mardi 8 juin 2010

De beaux messieurs... les Boulloud de Vaulnaveys !

Très récemment, je reçois de Géraldine Thibaud, une photo représentant un groupe d'hommes et de femmes avec cette introduction.....
Famille Boulloud : de beaux hommes... les femmes également !.....
Et les interrogations suivantes.....

  • Qui sont-ils et elles ? Quelques réponses au dos
  • Qui est la femme de qui ?
  • Et quels sont leurs descendants.
  • Les replacez-vous tous dans l’arbre ?
J'ai plusieurs fois évoqué mes échanges avec Géraldine avec laquelle j'ai pu établir le lien entre les familles Thibaud et Boulloud de Vaulnaveys en Isère. Jean-Pierre, mon époux, et Géraldine descendent de deux fils de Pierre Antoine Boulloud (1803-1866).
Je n'avais jamais vu cette photo ! Tout d'abord, j'ai pensé qu'il s'agissait de couples mais... grâce aux quelques indications trouvées au verso de la photo (à propos, identifiez toujours vos photos, cela pourra aider vos descendants !) j'ai très vite compris qu'il s'agissait plus vraisemblablement des cinq fils et cinq filles de Pierre Antoine. Une hypothèse que Géraldine et ses proches (père et tantes) trouvent justifiée.....
La photo serait de 1874 !
De gauche à droite.....
Pierre Jean André (aïeul de Jean-Pierre)..... Camille Jules (aïeul de Géraldine).....Alphonse Antoine André..... Hughes Louis et Jules Isidore
et leurs soeurs.....
Anne Adeslie..... Eudoxie Zoé..... Anaïs Angélique..... Marie et Céline

Reste un petit doute sur le cinquième garçon que la grand-mère de Géraldine désigne comme le "Commandant Charles". Je ne connais pas de Cdt Charles dans la famille Boulloud mais celui qu'elle désigne ainsi se nomme chez moi Jules Isidore et c'est bien un militaire qui, en 1903, appartenait au 140è régiment basé à Grenoble. Alors, ce "Commandant Charles" serait-il un surnom ou plus simplement une erreur d'Yvonne Thibaud, née Boulloud ?
En tous cas, si parmi les Boulloud, il en existe qui possède ce cliché avec identification précise des personnes représentées, qu'ils se fassent connaître.

Le temps qui passe !

Nous voici rentrés depuis presque une semaine ! Que le temps passe vite... et du temps, il va m'en falloir pour tenter de vous résumer au mieux notre escapade indienne. Alors, pendant que je vais cogiter, trier les photos, etc..... parlons patrimoine !.....
La notion est apparue au XIIe siècle. Ethymologiquement le mot vient du latin patrimonium qui signifie héritage du père.
Le patrimoine fait donc appel à l'idée d'un héritage légué par les générations qui nous ont précédées, et que nous devons transmettre intact ou augmenté aux générations futures, ainsi qu'à la nécessité de constituer un patrimoine pour demain. On dépasse donc largement la simple propriété personnelle !
Pour cette raison et au-delà de nos ascendances ou de l'histoire de "nos familles", je vous ai souvent invité à partager des découvertes (monuments, voyages), des coups de coeur (événements, commémorations), etc.
Cette fois, je vous invite à un voyage au 15ème siècle à travers quelques échos du vécu de l'époque.....

*La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai, et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur raisonnable. Mais évidemment, ce n'était pas parfait. C'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet. C'est à cette époque qu'est née la coutume du bouquet de la mariée !.....

*Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude. Le maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre ; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité, puis les femmes, et enfin les enfants. Les bébés fermaient la marche.
A ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un... D'où l'expression « Jeter le bébé avec l'eau du bain".....

*En ces temps-là, à la campagne, les maisons avaient des toits en paille, sans charpente de bois. C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud. C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit. Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant, et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent
du toit. D'où l'expression anglaise « It's raining cats and dogs »....

(Je m'étais toujours demandé le pourquoi de cette expression)

*Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchait les objets, les bestioles ou leurs déjections de tomber dans la maison. C'était un vrai problème dans les chambres à coucher ! C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection. Ainsi est né l'usage du ciel de lit....

*Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain. Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme)... C'était surtout fréquent avec les tomates, ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques. Le pain était divisé selon le statut social. Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie, et les hôtes recevaient la croûte supérieure, bien croquante.....

Aujourd'hui, Chanel, Dior ou Lanvin s'occupent de la mariée mais le bouquet n'a pas disparu. On peut, au plus, l'oublier ! Nous sommes devenus des "accros" du bain ou de la douche mais, grâce au ciel, à usage personnel ! Il est devenu assez rare de voir tomber des chats de nos gouttières ou quelques bestioles sur notre couette mais la mode du ciel de lit a traversé les siècles... enfin si nous nous empoisonnons au 21è siècle ce n'est plus avec les tomates ! Bon appétit.....


dimanche 23 mai 2010

Après la Bretagne..... l'Inde !

Cette fois, nous partons à la découverte d'une Histoire légendaire, violente et romantique au coeur du mythique Rajasthan, terre de rencontres et d'épopées, semée de forteresses grandioses, de temples majestueux et de villes scintillantes.
Dès notre retour, je vous ferai partager nos découvertes et nos coups de coeur.
Notre parcours....Delhi.....Shekhawati.....Bikaner.....Jaisalmer.....
Jodphur....
.Pushkar.....Jaipur......Agra.....Delhi.
Nous penserons à Jean-Claude et Klasien, neveu et nièce côté Boulloud, qui nous y ont précédés en octobre 2008, l'occasion de relire leur reportage (cf. billet du 05/12/2008 sous le libellé "Voyageurs").
Les points forts.....
Jaisalmer, la "cité dorée" pour son charme romantique
Jaipur, la ville "rose" vivante et colorée

Jodhpur, la ville "bleue" et sa forteresse
Et, bien entendu Agra et le mythique Taj Mahal !
mais encore nous irons à la découverte de sites plus secrets comme les maisons peintes de Skekkawati, les temples de Pushkar et une cité fantômatique Fatehpur Sikri.
Enfin des moments inhabituels :
...la balade en chameaux... Ouille, je ne sais si je suivrai car je ne garde pas un souvenir excellent d'une semblable promenade dans le désert Tunisien ! J'ai dû, avant la fin, descendre et finir à pied. Je vous assure que marcher dans le sable du désert, ce n'est pas évident non plus..... les dromadaires allaient plus vite !
... la montée au fort d'Amber à dos d'éléphants. Là, cela devrait mieux me convenir. Nous avons pratiqué ce sport dans la jungle thaïlandaise il y a quelques années mais... nous étions plus jeunes !!!... alors nous verrons bien.
et... autres surprises encore !
Au moment du départ, une légère appréhension, les températures probables 40°. Nous n'y avions pas prêté attention. Mais nous avons dans nos valises de quoi nous défendre !..... produits solaires adéquats, brumisateurs, anti-moustiques, gel et lingettes antibactériennes, fongiques et virales. Ouf !
A bientôt.

dimanche 16 mai 2010

Une pépite dans l'histoire des familles Boulloud et Thibaud

Travaillant sur la famille Boulloud, j'ai trouvé dernièrement sur "Gallica" la page d'un journal intitulé "L'Avenir de Sidi Bel-Abbès" et qui en décembre 1911 mentionnait la vente aux enchères publiques d'une grande ferme à Ténira ! Je ne m'attendais pas du tout à trouver un Boulloud en Algérie et pourtant.....il s'agit bien d'une propriété appartenant à un certain Alphonse Auguste Boulloud décédé cette année-là.
Cet article cite pas moins d'une trentaine de noms appartenant à l'arbre des Boulloud, tous à l'évidence concernés par cette vente si loin de l'Isère où résident la très grande majorité des sus-nommés.
Si je connaissais la plupart des personnes mentionnées, quelques-unes manquaient à l'appel. Je les ai aussitôt recherchées avec quelque succès pour plusieurs, quelques-unes me sont encore inconnues.
J'ai envoyé ce document à Géraldine Thibaud, avec laquelle j'ai travaillé sur le lien des Boulloud avec les Thibaud (également nommés dans ce document). Elle et les siens n'ont pas été moins étonnés que moi ! Aucun dans son entourage, parmi les plus âgés (nés après 1920), ne se souviennent d'avoir entendu parler d'une propriété sur la terre algérienne. J'ai posé la même question à Jeannette, cousine de Jean-Pierre.
Il nous a fallu identifier le propriétaire Alphonse Auguste décédé en 1911 d'où cette vente... je ne le connaissais pas ! Géraldine fut la première à trouver un indice au cimetière de Vaulnaveys... une tombe indiquait le décès d'un Alphonse Brun à Sidi Bel Abbès en 1911. Nous le tenions ! J'ai pu ensuite trouver sa date de naissance et sa filiation. Alphonse a un frère et une soeur (que je connaissais) et c'est parmi leurs descendants que je vais retrouver la plupart des noms cités sur le journal.
Etonnant tout de même que rien n'ait transpiré de cette anecdote à travers les générations depuis 1911..... mais compte-tenu du nombre des invités à partager le gâteau, il est probable que les parts n'aient pas été bien grosses ce qui peut expliquer qu'il y ait eu peu ou pas d'écho dans l'histoire familiale ! Toutefois, cette découverte ne peut que nous inciter à retracer le parcours de cet Alphonse Auguste Brun. A suivre.....

mardi 11 mai 2010

Vicq

Dernièrement, je suis repartie sur les traces de la famille Decq dans le Nord de la France.
Depuis bien des années, la racine la plus profonde de cet arbre est Claude de Hecq décédé à Rombies le 21 mars 1638. Attention le "de" ne signifie nullement une quelconque noblesse, plus simplement que la famille est très vraisemblablement originaire de la commune de Hecq toujours dans le Nord mais sans doute très anciennement !.
C'est tout ce que nous savons de Claude. Il eut au moins un fils : Antoine D'Hecq ou Decq (1668-1749) dit charron, métier que nous trouvons couramment dans la famille Decq au gré des siècles.
D'Antoine, nous ne connaissons que le mariage en 1694 et le décès en 1749 à Vicq. Jusqu'à notre arrière-arrière grand-père, le sévère Colonel Decq né à Vicq en 1825 (photo), la famille n'a guère quitté cette commune si l'on en croit les archives.....
Longtemps, j'ai pu échanger avec Jacques Decq qui travaillait sur cette branche familiale. Après son décès en 1992, j'ai poursuivi les recherches et si le fichier a pris de l'ampleur, il l'a été surtout dans la ramure de l'arbre des Decq.
La naissance d'Antoine reste introuvable à Vicq où les archives sont lacunaires fin 17è ! ... mais la famille Decq ou Dhecq peut venir d'une autre commune... laquelle ? J'en étais là quand j'ai reçu en avril dernier et sur ma demande, un petit opuscule édité par la Mairie de Vicq.
Dans ce livret, on ne trouve pas en 1699 de Decq parmi les chefs de famille de Vicq. Il est alors probable que la famille Decq ne se soit installée à Vicq qu'après 1699 où des enfants d'Antoine sont nés. Je me propose donc d'abandonner mes recherches sur Vicq et de diriger mes pas vers Rombies dont est originaire l'épouse d'Antoine et Quarouble où le père d'Antoine serait décédé.....
Je relève encore qu'Antoine Dhecq est dit "Laboureur et Mayeur". Un Mayeur est l'autre mot utilisé dans le Nord pour désigner le Maire. Hormis, le travail de la terre, il était donc " l'échevin" de la ville, le personnage politiquement important de Vicq début 18è.
En juillet 1750, les gens de loi du village de Vicq établirent un état des chefs de famille ainsi que l'inventaire de leurs biens meubles et immeubles détenus en propriété ou location, ceci dans le but de calculer le montant de l'impôt dû au titre du "vingtième". Un état qui nous permet, aujourd'hui, de mieux connaître l'évolution sociale des habitants après les terribles années 1700 à1712 qui ruinèrent le village.
Il est écrit qu'Antoine Decq paie un impôt de 4 livres 16 sous. Sur les 29 chefs de famille alors recensés, seuls deux d'entre eux paient un impôt plus lourd. On peut donc penser que, sans être riche, la famille Decq avait quelques terres à elle ou louées au Seigneur du coin ou encore au clergé ! On lit encore qu'Antoine et Ghislain Noirbent payèrent en plus de leur imposition personnelle 21 livres 15 sous pour l'exploitation d'une ferme et de 155 mencaudées de terre et de bois (Une "mencaudée" valait 35,46 ares). Antoine exploitait donc une ferme d'un peu plus de la moitié d'un hectare (5496,30 ares). C'était peu mais à l'époque devait représenter un certain revenu.
Un autre passage du livre m' interpelle. Il s'agit de la commande en 1925 de trois cloches destinées à remplacer celles qui avaient été "prélevées" par les Allemands en 1915 pour alimenter leurs fabriques de canons et d'obus. L'une des cloches aura pour marraine Marie Marguerite Decq. Qui est-elle donc ? Pour l'instant, je n'en connais qu'une..... notre tante Marguerite (1871-1963). Nous aurait-elle caché ce parrainage ? Possible tant elle était discrète..... Toutefois, j'ai un doute. Je n'ai retrouvé nulle trace de cet événement dans les archives familiales, le travail d'Henri de Sallier Dupin ou de Jacques Decq.
Il y a tant à raconter sur Vicq que j'y reviendrai certainement ne serait-ce, je l'espère, que pour connaître d'où venait fin 17è cette famille du Nord dont notre brillant aïeul était originaire.
Si l'un de mes cousins peut éclairer ma lanterne à ce propos, je suis "en veille" !

lundi 10 mai 2010

Vacances... Vacances... c'était hier !

Après notre petite halte à Entrammes, nous avons poursuivi notre route en direction du Morbihan suivis de très près par Christel, Jean-Michel et leurs enfants. Très vite, chacun a repris "ses marques" pour deux semaines au moins en ce qui concernait les plus jeunes. Céline, Michel et leurs enfants rejoindront le bouchot une semaine plus tard après avoir rendu visite près de Bordeaux à Colette, l'autre Mamie.... Moments de bonheur partagé assaisonné parfois de quelques petits "accrochages", signe de vitalité fraternelle !
Ces quelques photos témoignent de tous ces instants où cousins, cousines, parents et grands-parents sont heureux de se retrouver pour poser "le sac" d'un quotidien souvent exigeant.....

Deux semaines où une météo complice a permis à tous de profiter du soleil, de la plage, des promenades et même du plaisir de l'eau ! Certes, le vent de nord est n'était pas bien chaud mais sur cette côte, on lui tourne le dos si bien que dans le jardin ou sur la plage on pouvait s'offrir de bons bains de soleil à défaut de bains d'eau de mer. L'océan, bien refroidi par un hiver plus rigoureux qu'à l'ordinaire, ne s'était guère réchauffé. Waouh !... je n'y ai mis que la pointe des pieds mais des plus courageux mouillaient leurs maillots. Ce fut le cas de la jeune classe et de quelques adultes.

Et voilà, les pas sur le sable s'éloignent... finies les vacances ! Collégiens et écoliers lèvent le camp le samedi 1er mai reprenant la route de l'Est. Nous ne serons pas longtemps seuls puisque le 3 Mai arrive Corinne pour une bonne semaine. Le soleil sera plus discret et les températures fraîches (surtout le matin) pour la saison mais toujours sécheresse. Allez-vous nous croire mais nous attendions la pluie pour planter géraniums, impatiens, bégonias, etc. afin de préparer un beau jardin pour l'été. Gagné aujourd'hui 10 mai, premières gouttes depuis trois semaines... Ouf ! je vais pouvoir soigner mon jardin avant notre retour en été..... A +
Je vous parlerai de notre semaine n°3 avec Corinne un peu plus tard (Attente de photos)