dimanche 31 mai 2015

Allez...me voici de retour mais pas sans vous !

 
 
Le 7 mars dernier, je pensais revenir sur site après ce que j'appelais "une sorte d'hibernation". Je vous invite à relire ce billet qui reste tellement actuel. Tout y était dit !
Depuis, bien peu bavardes ont été "nos familles"..... 




Seuls "Synthèse d'une famille...les Noury" éditée le 11/03 et "Portrait...Jacques Thorel "prêtre des pauvres"" édité le 27/03 ont alimenté nos échanges. Vous avez d'ailleurs été nombreux à me dire l'intérêt de ces partages. 

Puis à nouveau, silence Blog en avril et mai sans doute en raison d'un planning encombré, d'obligations à respecter et de quelques déplacements. 

Me voici de retour mais pas sans vous...
n'oubliez pas de m'adresser nouvelles familiales, 
photos, souvenirs, partage d'archives etc. 
qui sont le terreau de nos échanges. 
A très vite.....


Au programme dans les heures qui suivent ou les jours prochains :
- Bon anniversaire Apolline.
- Mariage Pierre-Julien et Claire.
- Rétrospective photos de ce début d'année.
- Carnet "Nos joies et nos peines 2014" qui a pris bien du retard.
- Edmond Tilmont est sorti de l'ombre.
- Les perles des archives.
- L'Ecole Centrale de Rennes où Etienne Vital Rabillon obtiendra la chaire d'Histoire.


samedi 21 mars 2015

Portrait...Jacques Thorel "prêtre des pauvres" !

Jacques (à droite)...Philippe (au centre)
 Jacques Thorel  (1878-1944) était un frère de Philippe, mon grand-père maternel. Je ne peux l'évoquer qu'à travers le témoignage de Paul, l'un de ses neveux ou de quelques archives personnelles. Ai-je tout de même rencontré ce grand-oncle Jacques ? Possible puisque qu'en 1942, j'ai séjourné chez ma grand-mère maternelle à Courbevoie. Je n'avais que cinq ans et si je me souviens bien d'y avoir vu cousin et cousine de mon âge, oncles et tantes et plus encore rencontré Tante Laure Decq, soeur de Saint-Vincent de Paul qui m'avait bien intimidé...je ne garde aucun souvenir de ce grand-oncle. Et pourtant...ce fut une grande figure de la famille ! "L'abbé Thorel", comme on le disait alors, fut le type du prêtre populaire connu et aimé par toute la population des villes où il exerça son ministère...que ce soit ceux qui fréquentaient l'église ou ne la fréquentaient pas !  

Il fut ordonné prêtre le 22 décembre 1900 en l'église Saint-Sulpice à Paris. Jeune prêtre, il refusa d'être nommé vicaire à Saint-Philippe du Roule, paroisse huppée, poste que sa tante Dubois, richissime bienfaitrice du diocèse avait négocié directement avec l'archevêque de Paris. Il demanda une affectation, au-delà des fortifications, dans une banlieue déshéritée, parmi les plus pauvres. Cela lui semblait conforme à l'esprit d'Evangile. On l'envoya à Clichy où il fut vicaire de Saint-Vincent de Paul. C'était un quartier des plus misérables et où les malheureux avait l'horreur des curés. Dès qu'une soutane se montrait, c'était insultes et croassements ! mais notre jeune abbé ne se troublait pas et persistait, malgré les risques, à se mêler à la population. Quand l'outrage était excessif, "l'abbé Thorel", vigoureux et ne manquant pas d'audace giflait l'auteur publiquement ! D'autres fois, il rejoignait ceux qui croassaient chez le marchand de vin et leur payait la tournée en leur disant : "A la santé du corbeau" ! Il fonda un patronage mais encore un mensuel pour informer et créer un trait d'union entre tous... Un jour qu'il conduisait sa troupe dans les rues de Clichy, une bande de voyous prit plaisir à couper les rangs des enfants pour narguer le jeune prêtre dans ce quartier anti-clérical. A bout de patience, Jacques avait bondi près du meneur et furieux lui avait crié "Si tu refais çà encore une fois, tu auras mon pied au c...". Son prestige publiquement contesté, le voyou voulut montrer qu'il ne craignait personne et surtout pas un curé, un corbeau ! Il coupa donc une nouvelle fois les rangs, de façon ostentatoire et reçut en pleine rue un magistral coup de pied ecclésiastique au derrière. Ses copains éclatèrent de rire. Peut-être une peur superstisieuse le retint-il de frapper un prêtre, le garçon disparut. Quelques mois plus tard, Jacques fut réveillé par un individu qui le pressait de venir auprès d'un mourant. Il le suivit non sans prendre la précaution d'avertir un confrère de sa sortie. L'homme marchait d'un pas vif sans parler. L'urgence paraissait grande. Ils arrivèrent dans un café au rideau à demi-baissé. Dans la salle du fond, gisait un homme. Jacques s'approcha. Il reconnut alors le chef de bande..."Je vais mourir, un salaud m'a suriné. Il fallait que je voie un curé. Ca ne pouvait être que vous...". Jacques l'aida à passer dans la paix puis lui ferma les yeux. Il repartit dans la nuit et trouvait qu'une fois de plus les voies de Dieu étaient vraiment insondables. Et, petit à petit, par sa modestie, sa bonté et sa popularité, Jacques devint très présent sur la paroisse réunissant les jeunes et leurs familles. Ce qui explique que, plus tard, un rédacteur du "Gaulois" venu faire un tour à Clichy en est revenu stupéfait ! les passants le saluaient, les enfants interrompaient leurs jeux pour venir à lui. Dans les cités et les campements, même accueil. 

Exempté en tant que prêtre, il s'engagera volontairement en 1915 afin d'éviter à un père de famille de partir de longs mois à Salonique, dans l'armée d'Orient, sous les ordres du Général Franchet d'Espérey. En septembre 1917, dans une lettre à sa petite fille Geneviève, Camille Thorel, mon arrière- grand-père maternel, écrit qu'il était sans nouvelles de son fils mais qu'il vient d'apprendre qu'il a été très malade ayant contracté la "Dingue" (fièvre et tremblements). Depuis 19 mois à Salonique... "Il en a assez, c'était impressionnant... l'école des Frères brûlée, le patronage des Soeurs de Saint-Vincent de Paul à moitié détruit... les soeurs demandant asile à Jacques au milieu de la nuit... les familles fuyant l'incendie et se sauvant dans toutes les directions, les pauvres femmes manquant de tout et déposant leurs enfants à la porte du couvent des bonnes soeurs et se sauvant.". Après 21 mois en Grèce, de retour en France, il continuera à prendre un maximum de risques comme infirmier-brancardier pour aller chercher, entre les lignes, blessés, mourants et cadavres.Jacques sera décoré de la Croix de Guerre 1914-1918.

Sa mission l'emmena plus tard à Puteaux (de 1919 à 1930). Je possède un document du Ministère de l'Intérieur soulignant le dévouement dont il a fait preuve au cours des tragiques inondations de l'année 1920 à Paris et sa banlieue dont Puteaux. Un éloge de la République Française sera mentionné au Journal officiel.Il connaîtra aussi les excès de l'Etat laïc et par l'entremise des ouvriers de son U.O.C.P (Union ouvrière catholique de Puteaux) s'opposera aux gendarmes et à la troupe pour les empêcher de déloger les religieuses des Bouvets, quartier ultra-populaire et pauvre de Puteaux.

En 1930, il est nommé Curé de l'Eglise de la Sainte Famille au Pré-Saint-Gervais où il restera jusqu'en 1942.Sa paroisse ne disposait d'aucun local pour organiser un patronage mais il avait su convaincre un transporteur de lui permettre d'utiliser sa remise pour y faire jouer des garçons.Son tempérament, sa générosité le rendaient plus proche des démocrates chrétiens et de leur mouvement "le Sillon", mouvement modéré de chrétiens de gauche. Condamné aussi par le Vatican en 1910, son fondateur Marc Sangnier s'était (contrairement à Maurras et son Action Française d'extrême droite) soumis mais ses idées neuves, fortes, généreuses avaient cheminé. Et Jacques qui oeuvrait en milieu ouvrier trouvait dans cette famille de pensée de meilleures réponses aux besoins des plus pauvres. Durant l'été 40, Jacques est seul au Pré St Gervais, ses vicaires ont été mobilisés. Les religieuses sont parties et les allemands ont occupé l'école. Il écrit à sa nièce Geneviève "J'ai bien reçu tes bonnes lettres et t'en remercie car après les angoisses si péniblement vécues, on éprouve grande joie et profond soulagement à songer que ceux que l'on aime ne sont plus au danger". Certes, mais il est frappant de remarquer, au travers du courrier de l'époque comment la majorité des Français s'arrange en 1940 d'une armistice misérable mais qui signe l'arrêt des hostilités. Bien peu réalisent l'enjeu, les difficultés et les souffrances à venir ! Jacques organise une oeuvre pour les prisonniers afin qu'ils reçoivent des colis. Ce n'est pas chose facile. 

L'année 1942 verra Jacques devenir le curé de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul de Courbevoie.  Que de souvenirs rattachent Jacques à Courbevoie ! Il y est arrivé en avril 1892, y a chanté sa première grand messe. Ses parents, son frère Philippe reposent dans le cimetière de la commune.  Et puis cette nomination le rapproche des siens, sa belle-soeur Madeleine, sa soeur Marguerite-Marie. "J'ai eu une installation superbe, l'église pleine à déborder, le maire, les adjoints, plusieurs membres du Conseil municipal, la famille.  Mon neveu Joseph,  Frère André-Philippe était là". 
Son ministère y sera de courte durée. Le terrible bombardement du 15/09/1943 qui détruisit l'école paroissiale et la chapelle mais encore un cancer qui mina sa santé paralysèrent son activité. La Libération tant attendue et sa nomination comme chanoine honoraire de Notre-Dame de Paris furent ses dernières joies terrestres.
C'est Marcel, l'un de ses neveux qui, en présence de la famille, lui donnera l'extrême-onction. Ce grand-oncle Jacques Thorel, "prêtre des pauvres" rendit son âme à Dieu le 12 Octobre 1944, dans sa 67è année, à Courbevoie.
Sa nièce Yvonne écrit alors "Il était pour moi, pour Marcel et Jehanne, si bon, si délicat, si affectueux. Il est heureux maintenant récompensé de la belle vie qu'il a mené ici-bas".

Extrait de ses dernières volontés :
"...J'ai trouvé auprès des hommes auxquels j'ai consacré plus spécialement mon ministère des âmes d'élite... plus le temps s'est écoulé, plus j'ai aimé ma vocation, mon ministère dans la chère et rude banlieue parisienne... Je ne laisse rien. Je suis heureux de mourir prêtre pauvre. Je n'oublierai aucun de ceux que j'ai aimé ici-bas..."

mercredi 11 mars 2015

Synthèse d'une famille..."Les Noury" !

Un peu d'Histoire... Bien qu'en partie reconstruite après les guerres de la Ligue, mais peu transformée dans son urbanisme aux 19e et 20e siècles, la ville de Châteaugiron a conservé son identité médiévale. Une première forteresse est édifiée fin 11e siècle par un chevalier nommé Anquetil. Giron, le fils de ce seigneur, donnera son nom au village qui sera alors appelé Châteaugiron. Aux siècles suivants, la cité médiévale se développe jusqu´au prieuré sainte Croix, fondé au 12e siècle par les moines de l´abbaye Saint Melaine de Rennes.La branche aînée des Châteaugiron 
s'éteint en 1427, la baronnie passe ensuite aux mains de familles alliées. Ville prospère, Châteaugiron est en grande partie détruite pendant les guerres de la Ligue et le château est pris en 1592 par les troupes du duc de Mercoeur. La ville a néanmoins conservé son caractère médiéval. Le château, les rues étroites bordées de maisons en "pan de bois" témoignent encore de la cité moyenâgeuse.
Les maisons les plus anciennes sont situées rue de la Madeleine et rue du Porche. Des rues qu'il m'est arrivée de retrouver dans des archives relatives à la famille Noury. Elles datent pour la plupart des 16e et 17e siècles. L'une d'entre elles présente un double intérêt. La présence d´un blason encadré d´une hermine et d´une fleur de lys indique une datation probable entre 1491 (mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII) et 1514 (décès d' Anne de Bretagne). L'insigne des marchands de toile est également visible sur un autre blason et rend compte de l'activité commerciale de la ville. Le pays de Châteaugiron était réputé pour sa production de toile à voile ou "noyales". On y retrouve là encore plusieurs Noury. Une manufacture Royale y fut semble t-il crée dès 1660.En 1858, sont édifiées de nouvelles halles qui servaient à l'origine de grenier à grains et de hangar aux toiles.  Le changement le plus manifeste est lié à l'installation de communautés religieuses qui font construire sur le territoire des bâtiments neufs et imposants. Et toujours la trace des Noury avec deux soeurs religieuses qui seront à l'origine du premier couvent des Ursulines. Nous en resterons là puisque la dernière des Noury qui nous intéresse quittera Châteaugiron en 1908 pour épouser Etienne Vital Rabillon (mon AAGP).
Nos Familles...L’origine des Noury à Châteaugiron est encore l’objet de bien des interrogations. On trouve des Noury à Châteaugiron (35) dès le 16è, une famille, dont un cadet serait venue en Bretagne, pour cause de religion !  Surtout présent dans l'Ouest, Noury serait un nom de personne d'origine germanique, Nodric (nod = besoin + ric = puissant).
.....Pour "nos familles", le premier identifié se nomme Joseph. Il épouse dans les années 1550 Perrine Douard sans que nous en sachions beaucoup plus. On ne leur connaît qu’un fils Michel. Mais il y a débat...Henri de Sallier Dupin fait descendre Michel Noury de Joseph et Perrine Douard. Isabelle Joubert, qui descend, elle-même de cette branche et avec qui j'ai eu plusieurs échanges, lui donne pour parents Christophe et Jeanne Douard. Pour l'instant, nous n'avons aucun élément permettant de trancher ! La thèse d’Isabelle semble meilleure car le mariage en 1550 avec un enfant en 1610 pose question. Mais le débat reste ouvert...et l'état des archives quand elles existent pour cette époque ne facilite rien...peut-être une génération sautée dans la première hypothèse. A suivre ! Pour l'instant un seul fils qui suit...Nombreux êtes-vous, fidèles du blog, à appartenir à cette filiation.....
Michel (..../1610 – 1661) épouse en 1649 à Châteaugiron Guillemette Gaigeot qui lui donnera cinq enfants, deux  filles et trois garçons. Michel et Guillemette décèdent le même jour, 28 octobre 1661...accident...épidémie ? J'ai recherché dans des documents d'époque une trace possible d'épidémies. Effectivement, l'année 1661 fut une année difficile, du mauvais temps, une hausse du prix des denrées et les épidémies qui suivent malnutrition, humidité et pourrissement, etc. Les décès simultanés de Michel et de son épouse pourraient donc bien être liés à une mauvaise fièvre. Quel était alors leur statut social, nous l'ignorons ? Ils n'étaient certainement pas parmi les plus atteints par la crise mais non plus parmi les plus riches. Il faut attendre leur dernier fils Julien pour avoir idée de la profession exercée par les Noury à Châteaugiron : Procureur, marchand de draps et tailleur. Puis viendront ensuite les notaires..... des métiers qui placeront la famille Noury dans une classe intermédiaire entre le paysan et le seigneur, sorte de bourgeoisie avant la lettre.
Julien (1649 – 1690) verra le jour à Châteaugiron et il épouse une jeune fille de la commune Perrine Besnard. La date du mariage est incertaine, plusieurs registres paroissiaux ayant disparu (1669-70-72 et 73). Ils eurent dix enfants et comme trop souvent à cette époque-là, cinq d'entre eux moururent en bas âge (entre 3 et 10 mois). Quatre d’entre eux seulement survivront et auront descendance : deux filles et deux garçons dont trois auront descendance. Sur son acte de décès, il est dit « marchand de toiles ». Nous suivons Pierre, l’aîné des garçons...
Pierre (1675 – 1720), né à Châteaugiron se mariera deux fois perdant sa première épouse décédée après la naissance de leur premier enfant en 1700.  Pierre est Sieur de la Ville Thébert ce qui signifie seulement qu’il possédait de la terre. Comme toujours, en pareille circonstance, le père se hâte de trouver une nouvelle épouse et se remarie à la fin de l’année. De cette seconde union avec Perrine Philippes, il aura dix enfants : 4 filles et six garçons. Là encore six enfants perdront la vie après leur naissance ou la petite enfance. Sur les quatre survivants, seuls deux auront postérité.
Pierre-François (1701 -1734) naît, se marie et décède à Châteaugiron. La famille Noury est, cette fois, visiblement bien implantée dans la commune.
Il est dit «Notaire et Procureur, Sénéchal de la Fontaine [Corps-Nuds] et de la Baronnie de Chateaugiron ». Il semble qu’à travers toutes ces années, la famille Noury ait acheté des terres ou les ait acquises par le biais des dotations lors des mariages. Pierre François épouse en 1723 Jeanne Marie Turmier qui lui donnera neuf enfants : 3 filles et 6 garçons. Cette fois, seule une petite fille, la dernière décède à 26 mois.C'est avec Jean-Marie qui suit, que quelques-uns d'entre nous prendront le chemin d'un autre fils de Pierre-François...Gabriel Henri François dont j'ai évoqué, sur le blog, le parcours incroyable les 8 et 11 novembre 2014.
Jean-Marie (1725 – 1806) sera le second de cette grande fratrie. Et comme son père, toute sa vie se déroule à Châteaugiron. La famille fait partie alors des notables. Il suit les traces de son père « Notaire, Procureur de la baronnie de Châteaugiron et autres, Juge de Paix 1789 ». Il épouse en 1748 Françoise Gilbert, dite Demoiselle de la Charlotais qui lui apporta une dot de 50 000 francs de l'époque. Jean Marie avait, paraît-il, dans sa jeunesse, des goûts plus belliqueux que ceux qu'indiquait la carrière qu'il avait fini par embrasser. Il avait pris part à la guerre de succession d'Autriche et avait même été blessé à la bataille de Fontenoy  en 1745.
Jean Marie et son épouse eurent dix sept enfants ! Suivant l'habitude du temps, au prénom de chaque enfant était adjoint le nom d'une terre et souvent l'enfant n'était connu que sous ce dernier nom. Une habitude d'autant plus singulière qu'à cette époque toute prérogative portait ombrage et que toute distinction allait devenir un danger. La Révolution arrivera dix ans après la naissance de leur dernier enfant. Jean Marie sera un notable dans la ville. La cinquième de la fratrie et seconde fille reste à nos cotés. La majorité des enfants de Jean Marie et Françoise auront descendance, l’une restera sans enfants, deux seront religieuses et une autre restera célibataire. La descendance de notre aïeul est donc très très nombreuse mais, en dépit des années, j’ai encore des échanges avec plusieurs de ses descendants.
5ème enfant de Jean-Marie, Angélique (1753 – 1825) sera la première à quitter la commune de Châteaugiron après son mariage en 1775 avec François Debout, originaire de Pontivy (Morbihan). Après leur mariage, Ils s'installèrent en cette ville mais Angélique n'y voulut point rester ! Ils revinrent à Rennes et François Marie fonda un commerce très florissant se jetant en même temps dans le bâtiment ce qui n'était pas sa spécialité. Parmi ses réalisations figure la construction à Rennes des maisons de la rue Bertrand, de la percée du Mail et la Butte du Champ de Mars. Pour ce dernier chantier, des remerciements officiels lui furent votés, ces travaux ayant été faits en période de grand chômage. Toutefois, par suite de la déloyauté de son associé qui, profitant de son inexpérience l'avait odieusement trompé mais aussi en raison de l'époque troublée (Révolution Française) François Marie ne tarda pas à voir sa belle fortune s'engloutir !  Le chagrin engendra chez lui une maladie de poitrine à laquelle il succomba en 1792 à Rennes, en son domicile, rue de Pezé. Ce nom ne me disant rien, j'ai recherché le nom ancien des rues de Rennes. Cette rue est devenue la rue de l'Horloge bien connue.Angélique, devenue veuve avec quatre enfants, dont l'aînée (notre aïeule) n'avait que seize ans, se retrouve chargée d'un commerce en décadence et  des débris d'une fortune ruinée au moment de la Révolution.  La vie ne fut pas facile pour Angélique et ses enfants.....

J’arrête ici l’histoire de la famille Noury avec Angélique...Sa fille aînée Rose Marie épouse à Rennes, en 1804, Etienne Vital Rabillon arrivé dans cette en 1793 après avoir quitté le fief familial de Piolenc en Vaucluse et traversé bien des moments difficiles. C’est alors une autre histoire, celle de la famille Rabillon dont je vous ai "posté" l'ascendance sur ce blog le 15/03/2014. Retrouvez-là en vous aidant des "archives du blog" ou "des liens" (colonne de droite) de la page d'accueil.

Ces pages ne sont qu’une synthèse évoquant l'ascendance de cette branche Noury. Vous êtes nombreux à descendre de l'une ou l'autre de ces branches. Vous en saurez davantage en parcourant  le Livret de descendance qui évoquent alors toutes les branches issues du couple Noury-Douard vivant au 16è siècle.

samedi 7 mars 2015

Une sorte d'hibernation.....

Hé oui !...j'ai un peu l'impression d'avoir mis le blog en hibernation durant ce mois de février. Le retour du soleil devrait accélérer son réveil...mais encore faut-il que certaines conditions soient réunies !..
Le blog des familles vous le faites avec moi...me faisant part de vos souvenirs, de vieilles photos retrouvées illustrant l'histoire d'un ancêtre...ou l'actualité de votre famille etc.
De mon coté, j'extrais de l'histoire de " nos familles" que je collecte depuis des années, le chemin parcouru par l'un (l'une) ou l'autre de nos (ou vos) ancêtres au cours des siècles précédents.
C'est pourquoi, depuis plus d'un an, à coté des volumes relatant nos ascendances et qui font, pour certains, plusieurs centaines de pages...je m'attache à en faire une synthèse qu'il devient alors possible de poster sur ce blog afin de le partager avec vous. Un nouveau projet qui permettra à chacun d'avoir une photo de son arbre quitte ensuite à développer au cas par cas et pourquoi pas avec vos suggestions !
Certes, tout le monde ne sera pas "servi" en même temps car "nos familles" sont nombreuses... à vous aussi de solliciter leur visite sur le blog !
Bon dimanche et à bientôt.

mardi 27 janvier 2015

Famille Marical.....(Branche Rabillon-Decq)

Cette fois, c'est une joyeuse bande qui nous rejoint. Belle mise en scène à l'image des biens sympathiques nains de Blanche Neige. Regardez-bien.....tout y est, la gestuelle, les sourires ou les grimaces, les postures, rien n'a été oublié !
..... Bravo à tous les acteurs .....

Cliquez...cliquez sur la photo !


Maintenant à nous de travailler ! Xavier (jt'ai reconnu)...moins facile pour Maëlle et Colombe (ou vice-versa)...Jade bien sûr et peut-être Erwan ?...évidemment Hélène et retour sur Xavier et Tristan ?



"On ne se prend pas au sérieux"...me dis-tu Xavier
au moins savez-vous nous communiquer votre joie !...
et partager ce magnifique souhait
 en nous invitant à construire
et à grandir ensemble tout au long de 2015...
Message reçu !



Bonus : Xavier...fils de Pierre et de Aliette (1934-2005), née de Sallier Dupin...petit-fils d'Henri de Sallier Dupin (1891-1987) et Anne (1900-1977), née Rabillon et soeur de mon père...
Xavier a épousé Hélène, née Bridon en 1992 et nous les retrouvons ici entourant leur cinq enfants pour nous retrouver avec talent et bonne humeur. On en redemande des "billets" comme cela !


Un grand merci à tous
et à bientôt !

samedi 17 janvier 2015

Suzon Thorel nous a quittés.....


Le dimanche 11 janvier
Suzon Thorel, née Manquat
s'est endormie dans la Paix du Seigneur...
dans sa 91ème année.
Elle était l'épouse de Paul Thorel.



La cérémonie religieuse a été célébrée
 en présence de sa grande famille
 et de nombreux amis
en l'église de la Madeleine à Paris (8è)
Vendredi 16 janvier à 10h30.

Aujourd'hui nous partageons
 la peine d'oncle Paul
...de ses filles et de leurs époux
Catherine et Gérard de Roffignac
Nicole et Jean-François Boyer
Claire et Henri-Dominique Petit
...de ses 11 petits-enfants
et 19 arrière petits-enfants....



 Je peux témoigner que l'au-revoir à Suzon fut une très belle cérémonie...d'une grande simplicité comme je les aime et tellement émouvante ! 
...image forte des petits-enfants portant le cercueil.....
...Paul qui, avec un admirable courage, nous a offert un très bel accueil.....  
...émouvants témoignages de ses filles et de ses petits-enfants...
...très beaux textes et des chants qui nous parlent ! 

Après la cérémonie, une collation dans la salle dite "royale" de la Madeleine a permis à chacun, si il le souhaitait, de retrouver oncle Paul et notre tante Odile, sa soeur et de rencontrer des cousins perdus de vue depuis des années..... Ce fut mon cas...j'ai retrouvé des enfants de Tante Yvonne Rabourdin-Thorel, de tante Jacqueline Sève-Thorel et... surprise, un cousin rennais René-Yves Drouïn, l'un des frères de Michèle Rey du Boissieu.  

Nous unissons nos prières à l'intention
de celle qui a quitté ce monde
et pour sa grande famille.





"Je ne suis pas loin
juste de l'autre coté du chemin"



vendredi 16 janvier 2015

Famille Jean Thorel..... (Branche Thorel-Dubois)

En ce début d'année, avec ses voeux, mon cousin Jean Thorel m'a envoyé deux photos de son grand-père Louis Thorel  avec son épouse et ses deux enfants prises la première vraisemblablement en 1913 et la seconde durant la guerre de 14-18.....
Louis  était l'un des frères de mon grand-père Philippe (+1920), le père de Maurice qui, à son tour, sera le père de Jean...... "le cousin retrouvé"  en juin 2005 après bien des mois de recherche dans l'hexagone. Quelques notes relevées dans la correspondance de ma grand-mère durant l'Occupation ou de ma mère ensuite m'ont, pas à pas, fait gagner du terrain. Pour m'égarer, la famille avait changé de territoire avec des naissances en plusieurs communes. Des communes qui, pour leur grande majorité, ont répondu avec beaucoup de complaisance à mes demandes à l'exception de la dernière où je me suis heurtée à une bureaucratie sans concessions. Mais j'étais arrivée à la certitude que les descendants de Louis étaient bien là. Alors, j'ai risqué le tout pour le tout.....les pages blanches de l'annuaire. J'y ai relevé un Jean Thorel, signe déjà encourageant mais plus encore un Pierre Prat alors que je savais qu'une des soeurs de Jean avait épousé un Monsieur Prat. Une info recueillie grâce à un correspondant localisé sur une base de données et possédant parmi ses patronymes, un Thorel. Lui n'était pas de la parentèle Thorel mais de celle de l'épouse du père de Jean, Elisabeth Périot. J'en savais assez, je pouvais risquer une lettre. Confiante, certes mais aussi bien anxieuse et si je m'étais leurrée ! La lettre envoyée, ce fut l'attente......
Et elle ne fut pas très longue... je reçus une lettre me confirmant que mon destinataire était bien le petit-fils de Louis Thorel et de ce fait un cousin issu de germain pour moi...les kilomères ne favorisent pas la rencontre physique. Pourtant elle eut lieu durant l'été 2006 où Jean et son épouse Brigitte sont venus dans le Morbihan chez une cousine (coté maternel) résidant à Lorient. L'occasion nous fut donc donnée de nous réunir et de faire connaissance. 
 Il est temps de faire les présentations.....

André...Louis...Maurice dans les bras de Thérèse
Louis (infirmier) debout au milieu de la photo














Je ne vais pas en rester là !...il me semble que l'occasion est là de réunir ici la fratrie issue de l'union de notre arrière grand-père Camille Ludovic Thorel avec Louise Victoire Malvina Dubois : 7 enfants... six garçons, une fille..... 

- Philippe (1873-1920), mon grand- père...qui épouse en 1902 Madeleine Sausse... 7 enfants dont l'aînée Geneviève (1903-1965) sera ma maman.....
- Marcel (1875-1961), grand-père de Jean-Claude ou Bertrand, cousins retrouvés eux aussi quelques années après...Il épouse en 1903 Renée Freulet... et auront quatre fils dont Henry (1904-1978), le père de Bertrand et Jean-Marie, le père de Jean-Claude.....
- Louis (1876+1957), grand-père de Jean...qui épouse en 1906 Thérèse Clément...et dont il aura deux fils,  (cf.photo ci-dessus) dont Maurice ( 1912-1968) le père de Jean, cousin retrouvé.....
-Jacques, prêtre (1878-1944)
- Paul (1882-1914) mort pour la France à l'âge de 32 ans...
- André (+1956), le père de Paul et d'Odile...issus de sa seconde union en 1920 avec Marie Louise Aulanier et dont il aura 5 enfants dont Paul et Odile mentionné dans le "post" suivant...De sa première union en 1911 avec Agnès Daguerre de Hureaux, il avait 3 enfants...
 et Marguerite-Marie (1886-1946), mère de Madeleine...qui épouse en 1913 Paul Ruelle 

Ce post est à finaliser avec peut-être la photo de nos grands-parents avec leurs enfants. C'est déjà fait pour Louis et Thérèse et j'en remercie Jean, leur petit-fils qui m'a envoyé ces photos.
Si vous me lisez et que vous puissiez m'envoyer à votre tour une ou plusieurs photos, je vous en remercie par avance. A suivre.....