! le chemin nous parait plus long. Nous retrouvons une voiture surchauffée, merci la "clim" ! et en avant vers notre destination finale..... Perros-Guirec.
J'avais, depuis des lustres, le désir de connaître cette région qui, si j'en crois les nombreuses évocations de mon père et ce qu'en a écrit mon oncle Henri de Sallier-Dupin, Perros a été longtemps le lieu de villégiature de mes grands-parents paternels : "Début juin 1903, la famille Rabillon alla s'installer dans la villa Ker Yves-Anne meublée par les soins de Jenny (soeur de mon grand-père). Ker Yves-Anne, des prénoms de mon père et de sa soeur, avait une superbe vue sur la mer, sur le port et sur le bourg de Louannec. Une villa assez grande pour que la famille Rabillon puisse y recevoir tour à tour sinon ensemble parents et amis. Notre grande tante Jenny ne devait pas jouir bien longtemps de ce beau pays puisqu'elle y décéda cet été-là à l'âge de 49 ans !" . Arrivés sur site, nous avons fait connaissance avec notre chambre d'hôte, vue imprenable sur la baie. Des hôtes, bien sympathiques avec là encore beaucoup de convivialité. Apprenant la raison de ma visite à Perros, notre hôtesse me promet de rechercher la fameuse villa. Mais il est plus que probable qu'elle ait changé de nom depuis ! Quoiqu'il en soit, nous garderons de Perros et des environs , Ploumanach, Trégastel le souvenir ébloui des teintes cuivrées du granit, de la profondeur du bleu de la mer qui forment sur cette Côte de Granit Rose un ensemble exceptionnel. Le vent et les vagues ont sculpté les rochers en leur donnant des formes insolites. Un paysage magique où, au hasard de l'imagination, on voit apparaître une tortue ou un pied taillés dans les rochers.







Tout est dit ! Si vous ne connaissez pas cette régionn'hésitez pas une minute
, Théodore Botrel vous y invite.....
http://www.youtube.com/watch?v=nLCPQoYaus4
A suivre.....rendez-vous sur la Côte d'Emeraude cette fois en compagnie de Michel et Claudine.