samedi 5 décembre 2009

Dominique Dulac Péhau, un père attentif et prévoyant !

Une correspondante de Tarbes vient de me communiquer un titre clérical de rente datant de 1823. C'est la première fois que j'avais entre les mains ce type de document. En fait, une sorte de dot consentie par un père à son fils se destinant à la prêtrise. Le père c'est Dominique Dulac dit Pehaü (1769-1843), ancêtre direct (branche paternelle) de trois de nos petits-enfants, Gautier, Clément et Margaux, un père assurément attentif et soucieux d'assurer l'avenir de ses enfants. Le fils c'est Jean Pierre (1799-1894) qui se destine à la prêtrise. Jean-Pierre sera ordonné prêtre en 1823 et c'est à cette date que son père signe le document en question.
Que nous dit-il ?.....

"Aujourd'hui dix neuf avril mil huit cent vingt trois devant notaire à Bagnères, Dominique Dulac Pehaü propriétaire gérant son bien domicilié à Montgaillard a déclaré à nous notaire et aux témoins connaître l'intention de Pierre Dulac, son fils, actuellement au séminaire de Betharram de se consacrer au service du culte catholique en servant Dieu dans son église. Charmé que son fils souhaite concourir à ce louable dessein, il donne et assure à son dit fils par forme de titre clérical conformément aux lois et à compte de ses droits légitimaires, la rente annuelle et viagère de cent cinquante francs exempts de toute retenue, don que nous notaire avons accepté en l'absence de Pierre Dulac. Pour la sureté du payement de cette rente que ce dernier aura le droit d'exiger comptant du jour de sa promotion aux ordres sacrés, le dit sieur Dominique Dulac a affecté spécialement une pièce de terre labourable lui appartenant au dit Montgaillard, quartier de la Salie ?, contenant environ 75 ares confrontant le levant Vilon Coÿ, midi Paul Galouÿe, couchant grande route et du nord, héritiers de Vilon Lamour. De plus le comparant assigne à son fils pour celui-ci en jouir sa vie durant et personnellement le cas échéant, une chambre meublée de tout le nécessaire dépendante de sa maison au choix de Pierre Dulac lui conférant encore l'usage de la basse-cour, du jardin et le droit de prendre sur le bien le bois nécessaire à son chauffage......"

Dominique assure ainsi à son fils une vieillesse à l'abri de la misère et il n'eut pas tort puisque Pierre mourut à 94 ans après avoir été curé d'Avezac (1823-1827), curé d' Orignac (1827-1848), curé de Trébons (1851-1890) et c'est en 1890 qu'il se retire à Montgaillard.
Je me suis interrogée sur la situation matérielle des prêtres à cette époque. C'est le régime du Concordat de 1801 qui s'appliquait. L'Eglise renonçait à la restitution des biens confisqués sous la révolution mais en contre-partie, l'Etat s'engageait à assurer un traitement convenable aux curés. Donc, à priori, un curé en exercice avait un petit pécule et puis, on le sait bien, les paroissiens se chargeaient de le ravitailler. Mais ensuite, lorsque le prêtre ne pouvait plus assurer de service d'église, il ne pouvait compter que sur la charité de ses ouailles. C'est sans doute la raison pour laquelle Dominique, en père avisé, prépara la retraite de Jean-Pierre.

jeudi 3 décembre 2009

Mariage


Nous apprenons le prochain mariage de.....
François Xavier Detraz et Marine Costes

François Xavier, fils de Jean et Agnès, née Caget, petit-fils de Jacques Caget et Françoise, née Bourdier.
La mère de Françoise, Germaine Bourdier née Lebreton-Savigny était une cousine germaine (coté maternel) de ma mère Geneviève Rabillon, née Thorel.

La messe de mariage sera célébrée en l'église de Guchan
Vallée d'Aure (Hautes-Pyrénées)
samedi 2 janvier 2010 à 14h

Nous adressons nos voeux affectueux aux futurs époux

Pierre Louis Rabillon..... ou cinq générations !

Mon frère Michel m'a récemment envoyé la photo d'un tableau représentant l'un des maillons de la famille Rabillon. Il s'agit de Pierre Louis, le père de notre aïeul Etienne Vital qui, sur un différend avec son père, quitta Piolenc en 1787 et après bien des tribulations (cf. "post" du 28/01/2008 en archives) se retrouva à Rennes en 1793 où il s'installa y trouvant travail et épouse. Avec mon frère, ma soeur, nos cousins et cousines de Sallier Dupin, nous appartenons à cette branche bretonne de l'arbre des Rabillon dont les racines se situent dans le Vaucluse.
Dans sa notice généalogique et biographique éditée en 1967, Henri de Sallier Dupin écrit : Entièrement rasé et portant coiffure et habit Louis XV, tel nous l'avons vu dans un cadre que nous avons eu entre les mains et au dos duquel on pouvait lire cette inscription : "Petrus Lud. Rabillon pro Deo et suis bene moratus. Vixit bonus filius paterque fideliatem conjugalem servavit. Natus anno 1740, obiit anno 1802. P.Basilius Petri Ludovici filius hanc propter suam ergo parentem pietatem inscriptionem vovit " que l'on peut traduire par : "Pierre Louis Rabillon pour Dieu et les siens, telle fut sa devise bien arrêtée. Il vécut en bon fils et bon père, garda la fidélité conjugale. Né en 1740, il mourut en 1802. Signé : P. Basile, fils de Pierre Louis par pité envers son père a composé cette inscription."
H. de Sallier Dupin ajoute qu'il n'est pas d'accord avec Basile quant à la date de naissance de son père et je confirme. En réalité Pierre Louis est né le 25 août 1738.
Pierre Louis était "moulinier en soie". Le moulinage était une opération que l'on faisait subir au fil de soie provenant des cocons dans le but de le consolider.
Après de décès de mes grands- parents, mon père hérita du portrait de Pierre-Louis, un tableau qui, si nos souvenirs sont exacts devait se trouver dans le bureau de notre père. Aujourd'hui, Pierre Louis a sa place dans le bureau de mon frère qui confirme que l'inscription en question est toujours au dos du tableau.

mercredi 2 décembre 2009

Un petit bout de racine en plus pour les Decq.....

Les arbres de nos ascendances ne cessent de croître ! Il en est ainsi de l'arbre de la famille Decq, une famille originaire du Nord. Benoît Joseph (1825-1912) entra dans notre famille par son mariage avec Marie Caroline de Caqueray Valolive. Originaire de Vicq (repère 6 sur carte), village du Douaisis et d'une famille modeste, il choisit l'armée où il fit une brillante carrière... Lieutenant-colonel, chevalier de l'ordre impérial de la Légion d'Honneur en 1869 et officier de la légion d'Honneur en 1881. Travaillant sur cette ascendance, un de mes oncles Jacques Decq put remonter jusqu'en 1749, date du décès d'Antoine Decq (ou D'Hecq) à Vicq. En relation avec lui, il m'avait fait part de son travail sur lequel j'ai pu m'appuyer après son décès (1992). Parallèlement, j'avais pu entrer en contact avec une lointaine cousine Sophie, née Duplat avec qui j'ai pu compléter avantageusement notre ascendance collatérale, la mère de Benoît, notre aïeule étant née Duplat. Ce fut l'essentiel de mon travail sur la famille Decq jusqu'à ces dernières semaines. Blocage à la racine de l'arbre, toutes mes recherches sur cet Antoine, dont nous savions seulement son décès à Vicq en 1749, se révélant infructueuses ! D'où venait-il donc ? C'est tout dernièrement, début novembre, que j'ai pu l'identifier à Rombies, autre village du Nord de la France à environ 8 kms de Vicq. Antoine est né à Rombies en 1668 de Claude de Hecq et Cécile Nonclerc. Grâce aux actes de naissance de leurs enfants, nous savions qu'Antoine avait épousé Marie Minon. Reste à trouver cet acte de mariage à Rombies, ou encore ailleurs car j'ignore toujours d'où est originaire Marie. Qu'importe, l'arbre Decq s'enracine plus profondément dans la terre du Nord.
L'hypothèse de Jacques sera-telle justifiée ? Un village nommé Hecq (repère 11 sur carte) est situé en plein coeur de la forêt de Mormal. Le nom Decq s'écrivait au XVIIè siècle D'Hecq ou de Hecq..... Jacques m'avait écrit " le premier du nom pourrait être originaire d'un de ces trois villages du Nord de la France: Ecques (Pas de Calais), Ecke (Nord), Hecq (Nord). Ces trois noms dérivent de l"allemand Eiche qui signifie Chêne et nous voici revenus à la forêt de Mormal et ses célèbres chênes." Il pourrait avoir vu juste ! Les archives de l'époque (17è) souvent lacunaires, illisibles ou même inexistantes en l'absence d'archives familiales de l'époque me permettront-elles de lui donner raison. Je l'espère... en tous cas la brèche est ouverte ! Désormais, c'est bien Claude de Hecq qui conduit la famille Decq avec ce patronyme qui évoque clairement le village cité par Jacques en lisière de forêt. A suivre.....

dimanche 15 novembre 2009

Le 4L Trophy..... à la rencontre de l'Autre et de soi-même !

J'ai reçu dernièrement un lettre de notre neveu Christophe Boulloud nous faisant découvrir un projet qui lui tient à coeur ! Projet humanitaire mais aussi challenge sportif qui au-delà de l'investissement personnel engendre un coût. Christophe nous proposait alors de faire un don pour l'aider à réaliser ce projet ***. Je lui ai proposé de relayer son appel à "nos familles" sur le blog. Peut-être sera-t-il entendu de quelques-uns.....

LE 4L TROPHY
Une aventure à vocation humanitaire.

Qu'est-ce que le 4L Trophy ?
Le 4L Trophy est un raid humanitaire qui se déroule chaque année fin février. Il rassemble des étudiants venus de toute la France et de certains pays d'Europe.
Au volant d'une Renault 4L, ces étudiants (plus de 2000) partent sillonner le désert marocain pendant une dizaine de jours. Leurs objectifs : apporter argent et fournitures scolaires pour les enfants marocains, découvrir une nouvelle culture et nouer des contacts avec la population, et enfin participer à un véritable « rallye » automobile, avec au programme : course d'orientation, franchissement d'obstacles (dunes, cours d'eau) … etc.
Le 4L Trophy est donc avant tout un raid basé sur l'entr'aide et la solidarité : par exemple, un équipage victime d'une avarie reçoit souvent l'aide de la population ou d'un autre équipage pour aider à la réparation.

Qui sommes-nous ?

Notre équipage est constitué de 2 personnes : Christophe Boulloud, étudiant en deuxième année de médecine à la faculté de Versailles/Saint-Quentin en Yvelines, et Paul Olive, étudiant en première année de kinésithérapie à l'ADERF Paris.
Pour ce raid, nous avons créé une association qui nous permet de nous faire connaître et de récolter des fonds : l'association «SQY du désert» : «SQY» pour Saint-Quentin en Yvelines, la ville dont nous venons et «désert» pour souligner l'élément principal de notre périple au Maroc.

Comment se déroule le raid ?


Le départ aura lieu les 17 et 18 février 2010. Après un pointage et quelques ultimes vérifications techniques, les étudiants auront jusqu'au 19 au soir pour rejoindre le détroit de Gibraltar, où ils seront acheminés par ferry au Maroc.
Du 22 au 26 février, 6 étapes permettront aux équipages de rivaliser dans un esprit de fraternité, et d'aller à la rencontre des populations marocaines
Le raid s'achève le 26 au soir à Marrakech, le 27 étant consacré au repos et à la remise des prix.
Enfin, le 28, les étudiants reprennent le ferry dans le sens inverse et retournent en Europe.
Nous contacter ?
Le 4L Trophy, comme expliqué ci-dessus, a pour objectif d'aider à la scolarisation des enfants marocains. Pour ce faire, nous devons réunir une certaine somme d'argent pour nous acquitter des droits de participation. Cet argent sera utilisé pour permettre la construction d'écoles, l'achat de matériel … etc De plus, chaque équipage doit également récolter 50 kg de fournitures scolaires qui seront distribuées pendant le raid (l'année dernière, plus de 60 tonnes de fournitures ont pu être distribuées !).


Si vous souhaitez nous adresser un don
(déductible à hauteur de 66% de vos impôts)
vous pouvez nous contacter
au 06.03.22.24.16
ou sur les adresses suivantes : oxydthebest@hotmail.com
**** dans sa lettre Christophe me disait que les donateurs seraient informés de l'évolution de son projet par mail, recevront des photos du raid etc.

mercredi 11 novembre 2009

11 Novembre... aujourd'hui... comment et pourquoi ?

Le choix du titre est volontiers un peu provocateur ! J'entends ici et là que la disparition du dernier"poilu" remettrait en cause le motif de la célébration. On pourrait tourner une page pour en ouvrir une autre ? Il me semble que l'on a pas attendu ce 11 novembre pour se réjouir du rapprochement franco-allemand déjà illustré par l'accolade du Général de Gaulle à Adenauer ou la poignée de main de Mitterand à Kohl. Alors aujourd'hui, certes, la présence de Merkel aux cotés de Sarkozy ajoute encore à ces temps forts mais ils ne doivent pas se substituer à la mémoire de toutes ces jeunes vies sacrifiées au nom de la Patrie mais aussi, trop souvent par une hiérarchie politique bornée et sous la férule de généraux incompétents ou peu soucieux du sort de leurs hommes.
L'an passé, j'avais évoqué (sous le libellé "généalogie et histoire pour tous"), l'histoire de Camille Eugène Boulloud dont on a jamais su ce qu'il était devenu..... seulement disparu comme tant d'autres ! Une vie fauchée, un deuil impossible, une reconnaissance tardive avec (après jugement) son inscription auprès de son cousin et de ses frères d'armes sur le monument aux morts de Vaulnaveys dans l'Isère.
Cette année, j'évoquerai la mémoire de Paul Thorel, l'un des frères de mon grand-père paternel.
Je lui donne la parole à travers une lettre qu'il écrivait peu de temps avant sa mort à son frère aîné, Marcel qu'il nomme amicalement "mon bon vieux". J'ajoute que Marcel, lui militaire, est le grand-père de Bertrand Thorel, récemment venu à la généalogie et auquel j'ai fait souvent allusion depuis que le contact s'est établi entre nous. C'est lui qui m'a transmis ce document !
(Cliquez sur la photo ci-dessus pour une meilleure visibilité)

Cette lettre va peut-être en surprendre quelques-uns. Elle est assez éloignée des pauvres mots écrits dans les tranchées par ceux qui vivaient le calvaire des tranchées. Non, Paul en août 14 est à l'arrière. Trop vieux dit-il (il avait 32 ans !) "Il y a des compagnies de formées avec les jeunes, je n'en suis pas encore. Mon tour viendra sans doute. Car il en faut un peu par petites ponctions. Lorsque celles constituées seront épuisées, il faudra que d'autres les remplacent !" On ne peut être plus lucide.....
Paul y va même d'un peu d'humour, reflet sans doute un peu de l'esprit ambiant à l'arrière avant de descendre en enfer : "Dans quel coin décimes-tu les allemands avec tes mitrailleuses".
Touchante fin de lettre pourtant si courte où il n'oublie personne pas même de prier pour les siens. Son tour viendra effectivement... Paul tombera en octobre 1914 sans doute près de Bourgogne, un petit village de la Marne. D'après des renseignements donnés à son frère Jacques après la guerre par un aumônier allemand, Paul serait mort de la gangrène apparue sur la jambe où il avait été atteint. Toujours selon cette même source, il serait décédé dans l'église du village, transformé en hôpital de campagne par les allemands. Le lieu de sa sépulture est inconnu !
N'oublions pas !

mardi 10 novembre 2009

Le Mur..... les murs..... nos murs !

J'ai beaucoup hésité à évoquer ce jour ou le Mur est tombé ! car si, d'évidence, ce fut un jour exceptionnel, je ne ressentais pas le besoin d'en parler ici ! D'autres l'ont fait, le font ou le feront avec beaucoup plus d'éloquence et d'érudition ! quoiqu'il en soit qui pourrait banaliser ce magnifique symbole dans un monde dont l'horizon est encore bouché par tant et tant de murs. Et c'est la raison qui brise mon silence..... bonheur et joie pour tous ces hommes et femmes qui ont vu leur horizon s'élargir mais tant de détresse et de colère pour tous ces murs qui s'élèvent ou se contruisent encore dans le monde : mur de béton parfois mais plus nombreux encore murs d'indifférence, de haine, d'idéologies de quelque bord qu'elles soient, de fanatismes, d'égoïsme..... Il y a du boulot avant que nous puissions danser, rire et chanter sur les ruines de nos murs !
Je ne suis jamais allé à Berlin mais à l'époque Jean-Claude Boulloud s'y est rendu et je conserve précieusement ce petit morceau de mur qu'il nous a donné. Il sera transmis à nos petits-enfants pour qu'il n'oublient jamais comme je leur transmettrai encore de petits témoignages tactiles des deux grandes guerres qui ont secoué l'Europe.
En attendant, le mur fait encore parler de lui à travers des expositions de morceaux de béton sur lequel des artistes sont exprimés et qui ont été démontés après la chute. Expression d'un art qui voulait stigmatiser l'enfermement de ceux qui étaient restés du mauvais coté. Aujourd'hui, affaire commerciale avec des ventes qui marchent bien, paraît-il. Pourquoi pas ! de telles oeuvres, si elles entrent dans des musées, seront les fragments d'un symbole puissant comme une toile neuve destinée à la création de notre siècle.
Mais hors musées, réquisitoires ou célébrations..... n'oublions pas ces autres murs élevés depuis et qui attendent toujours leurs chutes et leurs artistes.