Il y a une trentaine d'années, André l'un des frères de Jean-Pierre, ingénieur comme lui, nous avait parlé d'un certain André Boulloud, physicien, occupant une chaire à l'Université de Nantes dont il avait du lire quelques rapports universitaires.
Nous ne le connaissions pas ! Etait-il "des nôtres" ou était-il apparenté à une autre "dynastie" ! Ce physicien résidait à Nantes et cela nous avait semblé assez étonnant qu'un Boulloud soit arrivé jusque-là si il était originaire de l'Isère comme les ascendants de Jean-Pierre. Raisonnement par ailleurs bien curieux lorsque l'on sait que Jean-Pierre, comme son frère, étaient fixés en région parisienne. Alors pourquoi pas Nantes comme point de chute..... Toutefois, aucun d'entre eux n'a tenté de joindre ce possible cousin et nous en sommes restés là..... un Boulloud à Nantes !!!
Et puis, il y a deux ou trois années, Géraldine Thibaud, appartenant avec les siens à l'arbre des Boulloud eut l'occasion de faire un remplacement aux archives de la mairie de Vaulnaveys, fief familial (près Grenoble). Elle m'a appris qu'une transcription de décès était parvenue en Mairie. Il s'agissait d'un André Françis Emile Boulloud, physicien, décédé à Nantes en 2000. Je me suis alors souvenue de cet André nantais sur lequel nous nous étions interrogé. Le renseignement était intéressant mais ne nous donnait pas sa filiation. Difficile alors de lui trouver sa place dans l'arbre des Boulloud si tel devait être le cas. Il me restait à écrire à la mairie de Nantes afin d'obtenir l'extrait de décès d'André. Quelque temps après, je recevais le document en question me dévoilant la filiation de notre André. Et j'ai eu la surprise de voir qu'il avait bien les mêmes racines que Jean-Pierre, ses frères ou ses cousins. la boucle était bouclée !... avec un petit regret, celui de n'avoir pu joindre André avant qu'il ne quitte ce monde .....
Le plus amusant c'est qu'il avait déjà sa place dans l'arbre. j'avais simplement écrit, à son sujet : " On le connait comme étant fils unique et célibataire. Ce pourrait être lui qui avait une chaire de Physique à Nantes fin 20è siècle, peut-être encore à Rennes."
Ayant alors poursuivi la recherche, j'ai pu retrouver quelques compléments sur André Françis Emile Boulloud...... Il semble avoir débuté à la Faculté de Grenoble avant de prendre une chaire de Physique à Nantes.On peut retrouver quelques uns de ses travaux sur Gallica. C'est ainsi qu'en 1951 paraît dans un compte rendu des séances de l'Académie des Sciences, une note d'André Boulloud sur la décharge dans les gaz. (page 932).
Cette note présentée à l'Académie par Frédéric Joliot Curie s'intitulait "Le mécanisme de l'amorçage de l'étincelle électrique dans les gaz comprimés" de M. André Boulloud.
PS : cliquez sur ce lien de parenté pour une meilleure visualisation....
lundi 26 novembre 2012
Guyonne Chappotin-Boishamon n'est plus !.....
Ghislaine nous fait part
du décès de sa maman
Guyonne de Chappotin
... née du Boishamon
le dimanche 25 novembre
à l'âge de 86 ans.
Une première messe aura lieu
au Prieuré St François de Salles
à Fabrègues (34)
mardi 27 novembre à 14h30.
Une seconde messe aura lieu mercredi 28 novembre
à 15h00 à St Aubin d'Aubigné,
suivie de l'inhumation au cimetière
d'Aubigné
(Ille-et-Vilaine)
auprès de son époux.
J'ai bien peu connu Guyonne et Georges, son époux mais cela fait plusieurs années maintenant que j'ai eu le bonheur de retrouver leur fille Ghislaine Mougeot, née de Chappotin. Avec elle comme avec beaucoup d'autres, j'ai pu retrouver ce lien un peu effacé par la disparition de mes parents, de sa grand-mère et notre propre éloignement de Rennes ou de la Bretagne.
Guyonne avec son époux a longtemps habité la Côte d'Ivoire où Georges travaillait à la Société Navale Delmas-Vieljeux (SNDV), puis Société Navale Chargeurs Delmas-Vieljeux (SNCDV) à Abidjan.Trois de leurs six enfants y verront le jour, un autre naîtra à Rennes (l'exception familiale) et deux autres au Cameroun. Les hasards de la vie ont voulu que Jean-Pierre, mon mari, eut l'occasion d'y rencontrer Georges de Chappotin dans les années 58 ou 59. Il y était venu dans le cadre d'un stage étudiant.
Georges décède en 2007... Guyonne se retrouve alors bien seule mais reste bien entourée par ses enfants. C'est ainsi qu'au cours de ces derniers mois, une consultation qui, au premier abord, semblait sans problèmes met en lumière plusieurs tumeurs. Ne pouvant plus rester seule, l'un de ses fils, Amaury, recueille sa mère chez lui à Villeveyrac (Hérault) et lui permettra, avec l'aide de soins palliatifs, de s'éteindre entourée des siens et dans un cadre familier.
Aujourd'hui nous partageons la peine de.....
de Ghislaine, Erwan, Amaury, Tanneguy, Christian, Henry
ses six enfants
et ses quinze petits-enfants.
Nous unissons nos prières à l'intention
de celle qui a quitté ce monde
et pour sa grande famille.
Nous unissons nos prières à l'intention
de celle qui a quitté ce monde
et pour sa grande famille.

"Je ne suis pas loin
juste de l'autre côté du chemin".
dimanche 25 novembre 2012
Flash-back... pause de novembre !
Un petit échantillon des vacances de novembre...
.....le "club des cinq" avait rejoint l'un de ses camps de base et ce jour là Corinne était de la fête...
..... Séquence "Goûter" ..... avec quelques-uns des acteurs.....
Séquence jeux .... c'est sérieux !
soirée Pizzas....
les vacances se terminent mais pas sans fêter (avec un tout petit peu d'avance) l'anniversaire de Clément.....
Joyeux Anniversaire
Les plus jeunes "at home", nous avons pris la route du bouchot breton pour quelques jours. Surprise (et de taille), après la grisaille bien installée sur l'Ile de France, nous avons retrouvé là soleil et ciel bleu qui ne nous a pas quitté comme vous pouvez en juger.
.....le "club des cinq" avait rejoint l'un de ses camps de base et ce jour là Corinne était de la fête...
(cliquez.. cliquez sur les photos)
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| Debout : de g. à droite... Clément, Gautier et Baptiste Devant : Corinne, Emilie, Mamidette, Margaux,et Papilou |
..... Séquence "Goûter" ..... avec quelques-uns des acteurs.....
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| Emilie... Baptiste et Margaux |
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| Gautier et Baptiste... |
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| Je vous laisse reconnaître les présents !!! |
Joyeux Anniversaire
Les plus jeunes "at home", nous avons pris la route du bouchot breton pour quelques jours. Surprise (et de taille), après la grisaille bien installée sur l'Ile de France, nous avons retrouvé là soleil et ciel bleu qui ne nous a pas quitté comme vous pouvez en juger.
A bientôt pour d'autres rendez-vous.
Envoyez-moi des nouvelles de "vos familles".
Libellés :
Généalogie (Branche Boulloud-Rabillon)
jeudi 22 novembre 2012
Albert Marie Bouinais et Abel Marie Paulus... deux historiens du 19è siècle chez "nos familles" !.....
Début novembre, je reçois un mail d'une historienne Chantal Rizet-Clergue qui prépare un doctorat en histoire sur les professeurs agrégés au 19è siècle. Elle s'intéresse entre autres à l'un d'entre eux Abel Paulus...
Ses recherches l'amènent à découvrir qu'Abel écrivit plusieurs livres avec un certain Albert Bouinais. Et c'est cet Albert Bouinais qui la conduit jusqu'à moi.....
En effet, Albert appartient bien à la branche Noury ainsi d'ailleurs qu'Abel qui a épousé sa soeur, Amélie. Ma correspondante attend donc de moi des informations sur les familles Bouinais et Paulus ! Si je peux lui apporter une documentation assez complète d'Albert, j'ai bien peu de choses à lui offrir concernant Abel dont nous ne sommes alliés que par son union avec une Bouinais.
Toutefois, j'ai eu la chance de lui donner le renseignement qui lui permit de le retrouver après 1891 où il disparait. Les archives de la famille disaient que, séparé de sa femme, il avait choisi de vivre en reclus chez les moines de l'abbaye de Timadeuc en Morbihan. Etrange homme que cet Abel Paulus !
Lorsqu'il entre par le mariage dans la famille Bouinais, Abel a réussi l'agrégation spéciale *** introduite par Duruy et épouse Amélie. Abel est seul à Paris, il a perdu ses parents. Son père lui a laissé un appartement qu'il occupe avec son épouse. Possédant donc quelques rentes et installé professionnellement, Abel Paulus peut entrer dans la famille Bouinais !
Ceci dit comment se situe les Bouinais dans l'échelle sociale de l'époque ? Il est probable que le père d'Amélie qui a quitté Rennes pour s'installer à Paris, a pu apprécier ce gendre qui a étudié l'économie et la législation en vue de l'agrégation. Il est avocat, crée un journal financier, politique et économique "Le Progrès de Paris". Chez les Bouinais, on connaît également le métier d’enseignant puisqu’Amélie, fille d’Aristide, tient un pensionnat pour jeunes filles au 76 de la rue du Théâtre, domicile de ses parents.
La rencontre d'Abel avec son beau-frère sera décisive... Militaire, Albert Aristide Bouinais (1851-1895) fait partie de la Commission de délimitation des frontières du Tonkin. En 1884, Abel, professeur est encore membre de la Société des études maritimes et coloniales et de la Société académique indochinoise. De 1883 à 1893, sans avoir mis les pieds hors de France, il commence à faire des conférences sur l’Indochine, la Cochinchine et le Cambodge. Pour cela, il collabore avec son beau-frère, celui-ci collationnant les archives lors de ses expéditions, à la rédaction de six ouvrages sur La Cochinchine contemporaine (1884), Le Royaume du Cambodge (1884), L’Indochine française contemporaine (1885), Le Royaume d'Annam (1885), La France en Indo-Chine (1886), Le Culte des morts dans le Céleste Empire et l'Annam (1893) ;
Coup de théâtre... En 1890, Paulus quitte tout : sa femme, l’Instruction publique, la capitale et place son unique fille dans un pensionnat en Angleterre. Paulus faisant partie de nos agrégés « sans dossier », sa démission en 1890 de l’École Turgot et son départ de Paris sont restés pendant deux ans de véritables énigmes.C'est là que, nos archives familiales ont joué, permettant à notre correspondante de joindre l'abbaye de Timadeuc en Morbihan où Abel avait décidé de poursuivre sa route solitaire ! A partir de 1881, le militaire Bouinais part en Cochinchine (1881-1883), à Pékin en 1887 puis il commande les troupes à Toulon, en Guadeloupe, en Guyane et retourne en Cochinchine à partir de 1891. Albert Boüinais ne peut travailler aux côtés de son beau-frère à Paris que pendant quatre ans (1883-1887) et cinq de leurs ouvrages sont en effet édités pendant cette période. L’écriture à quatre mains se termine là ; peut-être Albert n’a-t-il pas apprécié le départ d’Abel pour la Trappe et l’abandon de sa sœur et de sa nièce… En 1892, il publie seul De Hanoï à Pékin, notes sur la Chine et décède trois ans plus tard à la suite d’une maladie contractée dans les colonies.
Abel continuera, seul, à Timadeuc et si l'on en croit le moine qui a laissé un témoignage sur Abel, il se consacrera alors à des travaux bibliques... ou à des romans jusqu'à sa mort en 1924.
*** Il me reste à évoquer cette fameuse agrégation spéciale obtenue par Abel Paulus. Et qui peut mieux en parler que celle qui m'a lançé sur la route d'Abel Paulus que Chantal Rizet-Clergue.....
.....L'affaire commence au 19è avec la création d'un Ecole Normale à Cluny par Victor Duruy. Pour passer l'agrégation de
l'enseignement spécial, les professeurs venaient se former pendant trois ans à
Cluny ou la passaient en autodidacte : c'est le cas de Paulus qui la passe à Paris.
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| Albert Bouinais |
En effet, Albert appartient bien à la branche Noury ainsi d'ailleurs qu'Abel qui a épousé sa soeur, Amélie. Ma correspondante attend donc de moi des informations sur les familles Bouinais et Paulus ! Si je peux lui apporter une documentation assez complète d'Albert, j'ai bien peu de choses à lui offrir concernant Abel dont nous ne sommes alliés que par son union avec une Bouinais.
| Abbaye de Timadeuc |
Lorsqu'il entre par le mariage dans la famille Bouinais, Abel a réussi l'agrégation spéciale *** introduite par Duruy et épouse Amélie. Abel est seul à Paris, il a perdu ses parents. Son père lui a laissé un appartement qu'il occupe avec son épouse. Possédant donc quelques rentes et installé professionnellement, Abel Paulus peut entrer dans la famille Bouinais !
Ceci dit comment se situe les Bouinais dans l'échelle sociale de l'époque ? Il est probable que le père d'Amélie qui a quitté Rennes pour s'installer à Paris, a pu apprécier ce gendre qui a étudié l'économie et la législation en vue de l'agrégation. Il est avocat, crée un journal financier, politique et économique "Le Progrès de Paris". Chez les Bouinais, on connaît également le métier d’enseignant puisqu’Amélie, fille d’Aristide, tient un pensionnat pour jeunes filles au 76 de la rue du Théâtre, domicile de ses parents.
La rencontre d'Abel avec son beau-frère sera décisive... Militaire, Albert Aristide Bouinais (1851-1895) fait partie de la Commission de délimitation des frontières du Tonkin. En 1884, Abel, professeur est encore membre de la Société des études maritimes et coloniales et de la Société académique indochinoise. De 1883 à 1893, sans avoir mis les pieds hors de France, il commence à faire des conférences sur l’Indochine, la Cochinchine et le Cambodge. Pour cela, il collabore avec son beau-frère, celui-ci collationnant les archives lors de ses expéditions, à la rédaction de six ouvrages sur La Cochinchine contemporaine (1884), Le Royaume du Cambodge (1884), L’Indochine française contemporaine (1885), Le Royaume d'Annam (1885), La France en Indo-Chine (1886), Le Culte des morts dans le Céleste Empire et l'Annam (1893) ;
Coup de théâtre... En 1890, Paulus quitte tout : sa femme, l’Instruction publique, la capitale et place son unique fille dans un pensionnat en Angleterre. Paulus faisant partie de nos agrégés « sans dossier », sa démission en 1890 de l’École Turgot et son départ de Paris sont restés pendant deux ans de véritables énigmes.C'est là que, nos archives familiales ont joué, permettant à notre correspondante de joindre l'abbaye de Timadeuc en Morbihan où Abel avait décidé de poursuivre sa route solitaire ! A partir de 1881, le militaire Bouinais part en Cochinchine (1881-1883), à Pékin en 1887 puis il commande les troupes à Toulon, en Guadeloupe, en Guyane et retourne en Cochinchine à partir de 1891. Albert Boüinais ne peut travailler aux côtés de son beau-frère à Paris que pendant quatre ans (1883-1887) et cinq de leurs ouvrages sont en effet édités pendant cette période. L’écriture à quatre mains se termine là ; peut-être Albert n’a-t-il pas apprécié le départ d’Abel pour la Trappe et l’abandon de sa sœur et de sa nièce… En 1892, il publie seul De Hanoï à Pékin, notes sur la Chine et décède trois ans plus tard à la suite d’une maladie contractée dans les colonies.
Abel continuera, seul, à Timadeuc et si l'on en croit le moine qui a laissé un témoignage sur Abel, il se consacrera alors à des travaux bibliques... ou à des romans jusqu'à sa mort en 1924.
*** Il me reste à évoquer cette fameuse agrégation spéciale obtenue par Abel Paulus. Et qui peut mieux en parler que celle qui m'a lançé sur la route d'Abel Paulus que Chantal Rizet-Clergue.....
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| Victor Duruy |
Cette agrégation permettaient
de travailler en lycée ou en école primaire supérieure.
Mais cette agrégation n'a pas
vécu longtemps : 1866/1891. Elle faisait de l'ombre à l'agrégation classique et
les agrégés classiques voyaient d'un mauvais oeil que des agrégés "spéciaux"
aient le même statut qu'eux. Nous étions alors dans un siècle où le latin et le
grec avaient seuls droit de cité... les sciences,
les langues vivantes étrangères, la littérature française, bref un enseignement
résolument "moderne" n'avaient pas leur place dans cette fin du 19è
siècle.
Les agrégés du
type "Paulus" étaient traités par les classiques de "bestiaux" et l'enseignement
spécial était l'enseignement des "épiciers" ! Il est vrai qu'un agrégé spécial
n'avait pas besoin du bac ni de la licence pour passer le concours. Duruy leur donne la possibilité de se
glisser dans l'enseignement secondaire par une petite porte et de devenir, selon
leur mérite, des professeurs du secondaire.
Les classiques n'ont jamais
accepté que de simples primaires puissent se prévaloir du titre d'agrégé de
l'Université; bref, la bataille est rude tout au long du siècle...
En 1902, les
agrégés spéciaux continuent à travailler, leur statut est revalorisé mais on
n'acceptera pas-plus qu'ils enseignent les lettres dans l'enseignement moderne
mais seulement l'histoire géographie. L'enseignement des lettres est réservé aux
seuls agrégés classiques (car ils savent le latin !!!)
Il y a eu 468 agrégés
spéciaux; mon travail consiste donc à connaître leur carrière professionnelle et
à voir, entre autres, comment ils se sont inscrits dans le siècle. Certains sont
brillants, font de très belles carrières. Le cas Paulus en est un
exemple...
Libellés :
Généalogie (Branche Noury)
mardi 20 novembre 2012
Choix du parrain et de la marraine pour un enfant de condition modeste.....
Il m'est arrivé à de nombreuse reprises au cours de mes vagabondages dans les archives de remarquer que certains de nos ancêtres étaient souvent sollicités pour parrainer des enfants qui n'avaient aucune parenté avec "nos familles". Il s'agissait le plus souvent d'enfants de familles modestes, gens de la terre ou petits métiers. Les parrains ou marraines requis vivaient dans le village du petit baptisé ou à proximité et avaient, en général, une position de notables. Une situation rencontrée assez souvent au 17è et 18è siècles chez les Noury de Châteaugiron (près de Rennes), les Deschamps ou Marin des Brosses en Loir-et-Cher, les Boulloud dans l'Isère ou encore les Thorel en Normandie. Je me suis alors interrogé sur le pourquoi et la signification de ces parrainages.Il me semble avoir trouvé réponse à cette énigme !...
Sous l’Ancien Régime l’enfant recevait, au moment de son baptême,
parrain et marraine comme autant de protecteurs. La tendance populaire
multipliait leur nombre pour mieux assurer le salut spirituel et
matériel de l’enfant en cas de disparition de ses parents, fait assez
fréquent alors.
Le concile de Trente (1545-1563) prescrivit le retour au parrainage simple, si bien qu’aux 17è et 18ème siècles, le parrain et la marraine uniques s’imposèrent, ceux-ci ayant de fait de réelles et lourdes charges envers leur filleul. Alors, il devient fréquent de voir des paysans, même très modestes, s’adresser à des personnes plus riches et plus puissantes qu’eux, telles qu’un notable local ou son épouse, le curé de la paroisse, ou le seigneur du lieu.
Si le parrain et la marraine acceptaient, alors les parents en ressentaient une certaine fierté et espéraient pour leur enfant quelques avantages matériels. En effet les parrain et marraine étaient obligés de diverses manières envers leur filleul(e) : spirituellement bien sûr, symboliquement où la tradition voulait parfois que le parrain conduise sa filleule à l’autel pour son mariage, matériellement par l’offre de cadeaux ou d’une protection sociale ou professionnelle, par exemple.
Ainsi s’établissaient des relations entre familles, relations qui aboutissaient à des réseaux utiles lorsque l’enfant devenait adulte.
On parle souvent aujourd'hui, cette fois en politique ou sur le plan professionnel de réseaux. Cette recherche d'influence n'est donc pas une trouvaille de notre société du 21ème siècle. Elle fut pratiquée jusqu'à la Révolution où cette recherche de protection "hors famille" semble avoir été un peu oubliée au profit du parrainage familial encore pratiqué de nos jours... ce fut d'abord les grands-parents si ils vivaient encore ou à défaut oncles, tantes, aînés de la famille souvent nombreuse, cousin ou cousine et aujourd'hui tout membre de la famille ou alliée à la famille.
Phénomène nouveau... certaines familles, aujourd'hui, sont tentées de choisir plusieurs parrains et marraines. Cela m'a été confirmé par une responsable de l'Accueil de ma paroisse. Bien évidemment, il n'y aura qu'un parrain et une marraine reconnus par l'église et qui porteront le nouveau-né sur les fonts baptismaux. Les autres ne le seront, si l'on peut dire, qu'à titre de témoins. Toutefois, je ne peux m'empêcher de penser que ce souhait de quelques familles aillent rejoindre la préoccupation des familles de l'Ancien régime à savoir multiplier les appuis et protections pour l'enfant devant les fragilités de notre société.
Le concile de Trente (1545-1563) prescrivit le retour au parrainage simple, si bien qu’aux 17è et 18ème siècles, le parrain et la marraine uniques s’imposèrent, ceux-ci ayant de fait de réelles et lourdes charges envers leur filleul. Alors, il devient fréquent de voir des paysans, même très modestes, s’adresser à des personnes plus riches et plus puissantes qu’eux, telles qu’un notable local ou son épouse, le curé de la paroisse, ou le seigneur du lieu.
Si le parrain et la marraine acceptaient, alors les parents en ressentaient une certaine fierté et espéraient pour leur enfant quelques avantages matériels. En effet les parrain et marraine étaient obligés de diverses manières envers leur filleul(e) : spirituellement bien sûr, symboliquement où la tradition voulait parfois que le parrain conduise sa filleule à l’autel pour son mariage, matériellement par l’offre de cadeaux ou d’une protection sociale ou professionnelle, par exemple.
Ainsi s’établissaient des relations entre familles, relations qui aboutissaient à des réseaux utiles lorsque l’enfant devenait adulte.
On parle souvent aujourd'hui, cette fois en politique ou sur le plan professionnel de réseaux. Cette recherche d'influence n'est donc pas une trouvaille de notre société du 21ème siècle. Elle fut pratiquée jusqu'à la Révolution où cette recherche de protection "hors famille" semble avoir été un peu oubliée au profit du parrainage familial encore pratiqué de nos jours... ce fut d'abord les grands-parents si ils vivaient encore ou à défaut oncles, tantes, aînés de la famille souvent nombreuse, cousin ou cousine et aujourd'hui tout membre de la famille ou alliée à la famille.
Phénomène nouveau... certaines familles, aujourd'hui, sont tentées de choisir plusieurs parrains et marraines. Cela m'a été confirmé par une responsable de l'Accueil de ma paroisse. Bien évidemment, il n'y aura qu'un parrain et une marraine reconnus par l'église et qui porteront le nouveau-né sur les fonts baptismaux. Les autres ne le seront, si l'on peut dire, qu'à titre de témoins. Toutefois, je ne peux m'empêcher de penser que ce souhait de quelques familles aillent rejoindre la préoccupation des familles de l'Ancien régime à savoir multiplier les appuis et protections pour l'enfant devant les fragilités de notre société.
Libellés :
Histoire et Patrimoine
lundi 19 novembre 2012
Photos saisies au vol !!!
Vous reconnaîtrez ou pas Basile... Léonie et Rosalie ... les enfants de Frédéric Boulloud et Benjamine, née Desjars ! (avec qui je suis liée par Clémentine Desjars de Keranroué)
Ce sont aussi les petits-enfants de Jean-Claude Boulloud et Klasien, née Feddema et.... arrière petits-enfants de Georges Boulloud ( +2007) , frère aîné de Jean-Pierre et Claude, née Lafeuillade.

Et à présent, nous passons sur la branche maternelle de Jean-Pierre... la famille de Marie-Pierre, fille d'une cousine de Jean-Pierre.
Il s'agit de Camille, la cavalière puis avec son petit frère Baptiste...
les enfants de Guillaume Scoubeau et de Marie-Pierre, née Guérin.
Marie-Pierre est la fille de Jean-Pierre Guérin et Anne-Marie, née Fourmanoir
Libellés :
Généalogie (Branche Boulloud-Tilmont)
mercredi 31 octobre 2012
1er et 2 novembre... avec eux !
Nous pensons à vous en silence !
Tout ce que nous possédons sont des mémoires
des souvenirs et des photos.
Le ciel vous a dans ses bras
nous on vous a dans notre cœur ♥
Tout ce que nous possédons sont des mémoires
des souvenirs et des photos.
Le ciel vous a dans ses bras
nous on vous a dans notre cœur ♥
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