mercredi 13 mai 2009

Les Tilmont......

Les Tilmont appartiennent à la branche maternelle de Jean-Pierre, une famille bien implantée dans le Nord à Hasnon du 17è à la fin du 18è siècle. Antoine Tilmont, notre chef de file (pour le moment !) est peut-être né vers 1610 à Hasnon où il se marie et décède en 1688. Sa descendance naît, se marie et décède à Hasnon jusqu'en 1873, naissance du grand-père Clément.
Si je précise qu'Antoine est peut-être né à Hasnon, c'est que jusqu'ici, je n'en ai pas la preuve et pourquoi ? parce que les archives des actes de baptême ne débutent qu'en 1679 à Hasnon. Pas de chance ! Alors que faire pour tenter d'aller plus loin ? Faire un petit tour dans les archives des villages voisins, Antoine a pu naître ailleurs ! mais encore fouiller du coté des notaires dont les archives ont généralement été plutôt bien conservées.Ce n'est pas gagné pour autant.....
Comme cela fait longtemps que je voulais parler de cette branche qui a été, très peu, évoquée sur ce blog, je n'attends pas davantage et nous en resterons à Antoine (1610-1688) marié à Chrestienne Dutouquet (1627-1681). Nous leur connaissons neuf enfants, 7 garçons, 2 filles. Et c'est du 3ème que descendront Clément, époux de Denise Houzé (sans postérité), Angèle Joséphine Florence Tilmont qui épousera Emile Boulloud (photo, branche Ile-de-France), Elise qui épousera Robert Fourmanoir (Branche Hainaut Belgique).
La ville d’Hasnon date probablement de l’ère romaine, alors un petit bourg s’appelant Saligunsim, en latin « lieu planté de saules ». Bien situé, le village s’étend et devient un large centre économique et culturel. En 670, une abbaye est fondée à Hasnon par un jeune noble appelé Jean d’Ostrevent et sa sœur Eulalie. Ces prénoms entreront dans l’histoire puisque Jean donnera son nom à la ville. Hans...on signifie la "demeure de Jean" ou Hans...noe, le marais de Jean. La cantilène de Sainte Eulalie sera le premier texte écrit en langue romane d’oïl, l’ancêtre du français, cantilène d’ailleurs écrite à l’abbaye d’Hasnon au IXème siècle. L’abbaye fut détruite au cours de la Révolution Française, tandis que le village d’Hasnon devenait officiellement une ville par décret du 3 février 1793 pour services rendus à la patrie, gagnant ainsi un drapeau de fer, l’un des sept du territoire français.
Pour l'instant, j'ignore le métier pratiqué par les Tilmont les plus anciens. Une lacune que je vais m'efforcer de combler rapidement si possible. Toutefois, je sais que certains d'entre eux travaillaient le lin. Or il est exact que diverses industries ont fleuri à Hasnon au cours des 19ème et 20ème siècles, comme l’exploitation du lin, de la betterave pour le sucre, du bois, des brasseries. Mais la principale industrie sera la flêchette, dont l’invention est hasnonaise. La concurrence japonaise sonnera le glas de cette activité dans les années 1980. Les ancêtres de Jean-Pierre ont-ils travaillé majoritairement dans l'un de ces secteurs ou bien étaient-ils déjà dans le négoce ? En 1860, Benoît Dominique est dit boulanger. Son fils Clément ne fut pas un enfant gâté ! Il perdit sa mère à l'âge de 11 ans. Il semble que ses soeurs aînées issues d'un premier mariage n'aient pu ou n'aient pas voulu s'occuper de lui. Selon notre cousin Jean-Pierre Guérin, Clément aurait été placé à l'usine et élevé par une demoiselle Laurence Durain dont nous ignorons le lien avec les parents. Quoiqu'il en soit et sans doute grâce à cette bonne demoiselle et à son courage, il réussit et ouvrit plus tard une pâtisserie à Saint-Amand-les-Eaux.
C'est là que la maman de Jean-Pierre vit le jour en 1898. Au centre du Parc naturel régional Scarpe-Escaut, unique station thermale au nord de Paris, Saint-Amand-les-Eaux est une jolie ville. La richesse de son patrimoine sauvegardé par miracle dans une région durement touchée par les guerres en font un des lieux touristique de la région du Nord. Si vous cliquez sur la photo de droite au-dessus, vous lisez bien "Tilmont...Pâtisserie "
L'eau de Saint-Amand est commercialisée et recommandée pour ses vertus comme le souligne sa publicité " Trés équilibrée en minéraux essentiels ( calcium , magnésium , potassium ) , l'eau minérale naturelle Saint Amand est idéalement adaptée à l'alimentation de toute la famille , ainsi qu'aux sportifs .

vendredi 8 mai 2009

Agaçant..... les lacunes !

La plaie pour un généalogiste, ce sont les lacunes ! Elles vous tombent dessus alors qu'on pensait pouvoir faire aboutir une recherche. Alors pourquoi ces lacunes dans les registres ?
On distingue les registes dits"paroissiaux "..... et les régistres d'Etat-civil . Les premiers (1539 à la Révolution) sont sous la responsabilté et le bon vouloir des curés. Et tous n'ont pas rempli leur mission avec beaucoup d'enthousiasme. Les infos sont pauvres, les registres souvent mal soignés, les patronymes écorchés. Au 16è siècle qui dit curé ne dit pas nécéssairement lettré ! alors ces transcriptions exigées par l'autorité royale constituaient pour lui plus une corvée qu'un devoir. Dans les villes, la situation était différente avec un clergé plus nombreux et souvent plus lettré. Et puis pour notre brave curé de campagne, l' important c'est de baptiser tous ces enfants qu'on lui présentait et le plus vite possible car les lendemains étaient alors bien incertains. Alors les écritures ? et pour qui ?
Toutefois, sur un même registre, les plumes changent et après une écriture de cochon, on peut trouver une transcription soignée et lisible. Pas inutile non plus d'avoir quelques reminiscences de latin (photo) et dans tous les cas, savoir interprêter le vieux français !
En 1667, l'ordonnance royale connue sous le nom de "Code Louis" réglemente pour la première fois en France la tenue des registres paroissiaux. Dans chaque paroisse, les actes de baptêmes, de mariages et de sépultures devront être rédigés en une seule série chronologique sur deux registres. Le premier, portant les signatures des témoins, constituera la "minute" ou original et sera conservé par le curé. Le second servira de copie, et devra être porté au début de l'année suivante au greffe du tribunal royal pour y être conservé. Le nouveau système se met en place en principe le 1er janvier 1668. A partir de 1674, les registres doivent être tenus sur papier
timbré, ce qui dissuade certains curés de rédiger les copies. Enfin, après 1713, pour manifester leur opposition à l'autorité royale à l'occasion de la querelle janséniste, de nombreux curés refusent de tenir le second exemplaire du registre. Pour ces raisons, la collection du greffe est donc le plus souvent lacunaire, et parfois s'interrompt totalement vers 1715. Sur cette période, les recensements n'apportent rien car ils consistent juste à compter le nombre de feux dans un village.
Combien de fois, ai-je été confrontée à ces lacunes au 16è et 17è siècle ? Quelle frustration et comment aller au-delà si on ne possède pas d'autres archives ? Lorsqu'on travaille sur des familles nobles ou plus simplement de notables, la difficulté peut être contournée par la recherche d'écrits répertoriés et consultables (exemple Gallica par exemple) ou le gisement d'archives familiales bien conservées. Si l'on a affaire au monde rural, les testaments ou contrats de mariage peuvent aussi supléer l'absence des actes d'état-civil. En effet, ces documents ont toujours pris une grande place dans les campagnes où aucun mariage ne se faisait sans contrat et où le testament était très présent.
De 1737 à 1792 L'ordonnance royale de 1736 édicte de nouvelles règles. Les curés doivent désormais tenir non un original et une copie, mais deux originaux de même valeur probante, également signés par les témoins, et dont l'un est destiné à être conservé par le curé et l'autre déposé au greffe. La nouvelle réglementation, en vigueur à compter du 1er janvier 1737, est
cette fois scrupuleusement appliquée et, sauf perte ou destruction accidentelle de registres, les deux collections sont complètes dans toutes les paroisses." Ouf !
Vient alors la Révolution , on crée les communes et l'avénement de que nous appelons aujourd'hui l'état-civil. Cette fois, comme aujourd'hui, les déclarations se font à la Mairie. En principe, on ne devrait plus rencontrer de période lacunaire mais...... c'est oublier les incendies, le dégât des eaux, les guerres et autres motifs de destructions d'archives souvent mal protégées. Un exemple, celui de Paris où toutes les archives ont brûlé dans l'incendie de la Mairie en 1870. Catastrophique ! Bien difficile alors de travailler sur la période d'avant 1870. Des reconstitutions d'actes ont été faites (photo) à la demandes de familles sur la foi de leurs archives familiales mais ces reconstitutions sont bien pauvres au regard de ce que pouvait apprendre les actes eux-mêmes.
Et partout où des lacunes vous barrent la route, il faut se tourner vers d'autres moyens, les notaires (et c'est plus compliqué), les recensements nominatifs ( à partir de 1831) mais ils n'existent pas partout, les listes electorales pour les hommes puisque nous, pauves femmes, ne voteront qu'en 1944 ! Pas facile mais avec de la passion et autant de curiosité, on franchit les obstacles, du moins on essaie et parfois cela marche ! Justement, une amie m'a demandé de tenter de trouver trace de ses ascendants dont elle ne sait pas grand chose au-delà de ses grands-parents paternels qui se sont justement mariés à Paris avant 1870 ! Elle sait seulement que son aïeul est né à Levallois-Perret..... une piste que je vais emprunter, la seule pour l'instant ! Arriverai-je à réaliser le voeu de cette amie ? les paris sont ouverts et je vous ferai part de mes avancées.
* cliquez sur les photos pour une meilleure visualisation.

Entrez dans la Bibliothèque numérique mondiale de l'UNESCO


L’Unesco et 32 institutions partenaires ont lancé le 21 avril
un site internet proposant un éventail unique de matériels culturels provenant de bibliothèques et d’archives de nombreux pays dans le monde. Le site offre manuscrits, cartes, livres rares, films, enregistrements sonores, illustrations et photographies. Une vraie "malle aux trésors" ! En ouvrant cette malle magique, vous découvrirez, par exemple, des manuscrits scientifiques arabes provenant de la Bibliothèque nationale et des Archives d’Egypte... d’anciennes photographies d’Amérique latine fournies par la Bibliothèque nationale brésilienne... le Hyakumanto darani, un parchemin datant de l’an 764 détenu par la Bibliothèque du Parlement japonais... la fameuse Bible du diable, du XIIIème siècle qui se trouve à la Bibliothèque royale de Stockholm... des calligraphies arabes, persanes et turques etc.
L’accès à ces ressources est libre et gratuit
Il vous suffira de "cliquer" !
ou plus précisément la Bibliothèque nationale

y a déposé à ce jour 31 documents dont un livre d'heure attribué à l'atelier parisien de Geoffroy Tory (1524), un exemplaire du voyage autour du monde de Bougainville publié en 1772, des films des frères Lumière sur le pèlerinage à Lourdes en 1897, un enregistrement sonore de la Marseillaise réalisé en 1898 sur cylindre Lioret ou encore le Projet d’utilité et d’embellissement pour la ville de Paris proposé et dessiné vers 1789 par Charles de Wailly (1730-98)...

Emouvant ! en tous cas régalez-vous. Merci à la BMN qui nous permet ainsi d'avoir facilement accès à toutes ces merveilles, à ces documents appartenant à notre histoire ou au patrimoine mondial. Sans cette initiative, seuls quelques privilégiés ou chercheurs agréés avaient accès à ces trésors. Un site à mettre dans vos favoris et à le faire connaître aux plus jeunes..

vendredi 1 mai 2009

Mini-album

J'aimerai vous faire profiter de quelques photos prises par Corinne la veille de Pâques. Pas de problème pour le délai de parution, le décor n'a pas changé. A vous.....

Du bonheur pour tous.....


Pour vous tous, parents et amis, proches ou éloignés......
Beaucoup de bonheur
C'est ce que vous souhaite avec nous le muguet de notre jardin

On fait remonter cette tradition du muguet du 1er mai à la Renaissance, Charles IX en ayant offert autour de lui en 1561 comme porte-bonheur. Le muguet fleurit quand vient le printemps, c'est donc une plante idéale pour célébrer le printemps, les beaux jours qui reviennent, etc.

Je remercie tout particulièrement Ghislaine
dont je viens de recevoir à l'instant une jolie carte avec ses voeux.

jeudi 30 avril 2009

Vacances bretonnes

Quelques photos prises au cours des vacances pascales qui ont bénéficié d'une météo généreuse.

Notre collégien et nos écoliers sont repartis samedi dernier et le ciel, boudeur, s'est montré alors moins souriant !..... mais le baromètre nous promet que le soleil sera , à nouveau, très présent demain 1er mai. On l'y invite...


Comme chaque printemps, la maison a revêtu sa belle parure "glycine", c'est un bonheur pour les yeux et pour l'odorat..... les camélias et le mimosa ont laissé place aux genêts et à l'éclatante blancheur de l'oranger du Mexique. Quelques jeux favoris sur pelouse.....








une visite, celle de Catherine et de sa fille Anne-Edith

et les plaisirs de l'Océan.....encore un peu frisquet ! La grande baignoire appartenait aux jeunes, les adultes préférant le jeu du lézard.....










Un vidéo en guise d'au revoir !

Il est toujours possible de cliquer sur les photos pour une meilleure visualisation

dimanche 19 avril 2009

Paris d'hier et d'aujourd'hui

Je reste très sensible à tout ce qui touche à notre patrimoine. Son histoire voisine de très près l'histoire de nos familles. Certes, au titre de la généalogie, je suis encore bien loin du Xè siècle mais qu'importe ! Le Paris de ce siècle préfigure celui des siècles suivants. Des témoignages, des noms de lieux ou de bâtiments, laissaient entrevoir l'existence d'une enceinte autour du centre de Paris, sur la rive droite, vers le Xe siècle. Des tracés plus ou moins précis avaient été donnés sur quelques cartes sans bases historiques certaines. Suite à de récentes recherches, on a découvert à l'angle des rues de l'Arbre-Sec et de Rivoli des traces de cette enceinte. Ces vestiges confirment donc sa réalité.
" Une fouille rue de Rivoli révèle les vestiges
de la première enceinte médiévale de Paris "
Une équipe de l'Inrap dégage un profond fossé sur une parcelle enclavée dans un îlot d'immeubles. Cette fortification de terre et de bois était constituée d'un fossé, doublé par un talus supportant probablement une palissade en bois. La levée de terre et les pieux ont été arasés dès l'abandon de l'enceinte, le sous-sol parisien n'en livrant aucune trace. En revanche, le fossé est conservé sous le bâti parisien actuel et est mis au jour.
Si vous le souhaitez, rendez-vous sur le site avec l'archéologue responsable
Visite du site avec Xavier Peixoto
(Video)

Plusieurs enceintes ont protégé Paris.....
Enceinte gauloise
Dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César écrit : « Id est oppidum Parisiorum, quod positum est in insula fluminis Sequanae. », indiquant que Lutèce était un camp fortifié installé sur une île. L'identification de cette île avec l'île de la Cité est possible, mais contestée, car il pourrait s'agir en fait de Nanterre. La première enceinte de Paris fut donc sans doute construite par les Gaulois et doublée d'une protection naturelle, la Seine.

Enceinte gallo-romaine
Lors des premières invasions barbares, vers 285, les habitants de Lutèce abandonnent les quartiers de la rive gauche et se réfugient sur l'Île de la Cité. Ils protègent la moitié orientale de l'île par un mur pour la construction duquel ils récupèrent certaines pierres dans les Arènes de Lutèce.

Première enceinte médiévale
Il s'agit de l'enceinte récemment mise à jour (cf. début chronique)
Deuxième enceinte médiévale celle de Philippe Auguste
L'enceinte de Philippe Auguste est édifiée de 1190 à 1213, enclosant 253 hectares de part et d'autre de la Seine. De nombreux éléments en ont été intégrés dans des constructions civiles, ou repris dans l'enceinte de Charles V. On peut en voir de beaux vestiges mis à jour sous le Louvre il y a plusieurs années.
Enceinte de Charles V
L'enceinte de Charles V est construite de 1356 à 1383. Elle enclôt 439 hectares, n'étendant l'enceinte de Philippe-Auguste que sur la rive droite, où elle enferme des hôtels particuliers du Marais ainsi que l'enclos des Templiers. Elle a été en partie détruite lors de la construction de l'enceinte de Louis XIII, et en partie reprise dans celle-ci.

Enceinte de Louis XIII, dite des Fossés jaunes
L'enceinte de Louis XIII est édifiée de 1633 à 1636. Elle n'étend l'enceinte de Charles V que sur la rive droite, dans les actuels 1er et 2è arrondissements de Paris. A partir de 1670, Louis XIV fait détruire le mur et le remplace par rues et boulevards.