samedi 23 février 2008

On nous annonce.....

Moins de bavardages jusqu'à la mi-mars, vacances d'hiver obligent mais alors après..... j'aurai plein de choses à vous dire, actualités familiales, généalogie, histoire, livres et reliure, etc.

Avant de tourner la page, je vous transmets le message de mon cousin Xavier de Sallier Dupin qui nous annonce le baptême de son petit-fils Clément, fils d'Hervé et Elise, née Flavigny
à Bordeaux le 2 mars prochain.

A très bientôt.

vendredi 22 février 2008

Avis de tempête sur mon ordi !

Depuis deux jours et suite au changement d'adresse imposé par "Alice", mon ordinateur montre des signes de révolte. Impossible (ou rarement) d'envoyer des messages lisibles. Par contre, apparemment je reçois.....
Jean-Pierre consulte la "hot-line" !!! quelle galère... Il va peut-être falloir tout réimplanter..... Cauchemar ! je sauvegarde à tour d'USB... Vous avez tout compris, je serai moins bavarde... enfin on verra.
De toutes façons, les enfants de Christel arrivent dimanche pour les vacances...alors ! leur maman prend samedi le chemin de l'Iran (voyage pro) et le papa nous les amène, une aide possible et probable.. ouf !
Puis vendredi prochain, nous prenons tous la route vers les Alpes. Pas d'ordinateur portable mais j'y pense Michel et Jean-Michel en ont un... alors !
Retour prévu pour nous le 12 mars, le lendemain on décoiffe une partie de la maison !

A bientôt dès fin de tempête sur zone !!!

jeudi 21 février 2008

Une enigme... Pierre Dulac

Jusqu'ici, nous avons pu remonter jusqu'à Bernard Dulac dit Péhaü décédé en 1642. Mais concernant les sommets de l'arbre, il y a encore du "grain à moudre" !
L'ajout de Péhaü au patronyme est une particularité pyrénéenne. Il s'agit du nom de maison, pierre angulaire de la société pyrénéenne. Il ne change jamais, selon le très ancien adage gascon : “Le seuil ne change pas de nom”. Il évolue parfois... Il est utilisé comme adjonction au patronyme pour tous ceux qui, un moment de leur vie, demeurent dans la dite maison, au détriment, parfois de l’usage du nom patronymique. Quant au patronyme réel, souvent appelé “nom de signature” pour les documents officiels, tels que l’état civil, les actes notariés et/ou judiciaires, il n’est pas utilisé d’une manière courante au sein de la communauté villageoise. Concrètement, le nom de la maison s’impose
- aux parents, détenteurs du patrimoine foncier “la maison et les biens”
- au couple qui leur succédera, fils ou fille, héritier ou héritière, ainsi qu’à la bru ou au gendre selon le cas.
- aux enfants issus de ce couple, tant qu’ils demeureront dans la maison.
- aux oncles et tantes, ainsi qu’à la fratrie de l’héritier ou de l’héritière, tant qu’ils seront dans la maison, impérativement dans l’état de célibat.

Dans la descendance de Bernard, cité en tête, on rencontre un Pierre qui serait né aux environs de 1766. Jean-Michel, fils de Georges et de Simone qui a épousé Christel, notre fille descend de Joseph, un frère de Pierre. Curieusement toute la fratrie est bien identifiée à l'exception de ce Pierre qui réunit sur sa tête nombre d'interrogations ?????
D'abord, nous n'avons pas jusqu'ici determiné avec certitude sa naissance à Montgaillard alors que tous ses frères et soeurs y sont nés (lacunes !). Même chose pour son décès que nous ne pouvons situer que postérieur à 1785 en faisant des recoupements avec divers actes où on le rencontre comme témoin. Sur certains, il est dit prêtre mais... d'autres sources le disent marié et père de famille !!! Bon, il est vrai qu'en ces temps troublées de la révolution, rien n'est impossible... Si notre Pierre est bien l'époux de Marie Jeanne, nous relevons ceci les concernant, parfois désigné comme cultivateur à Montgaillard, d'autres fois en tant que capitaine dans l'armée..... Que de casquettes pour un seul homme !


Quittance (968 n°71) consentie par Pierre Dulac et Marie Jeanne Fourcade, habitants Montgaillard, en faveur de Catherine et Marie Lalanne (ont reçu 40 livres) somme léguée à la dite Fourcade par Catherine Dugay, sa tante dans son testament du vingt mai mil sept cent quatre vingt quatre (Archives 3 Q 968 Me Tisnes à Montgaillard).
Autre document relatif à Pierre ? et Marie Jeanne.....
Réf. 3E 974, n° 4 (année 1794)
Le 28 vendémiaire an 3 (19/10/1794), vente maison, basse cour et jardin, par Cécile Fourcade, épouse du citoyen Fourcade de Momères au citoyen Pierre Dulac, capitaine 4è bataillon des H.P, Cie n°5 actuellement en mission de service et à la citoyenne Marie Jeanne Fourcade, son épouse, habitant Montgaillard (division du patrimoine paternel) lot situé à Montgaillard, sur la grande route, Cécile étant la soeur de Marie Jeanne
.

Janvier 2008... L'énigme concernant ce Pierre Dulac tient toujours. Il semble s'être "évaporé" ! en tous cas, il échappe à nos investigations et nous sommes plusieurs à le rechercher aux Archives..... Une co-listière du forum 65 qui s'intéresse aussi à notre homme (son mari descendrait du couple) a trouvé que Pierre serait décédé en 1798 à l'hôpital de Lodi (Italie). Crédible quand on est militaire ! Mais surprise totale alors que nous pensions toucher au but, voici ce que Christine reçut du Centre des archives de Vincennes.....
Un acte du mystère en supposant qu'il s'agisse du "bon"Pierre !... et quoiqu'il en soit, ce courrier est en lui-même le..... mystère !

SHD-T - Carton 2Yc 1186 DULAC Pierre
Début de citation
4° Division militaire - N° 1294
A Nancy le 10 mai 1811
Les membres du Conseil d’administration éventuel
du 4° régiment d’infanterie de ligne
à Son Excellence le duc de Feltre (le général Clarke)
Ministre de la Guerre
Monseigneur,
Nous avons l’honneur d’informer Votre Excellence, en réponse à sa lettre du 6 février dernier, par laquelle elle nous invite de lui faite connaître si M. Dulac est porté sur les anciens contrôles.du régiment, comme ayant fait partie, en qualité de capitaine, du 2e bataillon des Hautes-Pyrénées, qui fut incorporé dans la 145° demi-brigade, devenue 4e de ligne ; que cet officier n’est point porté sur les anciens contrôles, et qu’il résulte des renseignements que nous avons pris près des anciens militaires du régiment, surtout près de ceux restant du 2e bataillon des Hautes-Pyrénées, qu’aucun d’eux n’a connu M. Dulac.
Veuillez agréer Monseigneur l’hommage de notre profond respect.
suivent 6 signatures indéchiffrables

Nos investigations se poursuivent, à plus tard pour d'autres nouvelles.

mercredi 20 février 2008

Guy de Maupassant


Il faisait partie des "on disait que" dans la famille ! On disait que Guy de Maupassant était un cousin de mon arrière grand-père Camille Thorel mais..... on ne s'en vantait pas trop. Le personnage traînait derrière lui une odeur de souffre qui, ma foi, ne me semblait pas trop bien perçue dans nos bonnes familles ! Seul, peut-être, oncle Guy, frère de Maman témoignait d'une vraie admiration pour l'écrivain. D'ailleurs, sa bibliothèque, rue Monge à Paris en témoigne. Bref, "on disait que" mais sans bien savoir comment !



Alors, je me suis lancée sur ses traces ! Si il était cousin de l'arrière grand-père Camille, je devrais trouver le lien chez les Thorel mais j'eus beau fouiller dans les coins, pas de Maupassant. Alors, j'ai cherché du coté de l'épouse de Camille, Louise Victoire Malvina Dubois. Avec l'aide de correspondants sur la Seine-Maritime, j'ai pu remonter cette branche jusqu'en 1700, toujours rien. Je commençais à me demander si le "on disait que" avait quelque fondement quand, dernier recours, je décidais d'explorer la branche maternelle de Louise Victoire dont la mère était une Lemaître. La réponse était là. Tout en haut de l'arbre se tenait en embuscade..... Simon Auguste Thurin.

Simon Thurin (1767-1835) fut, en son temps, à la fois armateur et constructeur de navires à Fécamp. Léopold Soublin dans son ouvrage "Cent ans de pêche à Terre Neuve" dit de lui.....
"Simon construisit en 1826 la maison qu'on peut voir encore dans mon jardin.. Son fils épousa une fille Berigny : leur fille Anne Marie Victoire Thurin fut la grand mère de Guy de Maupassant dont Simon Thurin est donc l'arrière-arrière-grand père " et l'AAAGP de mon AGM... vous me suivez ?


Le cousinage est donc avéré comme le prouve cette arborescence..... Alors me direz-vous, pourquoi disait-on que Camille et Guy cousinaient alors que c'était, en réalité son épouse, mon arrière grand-mère ? L'explication est assez simple. La tradition familiale voulait que Camille aurait entretenu une correspondance suivie avec son cousin, ancien élève comme lui, du petit séminaire d'Yvetôt, et de huit ans son cadet. Mais plus tard, il l'avait détruite à cause de la vie "dissolue et scandaleuse" menée par son cousin. Dommage !..... Longtemps, ce cousinage ne fut donc que rumeur puisque personne n'avait retrouvé le lien qui nous unissait à la branche Maupassant. Mes recherches prouvent donc que le lien est bien réel mais il est avec Louise ce qui n'empêche nullement Camille d'avoir connu Guy au séminaire d'Yvetôt et, pourquoi pas, d'avoir rencontré Louise grâce au cousin sulfureux. Mais là, ce ne sont que supputations !

Flash Back !.....

Bon, je sais ce que vous allez me dire..... Noël, c'était hier et même avant-hier !
C'est vrai mais j'attendais les photos prises par les uns ou les autres ces jours-là à Ozoir ! Corinne, venue aujourd'hui partager notre repas m'a apporté un CDRom de ses photos.
Je n'allais tout de même pas les garder pour moi et les ranger dans une boîte.
Alors, je les partage avec vous en espérant que ce regard en direction de la Francilie vous fera plaisir !

Réveillon de Noël après la messe.....

et... le matin de Noël !



Découverte des cadeaux.....

Bien plus tard..... nous nous réunissons

autour d'une coupe de champagne pour les grands

de Champomy pour les plus jeunes.

Margaux a invité "Nounours"

C'était donc Noël

"Clos de la Vigne"

2007

Au revoir !



samedi 16 février 2008

Guy nous présente son dernier ouvrage

Je suis heureuse de laisser la parole à mon cousin Guy par le biais d'un article paru dans le journal "Ouest-France" le 3 février dernier. Certains l'ont sans doute lus, d'autres non..... Il vient de publier un nouvel ouvrage sur un aspect de l'histoire locale des Côtes d'Armor. Je ne manquerai pas dans un autre échange d'évoquer sa bibliographie.

Guy de Sallier Dupin emmène son lecteur à travers une grande fresque de l’agriculture de notre département qui s’appelait encore les Côtes-du-Nord. Ingénieur agricole à la retraite, ce Lamballais est né à Rennes en 1928. Il a déjà publié de nombreux travaux historiques sur les Côtes d’Armor...Pour « Histoire de l’agriculture des Côtes-du-Nord, il s’est penché sur la période allant de la Révolution au début de la Grande Guerre en 914»


Pourquoi cet ouvrage et cette période précise ?
« Parce que je suis un passionné d’Histoire et d’agriculture. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers, j’ai longtemps travaillé à la chambre d’agriculture des Côtes d’Armor. C’est le goût de l’Histoire qui m’a poussé à me documenter..... Ce livre est destiné à la fois à des passionnés de cette période, aux agriculteurs, à toutes les personnes qui touchent au domaine de l’agriculture. J’aimerai qu’il soit lu dans les écoles d’agriculture, les bibliothèques. Quant à la période, elle est fascinante de progrès. Les hommes de l’époque étaient des pionniers. J’ai terminé ce livre en 1914 car, malheureusement, la Grande Guerre a tout arrêté ».

Tous les aspects de l’agriculture sont abordés dans ce livre.....
L’auteur évoque les nouvelles pratiques agricoles du XIXème siècle..... Un progrès qui a pu se faire grâce aux comices agricoles, institutions cantonales, très près de la base et qui ont fait avancer les choses :
« On distribuait des graines, des plantes fourragères. On avait déjà des habitudes : du blé noir la première année, du froment ou du seigle la seconde et de l’avoine la troisième. Il y avait peu d’élevage à l’époque. Puis on a inventé le trèfle, cette légumineuse qui a enrichi le sol en azote. Ensuite, on s’est servi de la marne, ce sable que l’on trouve sur les grèves. Le littoral en a profité. Le maerl a aussi été utilisé. Ce squelette d’algues était transporté à l’intérieur des terres. Le Trégor s’est servi beaucoup du goémon, richesse considérable pour la culture du lin, exigeante..... »

Guy de Sallier Dupin évoque le manque d’instruction de l’époque qui a été un frein au développement de l’agriculture... « Malgré tout on est passé de l’archaïsme à la modernité avec des gens courageux et inventifs, des aides de l’Etat et du Conseil général et aussi l’arrivée du Crédit Agricole et du syndicalisme. Les voies de communications ont été aussi considérablement améliorées.... ».
Enfin, notre passionné d’agriculture évoque les concours agricoles « C’était la fête ! une réelle émulation. »
La conclusion de l’auteur ? Elle se veut optimiste « même si de nos jours, tout est figé » termine-t-il

« Histoire de l’agriculture des Côtes-du-Nord de la Révolution à la Grande Guerre" peut être commandé au prix de 28 euros en adressant un chèque à l’ordre de l’auteur et en ajoutant 4 euros pour le port et l’emballage (2 euros par livre supplémentaire)
6, place Saint-Martin
22400 Lamballe
02 96 50 84 68

vendredi 15 février 2008

Nous les fous de généalogie

Ce texte en vers vient à propos prendre la suite de ma prose précédente. C'est dire combien je suis atteinte ! Jugez-en par vous-même... je vous vois déjà sourire, Hé oui !

Nous les fous de généalogie.....

Son virus se répand partout dans le pays
Et je l'ai attrapé il y a pas mal années.
Certes, il ne propage aucune maladie
Mais... il rend un peu fous ceux qu'il a attaqués.


Il ne faut pas, c'est sûr, avoir toute sa tête
Pour passer sa journée à fouiller des archives,
Dans tous les coins de France, poursuivre son enquête,
Et le lendemain, voilà qu'on récidive !


Faut-il être vraiment sain d'esprit, dites-moi,
Pour venir s'enfermer, les jours ensoleillés,
Avec de vieux registres qui nous mettent en émoi,
Des actes centenaires pour nous émerveiller ?


Il doit probablement nous manquer une case
Pour qu'un nom gribouillé nous transporte de joie,
Pour qu'un acte trouvé nous remplisse d'extase,
Pour qu'un lieu illisible nous mette aux abois !


Devant des écrans qui fatiguent nos yeux
Nous passons maints moments sur nos ordinateurs,
Afin de dénicher de très lointains aïeux
Et pouvoir les léguer à de plus jeunes lecteurs.


Il arrive parfois qu'on perde les pédales
Dans cette profusion de frères, de parrains,
De tantes, de cousins, qui forment un vrai dédale
Où il est parfois dur de trouver son chemin !


C'est un puzzle géant aux innombrables pièces,
Qu'avec beaucoup d'ardeur et de persévérance,
Il nous faut rechercher et assembler sans cesse
En demandant souvent de l'aide à Dame Chance.


En haussant les épaules, d'aucuns pourront trouver,
Qu'il y a mieux à faire qu'à fouiller le passé.
Que l'avenir étant plus digne d'intérêt,
C'est bien plutôt vers lui qu'il faudrait se tourner.


Mais on pourrait répondre à ces indifférents
Que leurs ancêtres aussi leur ont transmis la vie,
Qu'ils devraient tout au moins être reconnaissants
Et pour les remercier, les sauver de l'oubli.


Même si un chercheur découvrait un vaccin
Pour nous remettre un peu le cerveau à l'endroit,
J'entends continuer cette quête sans fin,
Rester un peu toquée..

Après tout, c'est mon droit !


Le texte n'est pas de moi (dommage !) mais d'une certaine Annie Armand qui l'a envoyé sur un des forums auquel je participe. Je l'ai seulement un peu adapté à ma recherche mais l'esprit est le même.